Littérature traduite

  • Scum manifesto Nouv.

    Scum manifesto

    Valerie Solanas

    Un pamphlet littéraire et politique à la puissance rare, où l'humour et la provocation permettent de mettre au jour les rapports de force entre les sexes, et les déviances liées à l'argent, au travail, à l'amour, et au pouvoir.
    En renversant l'image de la femme comme être inférieur par nature pour l'appliquer à l'homme, l'autrice démonte la mécanique de la domination masculine.
    Un pamphlet littéraire et politique, où l'humour et la provocation révèlent les rapports de force entre les sexes. Depuis sa diffusion dans les rues de New York par Valerie Solanas en 1967, SCUM Manifesto est devenu un texte culte du féminisme.

  • Un éloge de la marche, « en soi l'entreprise et l'aventure de la journée », faisant émerger la valeur suprême de l'individu et permettant la communion avec la nature. Le bréviaire essentiel de l'éveil à soi.
    « À quoi bon emprunter sans cesse le même vieux sentier ? Vous devez tracer des sentiers vers l'inconnu. Si je ne suis pas moi, qui le sera ? ».
    Henry David Thoreau (1817-1862) quitte à vingt-huit ans sa ville natale pour aller vivre seul dans la forêt, près du lac Walden. Il a pour habitude de marcher au moins quatre heures par jour. Avec cet éloge de la marche, exercice salutaire et libérateur, Thoreau fait l'apologie de l'éveil à soi par la communion avec la nature.

  • Il est des hommes "qui ont la vérité en eux mais ne l'expriment pas en paroles". Dans "Le Prophète", Khalil Gibran parle de l'exil, de l'amour, des enfants, du manger et du boire, du travail, de la douleur, de l'amitié, de la beauté, de la mort. Mais l'essentiel, il ne peut le dire. C'est en creux qu'il fait sentir la vérité muette de son âme. Et l'invisible évoqué par le prophète libanais parle directement à l'invisible qui est en nous.

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  • En 1919, âgé de trente-six ans, Franz Kafka rencontre Julie Wohryzek. A nouveau déchiré entre l'écriture et l'amour, il est saisi par l'angoisse que se répète l'échec sentimental qu'il a connu lors de sa rupture avec Felice Bauer. Pour conjurer l'échec, il lui faudrait se délivrer de la culpabilité que son père a fait peser sur lui. Dans un effort halluciné d'analyse et de confrontation, il se résout à lui écrire une longue explication.

    La Lettre au père résonne comme une tentative désespérée d'existence ; une ultime velléité de sortir de l'anéantissement dévastateur où l'a plongé le mépris paternel. La lettre ne sera jamais lue par le père, le fils ne se sera pas libéré de son emprise...

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  • Le texte bouleversant d'un père à son enfant, considéré comme l'un des poèmes les plus célèbres de la littérature, et suivi des lettres que Rudyard Kipling écrivit à son fils, John, pendant la guerre.

    Voici un des poèmes les plus célèbres de la littérature, que Rudyard Kipling dédia à son fils adolescent John, pour lui donner le goût de la liberté et lui transmettre le sens de l'honneur, la droiture, l'autonomie.
    Le poème est suivi des lettres que le père et le fils s'échangèrent quand John était sur le front en 1915.
    Une lecture d'une portée universelle, précieux témoignage de l'amour parental.

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  • Projet dantesque que celui de collodi, qui voulait donner à la langue italienne un creuset où puiser une force nouvelle. ainsi naquirent "les aventures de pinocchio", premier best-seller de la littérature enfantine : un feuilleton truculent où le rêve, l'aventure et la poésie s'entremêlent.
    Aucune des innombrables analyses et exégèses qu'il a suscitées n'a pu venir à bout de cet ouvrage enchanteur : et le pantin toscan siège à côté de peter pan au panthéon des avatars de l'enfant éternel.

