MkF Éditions

  • De A comme Albatros à Z comme Zébu, découvrez les animaux du génial dessinateur naturaliste Charles-Alexandre Lesueur.

  • Comment les musées d'art contemporain peuvent-ils assurer leur mission politique à l'heure de la mondialisation marchande et des restrictions budgétaires drastiques auxquels ils doivent faire face ? En creux, comment peuvent-ils aussi surmonter le choc pandémique qui touche le monde depuis 2020 ? Claire Bishop s'intéresse à trois musées européens qui exposent le contemporain (le Van Abbemuseum d'Eindhoven, le Reina Sofìa à Madrid et le Musée d'art contemporain Metelkova à Ljubljana) et qui ont fait depuis longtemps le choix de se détourner du modèle dominant, consistant à prêter et faire venir des oeuvres dans leurs murs, pour utiliser leurs collections et les questionner de différentes manières. Ce qui est contemporain, c'est notamment le travail de présentation des oeuvres et la manière dont le public s'en empare.

    Avec des dessins de l'artiste roumain Dan Perjovschi pour souligner son propos, l'autrice nous montre qu'il faut imaginer d'autres modes de circulation des oeuvres, d'autres façons de valoriser les artefacts culturels et d'autres façons de raconter une histoire. Parmi les nombreuses pistes ouvertes, l'une des plus créatives et des plus urgentes devrait être selon elle de repenser - ou de remplacer - ce vestige de la modernité qu'est le musée.

  • En février 2016, l'association de lutte contre la maltraitance animale L214 - alors quasi inconnue du grand public - publie sur Internet une courte vidéo tournée en caméra cachée dans un abattoir. On y voit des employés maltraiter les animaux. Les installations ne sont manifestement pas adaptées. L'impact médiatique de cette vidéo est sans précédent. Dès le lendemain, le cabinet du ministre français de l'Agriculture diligente une enquête.
    Avec cette affaire, L214 installe en France un puissant modèle relationnel qui va impacter en profondeur la société. Tandis que se dessinent les contours d'un Internet démocratique où
    des organisations citoyennes peuvent désormais entrer en communication avec la population et les dirigeants.
    Michaël Bourgatte revient sur cette affaire, en montrant que la question de la régulation de l'élevage et de l'abattage devient une urgence dans une société où les discours contre l'industrie de masse commencent à trouver un ancrage, en particulier autour d'une conscience écologique nouvelle.

  • Et s'il était possible de comprendre les relations internationales à travers une nouvelle grammaire? Le patrimoine s'avère un extraordinaire vivier pour l'élaboration d'une diplomatie nouvelle. Le contexte géopolitique actuel nous incite à repenser le patrimoine non plus sur le mode des représentations postcoloniales, mais bien d'après d'autres critères, moins univoques que le rapport idéologiquement stérile qu'entretiennent à ce sujet les pays du Nord et ceux du Sud. Il importe de voir le monde sous l'angle de l'histoire des relations internationales, des sensibilités d'opinion, mais aussi sous celui de l'art et de la culture comme enjeu mémoriel et politique.
    À travers 5 cas emblématiques du continent asiatique (Abou Dabi et son environnement régional ; le Monde chinois ; le vandalisme en terres d'Islam ; le Japon et l'ambivalente question patrimoniale ; un patrimoine partagé entre l'Inde et le Pakistan), Emmanuel Lincot aborde la question du soft power aussi bien que des luttes d'influences internationales sous un angle inédit.

  • Ces dernières années, les grands musées ont connu une augmentation importante de leur fréquentation, portée par de grandes expositions temporaires dites "blockbusters".
    Autrefois réservé à un public averti ou scolaire, le musée est entré résolument dans une stratégie de séduction pour attirer le plus grand nombre. Mais le contexte actuel est celui d'une usure de ce modèle (coûteux, peu écologique, files d'attente à rallonge...).
    Comment désormais répondre aux attentes d'un public nombreux et maintenant fidélisé ?Dans le seul cas du Louvre, 70 % de son public est composé d'étrangers venus du monde entier pour découvrir ses chefs d'oeuvres. Avec ses 9 millions de visiteurs et bientôt davantage, le Louvre doit maintenant se préoccuper de son basculement dans le tourisme de masse.
    À l'heure de la crise de la Covid-19, que signifie pour un musée le fait de se transformer attraction numéro un d'une ville ? Comment concilier les logiques de conservation du patrimoine et de médiation et celles plus commerciales des industries culturelle ?
    Daniel Jacobi, spécialiste reconnu des musées, propose ici des réponses pour comprendre leur évolution.

