Charles Leopold Mayer - Eclm

  • Si certains problèmes sont difficiles à résoudre parce qu'ils sont complexes, d'autres sont difficiles à résoudre parce qu'ils sont trop simples. La crise climatique est un problème du deuxième genre : pour la résoudre, il suffit d'arrêter de brûler le carbone fossile, c'est-à-dire le pétrole, le gaz et le charbon, ces sources d'énergie qui ont alimenté l'économie mondiale depuis deux siècles.
    Une grande partie des instruments de la politique du climat ont été créés pour cacher la simplicité désarmante de ce fait, car la politique climatique est aussi une politique de puissance, le carbone fossile alimentant la croissance économique depuis des décennies. En conséquence, les opposants à une politique climatique efficace exercent une grande influence.
    Or si l'on peut agir sur l'activité économique, on ne peut changer les lois de la nature, et l'on doit de ce fait dessiner un monde avec moins de croissance.
    Marcel Hänggi se penche sur l'avenir de la politique climatique. Il réclame du courage pour l'utopie et davantage d'imagination sociopolitique.

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  • Les riches ont depuis toujours légitimé leur situation en faisant preuve de générosité.
    Mais l'invention de la philanthropie, au xviiie siècle, s'accompagne de l'émergence d'une pensée tournée vers l'essor de l'économie privée, le progrès par la science et la domination politique de la bourgeoisie.
    Aux xixe et xxe siècles, chaque fois que les grandes fortunes se sont multipliées sans frein, la philanthropie s'est développée dans un double mouvement de justification des inégalités et de traitement privé de la question sociale.
    Dans cet ouvrage, Didier Minot s'interroge sur les dangers de la toute-puissance du philanthro-capitalisme, mais il y décrit aussi l'émergence de nombreuses fondations qui appuient des mouvements dans le domaine social, écologique, de la solidarité ou de la défense des droits. Représentant une faible proportion de l'action philanthropique, leur appui est pourtant déterminant pour un certain nombre de mouvements. Elles contribuent ainsi à l'émergence d'une alternative globale.
    Du fait même de leur statut et de l'absence de pression immédiate (électorale, actionnariale), les fondations peuvent et doivent adopter une approche systémique, inscrite dans le temps long, des grands défis présents et à venir.

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  • La non-violence reste pour beaucoup assimilée à un pacifisme béat, à une posture molle, naïve et impuissante donc potentiellement dangereuse quand la mort et la haine ont déjà frappé. Pourtant, il semble aujourd'hui crucial de soumettre la réponse non violente à la discussion, ne serait-ce que pour éviter les risques de surenchère face à l'horreur des actions terroristes. En s'appuyant sur des matériaux divers, depuis les témoignages recueillis sur le terrain jusqu'aux recherches universitaires et aux rapports d'expertise, l'auteur s'attache d'abord à étudier les racines du terrorisme. Il interroge ensuite les dérives sécuritaires des États démocratiques (torture, recul de l'État de droit) qui ne vont pas sans risques dès lors qu'elles réalisent une partie du projet terroriste: déstabiliser durablement nos sociétés.
    Dans cette perspective, ce livre invite à ne pas céder à la peur, au mimétisme, à la collaboration avec la violence terroriste, mais plutôt à reconquérir notre pouvoir d'action contre la haine. La non-violence est-elle en mesure de fournir des propositions réalistes en contexte de crise ? Sans être LA solution, peut-elle réellement participer des solutions face à la radicalisation violente et le terrorisme ?

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  • En 2011, le cigarettier Philip Morris intente une action en arbitrage contre l'État australien, après que le parlement a adopté une loi en faveur des paquets de cigarettes dits « neutres ».
    Ce litige, non encore résolu, a mis au jour un mécanisme peu connu du grand public : le règlement des différends entre investisseurs et États, permettant à une entreprise de porter un litige l'opposant à un État devant une juridiction privée.
    Cet ouvrage reviendra aux origines de l'arbitrage d'investissement, né notamment pour protéger les économies post-coloniales, pour en décrire ensuite le fonctionnement : quelles instances hébergent des tribunaux d'arbitrage ? Quels sont les textes juridiques qui le définissent ? Quels en sont les acteurs ?
    Cet instrument, présent dans de nombreux traités de libreéchange, est aujourd'hui utilisé à grande échelle et laisse craindre une remise en cause des politiques publiques par des multinationales. Démesure des sommes en jeu, opacité, conflits d'intérêt, tout indique qu'une réforme est nécessaire.
    Ajouter des clauses internes aux accords, qui introduisent des droits sociaux et environnementaux, renforcer la médiation et la conciliation, repenser l'équilibre entre les différents acteurs, faire évoluer le droit pour restaurer la supériorité des droits humains sur ceux des entreprises, créer des juridictions économiques internationales, sont autant d'alternatives qui devraient permettre de rééquilibrer le système.

