Christian Bourgois

  • Depuis sa publication en 1954-1955, Le Seigneur des Anneaux a enchanté des dizaines de millions de lecteurs dans le monde entier, et donné vie à la fantasy moderne, en racontant les aventures de Frodo et de ses compagnons, traversant la Terre du Milieu au péril de leur vie pour détruire l'Anneau forgé par Sauron, le Seigneur des Anneaux. Mais depuis quelques années, de nombreux lecteurs français et francophones souhaitaient qu'une nouvelle traduction, quarante ans après la première (1972), prenne en compte la meilleure version du texte anglais (débarrassé de ses coquilles depuis 2004) ainsi que toutes les découvertes permises par les publications posthumes de J.R.R Tolkien, proposées par son fils Christopher.
    C'est chose faite aujourd'hui, grâce à la nouvelle traduction du Seigneur des Anneaux, réalisée par Daniel Lauzon, qui a pu suivre, pour la première fois, toutes les indications laissées par l'auteur à l'intention des traducteurs du Seigneur des Anneaux. Dans le droit fil de sa retraduction du Hobbit en 2012, reconnue par les lecteurs de Tolkien comme la nouvelle traduction de référence, Daniel Lauzon a prêté une attention particulière au dynamisme du texte, à son énergie, aux différentes « voix » des personnages (on entend Gollum et Gandalf comme pour la première fois !), et veillé à rendre toute la poésie des chansons que comporte Le Seigneur des Anneaux.

    Sur commande
  • Ce livre présente un intérêt exceptionnel à plusieurs titres : c'est tout d'abord un témoignage unique sur la conduite des soldats soviétiques à la guerre et sur les rapports humains au sein de l'armée. C'est aussi la façon dont la population civile, le pays profond a vécu la guerre, et à cet égard, Les Cercueils de zinc est un document passionnant sur la révision morale et intellectuelle qui, au-delà du seul problème de l'Afghanistan, a déchiré le pays. C'est enfin une photographie étonnante de la mentalité russe, qui nous est offerte par une voix courageuse issue de la Perestroïka.
    Cette réédition est enrichie de trois textes dans lesquels l'auteur, après un bref « récit de plus en guise d'épilogue », revient sur le procès que lui valut la parution du livre en Biélorussie. Svetlana Alexievitch fut en effet violemment accusée d'avoir déformé et falsifié les récits des soldats et de leurs mères. Après quelques extraits de presse de l'époque, le procès est présenté sous forme de « chronique » des auditions, avec les témoignages de l'accusation et des défenseurs de Svetlana Alexievitch, et enfin le jugement rendu.
    Les accusations, particulièrement celles portées par les mères de soldats et par les témoins mêmes du livre, frappent par leur violence et jettent une lumière nouvelle sur le terrible chagrin de ses femmes pour qui plus s'éloigne dans le temps la guerre d'Afghanistan, plus la mort de leurs enfants engagés dans cette désastreuse entreprise semble absurde. Ces nouveaux textes révèlent à quel point ce livre a paru être une offense à tous ceux pour qui la vérité sans fard sur la guerre d'Afghanistan est un fardeau trop lourd à porter.

  • Les Deux Tours, deuxième partie du Seigneur des Anneaux, poursuit le récit des aventures de Frodo et de ses compagnons, lancés dans leur périple en Terre du Milieu. Avec Merry et Pippin, le lecteur plonge dans les batailles entre les Orques et les Cavaliers du Rohan, avant de rencontrer l'Ent Fangorn ; avec Aragorn, Gimli et Legolas, il assiste incrédule au retour de Gandalf ; avec Frodo et Sam, il suit Gollum le long des chemins périlleux qui mènent vers le royaume du Mordor, le seul lieu où l'Anneau pourrait être détruit.

    Cette nouvelle traduction prend en compte la dernière version du texte anglais, les indications laissées par J.R.R. Tolkien à l'intention des traducteurs et les découvertes permises par les publications posthumes proposées par Christopher Tolkien.

    Ce volume contient 16 illustrations d'Alan Lee, entièrement renumérisées, d'une qualité inégalée, ainsi qu'une carte en couleur de la Terre du Milieu.