  • A l'aide d'une seule phrase ("J'aimerais mieux pas"), Bartleby - clerc comme l'avait été Melville - par ce qu'il n'est que cette phrase, ouvre un trou béant dans le monde matériel que rien ne peut venir colmater, dans le monde supposé fermé du langage. Apparemment, seul Bartleby est capable de logique. Si nous rions, à la lecture de ce texte, c'est de son entourage, car de Bartleby, comment pourrions-nous rire ?

  • Quelle humiliation pour le major Kovaliov de voir son nez se pavaner dans un uniforme de conseiller d'Etat !

    Chef-d'oeuvre du réalisme fantastique, incroyable satire burlesque, Le Nez, paru en 1835, est pour Gogol, l'occasion de faire voler en éclats une société composée de pantins pour qui la fonction et l'uniforme sont le substitut universel de la vie.

  • C'est l'une des lettres les plus célèbres de toute la tradition épistolaire occidentale. L'une des plus belles, l'une des plus essentielles aussi. On y a vu l'invention du paysage. Pétrarque, poète et ecclésiastique à la cour papale, a trente-deux ans en 1336 lorsqu'il rédige cette lettre à l'attention de son confesseur. Cela fait plus de dix ans qu'il vit à Avignon et que Laure l'a éconduit. Le mont Ventoux appartient au spectacle naturel de la région à laquelle Pétrarque est si attaché depuis son enfance. Pic d'une crise spirituelle, le récit de son ascension est celui d'une formidable expérience dont il découvre la portée allégorique. L'Ascension du mont Ventoux marque une conversion, la réconciliation de Pétrarque avec l'ordre du monde et la splendeur de Dieu.

  • Traduction du grec par Jean-Marie Guyau

    révisée par Cyril Morana

    Anthologie


    « Mon but à moi, c'est de faire enfin de vous des hommes affranchis de toute entrave, de toute contrainte, de tout obstacle, libres, tranquilles, heureux, qui tournent leurs regards vers Dieu dans les petites comme dans les grandes choses. » Esclave boiteux devenu philosophe, Épictète dispensait oralement à ses élèves et disciples des leçons qui, par l'étude de modèles exemplaires, visaient leur édification. Consigné par l'un d'entre eux, son enseignement est avant tout fondé sur un savoir pratique : en acceptant « qu'il y a ce qui dépend de nous et ce qui n'en dépend pas », chacun peut se libérer de ses préjugés et accéder au bonheur.


    Cette édition propose trente-six leçons du philosophe qui illustrent avec force et profondeur la morale stoïcienne.

  • Dans l'histoire de retrouver des documents intimes sur Jeffrey Aspern, un poète de l'école romantique dont il passe pour spécialiste, un jeune critique littéraire se rend à Venise, à la fin du siècle dernier. C'est là que vit l'ancienne maîtresse de l'écrivain disparu, recluse dans un palais délabré aux persiennes toujours closes, au bord d'un canal, en compagnie de sa nièce. Pour entrer en possession des lettres dont il conjecture l'existence, le jeune homme est prêt à tout...
    Au-delà de l'intrigue sentimentale, du jeu de masques et du rapport de forces qui se développe entre le héros et les deux vieilles filles, ce célèbre roman d'Henry James (1843-1916) propose une sorte d'allégorie sur le "voyeurisme" de la lecture.

  • Du génie

    Arthur Schopenhauer

    Selon une opinion répandue, l´art nous détournerait de la réalité. Les oeuvres d´art seraient autant d´échappatoires commodes, de modes d´évasion privilégiés d´un quotidien étouffant. Mais que le monde créé par l´artiste soit le produit de son imagination, cela suffit-il pour en conclure qu´il se réduit à l´expression d´un point de vue purement individuel, nécessairement subjectif, capricieux et fantasque ? Dans « Du génie », tiré du Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1788-1860) montre, bien au contraire, que quand l´artiste accompli nous « prête ses yeux pour regarder le monde », il nous offre l´opportunité de le voir enfin tel qu´il est. Car, « dans le particulier voir toujours le général, voilà le trait caractéristique du génie ». Dès lors, si l´art nous détourne de la réalité, c´est seulement d´une réalité superficielle et étriquée, que faussent les exigences de nos besoins et notre recherche utilitaire. Le monde pourtant ne saurait s´y réduire. L´art du génie est ainsi le véritable parent de la philosophie : il ouvre à un dévoilement plus large et plus juste, de nous-mêmes comme de ce qui nous entoure.

