Isabelle Ferreras

  • Pourquoi travaille-t-on ? Pour le salaire mais pas seulement.
    A partir d'une enquête ethnographique auprès des caissières de supermarchés en Belgique, Isabelle Ferreras montre que le travail inscrit les travailleurs dans un espace public, et combien il est animé par une aspiration à la justice. Contrairement à ce que l'on ne cesse de répéter sur la fin du travail et la dépolitisation des travailleurs, elle démontre que le travail, à l'heure de la flexibilité, est source de sens et d'engagement.
    Au fond, il est une expérience de nature proprement politique. L'expérience du travail a changé : dans une société où 70 % des emplois se trouvent dans les services, le rapport permanent de la clientèle génère chez les employés des attentes accrues d'égalité et de respect, en opposition radicale avec le régime d'interaction qui prévaut dans l'entreprise, pétri d'inégalitaire et d'arbitraire. Au fond, par quel enchantement les individus laisseraient-ils leur qualité de citoyen à la porte de cet espace public qu'est l'entreprise ? Pourquoi le travail salarié constituerait-il une limite au projet démocratique ? Ce livre aborde de front ces questions-clés qui hantent les démocraties capitalistes.
    Il remet la question du travail au-devant de la scène politique.

  • Comment faire face à la crise que nous traversons ? Le système capitaliste néo-libéral fondé sur la seule recherche du profit ne fera que renforcer la concentration des richesses, aggraver les inégalités et détruire chaque jour un peu plus notre écosystème. Contre le statu quo, un collectif de femmes, chercheuses en sciences sociales issues de tous horizons, appelle à un nouveau partage du pouvoir au sein des entreprises, condition d'une véritable transition écologique.

    Elles sont les auteures du Manifeste Travail, déjà traduit en 27 langues et qui est devenu en quelques semaines l'amorce d'un mouvement mondial. Leur projet ? Démocratiser l'entreprise, pour permettre aux travailleur·euse·s de participer aux décisions qui les concernent. Démarchandiser le travail, pour protéger certains secteurs des seules lois du marché, mais aussi garantir à chacun l'accès à un travail qui lui permette d'assurer sa dignité. Au moment où nous faisons face à la fois au risque pandémique, aux dérives populistes et à la menace d'un effondrement climatique, ces deux changements stratégiques permettront aussi d'agir collectivement pour dépolluer la planète et préserver les conditions de la vie sur terre.

    Sous la direction d'Isabelle Ferreras, Julie Battilana et Dominique Méda. Avec Adelle Blackett, Julia Cagé, Neera Chandhoke, Imge Kaya-Sabanci, Lisa Herzog, Sara Lafuente, Hélène Landemore, Flavia Maximo et Pavlina R. Tcherneva.

  • Democracy is not merely a political and legal system; it depends on social and economic commitments as well. Democracy is not only realized through elections; it requires civic participation through permanent dialogue. This volume addresses this central, yet often overlooked, issue in a series of essays by renowned scholars from Europe and the United States, reviving a concept that dates back to the foundation of the European Union: social dialogue as a fundamental part of the construction of the union. Having neglected the social dimensions of its institutions, the European Union is currently in deep crisis. European democracy is confronted with a radical new situation and new definitions of work and family, as well as of growth and economic achievement, must be embedded in European public policy. The contributors to this book identify social and civil dialogue as key institutional processes that will help overcome the current crisis. Civic participation can no longer be limited to representative institutions as we know them; a new combination of deliberation, bargaining and social experimentation is required. This book maps out the complexity of this vital issue and its implications for the future of the European democratic project.

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