Serge Moati

  • « C'est pour me présenter à toi que je te raconte ma vie. C'est comme ça, un Papy, ça raconte. Moi, ça m'a manqué les histoires de famille. Alors je me rattrape. Pour toi ; et pour plus tard. ».

    Anita, la première petite-fille de Serge Moati, est née le 15 juillet 2017.
    Par cette « lettre » qu'il lui adresse, le grand-père septuagénaire répond à une question qui le taraude : que restera-t-il du monde qui a vu grandir Serge Moati ? Dans les temps à venir, que restera-t-il des Moati (juifs de Tunisie), de la gauche, de la franc-maçonnerie, de la télévision et de ce cinéma qu'a tant aimés le réalisateur ? Bref, du monde d'avant, le sien.
    C'est donc porté par cette urgence de transmettre ses histoires et ses valeurs que Serge Moati a affectueusement pris la plume. Aidé d'un outil bien particulier, une « ardoise magique » qui lui permet de réanimer les souvenirs les plus enfouis, il fait revivre son passé, donne chair à sa mémoire, pour permettre à sa petite-fille de savoir ce qu'elle porte en elle.
    De la Villa Jasmin de Tunis au pensionnat parisien en passant par la perte de ses parents à tout juste onze ans, la rencontre décisive avec François Truffaut et, plus tard, les années Mitterrand, Serge Moati raconte, à sa façon, les moments essentiels de sa vie. Un récit biographique à la fois drôle et émouvant autant qu'une ode à la transmission.

  • Il était une fois en Israël

    Serge Moati

    • Fayard
    • 23 Janvier 2019

    La première fois que Serge Moati est allé en Israël, en 1958, c'était au kibboutz Regavim. Là-bas, le jeune garçon qu'il était a découvert l'« homme nouveau » des premiers sionistes, avec ses idéaux d'égalité et de fraternité. Avec les jeunes filles et garçons du camp, ils ont appris la lecture, le partage et l'amour.
    Un « âge d'or » qui l'a longtemps porté.
    Que reste-t-il, à l'heure où le pays fête ses soixante-dix ans, de cet Israël des origines ? De celui de Herzl et de Ben Gourion qui rêvaient d'un pays où les Juifs du monde pourraient trouver refuge, dans la paix et l'harmonie avec leurs voisins ?
    Où ensemble, ils pourraient vivre sur une terre qui appartient à tous ceux qui la travaillent ? Plus grand-chose, nous dit ici Serge Moati. De l'« homme nouveau » d'Israël, il ne reste presque rien.
    Depuis l'indépendance, jusqu'à la dernière intervention de Tsahal à Gaza de novembre 2018, en passant par les deux intifadas, la guerre du Kippour, la mort de Rabin, etc., Serge Moati revient sur les événements qui ont façonné le pays.
    Dans cette histoire d'Israël destinée à tous, il donne à chacun le moyen d'enfin comprendre le conflit qui déchire la région depuis soixante-dix ans. Une perspective unique sur l'actualité autant qu'un hymne à la paix.

    Serge Moati est réalisateur, journaliste et écrivain. Il est l'auteur de nombreux livres dont Juifs de France, pourquoi partir ? (Stock, 2017), Du côté des vivants (Fayard, 2006), Villa Jasmin (Fayard, 2003), La haine antisémite (avec Jean-Claude Raspiengeas, Flammarion, 1992).

  • Ils sont français jeunes, moins jeunes, croyants, non croyants, écoliers, enseignants, parents, retraités, ingénieurs, entrepreneurs... Après l'assassinat d'Ilan Halimi, les meurtres de Mohamed Merah et l'horreur de l'Hyper Cacher, ils sont nombreux à partir vivre en Israël, à quitter une France qu'ils ne reconnaissent plus, une France qui leur fait peur. Mais que vont-ils chercher en Israël ? Qui fuient-ils ? Quelque chose ? Quelqu'un ? Ce livre est aussi un portrait de la France en creux.
    Serge Moati a rencontré en France et en Israël ces candidats à l'alya pour comprendre les raisons de leur départ et, parfois, de leur retour. Comprendre. Sans juger. Avec humour et mélancolie, il raconte son histoire personnelle, ses inquiétudes sur l'obsessionnelle question de l'identité. « L'an prochain à Jérusalem », avait lancé l'Ancien Testament... Cette prophétie va-t-elle se réaliser ?