  • En apparence, tout va bien : il n'y a jamais eu autant de musées en France et jamais autant de monde dans les musées. Mais quelques grands musées ne cachent-ils pas la forêt ? Des musées uniquement fréquentés par des groupes scolaires ou du troisième âge ; se reposant sur leurs collections sans se poser trop de questions ?
    La mission récente du Ministère de la Culture « Musées du XXIe siècle » offrait de multiples pistes d'action sans épuiser le sujet. Yves Winkin propose ici de prolonger cette réflexion en croisant son expérience d'anthropologue de la communication et de directeur de musée pour proposer une autre approche, fondée sur l'invention de nouveaux rituels - autant de cérémonies publiques pour faire entrer les musées dans le XXIe siècle.
    À travers 12 rituels, l'auteur nous invite à repenser le rôle des musées dans notre société.

  • La culture, au même titre que l'économie, est un instrument de la puissance chinoise. Mais séduire le monde en faisant usage de son seul « soft power » ne suffit pas. L'Etat-parti communiste entend aussi diffuser de manière plus active des valeurs néo-confucéennes et conservatrices en ouvrant de Nouvelles routes de la soie et en recourant à l'Intelligence Artificielle, puissants vecteurs pour installer les intérêts du régime dans le monde. Ce « sharp power » mobilisé par Pékin est observable dans des champs d'activités aux applications très diverses. Que ce soit en créant ses propres industries culturelles dans le domaine de l'audiovisuel, en développant son marché de l'art ou à travers l'élaboration d'un discours nationaliste, tous garants d'une cohésion entre la Chine continentale et ses diasporas, Xi Jinping met en oeuvre une stratégie à vocation mondiale.
    La culture est au coeur de ce projet et avec elle, pourrait naître une toute autre grammaire des relations internationales. C'est sous cet angle inédit qu'Emmanuel Lincot nous donne ici des clés pour comprendre ce qui, au-delà même de la Chine, engage définitivement notre avenir.

  • Le Havre/Australie

    Collectif

    Le 19 octobre 1800, Nicolas Baudin et son équipage embarquent du Havre pour une expédition hors du commun à la découverte des Terres Australes. A bord, des scientifiques, mais aussi des dessinateurs dont Charles-Alexandre Lesueur ou Nicolas-Martin Petit. Ils sont parmi les premiers Européens à dessiner et décrire les animaux, les paysages et surtout les populations rencontrés. Dans l'esprit de ce Voyage aux Terres Australes à la croisée des sciences, des arts et de l'aventure, le Muséum du Havre tire le fil d'une intimité rare et toujours vive entre la ville normande et l'Australie. Les dessins de Lesueur et Petit dialoguent ici avec les oeuvres d'artistes aborigènes et l'éclairage de scientifiques français et australiens.

  • De nombreux musées occidentaux conservent dans leurs collections des objets - en particulier d'Afrique - issus du passé colonial. Alors que ces objets continuent de revêtir une signification symbolique forte dans leurs pays d'origine, ils se retrouvent le plus souvent dans les vitrines des musées occidentaux comme des objets en perdition, privés de leur contexte historique, social et culturel.
    Les musées français ou occidentaux qui possèdent, par vocation ou par hasard, des patrimoines extra-européens dans leurs collections ne peuvent les valoriser sans associer à leur étude les musées et les représentants patentés des pays d'où ces patrimoines sont originaires.
    La tâche la plus urgente est de rendre à l'Afrique sa parole sur ce patrimoine qui est le sien. D'où la nécessité d'inventorier ces objets avec soin, d'établir des corpus, de les relier aux patrimoines des pays d'origine, et de chercher de nouvelles formes de
    partenariat entre musées du nord et musées du sud.

    Des spécialistes des musées d'Europe et d'Afrique esquissent ici les pistes pour faire du continent africain le fer de lance des musées du XXIe siècle.