  • Dans la " métaphysique de l'amour sexuel ", tirée du monde comme volonté et comme représentation, arthur schopenhauer (1788-1860) considère l'amour comme une ruse suprême de la volonté de vivre qui se sert de l'individu pour perpétuer l'espèce.
    Avec un matin plaisir, le philosophe détruit une à une les illusions de la passion amoureuse. bien avant freud, le misanthrope amateur de jolies femmes insiste sur la puissante force motrice de la sexualité.

  • En 1783, un auteur anonyme déclenche une controverse dans le numéro de septembre du Berliner Monatsschrift au sujet du mariage civil. Un pasteur, Zöllner, qui défend le mariage religieux, lui répond et s'interroge : « Qu'est-ce que les Lumières ? » Mendelssohn et Kant saisissent la balle au bond et entreprennent, chacun de leur côté, de lui répondre. Ces deux opuscules, respectivement intitulés « Sur la question : que signifie "aufklären" ?» et « Réponse à la question : qu'est-ce que "les Lumières" ?» présentent, cinq ans avant la Révolution française, un bilan des Lumières, au moment de leur apogée. Ont-elles fait le bien ? Comment faut-il éclairer ?
    Le débat va porter sur le bon usage et les abus des Lumières, sur le passage d'une théorie inflexible à la pratique. Il y est question de l'essence de l'homme et de son accomplissement dans la vie sociale, de la liberté de penser, de l'autonomie de la raison, de l'État et du droit.

  • En 1808, sous le choc de l'équipée napoléonienne qui, en traversant l'Europe, défait le saint Empire romain germanique, Kleist publie en feuilleton l'une de ses plus beaux romans courts, Michael Kohlhaas est l'histoire d'un honnête homme, maquignon de son état, victime d'un préjudice que lui a fait subir un hobereau. Ne parvenant pas à faire reconnaître le bien-fondé de sa plainte par les recours judiciaires habituels, il sollicite le prince-électeur, qui pratique lui aussi le déni. Harcelé pour avoir voulu en appeler au droit, ayant épuisé tous les recours et perdu sa famille dans un noir acharnement contre lui, il décide de se faire justice tout seul... Aucune circonstance atténuante ne lui sera accordée, Kohlhaas sera condamné à mort. C'est son amour de la justice qui l'a conduit au crime, il accepte la sentence de mort.
    Roman politique, qui voit s'affronter deux logiques, deux conceptions, celle du Moyen-Âge et celle de l'Absolutisme (Etat moderne), qui broient l'individu Kohlhaas, il était l'un des livres préférés de Franz Kafka. Ernst Bloch dira de son héros qu'il est le « Don Quichotte du rigorisme moral bourgeois ».

  • « Pouvoir regarder le soleil se lever ou se coucher chaque jour, afin de nous relier à un phénomène universel, préserverait notre santé pour toujours. »


    Auteur de La Désobéissance civile, Henry David Thoreau prolonge sa pensée séditieuse dans La Vie sans principe (1863). Prenant l'exemple de sa propre vie, Il montre que les besoins matériels et les contingences quotidiennes sont dérisoires et qu'ils constituent une entrave à l'épanouissement de l'esprit. En exaltant l'individualisme et une certaine forme d'oisiveté dans la communion avec la nature, Thoreau nous invite à explorer les « provinces de l'imagination ».