  • Du côté des vivants

    Serge Moati

    • Fayard
    • 4 Octobre 2006

    Un romancier a tous les droits... Moati joue donc avec la vérité et le mensonge, mêlant sa propre histoire, celle d'un petit orphelin juif, aux événements historiques qui ont marqué la fin du Protectorat français en Tunisie. Henry, qui deviendra Serge après la mort de son père, en est le narrateur et le héros. Ce drame personnel s'inscrit dans une époque où le comique le dispute au tragique. La France de la quatrième République abandonne la Tunisie et la livre à Bourguiba. Au Pays des vivants devient alors un chant d'adieu lyrique au peuple de Tunis.
    Peu à peu, « Serge » se distingue de Henry, se dépouille de lui-même. C'est l'occasion d'un autoportrait sans complaisance.

  • 30 ans après

    Serge Moati

    Serge Moati se souvient aujourd'hui à 64 ans, devant la Villa Jasmin en Tunisie, de son arrivée à Paris après la mort de ses parents : " Eté 1957. J'avais perdu mon père, ma mère et quitté mon pays la Tunisie. Le tout en deux mois. Trois disparitions en un été, ce n'est plus du chagrin, c'est de la distraction. "Le jeune Henri en s'appropriant le prénom de son père Serge, devient à son tour socialiste et franc-maçon. Le socialisme à la française était pour cette famille juive une saga intime. Leur coeur battait à gauche.En Mai 1968, après un séjour en Afrique où il apprit son métier de réalisateur, il frappe à la porte de la cité Malesherbes, siège du parti socialiste (SFIO).Il rencontre François Mitterrand son " leader maximo ", devient en 1971 son " conseiller " pour la télévision. Plus tard il sera " son " réalisateur pour les débats présidentiels. 1974. 1981. 1988... Serge Moati fixera les règles et on se souvient du débat de 81 qui l'opposa à Valéry Giscard d'Estaing : rien n'est laissé au hasard, la longueur de la table qui sépare les candidats, la valeur des plans des visages filmés, le choix des journalistes... Bref, les conseillers négocient 21 règles pour ce débat ! Coulisses. L'histoire palpite. Histoire secrète d'une victoire. La gauche est au pouvoir !Plus, loin, le récit de la " cérémonie du Panthéon " raconté par l'auteur est drôle et émouvant.Serge Moati verra le président jusqu'à sa mort. Aujourd'hui il avoue qu'il lui manque. " En 2011, on ricane souvent en se souvenant des illusions du "peuple de gauche". Pas moi. Je prends le risque d'étaler, trente ans après, notre ferveur parfois candide d'alors sur le papier glacé et très libéral des jours ". Un témoignage très personnel, sur ces années de gauche 30 ans après.

  • Comme au générique d'un film, Villa Jasmin s'ouvre sur une vieille photographie prise à Tunis. Un homme la regarde et se souvient. Le cliché lui suffit à faire surgir un monde englouti, coloré et joyeux, à reformer le puzzle d'une histoire familiale brisée par l'Histoire.
    Le narrateur, omniprésent, navigue à sa guise dans le temps et dans l'espace. Il retrouve avec ses parents les jours heureux d'avant sa naissance, l'odeur têtue du jasmin de la Tunisie du Protectorat, la nonchalance de l'avant-guerre. C'est la douce présence de sa mère, Odette, le courage de son père, Serge, un juif, socialiste et franc-maçon. C'est l'Occupation, quand le drapeau nazi flotte sur la villa et qu'un jeune fasciste français règne cruellement sur le pays. C'est la résistance du père, déporté en Allemagne, relâché par miracle et libérateur de Paris.
    Dans une fresque qui mêle, des deux côtés de la Méditerranée, les collabos de Paris et les combattants anti-fascistes, les Allemands et leurs victimes, Villa Jasmin dévoile des aspects peu connus de la colonisation et de la Seconde Guerre mondiale. Mais c'est aussi un chant d'amour offert par l'auteur à la mémoire de ceux, exilés du côté de la Mort, qui ne cessent de frapper à la porte des vivants, contre l'oubli.

