Ségolène Royal

  • La crise démocratique et la crise climatique se ressemblent. Si nous voulons continuer à agir pour ne pas laisser triompher le découragement et l'indifférence, nous devons trouver pour la planète et pour la France la force de la résilience. La planète est en feu. Les incendies en Australie en sont un terrible symbole : notre présence se consume. Un avenir de cendres et de désolation se dessine si nous persistons sur la voie d'hier. La prophétie de Hubert Reeves risque hélas de se réaliser : « Actuellement, l'homme mène une guerre contre la nature, s'il gagne, il est perdu. » En feu la France l'est également, à mesure que s'accumulent les coups portés à notre modèle social. Réformes brutales, fracturation de nos territoires, destruction de nos services publics, précarités nouvelles : trop de chocs abîment la société, étouffent notre capacité d'anticiper et épuisent l'envie de croire en un avenir meilleur. Le pessimisme des Français gagne dangereusement du terrain. Nos deux écosystèmes, planétaire et humain, ont atteint un point de bascule. À quelles conditions pourront-ils trouver un nouvel équilibre ? Est-il déjà trop tard pour éviter leur disparition ? Résilience, atténuation, adaptation : je propose de puiser dans la connaissance de la nature pour sauver notre modèle social.

  • «  On voit bien que ç'a été parfois très violent pour vous. Mais vous n'avez rien dit. Comment fait-on pour tenir  ?  »
    Au moment où la parole des femmes se libère enfin, beaucoup d'entre elles m'ont demandé de m'exprimer sur ce qu'une femme en politique subit en silence. Et de plus en plus d'hommes me disent  : parlez pour nos filles, nos compagnes, nos soeurs. Je me suis donc accordé ce droit de dire, et ce droit est vite devenu un devoir. La raison du silence des femmes, c'est la peur de l'humiliation. Ce fut difficile, et parfois douloureux d'écrire, car il a fallu que je revive des épreuves que j'avais rangées dans ma mémoire frigorifiée.
    Mais, m'a-t-on dit, ayant été la première femme de l'histoire de France à accéder au second tour de l'élection présidentielle, vous deviez prendre la parole pour faire avancer la cause des femmes et poser des repères. Et en plus, j'ai appris de ma longue expérience des combats écologiques la ressemblance entre les violences faites aux femmes et celles faites à la nature, avec des prédateurs qui maltraitent, salissent, exploitent, trop souvent en toute impunité. Le même vocabulaire. La même loi du silence. C'est donc pour accélérer l'action que j'ai décidé de faire entendre ma voix et celles qui n'ont pas pu se faire entendre.
    Respect de la nature, respect des femmes  : et s'il y avait là une réponse aux deux fléaux qui frappent aussi bien la planète que l'action politique, la déshumanisation et le déracinement ?
    Ségolène Royal
     

  • Le combat pour le climat, et ce qu'il porte en lui de mutations positives, est le combat du siècle. C'est celui de la paix, de la prospérité et de la justice climatique. Tel est l'objet du manifeste de Ségolène Royal car, à travers le combat climatique, c'est l'invention du présent qui s'écrit. " L'année 2016 marque l'histoire de l'humanité avec l'entrée en vigueur de l'accord de Paris sur la lutte contre le dérèglement climatique. Il doit beaucoup aux scientifiques et aux chercheurs du monde entier qui ont prouvé la fragilité de notre planète et les destructions intolérables qu'elle subit. Il doit beaucoup aussi à toutes celles et ceux qui se sont mis en mouvement, citoyens, territoires, villes, entreprises, ONG et gouvernants et qui ont fait de cette année 2016 celle d'un aboutissement de plus de vingt ans de discussions et celle d'un nouveau départ. Pendant trois ans, j'ai vu ce monde nouveau qui s'écrit sous nos yeux et j'ai aidé de toutes mes forces à le faire émerger : des initiatives majeures, des pays qui luttent et inventent, des hommes et des femmes qui s'engagent. Partout, les citoyens transforment leurs vies, les gouvernements décident de modèles de développement sobres et durables. De nouvelles sources d'énergies sont domestiquées ; des peuples entiers se mobilisent ; la faune et la flore sont surveillées, protégées ; l'espace maritime enfin pris en considération. Contre le pessimisme, le cynisme, le relativisme, je voudrais dire que ce mouvement est réel, que sa force surprend chaque fois qu'on la rencontre dans n'importe lequel des continents. " On n'arrête pas une idée dont l'heure est venue " écrivait Victor Hugo. Aujourd'hui, cette idée poursuit sa course, et dans son sillage, une nouvelle réalité prend forme. Le scepticisme nous oblige à être plus clair et plus exigeant. Mais le combat pour le climat et ce qu'il porte en lui de mutations positives est le combat du siècle. C'est celui de la paix, de la prospérité et de la justice climatique. C'est surtout l'invention du présent qui s'écrit. " Ségolène Royal

