Stefan Zweig

  • Qui est cet inconnu capable d´en remontrer au grand Czentovic, champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu´antipathique ? Peut-on le croire, quand il affirme qu´il n´a pas joué depuis plus de vingt ans ? Les circonstances dans lesquelles l´homme a acquis cette science sont terribles. Elles nous renvoient aux expérimentations nazies sur les effets de l´isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges. Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit un personnage avec une ironie douloureuse, « pourrait servir d´illustration à la charmante époque où nous vivons ».Traduction, préface et commentaires par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent.

    4 Autres éditions :

  • Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d´Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d´un des clients, s´est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n´avait passé là qu´une journée... Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l´aide inattendue d´une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle. Ce récit d´une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l´auteur d´Amok et du Joueur d´échecs, est une de ses plus incontestables réussites.

    3 Autres éditions :

  • Magellan

    Stefan Zweig

    • Grasset
    • 12 Février 2003

    C'est sur un paquebot trop confortable, en route pour l'Amérique du Sud, que Stefan Zweig eut l'idée de cette odyssée biographique. Il songea aux conditions épouvantables des voyages d'autrefois, au parfum de mort salée qui flottait sur les bougres et les héros, à leur solitude. Il songea à Magellan, qui entreprit, le 20 septembre 1519, à 39 ans, le premier voyage autour du monde. Un destin exceptionnel... Sept ans de campagne militaire en Inde n'avaient rapporté à Magellan le Portugais qu'indifférence dans sa patrie. Il convainc alors le roi d'Espagne, Charles-Quint, d'un projet fou ; " Il existe un passage conduisant de l'océan Atlantique à l'océan Indien. Donnez-moi une flotte et je vous le montrerai et je ferai le tour de la terre en allant de l'est à l'ouest " (C'était compter sans l'océan Pacifique, inconnu à l'époque..). Jalousies espagnoles, erreurs cartographiques, rivalités, mutineries, désertions de ses seconds pendant la traversée, froids polaires, faim et maladies, rien ne viendra à bout de la détermination de Magellan, qui trouvera à l'extrême sud du continent américain le détroit qui porte aujourd'hui son nom. Partie de Séville avec cinq cotres et 265 hommes, l'expédition reviendra trois ans plus tard, réduite à 18 hommes sur un raffiot. Epuisée, glorieuse. Sans Magellan qui trouva une mort absurde lors d'une rixe avec des sauvages aux Philippines, son exploit accompli. Dans ce formidable roman d'aventures, Zweig exalte la volonté héroïque de Magellan, qui prouve qu'" une idée animée par le génie et portée par la passion est plus forte que tous les éléments réunis et que toujours un homme, avec sa petite vie périssable, peut faire de ce qui a paru un rêve à des centaines de générations une réalité et une vérité impérissables ".

  • Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l´aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fasciné par la personnalité d´un de ses professeurs ; l´admiration et la recherche inconsciente d´un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d´idolâtrie, de soumission et d´un amour presque morbide.
    Freud a salué la finesse et la vérité avec lesquelles l´auteur d´Amok et du Joueur d´échecs restituait le trouble d´une passion et le malaise qu´elle engendre chez celui qui en est l´objet.
    Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l´un des chefs-d´oeuvre du grand écrivain autrichien.

    1 autre édition :

  • Après ses vies de Magellan, de Marie Stuart ou de Fouché, faut-il rappeler le génie de biographe de Stefan Zweig ? Marie-Antoinette (1933) rétablit la courbe et la vérité d'un destin obscurci par la passion ou la honte posthumes. L'auteur a fait le ménage dans la documentation, puisant dans la correspondance de Marie-Antoinette avec sa mère, Marie-Thérèse d'Autriche, et dans les papiers de Fersen, grand amour de la reine. Qui était Marie-Antoinette faite, l'année de ses quinze ans et par raison d'Etat, reine de France ? Une débauchée futile ? Une icône pour la Restauration ? Nous la suivons de la chambre de son époux, qu'elle appelait son « nonchalant mari », le falot Louis XVI, jusqu'au lit de la guillotine. Quel voyage ! Quelle histoire ! Le monde enchanté et dispendieux de Trianon, la maternité, le début de l'impopularité, l'affaire du collier, la Révolution qui la prit pour cible, la fuite à Varennes, la Conciergerie, l'échafaud... Zweig s'est penché sur Marie-Antoinette en psychologue. Il ne la divinise pas : elle « n'était ni la grande sainte du royalisme ni la grande « grue » de la Révolution, mais un être moyen, une femme en somme ordinaire ». Il analyse la chimie d'une âme bouleversé par les événements, qui, sous le poids du malheur et de l'Histoire, se révèle à elle-même et se rachète, passant de l'ombre de la jouissance à la lumière de la souffrance. « A la toute dernière heure, Marie-Antoinette, nature moyenne, atteint au tragique et devient égale à son destin ». Davantage qu'un livre d'histoire : un roman vrai.