    Avec les contributions de : Étienne Féau, Alice Michonnet, Caroline Gaultier-Kurhan, Gabrielle Baglione, Philippe David, Salimata Diop, Nathalie Carratié-Faye, Abdoulaye Touré, Manuel Valentin, Delphine Brabant, Laurella Rinçon, Hamady Bocoum.

  • L'introduction du numérique au musée génère autant d'enthousiasme que de craintes. Ce livre revient sur les débats virulents qui agitent la profession depuis plusieurs années maintenant. D'un côté, les technophiles vantent les vertus du numérique (les applications pour smartphone permettent notamment de démocratiser les connaissances et d'attirer le jeune public), tandis que les technophobes le rejettent, considérant qu'il est une atteinte à une rencontre authentique avec les oeuvres (les expositions virtuelles en ligne condamneraient à plus ou moins long terme les musées à être totalement dématérialisés).
    Eva Sandri s'intéresse au contexte idéologique dans lequel des dispositifs sont parfois mis en place à marche forcée et à la manière dont les professionnels s'ajustent face cette situation nouvelle.
    L'autrice nous propose, en outre, des pistes pour la mise en oeuvre de projets de médiation sortant des sentiers battus.

    Préface de Joëlle Le Marec.

  • Comment éduquer au numérique ? En France notamment, les acteurs du monde éducatif se sont massivement saisis de ces questions. Pour autant, la réponse éducative à la « révolution numérique » est encore loin d'être univoque. Elle a même suscité durant les dernières années des débats passionnés.
    Deux grands courants s'affrontent. D'une part, le paradigme français, qui repose sur la construction d'une distance critique aux technologies et sur une intégration de ces questions dans des programmes planifiés. En face, le paradigme anglo-saxon des EdTech, se voulant « disruptif », affiche un rapport décomplexé à des technologies considérées en elles-mêmes comme éducatives.
    Entre ces deux pôles, des alternatives multiples peuvent être inventées. Mais il ne faut pas se tromper : la place croissante occupée par le numérique dans les écoles et les universités ne doit pas seulement être envisagée comme un simple changement de support (papier Vs numérique). Il s'agit d'un changement profond dans le fonctionnement même du système éducatif. Enseignants, chercheurs, formateurs, apprenants, mais aussi parents d'élèves doivent en saisir les enjeux, afin d'élaborer leur propre positionnement et leurs propres stratégies. C'est ce à quoi nous invite à réfléchir Laurent Tessier.




  • Travailler plus pour gagner plus, liberté d'entreprendre, réduction du temps de travail comme réponse au chômage, instauration d'un revenu universel sont autant de visions qui interrogent la place du loisir dans nos vies et le droit au délassement, au divertissement, au libre développement.
    Texte visionnaire publié en 1962, Vers une civilisation du loisir ? est d'une actualité bouillonnante. Il apporte des éléments de réflexion, comme par anticipation, à un grand nombre de questions qui nous animent aujourd'hui : la relation du temps libre et du temps travaillé, la place du loisir dans l'épanouissement personnel des femmes et des hommes (bricoler, cuisiner, jardiner, lire, aller au théâtre ou partir en vacances), les conditions et les limites d'accès à la culture...
    Son auteur, Joffre Dumazedier, a été un militant de l'éducation populaire, un penseur singulier, un homme d'action et de réflexion qui n'aura eu de cesse d'oeuvrer pour un droit au loisir toujours plus grand, car il croyait aux vertus du temps libre et à ce qu'il permet : se rencontrer, échanger, collaborer. Finalement : se cultiver et devenir meilleurs.
    Près de 60 ans après sa publication, le texte est réédité pour la première fois et accompagné d'un avant-propos d'Edgar Morin qui nous éclaire sur les enjeux de ce texte majeur.