  • Il fut un temps où l'enfance n'était pas l'enfance. Puis un temps où l'on s'avisa que l'enfant n'était pas un adulte miniature. Longtemps, le père eut tous les droits. Quand l'État s'en mêla, l'enfant fut d'abord objet de protection. Peu à peu, il devint aussi sujet de droits. Il est donc aujourd'hui sujet de protection. À l'échelle de l'histoire, l'idée est assez neuve. Et plus neuve encore l'affirmation que ces droits valent à égalité pour les garçons et pour les filles».Les textes juridiques cités dans ce recueil racontent cette histoire, notre histoire. Ils disent combien le regard que nous portons sur l'enfance a évolué. Ils montrent la cristallisation, au fil du temps et de bien des combats, d'un ensemble de droits et de devoirs qui ont acquis force de loi. La question familiale y est, de nos jours, centrale. Et, avec elle, celle de l'autorité parentale et de sa fonction instituante, de la filiation et de sa sécurisation. [']Ce petit livre citoyen est bienvenu car il met de précieux repères à la portée de tous ceux qui s'intéressent à l'enfance et à ses droits. Le sujet, loin d'être subalterne, touche à l'essentiel car, comme l'a écrit Hannah Arendt, il s'agit de décider "si nous aimons assez nos enfants pour ne pas les rejeter de notre monde, ni les abandonner à eux-mêmes ni leur enlever leur chance d'entreprendre quelque chose de neuf".Ségolène Royal

  • Ségolène Royal a tout pour gagner les primaires et l´élection présidentielle de 2012. En 2007, elle était arrivée au second tour de la présidentielle avec 17 millions d´électeurs derrière elle. Elle a de ce fait conquis notoriété et respect dans le monde entier, ce qu´elle mettra au service de la France.Ségolène Royal opère la synthèse entre la défense de valeurs traditionnelles (famille, éducation, sécurité) et la conscience du futur (croissance verte, entreprises citoyennes, démocratie participative, alliances politiques sans sectarisme...). Elle a su faire l´union rassurante entre la ruralité de son enfance et de sa région, et les quartiers urbains populaires où elle a acquis une forte popularité.Ségolène Royal aborde ce moment politique avec la maturité et la force puisées dans les épreuves. Animée depuis toujours par la morale de l´action, elle se présente aujourd´hui comme « la présidente des solutions ». Dans ce livre, elle propose un « ordre social juste » pour en finir avec les « désordres injustes » qui indignent et découragent.

  • Appréhender le patrimoine roman, apprendre à connaître le patrimoine dans son ensemble : l'enjeu est essentiel. La médiation du patrimoine joue un rôle fondamental dans cette démarche de compréhension, d'interprétation et d'appropriation. Cet ouvrage présente des actions visant à améliorer les conditions d'accueil et d'animation des publics autour du patrimoine roman et de mettre en place une expérimentation dans le domaine de l'éducation et de la médiation du patrimoine.

  • Après trois décennies de croissance et d'urbanisation trop souvent sauvages, l'heure est venue de réinventer la France. C'est le combat que mène Ségolène Royal depuis qu'elle s'est engagée dans l'action publique, d'abord comme députée des Deux-Sèvres et aujourd'hui comme ministre de l'Environnement. Elle nous montre dans ce livre que l'enlaidissement de nos campagnes et les atteintes à notre cadre de vie - l'eau, l'air, les sols - ne sont pas une fatalité, ni la désertification rurale. Les agriculteurs apprennent à marier la recherche appliquée et le respect des rythmes naturels et des traditions liées à chaque région. L'expansion endémique des banlieues qui gagne peu à peu tout le territoire doit être mieux contrôlée. Il est temps, nous dit l'auteur, de reconquérir les paysages de France menacés aujourd'hui plus que jamais. Les paysages sont construits par les hommes et doivent l'être aussi pour eux, et pour leur qualité de vie. Aux grands maux les grands remèdes : des lois plus strictes, l'organisation d'états généraux de la lutte contre les pollutions, une politique active de « labellisation » des paysages pourraient contribuer à préserver ce qui doit l'être mais aussi à y faire vivre des hommes et des activités. Nécessaire, la réconciliation entre l'Homme et la Nature est ainsi possible. C'est un nouveau modèle de développement durable qu'il faut bâtir. Car la France demeure ce lieu d'exception auquel il faut croire et où tous doivent s'investir, citoyens ou ministres.