    Sur commande
  • L'histoire se déroule dans l'Amérique des années 1950, encore frappée par la ségrégation. Dans une Amérique où le « White only » ne s'applique pas qu'aux restaurants ou aux toilettes, mais à la musique, au cinéma, à la culture populaire. L'Amérique de Home est au bord de l'implosion et bouillonne, mais c'est ici la violence contre les Noirs américains, contre les femmes qui s'exprime. Les grands changements amorcés par le rejet du Maccarthisme, par la Fureur de vivre ou le déhanché d'Elvis n'ont pas encore commencés. En effet, les Noirs Américains sont brimés et subissent chaque jour le racisme et la violence institutionnalisés par les lois Jim Crow, qui distinguent les citoyens selon leur appartenance « raciale ». Pour eux, le moindre déplacement, même le plus simple, d'un état à l'autre, devient une véritable mission impossible. En réponse à cette oppression, l'entraide et le partage ? facilités par l'utilisation du Negro Motorist Green Book de Victor H. Green qui répertorie les restaurants et hôtels accueillant les noirs dans différents états ? sont au coeur des relations de cette communauté noire dans une Amérique à la veille de la lutte pour les droits civiques.
    La guerre de Corée vient à peine de se terminer, et le jeune soldat Frank Money rentre aux Etats-Unis, traumatisé, en proie à une rage terrible qui s'exprime aussi bien physiquement que par des crises d'angoisse. Il est incapable de maintenir une quelconque relation avec sa fiancée rencontrée à son retour du front et un appel au secours de sa jeune soeur va le lancer sur les routes américaines pour une traversée transatlantique de Seattle à Atlanta, dans sa Géorgie natale. Il doit absolument rejoindre Atlanta et retrouver sa soeur, très gravement malade. Il va tout mettre en oeuvre pour la ramener dans la petite ville de Lotus, où ils ont passé leur enfance. Lieu tout autant fantasmé que détesté, Lotus cristallise les démons de Frank, de sa famille. Un rapport de haine et d'amour, de rancoeur pour cette ville qu'il a toujours voulu quitter et où il doit revenir. Ce voyage à travers les États-Unis pousse Frank Money à se replonger dans les souvenirs de son enfance et dans le traumatisme de la guerre ; plus il se rapproche de son but, plus il (re)découvre qui il est, mieux il apprend à laisser derrière lui les horreurs de la guerre afin de se reconstruire et d'aider sa soeur à faire de même.


    Home est le dixième roman de Toni Morrison. À travers l'histoire dure et torturée de ce jeune soldat, c'est un roman de la rédemption que nous offre ici l'auteur. Ce retour à l'Amérique du XX e siècle, avec une focalisation sur les années 1950, est un développement nouveau dans l'oeuvre de Toni Morrison, mais on retrouve pourtant les thèmes qui caractérisent son oeuvre. Elle laisse le lecteur découvrir ces années 1950 qui ne sont finalement que suggérées qu'à travers de petits indices. Elle laisse le souvenir de cette époque se reconstruire à travers les images distillées dans notre inconscient collectif. C'est encore et toujours dans la suggestion que l'art de Toni Morrison se révèle. Elle réussit à faire d'un roman finalement assez court une véritable oeuvre tout en subtilité, en vérités voilées qui se glissent progressivement jusqu'au lecteur avant d'exploser au grand jour.

  • Premier récit publié par J.R.R. Tolkien, en 1937, cette histoire, inventée par l'auteur pour ses propres enfants, rapporte les aventures de Bilbo, un jeune Hobbit, héros malgré lui lancé en quête d'un trésor gardé par un dragon, en compagnie de Nains et du magicien Gandalf. Bien que destiné initialement à la jeunesse, ce texte a également enchanté des générations de lecteurs adultes, par son suspense, ses coups de théâtre, son humour, sa poésie. mais aussi parce qu'il introduit le lecteur dans un monde inventé par Tolkien, la Terre du Milieu, qui sert de décor à la plupart de ses récits (dont Le Seigneur des Anneaux) ; et parce qu'il présente des personnages appelés à connaître une grande postérité, dont les Hobbits, Gandalf et. l'Anneau.

    Cette édition est servie par une nouvelle traduction, assurée par Daniel Lauzon, traducteur reconnu des oeuvres de J.R.R. Tolkien depuis douze ans. Cette traduction inédite respecte les particularités du texte, son jeu avec les registres (du plus léger, au début du récit, vers des moments plus sombres, annonçant Le Seigneur des Anneaux qui prendra sa suite), la musicalité des chansons et des poèmes. Daniel Lauzon a également retraduit les noms anglais en respectant les indications données par Tolkien dans le Guide to the Names.
    Ce livre sera donc une redécouverte pour de nombreux lecteurs de Tolkien, qui ne juraient que par Le Seigneur des Anneaux et Les Enfants de Húrin, (roman qui a connu un grand succès en 2008). 75 ans après sa publication (en 1937 en anglais), on entend enfin la voix du Hobbit !

    Sur commande
  • Dans les grandes plaines des États-Unis, une jeune femme raisonnablement dodue et en bonne santé trouvait facilement acquéreur au début du XXe siècle.
    Ainsi Cora, bien qu'un peu maigre, épouse un fermier. Ils ne se connaissent pas et leur vie commune les rapprochera à peine plus. Lors de la nuit de noces, pour étouffer sa douleur, Cora se mord profondément la main. C'est le cheval qui l'a mordue, dira Emerson au docteur. De cette union, jamais réitérée, naîtra une fille, Madge. Celle-ci est élevée avec Sharon Rose, sa cousine née peu après elle, comme si c'était sa soeur. Si la première tient de Cora, une fille de la campagne dure à la tâche, désireuse de se marier, la seconde épouse un autre destin et part étudier à Chicago. Dès lors, celle-ci observe de loin l'épanouissement de la ferme : la naissance des filles de Madge, l'arrivée du téléphone, du réfrigérateur et de la télévision, la modernisation de l'outillage agricole. Jusqu'au déclin de la ferme.
    C'est sur les terres ingrates du Nebraska, glacées en hiver, caniculaires en été, soumises à de violentes tempêtes, que raisonnent et s'entremêlent ces voix féminines, défiant le temps perdu tout autant que l'avenir.