  • Démocratisation, émancipation, ouverture... autant d'incantations pour la culture à partir de 1968 jusqu'à aujourd'hui. Mais dire suffit-il pour agir ?
    Il faut interroger la façon dont l'action culturelle parlent de (ou tait) sa relation au politique.
    Ce texte court plaide pour remettre le politique au coeur de l'action culturelle.
    Pour le cinquantième anniversaire de la Déclaration de Villeurbanne, un collectif de chercheurs et de professionnels du monde culturel et artistique s'est formé pour se saisir de la question de la politisation par la culture à partir du point de rupture de 1968 mais aussi dans son actualité la plus vive. Dans la tourmente sociale qui bouleverse la France, l'Europe, et au-delà, il est nécessaire et urgent de bousculer les savoirs établis. Cet ouvrage, manifeste contemporain, réunit les synthèses d'un colloque organisé à Lyon et Villeurbanne, dans les murs mêmes du TNP, ex-théâtre de la Cité de Villeurbanne, les 12 et 13 décembre 2018. Une parole contrastée, vivante, non consensuelle, s'est exprimée lors de ces deux journées, à partir d'un dialogue exigeant entre les chercheurs français, mais aussi belges, serbes et canadiens, spécialistes de la médiation culturelle, de la socio-économie de la culture, des études théâtrales, en synergie avec les praticiens représentant les secteurs du spectacle vivant, du patrimoine, des arts numériques, invités pour discuter et débattre. Ces interventions ont défendu ensemble une intelligence polémique, fruit des regards croisés des champs scientifiques et pratiques.


  • Les réseaux sociaux ont contribué à modifier en profondeur les pratiques de communication politique. Avec l'évolution permanente des formats et la rapidité de circulation des informations, les journalistes sont obligés d'adapter leur métier pour le meilleur (plus grande visibilité, accessibilité...) et pour le pire (course à l'audience, fake news...).
    Dans le même temps, les hommes politiques et leurs équipes de communication ont cherché à se rapprocher des citoyens. À leur tour, ils se sont emparés de Facebook, Twitter, Instagram ou encore Snapchat. Une situation délicate pour les journalistes dont le métier consiste à analyser et enquêter, et pas uniquement commenter ou diffuser des opinions de personnalités politiques.
    L'équation est complexe. Les réseaux sociaux se présentent comme de merveilleux outils d'expression démocratique et de diffusion de l'information. Mais ils contribuent aussi à la perte de confiance des citoyens dans les médias et dans les politiques.
    Ce sont toutes ces questions que Valérie Jeanne-Perrier aborde dans ce livre. Spécialiste des transformations des métiers du journalisme, elle apporte un éclairage documenté et critique sur un sujet brûlant à l'heure d'une reconfiguration de la vie numérique et politique des citoyens.

  • Depuis 40 ans, la France connaît un boom des musées et des expositions blockbusters qui va de pair avec un accroissement continu de la fréquentation des publics. Les défis et les enjeux sont grands pour les musées aujourd'hui, dans un contexte où les logiques marchandes sont toujours plus poussées.
    Or, les musées restent avant tout des lieux de diffusion de la connaissance qui réinventent continuellement leurs formes et leurs supports de médiation. Multimédias, cartels, audioguides ou fascicules d'aide à la visite peuplent l'espace muséal et façonnent le discours muséographique, qui n'est au fond que l'expression d'un point de vue sur une question (d'art, de société, scientifique) et une manière d'accompagner les visiteurs dans leur exploration des collections.
    Les musées sont-ils condamnés à séduire ? Et autres écrits muséologiques est un recueil de textes de Daniel Jacobi faisant l'inventaire de 40 ans de recherche. Spécialiste de la question muséale, il est le fondateur d'un des laboratoires français les plus importants sur la question et qui a largement fait école et essaimé à travers le monde.
    Cet ouvrage, qui pense le musée comme un média, propose d'investiguer les grandes problématiques muséologiques actuelles. Chacun des chapitres contribue à l'élaboration progressive d'une véritable théorie muséologique sur laquelle il faudra compter dans les années à venir pour comprendre le futur des musées.