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  • Le développement des routes, autoroutes et aéroports pour faciliter l'usage des voitures, camions et avions fonctionnant à l'essence ou au fuel, l'urbanisme de lotissement qui en a découlé, la généralisation des zones commerciales ou d'activités en entrée de villes, l'agrandissement de la taille des parcelles agricoles et la suppression des obstacles naturels pour faciliter l'usage des tracteurs, sont autant d'organisations du territoire liées aux énergies fossiles à bon marché. Signant l'essor de la modernité par sa rupture avec les savoir-faire et les traditions culturelles locales, l'efficacité et la vitesse ont imposé le faciès uniforme d'espaces fonctionnels en effaçant le style diversifié des paysages venus du passé. La contrainte urgente et vitale d'une décarbonisation de l'économie constitue une opportunité incontestable qui va permettre de renouveler de façon radicale les méthodes par lesquelles l'homme configure les territoires. Convaincus que le projet de transition énergétique prend une meilleure cohérence et une plus grande visibilité quand il est inscrit dans un projet spatial, Odile Marcel et Régis Ambroise ont choisi de considérer le paysage comme une solution pour faciliter la transition vers un développement durable et harmonieux des territoires. Donner aux élus des collectivités territoriales la responsabilité du développement durable et celle du paysage, favoriser la recherche, intégrer l'agriculture et la forêt dans les projets de développement urbain, donner une éducation paysagère aux enfants, sont autant de propositions allant dans le sens de la reconstruction d'un paysage qui allie beauté et développement durable.

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  • Liens ou confl its d'intérêts, subtilité et indétermination caractérisent ce que le politologue français Pierre Lascoumes appelle « la zone grise » du pouvoir. Un marécage juridique dans lequel évolue, et parfois s'embourbe, le monde politique en l'absence de règles de déontologie et de transparence défi nies dans le marbre de la loi. Que ce soient de petites entorses aux règlements ou des manquements graves, isolés ou systématiques, ces incivilités fi nissent invariablement par jeter l'opprobre sur l'action publique et ses représentants dans leur ensemble.
    Une rupture de confi ance qui sape la représentativité populaire des élus et nourrit in fi ne les populismes « aux mains propres ».
    Benjamin Sourice étudie dans cet ouvrage les mécanismes conduisant à la capture de la prise de décision publique par des intérêts privés. Il s'appuie pour cela sur l'étude de divers scandales, Amiante, médiator, OGM, et l'illustration des confl its d'intérêts à l'oeuvre, qui servent de phare pour éclairer les.
    Rouages opaques de ce système évoluant à la marge du lobbying et de la corruption S'appuyant sur une typologie des scandales sanitaires, l'auteur propose un schéma précis des manquements juridiques du système français, point de départ d'une réfl exion sur les solutions à proposer. Afi n d'encourager la création d'une large alliance pour la transparence et le renouvellement déontologique de la vie publique, l'auteur dresse, enfi n, une liste de recommandations à destination des élus, mais aussi de la société civile.

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  • Né en 2010 de l'appel de Stéphane Hessel, désireux de faire revivre la flamme du Conseil National de la Résistance, une vague d'indignation a soulevé les coeurs des citoyens du monde entier.
    Les mouvements « indignés » et assembléistes restaurent alors un idéal de « démocratie vraie », la plus directe et horizontale possible. De la Grèce à l'Espagne, cet idéal a soulevé une vague d'espoir et entraîné la repolitisation des citoyens, dénonçant au passage l'accaparement du pouvoir par l'« oligarchie des 1 % » et la corruption des dirigeants. Leur critique radicale du système politico-financier annonce une rupture avec les discours traditionnels des gauches européennes. Au coeur des places occupées, c'est une nouvelle vision du pouvoir et de la citoyenneté qui se forge, où l'individu se veut désormais acteur politique, se rêve en contre-pouvoir et vigie, déterminé à devenir son propre représentant.
    Mais on a parfois le sentiment que cette indignation se réaliserait hors de tout contexte historique vis-à-vis des luttes passées et présentes, plaçant de fait le mouvement dans l'utopie d'une réalité parallèle.
    Dans cette utopie citoyenne et démocratique, comment sont pensés les modes d'action et la relation collective, ou individuelle, au pouvoir ? Suffit-il de décréter l'horizontalité des relations politiques pour que ce nouvel égalitarisme démocratique advienne ? Quelles ont été les relations de ces « nouveaux acteurs politiques » avec les structures traditionnelles des partis, syndicats ou associations ?
    Benjamin Sourice s'interroge dans cet ouvrage sur la vitalité de ces mouvements, cherche à montrer les lignes de tension entre l'utopisme démocratique et le pragmatisme radical, et tente de relever le plus grand défi de l'idéal démocratique :
    Réconcilier les opposés.