  • Ainsi s'adressait à Serge le fantôme de son père... Honorant sa promesse, Serge Moati lui raconte, et nous raconte la Tunisie aujourd'hui, ou comment " le petit pays auquel on ne pensait pas " a sonné l'heure du réveil arabe. Il est revenu au pays natal rejoindre ses proches après la fuite de Ben Ali. Dans le journal qu'il a tenu au fil des événements, il nous décrit les premières heures de la révolte, les émeutes, l'affolement, et la révolution, enfin. L'immense vague de joie mais aussi les doutes d'un peuple libéré de la dictature et confronté à mille défis. Comment organiser les premières élections libres de son histoire ? Comment remettre l'économie en marche ? Que penser de l'inquiétante percée des islamistes ? Telles sont les questions qui assaillent les Tunisiens, partagés entre l'espérance et la crainte parce que, disent-ils, " tout est à faire et tout est possible ".

  • Dans le cadre de sa collection « Mémoires et Partages », Le Noyer Édition a le plaisir de vous annoncer la parution du livre de prestige et de grand format consacré aux plus beaux temples maçonniques de France et de Belgique. Hommage rendu à l'architecture maçonnique sous toutes ses formes, périodes et styles.
    Le texte, dans lequel il nous décrit son parcours maçonnique, est de Serge Moati et les photos sont de François Nussbaumer.

    Les villes françaises : Strasbourg, Colmar, Saint-Dié, Mulhouse, Besançon, Dôle, Dijon, Nevers, Paris, Versailles, Saint-Nazaire, Rennes, Tours, Bordeaux, La Rochelle, Rochefort, Périgueux, Toulouse, Condom, Bergerac, Clairac, Marseille, Aix-En-Provence, Avignon, Metz, Nancy, Lille, Dunkerque, Cannes et Nice.
    Les villes belges : Bruxelles, Liège, Anvers, Namur, Mons, Tournai, Gand, Bruges, Verviers.

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  • Quatre gamins rêvaient de changer le monde. Aujourd'hui, ils ont quarante ans. Ils furent ministres ou patrons, bref au pouvoir, et n'y sont plus. En 1981, l'horizon était radieux. Du bonheur pour tous, et une brassée d'ambitions personnelles pour corser le tout. Cinq ans plus tard, c'est drôle : ils ont vieilli, ils ont quitté la lumière dorée des palais de la République ; leurs âmes n'ont certes plus la légèreté des premiers matins du monde, mais qu'importe ! Ils sauront trouver des mots et des chants nouveaux : nos quatre amis ont tenu chacun, de 1981 à 1986, un journal intime où ils parlent de tout avec humour, cynisme et une absence totale d'autocensure.
    Ce sont les pages mêlées de ces "journaux" en liberté qui font la trame d'un roman chaleureux et insolent où l'on sentira battre le coeur d'une époque. Les sentiments et les grandes affaires, la farce et la gravité, la haine des langues de bois et l'amour des femmes sont avec bien d'autres comparses les principaux acteurs de cette comédie contemporaine. La Saison des palais est un premier roman.

  • Paroles d'orphelins

    Serge Moati

    • Lattes
    • 11 Mars 1998

    "Jai perdu mes parents à onze ans. De cette double disparition, je ne me suis jamais tout à fait guéri. Cette douleur si vive est de celles qui ne s'estompent pas. On peut-être, mais oui, un vieil orphelin. Et tous les orphelins semblent avoir l'âge d'une enfance éternelle. L'âge du deuil, l'âge de leur rencontre - fondatrice - avec la mort", conflie Serge Moati qui a entrepris d'abord avec sa caméra, puis avec son stylo - le matériau était si riche - un voyage au pays de l'orphelinat.
    Une dizaine de "sans famille", de "privés d'amour", ont accepté de lui raconter les chapitres les plus intimes de leurs histoire.
    Pour la première fois très surement.


    /> Des témoignages boulversants, véritable livre noir de la peine enfantine, qui montrent de toute souffrance morale, de tout deuil, de toute dépossession. Et nous disent aussi ce que ces épreuves peuvent révéler d'espérance.


    Serge Moati, réalisateur et producteur de nombreuses fiction et de documentaires, a dirigé la troisième chaîne de 1981 à 1985.
    Paroles d'orphelins est également un grand documentaire diffusé lors d'une "soirée thématique" sur Arte, un sujet qui, on l'aura compris, lui tient particulièrement à coeur.