  • Le Monde d´hierest l´un des plus grands livres-témoignages de notre époque. Zweig y retrace l´évolution de l´Europe de 1895 à 1941, le destin d´une génération entière d´hommes confrontés plus brutalement que d´autres à l´Histoire et à toutes les « catastrophes imaginables ».

  • Un écrivain viennois apprend en lisant son courrier qu´une femme l´aime en secret d´un amour absolu depuis des années... Une nuit, un voyageur rencontre dans un bar un homme autrefois dominateur, aujourd´hui humilié par une fille à matelots... Ces deux nouvelles publiées en 1922 témoignent de l´art de Stefan Zweig pour dépeindre les tourments de l´amour non partagé, la passion qui brûle les coeurs et détruit les vies... Traduction d´Alzir Hella et Olivier Bournac. Révision de la traduction de Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent.

    1 autre édition :

  • Montaigne

    Stefan Zweig

    En 1941, alors qu'en Europe la guerre et les nationalismes font des ravages, Stefan Zweig, exilé au Brésil, trouve en Montaigne un « ami indispensable », dont les préceptes de tempérance et de modération lui paraissent plus que jamais nécessaires. Selon Zweig, « pour que nous puissions appréhender l'art et la sagesse de vivre de Montaigne [...] il fallait que survienne une situation similaire à celle qu'il avait connue. »
    De son propre aveu, Zweig n'était pas à même d'apprécier pleinement le génie de Montaigne lorsqu'il le découvrit à vingt ans. C'est en les relisant à travers le prisme de l'expérience qu'il mesure véritablement tous les enjeux des Essais. Laissant parler son admiration pour l'auteur, il en dresse une biographie émue et passionnante, dans laquelle il livre, en creux, son propre portrait à la veille de sa mort.Préface d'Olivier Philipponnat.Traduit de l'allemand par Corinna Gepner.

  • Reine d'Ecosse à la mort de son père, en 1542, alors qu'elle n'a que six jours et reine de France à dix sept ans, après son mariage avec François II, Marie Stuart est une des figures les plus romanesques de l'histoire. Veuve en 1560, elle rentre en Ecosse et épouse Lord Darnley, avec qui elle ne s'entend bientôt plus. Elle devient la maîtresse de Bothwell - une liaison qui entraînera sa perte. Lorsque Bothwell assassine Darnley, l'horreur causée dans le pays par ce forfait est si grande que Bothwell est exilé : Marie Stuart doit se réfugier auprès de sa rivale Elisabeth Ier, reine d'Angleterre. Celle-ci la gardera captive vingt ans, jusqu'au jour où, tombant dans le piège d'une conspiration contre la vie d'Elisabeth, la malheureuse Marie est condamnée à mort. Parée de mille grâces par les uns, peinte comme une criminelle par les autres, chacun reconnaît en Marie Stuart une victime, dont l'énergie dans l'épreuve et la fierté devant la mort furent admirables. Il fallait un esprit libre et l'immense talent de Stefan Zweig pour faire revivre en toute justice la femme et la reine si cruellement unies par le destin. Sans négliger aucun des témoignages ni des travaux qui l'ont précédé, éclairant en grand psychologue les caractères des personnages de ce drame, reconstituant avec une minutieuse exactitude cette époque pleine de bruit et de fureur, Stefan Zweig a réussi pour Marie Stuart à concilier rigueur de scientifique et passion de l'artiste.