  • « Le trou du cul est plus nécessaire que les yeux ; car sans les yeux on peut vivre, mais sans trou au cul, ni vivre ni
    mourir. »


    Le plus grand poète espagnol du Siècle d'or, Francisco de Quevedo (1580-1645), est un satiriste de génie. Homme de cour sous Philippe II, il multiplie les provocations et tourne en dérision les travers de ses contemporains. Tombé en disgrâce, il profite sans doute de l'exil qui lui est imposé pour écrire ces Heurs et malheurs du trou du cul (1622-1623) d'inspiration rabelaisienne, dans une langue inventive. Jamais publié de son vivant, ce texte blasphématoire et scatologique circulait longtemps sous le manteau sans nom d'auteur.

  • Philosophie de l'ameublement Nouv.

    Edgar Allan Poe s'amuse à construire une véritable science de l'ameublement.
    La quête de la chambre idéale est celle d'une vraie « chambre à soi », où le tapis est « l'âme de l'appartement », où le canapé est une pièce maîtresse, où la simplicité et le « luxe discret » permettraient non pas la mise en scène de soi, mais bien l'épanouissement de l'esprit et la simplicité de l'être. La recherche d'une « douce intimité » qui résonne formidablement dans nos vies contemporaines.

    À paraître
  • A la faveur d'une approche anthropologique des comportements en vigueur dans les camps nazis, Primo Levi reprend, en les élargissant, les thèmes déjà abordés dans l'essentiel de ses écrits. Il insiste notamment sur la différence entre l'oeuvre du témoin et celle de l'écrivain. L'auteur de Si c'est un homme nous offre une leçon exemplaire de mémoire et de lucidité.

    Inédit Traduit de l'italien par Joël Gayraud

    Sur commande
  • Sous ce titre sont regroupés plusieurs essais inédits de Henry David Thoreau, moins connus que La Désobéissance civile, certes, mais qui viennent compléter et prolonger la théorie philosophique qu'il y développe.
    Thoreau, qui ne fut pas l'ermite dans les bois que la postérité voudrait voir en lui, mais un acteur des combats politiques de son temps, s'interroge sur les risques d'un pacifisme passif et prône un engagement concret et parfois jusqu'au-boutiste qui surprendra plus d'un de ses lecteurs. Ces textes dévoilent un autre aspect de l'écrivain : bien qu'adepte d'un transcendantalisme individualiste, il n'a cessé de réfléchir à la façon d'améliorer la société et le gouvernement.
    Le recueil comprend un avertissement contre la tentation d'un pacifisme passif, un véritable contre-discours de la nonrésistance anarchiste chrétienne, une remise en cause de la glorification du passé, une attaque en règle des réformateurs qui sévissent à l'époque en Nouvelle-Angleterre et cherchent en réalité à contrôler la société, un plaidoyer anti-esclavagiste, une mise en garde contre l'esprit commercial, l'esclavagisme moderne que représente l'industrialisation effrénée tant pour la condition humaine que pour l'environnement.

  • Karl Marx (1818-1883) rédige sa Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel après avoir fui la censure pratiquée en Prusse dans le Paris bouillonnant de la monarchie de Juillet. En 1844, il fait paraître son Introduction en revue. Dès les premières lignes, il mène tambour battant sa critique des régimes réactionnaires en Allemagne et s'attaque à la question politique de la religion : « Le véritable bonheur du peuple exige que la religion soit supprimée en tant que bonheur illusoire du peuple. » Sa qualification d'« opium du peuple » marque les esprits et passera à la postérité.
    Le jeune Marx opère sa mue : sa critique radicale de la religion est la première pierre de sa lutte politique, contre l'exploitation de l'homme par l'homme, vers la Révolution.

  • Publié en 1912, Les Ailes brisées est l'un des premiers livres de l'écrivain Libanais Khalil Gibran. Inspiré de son amour pour une jeune femme de son village natal, ce texte poignant laisse entendre, pour la première fois dans la littérature arabe, le refus d'une femme orientale d'être " considérée comme un meuble, acheté et livré d'une maison â l'autre ".


    L'histoire impossible entre Selma Karamy et celui que l'on devine être Gibran est plus qu'une confession amoureuse et un chant pastoral, c'est une critique sociale et morale qui fustige le statut misérable des femmes, brimées par des siècles de tradition misogyne.

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