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  • Le vieil orphelin

    Serge Moati

    Le journaliste et réalisateur se demande si c'est vraiment une chance d'avoir perdu son père et sa mère lorsqu'il avait onze ans. Il se souvient de son enfance et raconte sa vie mouvementée et hasardeuse où les absents sont toujours présents.

  • Le Pen, vous et moi

    Serge Moati

    « A priori, je ne devais pas tant aller, venir et revenir filmer les Le Pen, père et fille. Surtout, il n'était pas prévu que j'y prenne, au-delà d'un intérêt journalistique et politique évident, un certain plaisir, que seuls des psys, réunis en congrès, pourraient analyser.
    Aujourd'hui, j'ai besoin d'écrire, pour me souvenir de nos vingt-cinq ans de relative proximité. Écrire pour mieux comprendre. Pour aller à la rencontre d'une certaine France qui se reconnaît, souvent, dans les propos de Jean-Marie et Marine Le Pen. » On pourrait parler d'une exploration au long cours, d'un voyage à travers le continent de la Lepénie : Serge Moati dialogue avec Jean-Marie Le Pen, avec son entourage, avec le choeur de ses détracteurs. Mais surtout avec lui-même. C'est unique et brillantissime.

    Photos : © Image et Compagnie; © INA; © Intercontinentale AFP; © Gérard Rancinan / Corbis; © Rue des Archives / AGIP; © John Van Hasselt / Corbis; © Alain Nogues / Corbis; © Ulrich Lebeuf / M.Y.O.P pour France3 © Flammarion, 2014.

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  • Bien que la passion des artistes européens pour l'Orient n'ait jamais cessé, c'est le XIXe siècle qui sera la grande époque de l'Orientalisme artistique. Ce n'est pas à proprement parler un mouvement, mais plutôt un thème récurrent dans l'art, celui du monde arabe et ottoman idéalisé par l'imagination des artistes occidentaux.

    Le livre est conçu en deux temps forts : la relecture des grandes oeuvres orientalistes (Klee, Delacroix, Ingres, Picasso) par Serge Moati, qui nous ouvre ensuite les portes de sa riche collection privée de manière totalement inédite.
    L'Orientalisme, c'est le monde arabe et ottoman rêvé par les Occidentaux. La position de Serge Moati, d'ici et d'ailleurs, de Tunis et de Paris, est à mi-chemin entre Orient et Occident. Il porte donc un regard singulier et original sur des oeuvres qui traitent de la vie, de la culture, des paysages de son enfance.
    Le livre présente des oeuvres classiques incontournables, mais aussi des oeuvres plus contemporaines et moins connues.
    Serge Moati s'illustre à la fois dans le journalisme, le cinéma et la politique. Originaire de Tunis, il vit depuis l'âge de onze ans à Paris, mais garde pour sa terre natale une passion irréductible.

  • En septembre 1994, François Mitterrand, président de la République depuis 13 ans, voit - en quelques jours - sa statue de « père de la nation » violemment déboulonnée. Il aura suffi d'un livre, une énième biographie, celle de Pierre Péan, pour que le scandale éclate et que « l'orfèvre du temps » se sente acculé au point de venir s'expliquer d'urgence, à la télévision, sur son passé. Peut-on être pétainiste et résistant ? Qui sont les prisonniers de guerre, ces oubliés de l'histoire ? Pourquoi avoir caché un tel parcours à partir des années 70 ? Comment peut-on accepter de travailler dans une administration qui a promulgué le statut des juifs ? En revenant sur les points de cette controverse, les auteurs expliquent comment un parcours considéré comme plus qu'honorable à la sortie de la guerre est devenu insupportable 60 ans après. Cette contraction du temps - qui fait aujourd'hui de Vichy « un bloc unique, monstrueux » - explique l'incapacité de la société des années 90 à
    accepter qu'un passage par Vichy soit simplement effacé par une action courageuse dans la Résistance. Dans le même temps, François Mitterrand lui-même semble ne pas avoir perçu cette modification profonde de notre rapport collectif à cette période et à la complicité de Vichy dans la déportation des juifs.

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