  • Après trois décennies de croissance et d'urbanisation trop souvent sauvages, l'heure est venue de réinventer la France. C'est le combat que mène Ségolène Royal depuis qu'elle s'est engagée dans l'action publique, d'abord comme députée des Deux-Sèvres et aujourd'hui comme ministre de l'Environnement. Elle nous montre dans ce livre que l'enlaidissement de nos campagnes et les atteintes à notre cadre de vie - l'eau, l'air, les sols - ne sont pas une fatalité, ni la désertification rurale. Les agriculteurs apprennent à marier la recherche appliquée et le respect des rythmes naturels et des traditions liées à chaque région. L'expansion endémique des banlieues qui gagne peu à peu tout le territoire doit être mieux contrôlée. Il est temps, nous dit l'auteur, de reconquérir les paysages de France menacés aujourd'hui plus que jamais. Les paysages sont construits par les hommes et doivent l'être aussi pour eux, et pour leur qualité de vie. Aux grands maux les grands remèdes : des lois plus strictes, l'organisation d'états généraux de la lutte contre les pollutions, une politique active de « labellisation » des paysages pourraient contribuer à préserver ce qui doit l'être mais aussi à y faire vivre des hommes et des activités. Nécessaire, la réconciliation entre l'Homme et la Nature est ainsi possible. C'est un nouveau modèle de développement durable qu'il faut bâtir. Car la France demeure ce lieu d'exception auquel il faut croire et où tous doivent s'investir, citoyens ou ministres.

  • Enfants et adolescents passent davantage de temps aujourd'hui devant la télévision qu'à l'école. Et si beaucoup de parents s'inquiètent à juste titre des difficultés scolaires de leurs enfants, ils ont en revanche le sentiment d'être impuissants devant la médiocrité et la violence des programmes, surtout sur les chaînes commerciales. La seule logique des marchands d'images triomphe, c'est-à-dire celle du moindre coût, et elle guide le contenu de ce qui est donné en pâture à raison de deux ou trois heures par jour, à des bébés zappeurs dont le seul pouvoir se résume à la pression d'un bouton. Les nuisances subies par les jeunes générations sont mises en évidence : comportements tantôt agressifs, tantôt repliés sur l'anxiété ; cauchemars et troubles du sommeil ; perte de la capacité de concentration ; dégradation de l'image de la femme, modèles dévalorisants pour les petites filles, et guère plus positifs pour leurs compagnons de jeux. Sans faire de la télévision un bouc émissaire, il n'est pas trop tard pour refuser l'alignement sur le bas de gamme des modèles américains et japonais auquel nous assistons, à condition de savoir mettre un coup d'arrêt à la loi de l'argent. Au-delà de la dénonciation sans complaisance du système, ce livre est d'abord un appel aux gestionnaires des chaînes pour davantage de scrupules, et aux téléspectateurs pour plus d'exigences, afin que soit utilisé au mieux ce fantastique jouet qu'est la télévision.

  • Enfants et adolescents passent davantage de temps aujourd'hui devant la télévision qu'à l'école. Et si beaucoup de parents s'inquiètent à juste titre des difficultés scolaires de leurs enfants, ils ont en revanche le sentiment d'être impuissants devant la médiocrité et la violence des programmes, surtout sur les chaînes commerciales. La seule logique des marchands d'images triomphe, c'est-à-dire celle du moindre coût, et elle guide le contenu de ce qui est donné en pâture à raison de deux ou trois heures par jour, à des bébés zappeurs dont le seul pouvoir se résume à la pression d'un bouton. Les nuisances subies par les jeunes générations sont mises en évidence : comportements tantôt agressifs, tantôt repliés sur l'anxiété ; cauchemars et troubles du sommeil ; perte de la capacité de concentration ; dégradation de l'image de la femme, modèles dévalorisants pour les petites filles, et guère plus positifs pour leurs compagnons de jeux. Sans faire de la télévision un bouc émissaire, il n'est pas trop tard pour refuser l'alignement sur le bas de gamme des modèles américains et japonais auquel nous assistons, à condition de savoir mettre un coup d'arrêt à la loi de l'argent. Au-delà de la dénonciation sans complaisance du système, ce livre est d'abord un appel aux gestionnaires des chaînes pour davantage de scrupules, et aux téléspectateurs pour plus d'exigences, afin que soit utilisé au mieux ce fantastique jouet qu'est la télévision.