  • " le livre des contes perdus fut la première oeuvre majeure d'imagination entreprise par j.r.r.
    Tolkien. il entama ce travail en 1916-1917 à l'âge de 25 ans et l'abandonna de nombreuses années plus tard alors qu'il était encore inachevé. cette oeuvre expose la toute première conception des terres du milieu et de valinor puisque les contes perdus constituent la première forme de ce qui devait plus tard être nommé le silmarillion. implantés dans les légendes anglaises et présentant une très forte association avec l'angleterre, ces contes sont placés dans le cadre narratif d'un vaste voyage vers l'ouest qu'entreprend un marin du nom d'eriol (ou ælfwine) jusqu'à tol eressëa, l'ile solitaire, où demeurent les elfes ; d'eux, il apprend leur véritable histoire, les idées originales des dieux et des elfes, des nains, des balrogs et des orcs ; des simarils et des deux arbres de valinor ; de nargothrond et de gondolin ; de la géographie et de la cosmographie du monde inventé.
    Le livre des contes perdus sera publié en deux parties ; cette première partie renferme les contes de valinor, la deuxième inclura beren et luthien, turin et le dragon, ainsi que les seuls récits complets existants du collier des nains et de la chute de gondolin. chaque conte est suivi d'un bref commentaire sous la forme d'un essai, groupé avec des textes de poèmes associés, et chaque tome contient des informations extensives sur les noms et le vocabulaire des toutes premières moutures des langues elfiques.
    Les deux tomes du livre des contes perdus forment le premier volet de l'histoire des terres du milieu qui étend cette étude aux raffinements et élargissements ultérieurs de l'oeuvre imaginative de j.r.r. tolkien, présentant entre autres les longs lais de beleriand, l'ambarkanta ou forme du monde, le lhammas ou récit des langues ainsi que des annales, des cartes, et de nombreux écrits inédits reliant et éclairant les oeuvres précédemment publiées.

  • L'amour et la haine ne sont pas si éloignés. Il arrive même qu'on en vienne à aimer ses bourreaux et tourmenter ceux qu'on aime.
    L'interdépendance de ces deux sentiments, la porosité entre désir et destruction sont au coeur de ce recueil de nouvelles et d'essais : qu'il nous conte l'histoire d'un vol aérien qui tourne au cauchemar, la dissolution d'un couple qui se défie dans une dernière course effrénée à travers New York, ou qu'il aborde l'immigration et le racisme, l'imagination et la créativité, Hanif Kureishi nous éblouit une fois encore par sa capacité à scruter avec lucidité les contradictions au sein de la famille, de la politique ou de nos relations sentimentales. Et nous livre un recueil étonnant, où textes de fiction et essais s'enrichissent les uns au contact des autres.

  • « La disparue s'appelait Rebecca, ou Becky, ou Bex. Elle avait treize ans au moment de sa disparition. » S'esquisse alors le tableau d'un village anglais dont les habitants ne s'effraient pas tant du drame que du constat implacable de leur ignorance des faits, dans laquelle ils se savent bientôt voués à demeurer. Nulle énigme policière à résoudre mais un mystère avec lequel il va falloir vivre. Jon McGregor nous décrit, en treize chapitres, soit treize ans divisés chacun en treize mois lunaires, l'évolution d'une communauté face aux vicissitudes de l'existence, dans un paysage qui, bien que métamorphosé par la construction de treize réservoirs, résiste à merveille aux outrages du temps.
    Jones, le concierge de l'école primaire, s'estime à la fois coupable et victime d'une erreur judiciaire ; James, le petit ami de passage, est hanté par l'événement ; Jane Hughes, le prêtre, quitte le village sans se justifier ; Gordon, séducteur impénitent, voit son charme disparaître avec l'âge ; Irène n'ose avouer son soulagement d'avoir perdu son époux ; Susanna s'installe au village pour fuir un époux violent ; Lynsey et James, adolescents, découvrent le plaisir dans une fougue secrète ; Richard Clark retrouve quelque temps un amour de jeunesse ; Bruce présente son nouveau partenaire à ses proches... Jon McGregor réalise une fine analyse psychologique de tous ces personnages.
    Par sa structure rigoureuse agrémentée de fines variations, Réservoir 13 donne à observer, entendre, découvrir ou reconstituer la vie de villageois au gré du temps et de leurs souvenirs, sans jamais laisser leur imagination - ni la nôtre - triompher d'une réalité qui se refusera toujours à entièrement apparaître. Réservoir 13 n'est pas un puzzle auquel manquerait une pièce, mais un kaléidoscope aux subtiles nuances de lumière. Et c'est peut-être alors par la neutralité parfaitement maîtrisée de son style, alliée à un rythme unique, que Jon McGregor fait le mieux valoir son éclatante audace.

  • Rosary, Californie. Ici, pas de palmiers et de plage dorée mais une raffinerie de pétrole, une décharge de pneus et de fervents chrétiens évangéliques. C'est ici que Helen tente de vivre une adolescence normale, malgré le décès de sa mère et un père à côté de la plaque. Heureusement, elle peut compter sur le soutien de sa bande d'amis plus ou moins marginaux, les « Têtes-de-bite », et sur celui de sa tante, une voyante mal tolérée par la communauté.
    Alors que les adolescents se cherchent à coups d'Action ou Vérité et d'antiques romans porno, la tension monte à Rosary : le cabinet de voyance de la tante de Helen est de plus en plus menacé, et quelques-uns de ses amis commettent des actes qui pourraient leur coûter cher.
    Des dieux sans majuscule déborde de personnages aussi tordus que touchants. À les voir se lancer dans l'exploration hasardeuse de leurs coeurs respectifs, on glane de quoi réviser sa copie sur l'art et la manière de bâtir une famille face à un avenir dont on ignore tout.