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  • Un nouveau courant de l'économie prospère depuis le début des années 2000. À base d'expérimentations, il se propose de créer des modèles pour transformer la conduite des individus par la connaissance des biais qui régissent leurs comportements.
    L'apparente simplicité de ce «?nouveau comportementalisme?», qui prétend notamment changer le sort des populations les plus démunies, redore le blason terni de l'économie, ainsi présentée comme compréhensible, accessible et utile.
    Jean-Michel Servet déconstruit la rhétorique comme la pratique de ce mouvement qui représente, selon lui, non seulement une régression pour les sciences sociales, mais aussi une manière de discipliner les populations pour les amener à agir selon les dogmes d'une économie supposée efficace. Parce qu'il semble ignorer les origines culturelles et sociales des actions humaines, le nouveau comportementalisme perpétue des hypothèses fondamentales de l'orthodoxie économique, revue et corrigée par le néolibéralisme.

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  • L'eau est un bien public qui a subi, dans les années 1990, une grande vague de privatisation, censée entraîner une plus grande efficacité et étendre l'accès à l'eau et à l'assainissement aux populations pauvres jusque-là non desservies.
    Cela a été un échec retentissant. Cet ouvrage démontre la nécessité de revenir à une gestion publique de l'eau, en faisant d'abord un état des lieux des processus de privatisation de par le monde, de leurs conséquences et de leurs échecs, ainsi que des diverses formes de résistance que ces processus ont rencontrées et suscitées. Les auteurs relatent ensuite quelques expériences réussies aussi bien au Sud qu'au Nord, expériences qui reposent souvent sur la mobilisation citoyenne et sur des processus de démocratie participative.
    /> Des leçons tirées de ces expériences, les auteurs tirent quelques grands principes pour renforcer la gestion de l'eau comme bien public.

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  • Le processus de mondialisation qui est en oeuvre depuis une vingtaine d'années suscite autant l'assentiment que la méfiance.
    Il s'agit aujourd'hui non pas de savoir si la mondialisation est "bonne" ou "mauvaise", mais d'élaborer un modèle dans lequel tous les participants seraient gagnants. se fondant sur le rôle que notre système monétaire joue dans ces dysfonctionnements, bernard lietaer et margrit kennedy démontrent que des organisations ayant une bonne connaissance des attentes au niveau local sont plus à même de remplir des missions sociales comme l'assistance aux enfants ou aux personnes âgées, la lutte contre le chômage.
    Ils militent pour que les initiatives de portée nationale ou européenne soient soutenues par l'introduction de monnaies régionales. ce modèle de développement concret, crédible et cohérent, offre une contre-esquisse à la forme actuelle de la mondialisation, et permet de répondre aux attentes légitimes de ces milliards d'hommes qui, actuellement, n'en subissent que les conséquences négatives.

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  • Qu'est-ce qu'une association citoyenne ? Comment les associations sont-elles structurées ? Quelles sont leurs missions, leur taille, leur mode de gouvernance ? Cet ouvrage s'attache à faire connaître la diversité des actions menées par les associations au sens large. Dans un premier temps, il retrace l'histoire de l'action associative avant de s'intéresser aux nouvelles relations entre les associations et la société d'aujourd'hui. Ces dernières décennies, les associations ont vu leurs fi nancements se réduire avec les plans de rigueur successifs. Pourtant, face à la crise économique, fi nancière, environnementale et démocratique actuelle, les mouvements de citoyens associés se multiplient pour construire des solutions, que ce soit au niveau local ou mondial, et indiquent les contours d'une initiative globale. Le tissu associatif est devenu un pourvoyeur incontournable de lien social, le moteur d'une économie soli- daire et un des acteurs de la transition écologique. Ces initiatives variées suggèrent un vaste mouvement de réformes structurelles pour les années à venir pour plus d'autonomie et une politique ouvrant la voie à un nouvel élan associatif.