  • Rédigé en 1941 au Brésil où le triomphe du nazisme en Autriche a contraint Zweig à émigrer, Le Monde d'hier raconte une perte : celle d'un monde de sécurité et de stabilité apparentes, où chaque chose avait sa place dans un ordre culturel, politique et social qui nourrissait l'illusion de l'éternité. Un monde austro-hongrois et une ville sans égale, Vienne, qu'engloutira le cataclysme de 1914.

    Dans ce qui est l'un des plus grands livres-témoignages sur l'évolution de l'Europe de 1895 à 1941, Zweig retrace dans un va-et-vient constant la vie de la bourgeoisie juive éclairée, moderne, intégrée, et le destin de l'Europe jusqu'à son suicide, sous les coups du nationalisme, de l'antisémitisme, de la catastrophe de la Première Guerre mondiale et de l'effondrement de l'Empire austro-hongrois, sans oublier le rattachement de Vienne au Reich national-socialiste. Ce tableau d'un demi-siècle de l'histoire de l'Europe résume le sens d'une vie, d'un engagement d'écrivain, d'un idéal d'une République de l'intelligence par-dessus les frontières.

    Chemin faisant, le lecteur croise les amis de l'auteur : Schnitzler, Rilke, Rolland, Freud, Verhaeren ou Valéry.

  • Fouché

    Stefan Zweig

    Joseph Fouché (1759-1820) a servi avec zèle la République, le Directoire, le Consulat, l'Empire et la Monarchie. Homme de l'ombre, disciple de Machiavel, Fouché aura survécu à tous les changements de régime sans jamais se départir de cette « absence de conviction » qui fascina Balzac autant que Stefan Zweig. Elève chez les Oratoriens, il devint sous la Révolution un pilleur d'églises. Conventionnel modéré, il vota la mort du roi et participa activement au massacre des Lyonnais royalistes. Ambassadeur du Directoire à Dresde, il cambriola son ambassade. Ministre de la Police, à l'abri derrière ses fiches et ses mouchards, il tint tête à Talleyrand et à Bonaparte. Signataire du premier manifeste sur l'égalité, il meurt richissime, duc d'Otrante et sénateur. Joseph Fouché, c'est l'art du reniement, la grâce du traître. Il n'y a pas de personnalité plus décriée que cet homme politique au sang froid. Stefan Zweig nous fait découvrir, à sa manière subjective, une figure cachée et essentielle de l'Histoire française.

  • Qu'est-ce qu'un héros ? Deux textes de Stefan Zweig à redécouvrir, dans la veine du Wagon plombé. Deux textes sur deux explorateurs, deux moments de l'Histoire, deux lieux cruciaux pour aujourd'hui (les océans, les pôles). Le premier, qui donne son titre au livre, raconte la découverte du Pacifique, en septembre 1513, par Vasco Nunez de Balboa (cette « fuite dans l'immortalité » renvoie au fait que Bilboa, sorte de bandit rebelle dont la tête risquait d'être mise à prix, n'avait pas d'autre issue pour s'en sortir que de devenir un héros). Le second, intitulé « La lutte pour le pôle Sud », raconte la dernière et tragique expédition de Robert Falcon Scott en Antarctique, en janvier 1912.

  • "Dans chaque coeur ici-bas circulent d'étranges sentiers de contrebande entre le Bien et le Mal, la chair et l'esprit, et il s'avéra bientôt que c'était précisément cette dualité d'une nature inattendue qui menaçait la paix des âmes. Car comme les jumelles, malgré une conduite extrêmement dissemblable, restaient à peine distinguables physiquement, ayant même silhouette, même couleur d'yeux, même sourire et même charme, quoi de plus naturel à ce que naquît chez les hommes de la ville un trouble passionné."
    Qu'il s'attache à la rivalité entre soeurs jumelles ou aux premiers émois d'un adolescent, Zweig touche, dans ces récits enchâssés, au plus ténu des mouvements intérieurs.

  • Erasme

    Stefan Zweig

    Zweig explore l'existence d'Erasme, les rapports secrets de son physique et de son génie, le combat inégal de l'humanisme serein et pacifiste contre le fanatisme révolutionnaire de Luther.