  • Red pill Nouv.

    Un écrivain américain se rend en résidence dans une prestigieuse institution artistique de la banlieue de Berlin où il croit pouvoir se consacrer sereinement à l'écriture. Mais très vite, une angoisse sourde s'empare de lui : dans ce centre où la transparence est le maître mot, son esprit vacille, d'autant plus qu'il se met à regarder Blue Lives, une série policière ultra-violente qui l'obsède de plus en plus...
    Le jour où il rencontre Anton, le créateur de Blue Lives, il découvre sur quelle idéologie elle se fonde et le but recherché par cet homme énigmatique : imprégner ses spectateurs d'une vision du monde d'extrême-droite...Ou bien le narrateur est-il simplement paranoïaque ?

    Hari Kunzru a enfermé dans Red Pill tous les cauchemars de notre époque où la propagande et l'inversion des valeurs sont reines. Où la vérité, même, n'existe plus. C'est un grand roman politique par un auteur au sommet de son art.

    Sur commande
  • Lorsque Jiselle, hôtesse de l'air, rencontre le beau pilote Mark Dorn, veuf et père de trois enfants, cela ressemble au début d'un conte de fées. Le passé compliqué de Jiselle, ses sentiments confus envers son père et son désir de plaire la poussent dans les bras de Mark. Il l'épouse, lui permettant de démissionner et d'oublier les mille tracasseries quotidiennes de son travail (accrues depuis l'apparition de la grippe de Phoenix qui rendait les passagers plus nerveux et les allers-retours continuels plus complexes). Au bout de quelques semaines, Jiselle se retrouve dans une ville inconnue : elle emménage dans le chalet de Mark et commence une nouvelle vie avec trois beaux-enfants à sa charge. Alors qu'elle s'évertue à gagner leur amour et à trouver sa place en tant que mère au foyer, Jiselle s'interroge sur la sincérité des sentiments de Mark à son égard. Elle s'inquiète des raisons pour lesquelles il l'a épousée et se demande s'il ne la considère pas plus comme une simple nounou que comme sa femme. En quelques mois, sa vie prend un tour dramatique. Jiselle a de plus en plus l'impression que les filles de Mark, avec lesquelles elle se trouve seule la plupart du temps - leur père étant souvent retenu en Allemagne - la détestent. La grippe de Phoenix, d'abord circonscrite à un périmètre maîtrisable, se transforme en épidémie et son quotidien devient une question de survie. Alors que les événements s'accélèrent autour d'elle, la vie que Jiselle pensait avoir choisie se trouve bouleversée. En effet, tandis que la mystérieuse maladie se répand rapidement à travers le pays, elle commence à se rendre compte que son mariage, ses beaux-enfants et leur monde parfait courent un terrible danger... Mais Jiselle s'endurcit et reprend confiance en elle grâce à la tendre relation qu'elle parvient finalement à construire avec les enfants de Mark. Rassurée, elle se découvre une force intérieure qui lui donne la stature d'une véritable héroïne alors même que le monde semble s'écrouler autour d'elle. Laura Kasischke a étudié à l'Université du Michigan, elle a gagné de nombreux prix littéraires pour ses ouvrages de poésie ainsi que le Hopwood Awards; elle a également reçu la Bourse MacDowell. Ses poèmes ont été publiés dans de nombreuses revues. Ses romans La vie devant ses yeux et A suspicious river ont été adaptés au cinéma. Elle vit dans le Michigan, et enseigne l'art du roman au collège de Ann Arbor. " L'oeuvre de [Kasischke]...
    Nous dévoile un monde parallèle et nous permet d'y vivre. " New York Times Book Review " Dans ce septième roman, qui arrive à point nommé, Kasischke décèle la beauté au milieu de l'apocalypse. [...] Son penchant pour les histoires troublantes, mais prenantes, est à l'oeuvre. Tout comme sa facilité à manier la langue. Elle allie des images saisissantes, et parfois violentes, à une narration remarquablement détachée afin de créer un monde fictionnel dans lequel la terreur, la beauté et le chaos se côtoient. " (Publishers Weekly) " Entre un début obsédant et une fin fascinante, voici un conte sur la beauté, la résilience, l'amour, le sacrifice, et même la grâce, qui surgit aux endroits les plus improbables. Dans un monde vraiment `parfait', chaque livre que je lis devrait m'inspirer autant que celui-ci. " Katrina Kittle, auteur de The Kindness of Strangers " En un monde parfait nous offre une plongée étonnante et sensible au coeur de la nature humaine, tout en révélant un monde terrifiant, et pourtant crédible, que je n'avais encore jamais imaginé. Cette histoire à couper le souffle vous emportera rapidement. " Jessica Anya Blau, auteur de The Summer of Naked Swim Parties " [Kasischke] écrit avec une intensité empreinte d'une expérience du monde, avec une beauté fulgurante, mais aussi avec un humour sournois. [...] Nous sommes inexorablement entraînés vers une série de questions brûlantes, au premier rang desquelles : à quand la suite... ou n'est- ce qu'un espoir impossible ? " (Elle) " C'est un livre du Jugement dernier sous la forme d'un drame familial finement observé, montrant comment les relations dysfonctionnelles évoluent et s'adoucissent face à une menace effrayante. Le lecteur parviendra peut-être à se défaire de l'impression qu'un sort a été tout à la fois jeté et brisé. " (Los Angeles Times) PAGE 1

