Arthaud (réédition numérique FeniXX)

  • Pourquoi est née cette guerre du Vietnam alors qu'étaient encore chaudes les cendres du deuxième conflit mondial ? Comment a-t-elle pu durer plus de vingt-sept années, toute une génération ? Jacques Suant remonte le temps pour déceler ses origines, éclaire les faits pour dévoiler les mécanismes, examine les formes particulières de lutte pour expliquer des résultats inattendus, fait la synthèse des jeux de la politique et de la guerre pour suivre l'évolution des événements. Le conflit aura-t-il été celui de deux idéologies et l'Indochine le champ de bataille permettant l'affrontement - par États satellites ou clients - des très grandes puissances du monde ? A ne considérer que cet aspect des choses, on négligerait l'essentiel. La guerre du Vietnam c'est d'abord la lutte d'un peuple qui, contre vent et marée, veut assurer son indépendance, retrouver ses traditions nationales parfois millénaires et reprendre en main sa destinée. La vérité a souvent été fardée. Pour secouer des préjugés enracinés depuis longtemps, il fallait peut-être qu'un ancien officier du Corps expéditionnaire français en Indochine le dit à haute voix.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Technocrates, technocratie : mots mystérieux que l'on chuchote presque et qui ont pris la place des synarques et de la synarchie dont parlaient nos pères ; les mots ont changé, les mystères demeurent. Philippe Bauchard a voulu en savoir davantage : ces technocrates, qui sont-ils ? que veulent-ils ? Cette technocratie, que représente-t-elle ? La forme la plus pernicieuse du capitalisme, l'ébauche d'un socialisme inavoué ? Philippe Bauchard a, des technocrates et de la technocratie, une expérience quotidienne : il analyse le rôle réel que ces hommes jouent dans la vie de notre pays... Le régime est prospère, on nous le dit. Les affaires de la France sont bonnes et les comptes satisfaisants. Mais les mineurs se mettent en grève, on parle d'augmenter les impôts, chaque couche de la population estime que ses intérêts sont plus ou moins menacés. Alors ? Là encore, il faut un bilan, un bilan qui, « sans haine ni colère », dresse les comptes exacts de l'entreprise France. « L'Intendance suivra... » Mais l'Intendance a-t-elle suivi ? Les Républiques passent : l'économie demeure et joue un rôle sans cesse plus grand dans la vie de la nation. C'est elle finalement qui décidera de la mort ou de la survie du régime. Cette victoire que le général de Gaulle a remportée sur les « partis de jadis » sera-t-elle prolongée par une autre victoire : en matière économique cette fois ? Le Plan : un mot-clef de l'économie française, un thème favori du chef de l'Etat ; mais ce mot, que recouvre-t-il ? Que représente ce Plan qui doit permettre à chacun de nous de connaître l'âge d'or ? Comment est-il élaboré ? Quels sont ses pouvoirs, que pouvons-nous en attendre ? Mystique ou réalité, le problème reste posé.

  • La Justice n'a pas besoin de critique, mais de changement. Les plus grands hommes dont l'humanité est fière ont toujours montré de l'inquiétude et même de l'hostilité à l'égard de cette institution. Chaque fois qu'on veut l'améliorer, on se heurte à des « compétences » qui s'appliquent toujours à minimiser les défauts du système et à majorer les difficultés. Avant la Révolution française, la torture, la vénalité, l'inégalité ont pu être combattues parce que leur existence n'était pas douteuse. Elles ont reculé. De nos jours, le mal a pris d'autres formes. Les mots cachent les choses. L'autorité hiérarchique a pris la place de la vénalité. La forme de la société, la politique (pas seulement les interventions mais les opinions) ont pris la place de l'inégalité. Une justice ne peut pas être égalitaire dans un pays qui ne l'est pas. Quant à la torture, physique ou morale, il est hérétique d'en parler. Mettons la lumière sur les vrais problèmes, tranchons dans les difficultés artificiellement accumulées. L'indépendance totale est impraticable, il faut trouver outre chose. La preuve est souvent incertaine, sa recherche fanatique comporte des dangers terribles, il faut donc éviter l'irréparable. La police est souvent chargée des fautes de la justice, il faut donc briser cette séparation derrière laquelle l'une et l'autre s'abritent alternativement. Le concret doit l'emporter sur l'abstrait. Il faut montrer les choses telles qu'elles sont. Au public enfin de juger. Chacun doit se dire : SI J'ÉTAIS JUGE... et passer aux actes.