  • Le printemps des grands-parents arrive. Une nouvelle génération est en train d'éclore, celle des dix millions de grands-parents, qui s'intercale entre la génération des parents et celle des anciens. Avant cinquante-deux ans, une femme sur deux est grand-mère ; à cinquante-cinq ans, un homme sur deux est grand-père. Les officines de communication s'accordent pour prédire une France âgée, solitaire, et une individualisation forcenée des comportements. Et si c'était l'inverse qui se produisait sous nos yeux ? Comment ne pas voir que, pour la première fois dans notre histoire, des millions de personnes arrivent à l'âge grand-parental avec un bagage intellectuel ou un savoir-faire considérable : ce sont les générations qui ont connu l'explosion des professions qualifiées. Ce potentiel ne peut rester inutilisé. Le champ d'action qui s'ouvre à la solidarité inter-génération est immense. Les sociétés qui sauront l'aménager, s'en sortiront indéniablement mieux que les autres. Saurons-nous saisir cette nouvelle richesse du temps retrouvé ?

  • Le printemps des grands-parents arrive. Une nouvelle génération est en train d'éclore, celle des dix millions de grands-parents, qui s'intercale entre la génération des parents et celle des anciens. Avant cinquante-deux ans, une femme sur deux est grand-mère ; à cinquante-cinq ans, un homme sur deux est grand-père. Les officines de communication s'accordent pour prédire une France âgée, solitaire, et une individualisation forcenée des comportements. Et si c'était l'inverse qui se produisait sous nos yeux ? Comment ne pas voir que, pour la première fois dans notre histoire, des millions de personnes arrivent à l'âge grand-parental avec un bagage intellectuel ou un savoir-faire considérable : ce sont les générations qui ont connu l'explosion des professions qualifiées. Ce potentiel ne peut rester inutilisé. Le champ d'action qui s'ouvre à la solidarité inter-génération est immense. Les sociétés qui sauront l'aménager, s'en sortiront indéniablement mieux que les autres. Saurons-nous saisir cette nouvelle richesse du temps retrouvé ?

  • L'idée de ce livre est née de la question que m'ont tant de fois posée des proches comme des inconnus : « Comment faites-vous pour continuer, malgré tout ? » Et j'ai pensé que ce travail de mémoire sur les sources du courage pourrait servir à d'autres, à vous, cher lecteur, qui êtes parfois tenté par le découragement dans ce que vous entreprenez et espérez.
    J'ai apprus que le courage n'était de ne pas avoir peur, mais d'en triompher. Nelson Mandela a raconté comment il avait souvent eu peur. Franklin Rossevelt, lourdement handicapé, a mis tellement d'énergie à rééduquer son corps, que tout le reste lui paraissait facile. Les ouvrières d'Aubade se battent pour prouver que « les petites mains ont une tête ». Et tant d'autres qui ont réussi un incroyable dépassement de soi.
    J'ai choisi celles et ceux avec lesquels, d'une façon ou d'une autre, j'ai noué une rencontre.
    Se sentir « haï par la vie sans haïr à son tour », continuer à « lutter et se défendre » sans devenir « sceptique ou destructeur » pour reprendre Kipling, « et sans dire un seul mot se mettre à rebâtir » : si un peu de cela est transmis au lecteur qui souffre, alors j'en serai heureuse.
    Voilà des rencontres, des révoltes partagées, et des combats auxquels je dois une bonne part de l'endurance et de la persévérance dont on me crédite.
    Ce livre exprime une reconnaissance à l'égard de tous ces « passeurs de courage », comme j'aime à les appeler. Ils transmettent, par leur extraordinaire exemple, une énergie neuve quand le découragement nous tenaille.Ségolène Royal

  • Voici un ouvrage original par son propos comme par sa facture. Le grand sociologue Alain Touraine propose une grille de lecture de la société française, à laquelle la responsable politique Ségolène Royal réplique, thème par thème, discutant la pertinence de l'analyse et en tirant des conclusions politiques.

    Ces « rencontres » intellectuelles, ce va-et-vient, par courts chapitres où alternent les textes de chaque co-auteur, entre l'approche théorique des bouleversements engendrés par la mondialisation et la traduction pratique, concrète, tangible, dans la sphère politique, nourrissent un ouvrage de fond qui apporte, une fois n'est pas coutume, une véritable valeur-ajoutée à l'intelligence de la nouvelle France.

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