  • Il existe à New York une rue au nom évocateur: Division Avenue. Elle se situe dans une partie spécifique de Brooklyn, le quartier juif orthodoxe. C'est là que vit Surie Eckstein, qui peut s'enorgueillir d'avoir vécu une vie bien remplie: mère de dix enfants, elle passe des jours tranquilles avec sa famille. Alors qu'elle pensait être ménopausée, Surie découvre qu'elle est enceinte. C'est un choc. Une grossesse à son âge, et c'est l'ordre du monde qui semble être bouleversé. Surie décide de taire la nouvelle, quitte à mentir à sa famille et à sa communauté. Ce faisant, Surie doit aronter le souvenir de son ls Lipa, lequel avait - lui aussi - gardé le silence sur une part de sa vie. Un secret peut avoir de multiples répercussions; il permettra peut-être à Surie de se réconcilier avec certains pans de son passé.
    Avec Division Avenue, Goldie Goldbloom trace le portrait empathique, tendre et saisissant d'une femme à un moment charnière de son existence. Et nous livre un roman teinté d'humour où l'émancipation se fait discrète mais pas moins puissante.

  • À onze ans, Gael Foess a hâte d'être adulte. Elle prend soin de son petit frère sujet à des crises d'épilepsie nombreuses, apprend à conduire en cachette et envie la liberté de ses parents. Carriéristes, ils inculquent à leurs enfants l'idée que la réussite est essentielle. Lorsque le krach boursier de 2008 ruine sa famille quelques années plus tard, Gael comprend à quel point les idéaux et les ambitions peuvent être compromis. Décidée à subvenir aux besoins des siens, la jeune femme quitte son Irlande natale pour Londres et New York, où elle fréquente les galeries d'art. Car son frère a des visions lors de ses crises, qu'il peint sous forme de toiles abstraites - celles-ci pourraient bien être la clef du succès tant désiré. Jusqu'où Gael ira-t-elle pour prouver au monde combien il est facile de retourner le système contre lui??
    Avec Sélection naturelle, Caoilinn Hughes nous livre un roman d'ambition contemporain vif, furieux et électrisant, dans lequel elle décrit des personnages à la dérive et un monde où tous les coups semblent être permis pour s'en sortir.

  • Publié quatre ans après la mort de j.
    R. r. tolkien (en 1973), le silmarillion raconte la création de l'univers du seigneur- des anneaux, dans des textes auxquels tolkien travailla pendant près de soixante ans, porté par l'espoir de parvenir à achever ce récit des jours anciens et à le publier en même temps que le seigneur des anneaux dont il forme l'arrière-plan et explique nombre d'allusions énigmatiques et fascinantes. on trouvera donc, aux côtés du silmarillion - qui relate la lutte des elfes et de morgoth pour les silmarilli, les joyaux fabriqués par fëanor, et les conséquences dramatiques de cette guerre pour les elfes -, un récit de la création du monde (ainulindalë), l'histoire de la chute de l'ile de núme-nor, une description des anneaux du pouvoir qui éclaire directement le seigneur des anneaux et de nombreuses informations sur les langues elfiques.

  • Ils sont trois, une femme et deux hommes. Alors qu'il est toujours plus difficile d'accéder à l'emploi au sortir de ses études, ces trois personnages banals et sans liens apparents se voient proposer un travail à l'Usine.
    L'Usine, un gigantesque complexe industriel de la taille d'une ville et qui s'étend à perte de vue, jusqu'aux montagnes environnantes. C'est là qu'ils vont désormais travailler, à des postes pour le moins curieux : l'un d'entre eux est chargée d'étudier des mousses pour végétaliser les toits, un autre relit des écrits de toutes sortes et les corrige. La dernière, elle, est préposée à la déchiqueteuse, et passe ses journées à détruire des documents. Très vite, la monotonie et l'absence de sens les saisit, mais quand on n'a pas le choix car il faut bien gagner sa vie, on est prêts à accepter beaucoup de choses... Même si cela implique de voir ce lieu de travail pénétrer chaque strate de leur existence ?
    Dans une ambiance kafkaïenne où la réalité perd peu à peu de ses contours, et alors que d'étranges animaux commencent à rôder dans les rues, les trois narrateurs se confrontent de plus en plus à l'emprise de l'Usine.
    Hiroko Oyamada livre un roman sur l'aliénation au travail où les apparences sont souvent trompeuses.

