Antoine-Pierre Mariano

  • Les Français croient au paradis : la retraite ! Une vie entretenue par les jeunes générations d'actifs et vouée aux loisirs, aux voyages, à la méditation. Mais « peu de gens savent être vieux », affirmait La Rochefoucauld. Aussi un traité sur l'art de la retraite s'impose-t-il dans un monde où l'on vit de plus en plus longtemps. Antoine-Pierre Mariano a rêvé lui aussi à cet état de liberté. Il a cru au bonheur de l'oisiveté. Il a découvert l'horreur de la retraite, de l'exclusion dans une époque atteinte de "jeunisme". À travers son double, Benoit Saint Gulliez, il décrit toutes les étapes du retraité : le pot de départ, le bal des hypocrites, l'abandon du costume et de la cravate pour le pantalon de velours, nouvel uniforme de l'inactif qui s'endort dans le confort. Une existence consacrée aux courses dans les supermarchés, à la télévision, aux vacances avec des vieux, aux parties de bridge qui se transforment en compétitions sanglantes, à la philatélie, au bricolage. Un musée des horreurs pour celui qui se sent encore actif et en bonne santé. Et, en plus, il faut rester dans le coup à l'époque de la révolution numérique.
    Ce petit pamphlet plein d'humour et de dérision dénonce l'un des lieux communs de notre époque. La retraite est un purgatoire avant l'enfer du déclin. Retraités de tous les pays, unissez vous pour continuer à travailler, à vivre tout simplement !

  • 1963-1973. En dix ans, l'économie française, stimulée par l'ouverture des frontières, a changé de dimension. L'avenir que lui promettent les futurologues est brillant. Mais cette mutation ne se réalise pas sans heurts. 1963 : la fin de la guerre d'Algérie, un hiver rigoureux, des conflits sociaux et une politique trop téméraire ont précipité la France dans l'inflation. De Gaulle impose à son Premier ministre, Georges Pompidou, et à son ministre des Finances, Valéry Giscard d'Estaing, un plan de stabilisation ; Michel Debré succède à Giscard en 1966 et parvient, mais trop tard, à relancer l'expansion. Depuis, Pompidou et Giscard revenus au pouvoir ont tiré profit des erreurs du passé. Pourtant, l'inflation menace de nouveau. Après "la Percée de l'économie française", de Jean Lecerf, paru en 1963 dans la même collection, voici donc la "Métamorphose", récit d'un témoin privilégié qui a vécu au jour le jour cette passionnante aventure, crises monétaires, dévaluation. Son analyse, enrichie des informations directes données par les principaux protagonistes : ministres, chefs d'entreprises, syndicalistes, permet de comprendre l'histoire de ces dix dernières années et par là même de préfigurer l'avenir.

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