  • On a pu parler d'une pathologie du progrès, des statistiques venant sans cesse nous prouver que, dans les pays où le développement matériel et intellectuel atteint son plus haut point, le nombre ou la virulence de certains maux s'accroît. La plupart de ces maux sont d'origine nerveuse et, quelques affections nettement somatiques mises à part, ce qu'on a appelé « les maladies de la civilisation » ont leur siège dans notre esprit et leur source dans les conflits d'ordre psychologique. Les formes de ce désaccord entre l'homme et un monde où il se perd dans le désordre de ses créations, cède à la frénésie du progrès et souffre de la dépersonnalisation due à l'envahissement de la technique ou à l'adoption de modes de vie collective, sont examinées, une à une, dans ce livre, résultat d'une longue étude menée avec le concours de sociologues, de médecins et de psychologues. S'arrêter au bilan ainsi obtenu, qui légitimerait toutes les inquiétudes, serait toutefois ne montrer que quelques-unes des vérités de notre époque. On ignore trop souvent encore que le progrès tend également à augmenter le pouvoir intellectuel de l'être humain. L'incohérence, l'empirisme qui marquent le développement de la société et le désarroi qu'ils provoquent pourraient disparaître le jour où la science nous aurait dotés d'une intelligence plus grande et d'une meilleure organisation mentale. Rien de positif n'est encore obtenu dans ce domaine, malgré les nouvelles méthodes de psychothérapie qui éliminent un grand nombre de troubles, mais il était nécessaire de voir, auprès des spécialistes de la psychophysiologie et de la biologie, si nous approchons du « temps des génies ». La perspective d'une telle transformation de l'être humain dans ce qu'il a d'essentiel ne va pas sans provoquer une sorte de vertige. L'accroissement des troubles mentaux et nerveux dans les pays développés crée un égal vertige et c'est l'existence de ces deux abîmes : l'abîme d'une dégénérescence morale de l'espèce et l'abîme d'un avenir supra-humain, qui justifie le titre de cet ouvrage, examen de conscience autant que diagnostic.

  • 1963-1973. En dix ans, l'économie française, stimulée par l'ouverture des frontières, a changé de dimension. L'avenir que lui promettent les futurologues est brillant. Mais cette mutation ne se réalise pas sans heurts. 1963 : la fin de la guerre d'Algérie, un hiver rigoureux, des conflits sociaux et une politique trop téméraire ont précipité la France dans l'inflation. De Gaulle impose à son Premier ministre, Georges Pompidou, et à son ministre des Finances, Valéry Giscard d'Estaing, un plan de stabilisation ; Michel Debré succède à Giscard en 1966 et parvient, mais trop tard, à relancer l'expansion. Depuis, Pompidou et Giscard revenus au pouvoir ont tiré profit des erreurs du passé. Pourtant, l'inflation menace de nouveau. Après "la Percée de l'économie française", de Jean Lecerf, paru en 1963 dans la même collection, voici donc la "Métamorphose", récit d'un témoin privilégié qui a vécu au jour le jour cette passionnante aventure, crises monétaires, dévaluation. Son analyse, enrichie des informations directes données par les principaux protagonistes : ministres, chefs d'entreprises, syndicalistes, permet de comprendre l'histoire de ces dix dernières années et par là même de préfigurer l'avenir.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • La construction européenne demeure, avec une intensité variable suivant la conjoncture, un problème politique d'actualité. Certes, le consensus à l'égard de la poursuite et de l'achèvement de la construction de ce qui reste aujourd'hui l'Europe élargie est quasi général, mais la conception de cette Europe est loin d'être précise et identique chez les partenaires. Or, en dépit des obstacles apparents opposés par la conjoncture politique actuelle, cette Europe unifiée pourrait être réalisée : pour y parvenir, il faudrait emprunter certaines voies, et celles-là seules, éviter certains écueils et lui donner la seule forme susceptible d'être acceptée par tous les partenaires. L'auteur, qui a vécu pendant quatre ans à l'intérieur des sphères communautaires, analyse avec une clarté parfois brutale les données du problème, démythifie certains de ses aspects, ne craint pas, bien que partisan de l'unification, de dénoncer les dangers d'une administration communautaire et, tirant les conclusions de son bilan, donne les conditions qui, seules, peuvent assurer la réussite de l'opération.

  • Alors que la gauche s'interroge sur le pouvoir, que les polémiques se multiplient sur l'art et la manière de conquérir et d'exercer ce pouvoir, Philippe Bauchard a conçu cette biographie de Léon Blum comme un essai de réflexion sur un homme exceptionnel. Un homme exceptionnel qui a été confronté à des situations dramatiques et qui a joué un rôle de premier plan à une époque charnière de ce siècle, celle de l'affrontement capitalisme-socialisme d'où naîtra le nouveau socialisme. D'abord esthète, moraliste et juriste, Léon Blum ne devait venir que tardivement à la politique. Son intervention au congrès de Tours fit de lui le gardien de la « vieille maison », l'homme de la doctrine du socialisme français, inspiré de Jaurès et opposé au communisme alors révolutionnaire. Hésitant entre le planisme, le réformisme et l'application d'un marxisme bien tempéré, Blum devait être, après la grande crise et la poussée du Front populaire, l'homme du changement. Attaqué par la droite, cueilli à froid par un mouvement de grèves sans précédent, Blum proposa, avec les accords Matignon, une nouvelle politique sociale, esquissa une autre politique économique, dévalua le franc, s'opposa à l'intervention en Espagne et rechercha des alliances à l'Est contre le nazisme. Bloqué par l'hostilité du Sénat, Blum devait échouer en 1937 avant de constituer un éphémère gouvernement en 1938. L'effritement de la gauche, la montée des périls, l'effondrement de 1940 transformèrent Blum en bouc émissaire. Le procès de Riom, où il comparut en même temps qu'Édouard Daladier, Guy La Chambre et le général Gamelin, devait marquer son apothéose avant sa déportation. Après la guerre, Léon Blum ne parvint pas à imposer la "troisième force" entre les gaullistes et les communistes. Alors, exercice ou conquête du pouvoir ? A la lumière des analyses en profondeur que Philippe Bauchard donne de la personnalité de Léon Blum, le lecteur s'expliquera mieux la fascination exercée par le pouvoir sur la gauche et les erreurs du socialisme français. Un livre clef sur cinquante ans d'histoire.

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