  • Avec Love, son dernier roman, Toni Morrison travaille sur la mémoire et l'obsession. Nous y découvrons un groupe de personnages féminins littéralement captivés par un homme, décédé depuis vingt-cinq ans au moment où s'ouvre le roman, vers le milieu des années 1990.
    Cet home, Bill Cosey, possédait jadis un hôtel pour Noirs fortunés, sur la côte est des USA. L'hôtel connut son heure de gloire au milieu du 20ème siècle ; tout ce que la communauté noire comptait d'artistes, de médecins, d'hommes d'affaire ou de femmes du monde venait s'y retrouver pour prendre du bon temps au bord de l'océan.
    Le mouvement pour les droits civiques et la déségrégation ont bouleversé cet univers présenté comme idyllique, si l'on oublie le caractère très exclusif de la politique commerciale mise en place par Bill Cosey, qui refusait l'accès à son établissement aux plus pauvres de sa communauté. L'hôtel a fini par fermer, et la demeure familiale est devenue le champ de bataille de deux femmes, Heed, la veuve de Cosey, et Christine, la petite -fille du maître des lieux. Ce sont d'anciennes « meilleures amies » d'enfance, mais leur amitié connut un tournant fatal lorsque Cosey, lui-même veuf, choisit de se remarier avec Heed, qui avait alors onze ans.
    La différence d'âge entre cet homme, déjà grand-père, et cette petite -fille n'est pas le seul sujet de scandale. Heed vient par ailleurs d'une famille extrêmement pauvre et illettrée et elle a le plus grand mal du monde a tenir sa place dans un univers familial très critique. Heed et Christine deviennent peu à peu les meilleures ennemies du monde, surtout après la mort de Cosey, qui laisse derrière lui un testament fort ambigu. La lutte des deux femmes, pour savoir qui est l'« enfant chérie » à laquelle reviendra la fortune de Cosey, constitue un des moteurs du roman. Christine veut faire appel de la décision du juge, pendant que Heed, qui a recruté une jeune fille, une tête brûlée du nom de Junior, entend fabriquer avec elle un faux testament, qui serait plus indiscutable.
    À la toute fin du roman, les deux femmes se retrouvent dans l'hôtel abandonné, dans des circonstances dramatiques, qui seules leur permettront de se parler enfin, de se retrouver et de comprendre que chacune n'a finalement plus que l'autre, avant le retournement final, dû à la voix narrative, venue d'outre -tombe, de L, une autre de ces femmes qui gravitaient autour de Bill Cosey.
    Love, en apparence, ne semble pas s'attaquer à de grandes et tragiques questions, comme avait pu le faire Beloved. Il n'empêche que Toni Morrison nous plonge à la fois dans une réflexion sur l'histoire de la communauté afro-américaine qui est tout sauf conventionnelle, et dans un huis clos psychologique, qui lui permet une présentation extrêmement pénétrante des relations entre les femmes et l'homme, des relations des femmes entre elles, toujours en rivalité pour être l'élue de cet homme aux multiples facettes, qui sont autant de facettes imaginaires qu'elles ont elles-mêmes mises en place. De fait, Love est également bel et bien un roman qui parle d'amour, qui parle de l'amour.

    Sur commande
  • " En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence de mon intranquillité, ce livre étrange... " qui alterne chronique du quotidien et méditation transcendante.
    Le livre de l'intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l'attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne , Bernardo Soares. Sans ambition terrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée, attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de " l'infiniment petit de l'espace du dedans ", Bernardo Soares, assume son "intranquillité" pour mieux la dépasser et, grâce à l'art, aller à l'extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou les mystiques atteignent la plénitude " parce qu'ils sont vidés de tout le vide du monde ". Il se construit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que le monde réel.

    Le livre de l'intranquillité est considéré comme le chef-d'oeuvre de Fernando Pessoa.

    Après le succès considérable de la première édition française, parue en deux volumes (1988 et 1992), puis de la seconde édition, intégrale, en un volume (1999), nous présentons aujourd'hui cette troisième édition, entièrement revue et corrigée, d'après le dernier état de l'édition portugaise (8e édition, 2009), publiée par Richard Zenith. Celui-ci a en effet introduit de nouvelles et nombreuses modifications, rectifiant ainsi les multiples erreurs de lecture qui entachaient l'édition portugaise originale (parue en 1982) ; figurent en outre dans le présent volume de nombreux inédits retrouvés par Richard Zenith depuis la première publication au Portugal. L'ordre des textes adopté ici, comme auparavant dans la 2e édition, diffère de l'ordre suivi dans la 1ère édition, pour obéir à une organisation thématique, mais plus dynamique et plus fidèle, dans la mesure du possible, à la chronologie des différents fragments. Enfin, la traduction proprement dite a fait à son tour l'objet d'une nouvelle révision approfondie par la traductrice elle-même, qui s'est efforcée de rendre, avec le maximum de transparence, la force poétique et dramatique de ce texte, l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature du XXe siècle.

  • Alexandr et Christine, Lydia et Zachary partagent une amitié très intime depuis leur rencontre alors qu'ils avaient 20 ans. Trente ans plus tard, Alex et Christine reçoivent un appel bouleversé de Lydia : Zach est mort. Ce décès les touche profondément, les trois amis encore vivants paraissent subitement partir à la dérive : tous s'accordent pour dire que Zach était le plus sain et le plus gentil d'entre eux, celui qu'ils ne pouvaient se permettre de perdre. Plutôt que de les rapprocher, la perte de Zach déforme leur relation, faisant remonter à la surface les enchevêtrements passés, les griefs tus. L'amour et le chagrin qui auraient pu les réunir se transforment en colère et amertume.