  • Amok

    Stefan Zweig

    Sur le pont du transatlantique qui doit le ramener de Calcutta en Europe, le narrateur est brusquement arraché à sa rêverie par la présence quasi fantomatique d´un autre passager, qui se décide, lors d´une seconde rencontre, à lui confier le secret qui le torture... « Amok [...] est l´enfer de la passion au fond duquel se tord, brûlé, mais éclairé par les flammes de l´abîme, l´être essentiel, la vie cachée.» Romain Rolland Préface de Romain Rolland. Traduction d´Alzir Hella et Olivier Bournac. Révision de la traduction et postface de Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent.

    3 Autres éditions :

  • Le voyage dans le passé

    Stefan Zweig

    • Grasset
    • 29 Octobre 2008

    C´est l´histoire d´un amour contrarié par les circonstances de la vie : un jeune homme pauvre tombe amoureux de la femme de son riche employeur, qui est également son bienfaiteur. Elle l´aime aussi. Il est envoyé pour plusieurs années en Amérique Latine pour une mission de confiance ; elle lui promet de se donner à lui quand il reviendra. Mais ce retour ne cessera d´être différé : la guerre de 1914-18 éclate, empêchant toute traversée de l´Atlantique pour les ressortissants des pays ennemis de l´Angleterre ; le jeune homme finit par se marier et fonder une famille. Les retrouvailles n´ont finalement lieu que neuf ans plus tard et elles ont un goût amer. Le lecteur est pris par cette histoire d´amour impossible, émouvante, qui rappelle par bien des aspects la fin de L´Education sentimentale. C´est une belle réflexion sur l´usure des sentiments et l´impossibilité de faire revivre le passé.

  • Édition enrichie de Jean-Pierre Lefebvre comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    Une jeune femme dans une situation tragique écrit à l'homme qu'elle a aimé passionnément, depuis l'enfance, pour lui rappeler son histoire : de leurs trois nuits d'amour est né un enfant qu'elle a élevé seule. Elle cherche à renouer le fil de leur relation. Mais son ancien amant est un brillant séducteur, un écrivain qui jouit égoïstement des plaisirs de la vie. Pour lui, elle n'est qu'une femme parmi d'autres ; pour elle, il est tout. Peut-il se souvenir d'elle ?

    Dans cette poignante nouvelle, publiée en 1922, Zweig analyse les psychologies féminine et masculine avec une acuité rare. Entre amour et oubli, plaisir physique et profondeur spirituelle, cette histoire d'obsession amoureuse, cruelle et crue, est d'une stupéfiante modernité.

    2 Autres éditions :

  • Si Christophe Colomb a découvert lAmérique, pourquoi sest-on inspiré du prénom dAmerigo Vespucci pour baptiser cette partie du monde ? Comment a-t-on pu attribuer au modeste marchand florentin les mérites dun autre ? Quelle est la part de responsabilité de Vespucci dans cette erreur ? Pour élucider cette énigme, Stefan Zweig entreprend dans ce récit une enquête palpitante. Avec le même art consommé du suspens qui caractérise ses nouvelles, il transporte le lecteur de la brillante Florence des Médicis à la péninsule Ibérique des conquistadors et au Nouveau Monde, objet de tous les fantasmes.


    Illustration : Frédérique Deviller ©Flammarion, daprès une photo ©Juanmonino / Getty Images

  • La peur

    Stefan Zweig

    Ce recueil de six nouvelles (1935) illustre le génie de l'observation de Zweig, son sens magistral de la psychologie. Zweig voulait "résumer le destin d'un individu dans un minimum d'espace et donner dans une nouvelle la substance d'un livre".

    1 autre édition :

  • L'antisémitisme, le judaïsme et la guerre : deux nouvelles de Zweig, écrites l'une alors qu'il a vingt ans, l'autre sur la fin de sa vie, explorent l'ambivalence à l'égard de ses origines de celui qui se disait volontiers "juif par hasard". Dans un shtetl d'Europe centrale, au moment de fêter un mariage, les juifs doivent soudain fuir dans la nuit et la neige une bande de tueurs : Dans la neige, récit peu connu de 1901, livre comme une préfiguration des persécutions nazies. Il est suivi du Chandelier enterré, longue nouvelle écrite en 1937, alors que les persécutions sont devenues réalité. Zweig y dépeint, à travers les pérégrinations du chandelier à sept branches du temple de Jérusalem aux Ve et VIe siècles, le désespoir du peuple en exil, l'oppression, l'injustice et la détermination des juifs à retourner en Terre sainte.