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  • Le caractère limité de l'eau douce disponible est aujourd'hui une réalité incontestable et engage à revoir de toute urgence la manière d'estimer notre consommation d'eau. Apparu dans les dix dernières années, le concept d'empreinte eau s'inspire de la notion d'empreinte écologique et tente d'estimer l'intégralité des quantités d'eau nécessaires à la production de ce que nous consommons. Il ambitionne aussi de contrôler les pollutions induites sur l'eau et les milieux aquatiques. Cette nouvelle perception « intégrée » de l'eau propose de distinguer trois grands types d'eau : l'eau bleue des nappes et des rivières, l'eau verte contenue dans les sols et l'eau grise, l'eau usée qui est retraitée. Pour bien maîtriser notre empreinte eau individuelle, il faut donc tenir compte de notre consommation d'eau bleue ou verte locale (l'eau des réseaux ou de pluie) mais aussi de toute l'eau contenue virtuellement dans les produits que nous achetons et qui a été réellement consommée ailleurs, appelée eau virtuelle. Sous cet angle inédit, plusieurs questions se posent désormais. Combien d'eau consommons-nous exac- tement et quelle eau contribue à notre mode de vie ? Où se situent les gaspillages les plus importants d'eau ? Comment les réduire ? Le commerce de produits alimentaires peut-il être une solution à la crise mondiale de l'eau ? Comment l'eau est elle aujourd'hui ou sera-t-elle demain un ingrédient à la fois des crises de notre monde et de leurs solutions ? Grâce à une présentation des concepts et de leurs implications concrètes, ce livre ouvre des perspectives et propose de nouvelles solutions pour tenter de résoudre la crise de l'eau.

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  • Inspiré de la notion de biodiversité, le terme « bibliodiversité » fait référence à un ensemble de publications variées dans le paysage éditorial, représentatives d'un système culturel équilibré où toutes les voix peuvent s'exprimer. Aujourd'hui, l'uniformisation des médias et la concentration des secteurs de l'édition et de la librairie favorisent le développement d'une culture standardisée et soumise, à grand renfort de campagnes marketing, à des exigences de rentabilité plus que d'originalité et de qualité. En quête d'une autre voix, les petits éditeurs indépendants entendent bien maintenir la diversité culturelle.
    S'inspirant de son propre parcours, l'auteure, militante féministe australienne et éditrice indépendante engagée, fait ici le lien entre l'évolution de la place de la femme dans notre société et la bibliodiversité, entre l'oppression des femmes et celle des créations à la marge, dédaignées par les poids lourds de l'édition. À l'heure du numérique et de l'autopublication, elle rappelle les fonctions indispensables de relecture et de mise en forme assurées par l'éditeur, qui garantissent la qualité d'un ouvrage. Elle s'attache aussi à mettre en avant les talents d'innovation des petites structures indépendantes, développant une nouvelle forme d' « écologie de l'édition » en marge des grosses structures vers une véritable bibliodiversité du XXIe siècle.

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  • Construction de lignes ferroviaires, rénovations urbaines, gestion de certains cours d'eau... de nombreux projets d'aménagement ou de politiques publiques locales sont aujourd'hui soumis à l'obligation de susciter un débat public, et de mettre en oeuvre un processus de concertation. Dans ce domaine, et notamment du fait d'incitations législatives (loi Grenelle II), le recours à des garants tend à se diffuser en France depuis quelques années chez les maîtres d'ouvrage que sont les entreprises publiques et les collectivités territoriales. Dans ces moments de dialogue, le garant est une personne chargée de veiller à la qualité du processus de concertation : transparence, équité, efficacité...
    Les pratiques montrent pourtant une grande diversité dans l'action des garants. Alors que certains se cantonnent à un rôle d'observateurs, la plupart sont des facilitateurs actifs, voire des médiateurs. Ils contribuent à élever le niveau d'exigence méthodologique et de transparence de la concertation.
    Cette « nouvelle figure » de la concertation pose question.
    Comment le garant est-il perçu par les participants aux concertations ? Comment préserve-t-il son indépendance ?
    Quelles doivent être ses compétences ? Et la question du garant renvoie aux imperfections de la concertation : risques de dévoiement, de manipulation, d'inefficacité... Comment y répond-on ? Par la loi ? Par la formation ? Par un tiers extérieur comme le garant ? Il s'agit avant tout de créer une confiance suffisante pour que puissent s'exprimer de façon constructive les désaccords sur le fond des projets et des politiques.