    Occasions tardives explore les entrelacs des relations les plus intimes. Sous la surface des arrangements et compromis de l'existence, reposent d'autres configurations, différentes, insondables, qui, bien que semblant appartenir au passé, demeurent la trame essentielle des amitiés et des amours unissant ces quatre protagonistes. Et quand un fil rompt, tout se détricote, la trame réaffirme sa présence. Naviguant encore une fois entre présent et passé, Tessa Hadley raconte avec délicatesse de quelle manière ces quatre amis demeurent régis, presque malgré eux, par les premiers liens qu'ils ont noués. L'espace que laisse la mort de l'un d'eux bouscule l'équilibre de leur arrangement. Comment le retrouver ?

    Sur commande
  • « Mallarmé ou Rimbaud ? » demande Marguerite Duras à son locataire qui aspire à écrire, ne comprend pas, une fois de plus, sa question et s'en étrangle. C'est que, lui avait expliqué un camarade d'exil, Marguerite parle
    un français supérieur.
    De fait, en l'interrogeant sur son destin littéraire, elle lui demande de choisir entre l'option nomade (Rimbaud, Hemingway, la virilité) et l'option sédentaire (Mallarmé, même domicile à vie). Malgré son inclination pour la première, le narrateur se prononce pour la deuxième parce qu'il craint que Duras ne l'enjoigne à quitter Paris et à libérer ainsi la mansarde dont il oublie de lui payer le loyer. En revisitant ironiquement ses jeunes années à Paris, ce double de Vila-Matas s'inscrit dans une lignée d'écrivains exilés, dont le plus célèbre est Ernest Hemingway, à qui il s'identifie : « Il y a, je ne sais combien d'années, que je bois, grossis et crois (...) que je ressemble de plus en plus à l'idole de ma jeunesse, Hemingway. » Hemingway qui, dans Paris est une fête, évoque le temps où il était très pauvre et très heureux.
    En revanche, le héros de Paris ne finit jamais est, lui, très pauvre et très malheureux.
    Rejeté par la moitié du monde, y compris par la concierge valencienne de l'immeuble (« Les Français ne veulent plus travailler, ils veulent tous écrire. Il ne manquait plus que les Catalans se mettent à vouloir les imiter. »), le
    narrateur découvre au fil des jours que, comme dit John Ashbery, après avoir vécu à Paris, on est incapable de vivre ailleurs, y compris à Paris.

  • En ce matin de Noël, Holly se réveille, en retard, hantée par un funeste pressentiment : l'impression que, quand elle est partie en Russie avec son mari seize ans plus tôt pour adopter Tatiana, quelque chose les a suivis jusque chez eux. Tandis qu'Holly tente de dissiper cette angoisse inexplicable, son mari, Eric, part en hâte pour l'aéroport où il doit retrouver ses parents venus fêter Noël avec eux.
    Très rapidement, les incidents s'enchaînent : un blizzard fulgurant se lève et interrompt progressivement toute possibilité de circulation automobile sur les routes environnantes. Alors qu'Eric se retrouve bloqué à l'hôpital où il a dû conduire d'urgence ses parents, les autres invités se décommandent successivement. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana. Se met alors en place un huis clos hivernal au fil duquel le comportement de sa fille apparaît de plus en plus étrange et incohérent.
    Elle qui était toujours apparue comme une enfant sage, attentionnée, affectueuse, ne cesse depuis son réveil de lui assener des reproches. Attitude relativement classique de la part d'une adolescente, mais déconcertante de la part de Tatiana du fait de son caractère si soudain. Pourquoi a-t-elle choisi cette matinée tendue pour égrener tous ses griefs à sa mère ? L'explication est-elle à chercher du côté des années qu'elle a passées à l'orphelinat en Russie ? Aurait-elle conservé de ces moments certains traumatismes ou faiblesses de constitution qui ne ressurgiraient que maintenant ? Les sautes d'humeur incessantes de Tatiana, entre tendresse et agressivité, sont aussi marquées par des changements de vêtements qui la font passer du statut de petite fille à celui d'une adolescente très féminine et délurée.
    De même, ses allées et venues incessantes entre la cuisine et sa chambre ne font qu'accroître le trouble de Holly à son égard. Une série d'apparitions et de disparitions assez perturbantes pour inciter sa mère, inquiète de ses silences répétés et inexpliqués, à tenter de l'espionner, de l'autre côté d'une porte que Tatiana n'avait encore jamais verrouillée jusqu'à ce jour... Au fil de cette matinée raccourcie mais à la temporalité distendue, Holly fait défiler les souvenirs qui l'ont conduite à adopter Tatiana, les voyages en Russie effectués pour l'occasion, et à la faveur de ces souvenirs ressurgit, désormais indélébile, cette angoisse qui l'assaillit depuis son réveil.
    Elle rend aussi compte de certaines frustrations personnelles, comme le renoncement à l'écriture, une occupation avec laquelle elle aimerait renouer mais qui semble difficilement conciliable avec sa condition de mère, et la maladie à laquelle elle a été confrontée. Les coups de téléphone, de plus en plus lapidaires, rythment cette matinée qui tourne au cauchemar, les catastrophes météorologiques s'ajoutant aux incidents domestiques et aux interventions agressives et perturbantes de Tatiana.
    La tension va ainsi croissant, laissant Holly de plus en plus seule et désemparée, jusqu'à la chute finale, condensée en quelques lignes, qui bouleverse la lecture et remet l'ensemble du récit en perspective. Aussi happant qu'oppressant, Esprit d'hiver constitue un brillant huis clos au fil duquel Laura Kasischke introduit détails et indices en apparence banals et qui se révéleront glaçants. A travers ce roman dont le suspense est brillamment instillé et maintenu jusqu'à la dernière ligne, Laura Kasischke propose une réflexion sur ce que l'on refuse d'admettre, sur le déni, ainsi que sur le resurgissement des souvenirs enfouis, qui ne disparaissent jamais totalement.