  • Ce précieux document était devenu introuvable depuis près de cinquante ans ! À partir du conflit exemplaire entre Sébastien Castellion (1515 - 1563) et Calvin, Stefan Zweig nous fait vivre un affrontement qui déborde de beaucoup son cadre historique. Cette cause nous intéresse tous : liberté et tolérance contre intégrisme.
    Si Stefan Zweig finit de rédiger ce texte prémonitoire en 1936, en pleine montée du fascisme, il faut y voir un sens profond. En effet, comment ne pas faire le rapprochement entre la ville de Genève et l'Allemagne nazie, entre Calvin et Hitler, les sbires de Farel et les hordes hitlériennes ?
    Quelques décennies plus tard, fanatisme religieux et résurgence des extrêmes droites doivent à nouveau nous ouvrir les yeux. Cet écrit polémique devient alors une charge d'une force redoutable.

  • Seul, un jeune aristocrate foule le quai de gare d'une station de montagne. Arrivé à son hôtel, à l'affût de la moindre rencontre, il entrevoit une femme élégante, l'air lointain, en compagnie d'un garçonnet. Prêt à tout pour la conquérir, il va feindre l'éclosion d'une amitié avec le fils pour atteindre la mère. Et bientôt, le petit Edgar ne comprendra pas la raison, celle qu'on lui tait et qu'il pressent brûlante, de leur soudaine métamorphose...

    "Oh, le savoir, savoir enfin ce secret, le comprendre, tenir cette clef qui ouvre toutes les portes, ne plus être l'enfant à qui l'on cache et dissimule tout, ne plus être celui qu'on berne et qu'on dupe. C'est le moment ou jamais! Je vais bien le leur arracher, ce terrible secret."

    2 Autres éditions :

  • « Ma voix va s'efforcer d'être celle des quarante ou cinquante millions de victimes dont la voix, en Europe centrale, est étouffée, étranglée. [...] Vous savez tous comment la tragédie a commencé. Ce fut quand surgit en Allemagne le national-socialisme, dont la devise fut dès le premier jour : étouffer. »Voyageur infatigable, passionné de littératures et de cultures étrangères, Stefan Zweig partageait avec les grands intellectuels de son temps un pacifisme actif et des rêves humanistes. Face à la montée du nazisme et à l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale, qui le contraignirent à l'exil et à l'errance, il n'eut de cesse de lutter contre l'effondrement de l'Europe. Articles, chroniques et essais inédits écrits par Stefan Zweig entre 1911 et 1942, autant de précieux fragments disparus ou encore oubliés qui reflètent l'actualité mouvante de toute une époque et nous font découvrir, à saut et à gambades, les ressorts intimes d'une écriture engagée. Écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien parmi les plus célèbres des années 1920-1930, Stefan Zweig est l'auteur de très nombreux ouvrages, dont le magnifique Monde d'hier. Souvenirs d'un Européen (1944).

  • Edition enrichie (Préface, notes, dossier sur Stefan Zweig)La passion en ce qu´elle a d´irrésistible et de semblable à la folie : c´est le thème central de ces trois récits publiés en 1922 par le grand écrivain autrichien, auteur du Joueur d´échecs et de La Confusion des sentiments.
    L´ amok, en Malaisie, est celui qui, pris de frénésie sanguinaire, court devant lui, détruisant hommes et choses, sans qu´on puisse rien faire pour le sauver. Le narrateur rencontre sur un paquebot un malheureux en proie à cette forme mystérieuse de démence. Histoire encore d´une folie, d´une passion - d´un amour fou, cette fois - que la Lettre d´une inconnue reçue par un romancier à succès. Mais la passion peut faire de l´homme dominateur et méprisant un être humilié et ridiculisé : c´est le thème du troisième de ces récits, La Ruelle au clair de lune.

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