  • En 1988, les fondateurs de Solidarités Nouvelles pour le Logement développent un nouveau modèle porteur d'émancipation individuelle et de cohésion sociale : l'habitat solidaire.
    Si avoir un toit est un point de départ, l'objectif est aussi de permettre à chacun de retrouver un « chez soi », un espace de liberté et d'intimité vital. Depuis sa fondation, l'association a ainsi permis à plus de 10 000 personnes de retrouver la stabilité et les conditions nécessaires pour accéder à un logement pérenne.
    Ce livre, né de la volonté de partager cette expérience fondée sur le faire ensemble, donne la parole à celles et ceux, bénévoles et locataires, qui ont vécu l'habitat solidaire au quotidien. Leurs voix viennent en résonnance avec celles d'économistes, philosophes, financeurs et acteurs du monde social.
    En proposant un état des lieux du mal-logement, l'ouvrage s'attache à présenter les solutions à mettre en oeuvre pour créer et améliorer l'habitat solidaire et nous invite à réfléchir sur ce que devrait être la ville de demain.
    Aujourd'hui, plus que jamais, il est nécessaire de défendre et promouvoir une conviction qui a montré sa pertinence : l'habitat solidaire est partie intégrante des solutions pour ceux qui défendent une société plus équitable. La solidarité et la mobilisation de la société civile en seront les clés.

  • Avec près d'un Français tatoué sur dix, le tatouage est devenu un véritable phénomène de société. En moins de 20 ans le nombre de studios de tatouages est passé d'un trentaine dans les années 1990 à près de 1500 aujourd'hui. Symboliques ou purement esthétiques, tout à la fois ostensibles et profondément personnels, les dessins sur la peau révèlent le rapport singulier du tatoué à son tatouage. À travers l'oeil de dix photographes, 40 personnalités, de générations différentes et du monde entier, se racontent et témoignent de leur relation à cet art si particulier, cette peinture sur le vivant. Le livre nous laisse effleurer la peau de ces personnalités, toutes plus originales et différentes les unes que les autres (mannequin aux tatouages subtils, vrai dur à cuire recouvert des pieds à la tête, petite punkette rebelle ou cinquantenaire assumé), et nous fait voyager de Paris à Buenos Aires, des quartiers populaires de Bruxelles aux rues d'Osaka, en passant par les marchés de Camden à Londres. Leurs pièces et les mots qui accompagnent ces portraits sont autant d'éléments de réponse apportés à la question que beaucoup peuvent se poser : "Pourquoi le tatouage ?".

  • Depuis qu'il se prétend « social », le web regorge de formats industriels qui standardisent les manières de se représenter et de se raconter. En quelques années, l'identité est devenue une affaire de profils, de réseaux, de fils et de mises à jour. Cette intense dynamique numérique relie désormais le quotidien des internautes aux intérêts de géants américains cotés en bourse.
    Face aux injonctions permanentes de Facebook, de Twitter ou de YouTube, une question de taille hante notre époque : que fabriquent au juste les industries du web pour que tant des gens y consacrent autant de temps ? Une déconstruction historique et sémiologique de leurs dispositifs s'impose pour comprendre en quoi ces acteurs du numérique nous engagent redoutablement. Cet essai propose de regarder les écrans de près pour formuler une critique de l'expérience du Web contemporain. La tâche est d'autant plus difficile que l'objet est séduisant.
    Comment analyser les formatages imposés aux représentations identitaires ? Quelles sont les implications idéologiques du like et du partage ? Jusqu'où la Toile des amis est-elle inféodée à une trame de discours ambigus ? Autant d'interrogations qui appellent à décrire en détail une sensibilité hégémonique, façonnée par des dispositifs web qui déclinent sans cesse les identités des internautes entre des positions d'auteur, de pair et de client.

  • Shoah de Claude Lanzmann est aujourd'hui considéré comme une référence. Le film a en grande partie défini la manière dont est traité et représenté le génocide des juifs, au point d'imposer l'usage du terme «shoah» dans la langue courante.
    Pendant des années, il a été quelque peu difficile de contenir l'émotion que procure le film, et de tenter une approche distanciée, voire parfois critique. Dans les années 2000, un événement va notablement modifier la situation : la mise à disposition des rushs de Shoah au Musée Mémorial de l'Holocauste (Washington), c'est-à-dire de toutes les images non retenues dans la version finale du film, ainsi que les transcriptions et résumés annotés des entretiens. Il devenait ainsi possible de se confronter au film de l'intérieur.
    Fabrication du film et choix au montage, modes de diffusion, appropriations successives dans les médias et par les intellectuels, ou encore influence du projet sur le travail d'autres réalisateurs, l'étude de Shoah permet de mieux comprendre comment le film est devenu un monument.
    Sans prendre le film comme un mythe qu'il faudrait déconstruire, mais en révélant la dynamique des places qu'occupent le réalisateur et ses équipes, ainsi que les protagonistes et les spectateurs, Rémy Besson, historien et spécialiste des cultures visuelles, retrace ici la genèse de Shoah.