  • Aurelio Picca est un amoureux de Rome, mais la Rome qu'il aime n'a rien à voir avec celles des guides de voyage et du tourisme de masse : c'est la Rome des bas-fonds, celle où les garçons des rues côtoient les prostituées dans des bars louches, où les malfrats disparaissent dans les ruelles, où les conflits se règlent parfois en assassinats aux yeux de tous.
    Aurelio Picca arpente sa ville et voyage dans ses souvenirs : on lira dans L'Arsenal de Rome détruite le récit de nuits passées dans le quartier de l'EUR, le portrait de quelques criminels qu'il a croisés et avec qui, parfois, il est devenu ami. C'est un ouvrage fourmillant d'anecdotes où se découvre l'envers de la Ville éternelle : une cité brinquebalante, à la fois maîtresse et amante, lumineuse et sale. L'auteur y démontre qu'il a bien mérité son surnom de « Henry Miller des Castelli Romani ».

    Sur commande
  • Olinka Nouv.

    Après quinze ans, Aurelio Blanco sort de la prison où il a été incarcéré pour son implication dans l'escroquerie d'Olinka, un complexe de luxe construit suite à l'appropriation de terrains publics. À nouveau libre, il compte bien récupérer ce qu'on lui a volé : son foyer, sa fille, sa vie. Après tout, par loyauté aux Flores, sa belle-famille, il avait endossé la faute contre la promesse de sortir tôt de prison... avant qu'on l'abandonne à son sort.
    Olinka décrit les affaires et secrets d'un clan de Guadalajara, capitale et paradis du blanchiment d'argent. C'est là que les Flores ont construit leur ville. Mais la réalité mexicaine transforme les utopies en farces sanglantes, et la multiplication des projets immobiliers est un signe clair de la corruption rampante.
    Avec ce roman noir, Antonio Ortuño confirme qu'il est l'un des observateurs les plus lucides des impasses et de la violence, sous toutes ses formes, de son pays.

  • Donald, un métis Chippewa-Finnois de 45 ans, est marié à une femme blanche, et père de deux enfants. Atteint d'une sclérose en plaque, il réalise que personne ne sera capable de transmettre à ses enfants l'histoire de leur famille après sa mort. D'un naturel peu bavard, il commence alors à dicter à sa femme Cynthia des histoires qu'il n'a jamais partagées - sur sa relation à un héritage spirituel unique ou sur la façon dont voilà trois générations sa famille s'installa dans le Michigan et fit fortune dans l'industrie du bois. Pendant ce temps, autour de lui, sa famille lutte pour l'aider à mourir avec la même dignité que celle qui l'a caractérisé toute sa vie. Cynthia a fondé cette famille avec lui pour échapper à l'influence diabolique de son père. Pendant l'année qui suit la mort de Donald, ses proches cherchent un sens à ce deuil. Sa fille se plonge dans l'étude des idées Chippewa sur l'au-delà à la recherche d'indices sur la religion de son père. Cynthia et son excentrique frère David découvrent bien plus tard que la rédemption n'est pas une cause perdue. Jim Harrison écrit sur le coeur de ce pays comme personne, sur la culture de l'Amérique indigène, sur notre place dans le monde naturel et les plaisirs qui élèvent la vie jusqu'au sublime. Dans son nouveau roman, Jim Harrison propose une expression éloquente du deuil à travers le personnage de Donald. Jim Harrison sonde les motifs qu'il a explorés tout au long de sa prolifique carrière : le pouvoir cicatrisant de la Nature, le lien profond entre la sensualité et le spirituel, le royaume des esprits, la vie dans un chalet perdu en pleine nature, la pêche et la chasse. Un beau roman mélancolique et trépidant, plein de rêves et de visions d'ours. « La nourriture est un excellent thème littéraire. La nourriture dans l'éternité, la nourriture et le sexe, la nourriture et le désir. La nourriture fait partie intégrante de la vie. Elle n'est pas à part. » (Jim Harrison)

    Scénariste, critique gastronomique et littéraire, journaliste sportif et automobile, Jim Harrison, né en 1937 dans le Michigan, décide de devenir écrivain à l'âge de douze ans. D'abord enseignant à l'Université de New York, il retourne dans sa région natale et connaît ses premiers succès avec sa poésie, puis bifurque vers le roman. Depuis, il a publié quatre recueils de nouvelles, sept de poésie, sept romans et une autobiographie, En marge. Lauréat de multiples prix (National Endowment for the Arts 1968-1969), ses romans ont été adaptés à plusieurs reprises au cinéma.

empty