Audiolib

  • Le joueur d'échecs

    Stefan Zweig

    Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand
    Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste
    qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis
    plus de vingt ans ?
    Les circonstances dans lesquelles l'homme a acquis sa
    science du jeu sont terribles. Elles renvoient aux expérimentations nazies sur
    les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, le
    cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.
    Dans
    cette fable inquiétante parue en 1943, un an après son suicide,
    Zweig porte un regard désespéré sur une époque qui ne laisse comme
    alternative que la démence ou la mort.
    Édouard Baer donne
    toute sa dimension à ce grand texte où l'angoisse est sans cesse à fleur de
    mots.
    Durée : 1h53

  • Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l'aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fasciné par la personnalité d'un de ses maîtres ; l'admiration et la recherche inconsciente d'un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d'idolâtrie, de soumission et d'un amour presque morbide. Freud a salué la finesse et la vérité avec lesquelles l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs restituait le trouble d'une passion et le malaise qu'elle engendre chez celui qui en est l'objet. Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l'un des chefs-d'oeuvre du grand écrivain autrichien.
    L'exceptionnel talent de Daniel Mesguich lui permet une interprétation inspirée de ce texte, qui en respecte toutefois la bouleversante sobriété.
    Durée : 3 h 44 min

  • Marie-Antoinette

    Stefan Zweig

    Le cynisme de la boutade aura beaucoup fait pour la fâcheuse réputation de Marie-Antoinette. Des Parisiens affamés, elle aurait dit : « Ils n'ont pas de pain ? Qu'ils mangent de la brioche ! ». Mot très certainement apocryphe, mais révélateur du portrait de femme futile et débauchée qui fut fait de l'« Autrichienne » après la Révolution.
    Zweig, s'appuyant sur les archives de l'Empire autrichien, retrace avec pénétration l'évolution de cette trop jeune reine de 15 ans, que la faiblesse de Louis XVI va précipiter dans un tourbillon de fêtes avant de la vouer à la guillotine.
    La lecture de Laurent Jacquet, mêlant sensibilité et rigueur, rend pleinement justice aux exceptionnelles qualités de biographe de Stefan Zweig.
    Durée : 18 h 20 min

  • Fouché

    Stefan Zweig

    • Audiolib
    • 11 Septembre 2019

    Joseph Fouché (1759-1820) est l’une des figures les plus énigmatiques de son temps. Il a servi avec zèle la République, le Directoire, le Consulat, l'Empire et la Monarchie. Homme de l'ombre, disciple de Machiavel, Fouché aura survécu à tous les changements de régime sans jamais se départir de cette « absence de conviction » qui fascina Balzac autant que Stefan Zweig.
    Élève chez les Oratoriens, il devint sous la Révolution un pilleur d'églises. Conventionnel modéré, il vota la mort du roi et participa activement au massacre des Lyonnais royalistes. Ambassadeur du Directoire à Dresde, il cambriola son ambassade. Ministre de la Police, à l'abri derrière ses fiches et ses mouchards, il tint tête à Talleyrand et à Bonaparte. Signataire du premier manifeste sur l'égalité, il meurt richissime, duc d'Otrante et sénateur.
    Joseph Fouché, c'est l'art du reniement, la grâce du traître. Il n'y a pas de personnalité plus décriée que cet homme politique au sang-froid.
    Stefan Zweig nous donne ici un saisissant portrait de Fouché, en qui il voit la première incarnation d’un type politique moderne : l’homme de l’ombre, dissimulé, manipulateur, actionnant en coulisses les mécanismes du pouvoir réel.
    Illustrations sonores tirées de Beethoven : Symphonie n°7, deuxième mouvement, Allegretto
    (C) et (P) Audiolib, 2019
    Insel Verlag, 1929 © Williams Verlag, Zürich et Atrium Press, 1976 © Éditions Grasset 1969
    Durée : 9h47

  • Le voyage dans le passé

    Stefan Zweig

    Texte intégral lu par Thibault de Montalembert
    Traduit de l'allemand par Baptiste Touverey


    Le voyage dans le passé est l'histoire des retrouvailles au goût amer entre un homme et une femme qui se sont aimés et croient s'aimer encore. Louis, jeune homme pauvre mû par une «volonté fanatique», tombe amoureux de la femme de son riche bienfaiteur, mais il est envoyé au Mexique pour une mission de confiance. La grande guerre éclate.

    Ils ne se reverront que neuf ans plus tard. L'amour résiste-t-il à tout ? À l'usure du temps, à la trahison, à une tragédie ?

    Dans ce texte bouleversant, jamais traduit en français jusqu'à ce jour, on retrouve le savoir-faire unique de Zweig.

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    Né en Autriche en 1881, mort au Brésil en 1942, auteur de romans, de pièces de théâtre et de poèmes, Stefan Zweig excelle dans l'essai, la biographie et la nouvelle. Comme dans la Confusion des sentiments ou Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme, on retrouve ici son génie de la psychologie, son art de suggérer par un geste, un regard, les tourments intérieurs, les arrières-pensées, les abîmes de l'inconscient.


    Après une formation au cours Florent puis à l'école de comédiens du théâtre des Amandiers de Nanterre, Thibault de Montalembert joue au cinéma et au Théâtre sous la direction de metteurs en scène prestigieux et lit à voix haute dans le cadre de festivals.


    Durée : 1 h 50 min



  • Lettre d'une inconnue

    Stefan Zweig


    Préface écrite et lue par Elsa Zylberstein


    Un amour total, passionnel, désintéressé, tapi dans l'ombre, n'attendant rien en retour que de pouvoir le confesser. Une blessure vive, la perte d'un enfant, symbole de cet amour que le temps n'a su effacer ni entamer. Une déclaration fanatique, fiévreuse, pleine de tendresse et de folie. La voix d'une femme qui se meurt doucement, sans s'apitoyer sur elle-même, tout entière tournée vers celui qu'elle admire plus que tout.

    Avec Lettre d'une inconnue, Stefan Zweig pousse plus loin encore l'analyse du sentiment amoureux et de ses ravages, en nous offrant un cri déchirant d'une profonde humanité. Ici nulle confusion des sentiments : la passion est absolue, sans concession, si pure qu'elle touche au sublime.
    Léa Drucker met ici sa grande humanité et toute sa sensibilité dans l'incarnation parfaite de « l'inconnue ».


    Né en Autriche en 1881, mort au Brésil en 1942, auteur de romans, de pièces de théâtre et de poèmes, Stefan Zweig excelle dans l'essai, la biographie et la nouvelle,. Comme dans la Confusion des sentiments ou Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme, on retrouve ici son génie de la psychologie, son art de suggérer par un geste, un regard, les tourments intérieurs, les arrières-pensées, les abîmes de l'inconscient.


    De formation théâtrale classique, Léa Drucker est nominée deux fois au Molière de la révélation théâtrale féminine ; elle poursuit depuis un brillant parcours au théâtre, à la télévision et au cinéma.


    Durée : 1 h 40 min

  • Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée... Seul le narrateur tente de comprendrecette « créature sans moralité », avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle.
    Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur de "Lettre d'une inconnue" et du "Joueur d'échecs", est une de ses plus incontestables réussites.
    Tension, densité, émotion : tous ces mots conviennent autant à ce magnifique récit de Stefan Zweig qu'à l'interprétation magistrale qu'en donne Marie-Christine Barrault.
    Durée : 2 h 41

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