  • À qui appartient l'Antarctique ?
    Que se passera-t-il si l'Antarctique fond entièrement ?
    Puis-je manger du manchot à la sauce tomate ?
    Que faire si je croise un ours polaire en Antarctique ?
    ...
    25 réponses drôles et instructives à 25 questions décalées que vous ne vous seriez peut-être jamais posées sur l'Antarctique et la vie dans les glaces !
    Illustré par Jennifer Bongibault et enrichi avec des films d'animation exclusifs et des interviews-vidéos de scientifiques pour mieux comprendre le 6e continent.

  • Avec presque 600 millions d'habitants exclus de tout service énergétique en Afrique subsaharienne, l'électrification rurale représente un enjeu majeur pour le développement du continent.
    Ce Livre Blanc a étudié 25 projets d énergie durable développés actuellement en Afrique et propose une analyse de leurs bonnes pratiques, pour comprendre quels sont les facteurs-clés de succès de ce type de projets.
    Cette version numérique est offerte par la Fondation Schneider Electric.

  • Avec le film Avatar de James Cameron, le train du numérique s'est mis en marche dans les salles obscures. Les nouvelles technologies sont désormais omniprésentes. Un processus global de dématérialisation des supports s est imposé en salle comme à la maison. On enregistre une montée accrue des films pouvant être téléchargés, visionnés en streaming ou consultés sur des supports mobiles aussi divers que des ordinateurs portables, des tablettes ou des smartphones. Ces nouveaux modes de transmission et de réception du cinéma, la démultiplication des supports et des formats ainsi que le nomadisme des écrans viennent bousculer les pratiques des spectateurs et des professionnels de l'image. Révolution ou évolution de l'histoire des techniques, il apparait incontournable de faire un état des lieux des changements technologiques et de leur impact sur les pratiques et les publics du cinéma. Par le prisme du Public et de pratiques cinématographiques, ce livre propose une lecture transversale des apports, des limites et des perspectives offerts par les nouvelles technologies à l'heure du numérique.

  • Musées, mutations Nouv.

    Les mutations qui se sont amorcées à partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale et qui connaissent une accélération rapide avec les crises sociales, culturelles, économiques et environnementales contemporaines ont transformé le paysage muséal et les visions dont les musées se soutiennent et qu'ils entretiennent.
    La plupart des travaux produits au cours de ces années ont été portés par ces transformations et y contribuent : la recherche en muséologie s'est elle-même dissociée de la recherche dans les musées dans les années 1980. De plus, quelque chose s'est noué entre un tournant communicationnel dans les musées et un développement de la réflexion théorique et critique sur la communication.
    Dans une approche résolument pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose d'analyser ces évolutions dans leurs dimensions institutionnelles, culturelles, communicationnelles, historiques, patrimoniales. Les perspectives réunies ici contribueront, sans aucun doute, à mettre au jour les mouvements de fond actuels, les tendances qui travaillent les institutions elles-mêmes, et le poids de ces changements dans la formulation des enjeux théoriques en muséologie.

  • Faire appel aux internautes pour financer un disque, promouvoir un film ou publier un livre ? De plus en plus, le phénomène se développe sur des sites web dédiés et devient bien souvent un passage obligé pour des auteurs, musiciens ou réalisateurs qui ne parviennent pas à convaincre l'industrie culturelle.
    Faut-il considérer ces plateformes comme de simples phénomènes de mode ? Comme emblématiques d'un web collaboratif qui contribuerait à réimpulser les industries culturelles ? Y voir les indices d'une « culturisation de l'économie », d'une nouvelle« économie créative » ?
    De fait, en parallèle des vertus économiques de ces nouvelles modalités, de nombreux discours soulignent que le crowdsourcing et le crowdfunding permettraient de forger une culture, de souder des communautés, d'affirmer une identité - bref, d'apporter du sens à la vie sociale.
    On pressent d'emblée l'enchevêtrement fécond de quêtes individuelles, d'utopies collectives et de froide rationalité industrielle qui marque ces plateformes web, leurs usages et leurs orientations stratégiques.

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