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  • Les décennies de la conquête de l'espace, de l'invention de l'automobile moderne et du développement de l'aviation civile ont construit un imaginaire positif du progrès technologique, qui promettait à chacun une vie meilleure, plus confortable et plus rapide. Elles ont donné l'illusion d'un inépuisable horizon des possibles et ont nourri la culture d'expansion de l'époque moderne, devenue partie intégrante de notre paysage mental.
    Mais nous sommes aujourd'hui au coeur d'une crise économique, environnementale et sociale, et tous les élans semblent s'être éteints. Il nous faut réinventer notre avenir, cet avenir que l'on s'était habitué à imaginer meilleur, plus grand et plus beau. Comment gérer le progrès et la croissance ? Comment retrouver foi en l'avenir ? Les premières étapes sont assez simples : se prendre enfin au sérieux, penser par soi-même et agir.
    Harald Welzer explore dans cet ouvrage les ressorts de la consommation de masse et du théâtre politique de l'illusion.

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  • En 2011, la Commission européenne donne une nouvelle définition de la Responsabilité sociale de l'entreprise (RSE), comme relevant de la maîtrise par une entreprise de ses impacts. Cela constitue un véritable changement de paradigme vis-à-vis de la conception encore prédominante selon laquelle l'entreprise contribuerait à la société par la maximisation du profit, et par des actions philanthropiques volontaires (la RSE).
    Mais pour que cette nouvelle perspective soit effective, cela suppose - paradoxalement - d'en finir avec la RSE : celle-ci continue, en effet, à être envisagée de façon instrumentale et de manière séparée de la stratégie. Maîtriser ses impacts, sur des territoires et au long de chaînes de valeur aujourd'hui mondiales, suppose de définir et d'évaluer l'entreprise comme un commun : par la démocratisation de sa gouvernance et par sa capacité à préserver les biens communs mondiaux tant immatériels (le lien social, la souveraineté populaire) que matériels (le climat, la biodiversité et la qualité de l'eau et de l'air).

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  • Nous connaissons aujourd'hui l'enchaînement frénétique qui fait que travail et surconsommation s'entraînent l'un l'autre pour continuer à faire fonctionner une machine économique qui a perdu tout son sens. Pour réunir les conditions psychologiques du changement face à la puissance des logiques de statu quo, il faut revoir radicalement notre façon de penser, de travailler, de consommer.
    Loin de tout message sacrificiel, et en reprenant à son compte l'idée de rêve américain fondé sur la recherche du bonheur, Juliet Schor démontre qu'un mode de vie qui privilégie l'épanouissement et la cohésion sociale plutôt que l'accumulation peut mener à l'équilibre écologique et économique.
    Cela passe tout d'abord par la réduction du temps de travail, au coeur de cet ouvrage, et par une bonne utilisation du temps ainsi libéré : agriculture urbaine, bricolage, échanges d'expériences, systèmes de production coopératifs, sont autant d'exemples explorés ici. Juliet Schor défend aussi l'idée que les innovations sociales et les nouvelles technologies peuvent simultanément améliorer nos vies et protéger la planète.

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  • Ousmane Sy est un des hommes qui modèlent aujourd'hui la destinée de l'Afrique.
    Un de ceux qui rêvent d'une Afrique réconciliée avec elle-même, capable de penser son avenir de façon autonome dans un monde interdépendant. Il retrace ici son parcours, celui d'un passeur hors normes, passeur entre l'action et la réflexion, entre l'Afrique et le monde, entre le passé et l'avenir. Dans cet ouvrage à la plume vive, sans appel, nourrie d'expériences personnelles, Ousmane Sy construit de véritables alternatives : une décentralisation authentique, une réforme radicale de l'Etat, une intégration régionale construite par les peuples, la refondation de l'aide internationale.
    C'est un véritable projet pour le Mali et pour l'Afrique qu'il nous propose.

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  • La critique des médias et des journalistes prend chaque jour de l'ampleur.
    Les contraintes économiques et publicitaires, les bouleversements technologiques et la demande sociétale s'imposent à la presse avec une intensité jamais atteinte. Au point d'impact de ces tendances lourdes : l'Information. Comment se construit-elle ? Quel crédit lui accorder ? Dans quelles conditions les journalistes travaillent-ils à son élaboration ? Et quelle est la place laissée aux citoyens dans ce processus ? Jean-Luc Martin-Lagardette nous offre de mieux comprendre les rouages de la profession de journaliste.
    Il propose également des mesures concrètes destinées à favoriser l'avènement d'un journalisme citoyen et d'une information responsable. Ces mesures permettraient de rendre à la presse une crédibilité aujourd'hui chancelante et de légitimer le rôle capital qu'elle joue au sein de la société démocratique.

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  • La banane est le premier fruit consommé dans le monde.
    Il y a dix ans environ, elle cristallisait les enjeux : désastre toxique, économie inéquitable, Alistair Smith démontre qu'il était absolument nécessaire d'agir. Dans cet ouvrage, il retrace l'initiative internationale qui a permis de relier les petits producteurs, les travailleurs des plantations et les consommateurs des pays du Nord, et de faire naître la banane équitable. C'est le début d'une longue saga, dont les grandes compagnies bananières et les organismes internationaux de régulation deviendront progressivement des acteurs essentiels, et qui mènera à la construction d'une filière aussi durable que possible.
    Alistair Smith nous présente les perspectives qui s'ouvrent aujourd'hui et démontre que ce modèle de filière pourrait permettre d'améliorer bien d'autres filières en termes de justice sociale, de répartition des richesses et de protection de l'environnement.

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  • Qu'est-ce que le commerce équitable aujourd'hui ? qui en sont les principaux acteurs ? quel est son avenir ? autant de questions auxquelles ce livre se propose de répondre à travers sept expériences sur le terrain dans différentes régions du monde.
    Au gré de ce voyage, le lecteur partira notamment au chiapas au coeur d'une petite organisation de producteurs de café, en bolivie au sein d'une exploitation de quinoa, en inde pour explorer des formes moins traditionnelles de commerce équitable. cet ouvrage invite à découvrir les multiples visages d'un mouvement en pleine expansion qui cherche à retrouver l'humain derrière le consommateur, la communauté derrière le producteur et à redéfinir le lien social et politique entre ceux qu'on a trop longtemps réduits à des agents économiques désincarnés.
    En marge des critiques stériles qui l'assaillent ces dernières années, mais sans pour autant glisser dans un discours idéalisé, les auteurs offrent de réfléchir aux enjeux que le commerce équitable soulève en regard des appels à un commerce international plus juste et des possibilités d'un marché alternatif fondé sur d'autres valeurs.

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  • Le conflit est un phénomène sociétal normal dans la mesure où il résulte de la rencontre d'opinions et de positions opposées et incompatibles. Il devient problématique quand il génère de la violence mais sans cela, il a tout intérêt à émerger et à s'exprimer pour réclamer d'être traité. Pourtant, dans notre société, il est perçu comme un désordre illégitime et à ce titre, on lui applique un traitement sécuritaire et répressif. Si la priorité, quand le conflit explose, est certes de restaurer la sécurité pour tous, on ne peut se limiter à une telle action.
    Le propos central de cet ouvrage vise à décrire le conflit comme un phénomène social également porteur d'opportunités. Cette approche a été théorisée dans la littérature anglo-saxonne sous le nom de Conflict transformation. Il s'agit d'un long processus qui vise à transformer les relations et les structures à la base du conflit et invite à le percevoir comme une opportunité pour le changement social et à faire le deuil de la disposition sociale antérieure.
    Ainsi, ce livre cherche à construire un esprit critique, à poser les bases d'une disposition d'esprit propre à adopter une attitude constructive face aux conflits, à favoriser une posture d'ouverture et de créativité pour amener les changements sociaux qui permettront de construire un avenir commun apaisé.

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  • Chaque année, des milliers de personnes partent en mission pour des organisations non gouvernementales.
    D'où viennent-elles, que vont-elles chercher, que retirent-elles de cette expérience ? Dans cet ouvrage, Amina Yala ne propose pas seulement de reconstituer le " parcours du volontaire ". En s'appuyant sur les témoignages de celles et ceux qui ont un jour franchi le pas, elle nous offre surtout de comprendre ce qu'une telle démarche révèle des attentes et des images que nous projetons sur ces pays que nous prétendons aider.
    Entre quête de l'Autre et quête de soi, le volontariat en ONG exprime ici toutes ses ambiguïtés et ses richesses. " Le volontariat est perçu comme une aventure utile à plusieurs titres : utile pour les autres que l'on se propose d'aider, utile pour soi en tant que citoyen prenant une part active dans la société. Il comble également un vide en donnant un sens à sa vie. Mais en définitive, qu'en est-il de cette rencontre tant recherchée avec l'Autre ? "

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