Alain Quella-Villéger

  • Brillante philosophe et mathématicienne grecque de la fin du IVe et du début du Ve siècle de notre ère, Hypatie d'Alexandrie est en effet restée célèbre surtout pour sa mort tragique. Hypatie fascine depuis longtemps historiens, philosophes, poètes et romanciers. Mais ceux-ci se sont emparés du personnage, et l'ont souvent instrumentalisé pour défendre des causes aussi diverses que l'anticléricalisme, l'anti-catholicisme ou le féminisme...
    « Quiconque demande qui était Hypatie se verra probablement répondre : « C'était une belle philosophe païenne qui s'est fait mettre en pièces par des moines (ou, plus généralement, par des chrétiens) à Alexandrie en 415. » [...] Embellie dans les arts, déformée par les affects et les partis pris idéologiques, la légende d'Hypatie est extrêmement populaire depuis des siècles ; mais jusqu'à ce jour toutes les tentatives pour présenter la vie de cette femme, de manière impartiale, ont échoué. » M. D.

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  • Il y a cent ans, après avoir définitivement clos son journal intime tenu toute sa vie durant, Pierre Loti (1850-1923) publiait chez Calmann-Lévy un remarquable récit autobiographique de l'adolescence : Prime jeunesse.
    Cent ans plus tard, chez le même éditeur, Alain Quella-Villéger, qui entend redonner à l'homme et à l'oeuvre une seconde jeunesse, nous livre ici, non pas le roman d'une vie, mais une vie de roman !
    Une existence fascinante, bercée entre tentation des ailleurs et besoin de refuge, entre conformisme et transgression, tant l'homme apparaît fantasque, inattendu, désinvolte, révolté, hédoniste jusqu'à l'excès, goinfre et gouffre à la fois ; mille vies n'auraient jamais pu l'assouvir. Il édifie à Rochefort une maison-palais exotique. Un véritable roman-photo le montre tour à tour spahi, Albanais, acrobate de cirque, bédouin sur dromadaire, à dos d'éléphant en Inde ou fumant le narghilé en Turquie, mandarin à Pékin, joueur de pelote basque, pêcheur breton, Osiris, soldat des tranchées en 14-18 ou bien encore presque nu...
    Voici la figure singulière d'un officier de Marine anticolonialiste et grand ami de l'Islam devenu académicien français à 42 ans, bourgeois quasiment bigame et ami des têtes couronnées autant que des matelots athlétiques. On a trop souvent réduit à l'exotisme le plus kitsch celui qui fut l'un des écrivains « engagés » du début du XXe siècle et dont on ne cesse de découvrir aujourd'hui la savoureuse modernité.
    Et une oeuvre dont la magie, d'Aziyadé à Pêcheur d'Islande, de Madame Chrysanthème à Ramuntcho, opère encore, celle d'un inclassable écrivain-voyageur, remarquable dessinateur et photographe, qui nous emmène de l'île de Pâques à Istanbul, de la Terre sainte à la Patagonie, de Pékin à New York, de Tahiti au Sénégal, de la vallée du Nil à celle du Gange. Sacha Guitry écrivit qu'« on devrait mentir en racontant la vie de Pierre Loti, on devrait dire aux jeunes gens : vivait jadis un écrivain que l'on admirait tellement dans son pays qu'une escadre l'accompagnait quand il faisait le tour du monde »...

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  • L'histoire rocambolesque et pourtant bien réelle d'un des plus grands scandales de la fin de l'Empire ottoman : l'évasion en 1906 de deux jeunes Ottomanes de bonne famille, lassées de leur vie cloîtrée, dans le cadre d'une supercherie littéraire dont Pierre Loti a fait les frais. Une aventure haute en couleur à laquelle Alain Quella-Villéger a réussi à donner vie en puisant aux sources privées les plus inédites, et qui révèle la face cachée du best-seller de Pierre Loti, Les Désenchantées.

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  • René Caillié (1799-1838), « le découvreur de Tombouctou », explorateur aux pieds nus, marcha autant dans ses rêves qu'avec ses pieds tuméfiés, dans le sable du doute autant qu'en celui de l'Afrique inconnue.
    La « longue marche » de ce fils de bagnard prend fin en septembre 1828, à Tanger : 4 500 kilomètres d'un voyage extraordinaire, commencé 508 jours plus tôt, à Boké sur la côte guinéenne. Après 207 journées de marche, puis la remontée du Niger à partir de Djenné, son arrivée à Tombouctou, dont il est le premier Blanc à revenir, marque le sommet d'une aventure africaine commencée en 1816.
    L'explorateur exploré ! Un homme attachant, courageux, d'une pensée humaniste moderne, qui aborde aussi bien la condition féminine que l'esclavage, et l'un des fondateurs de l'africanisme.

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  • Né julien viaud le 14 janvier 1850 à rochefort (17), dans une famille de petite bourgeoisie protestante, vite imprégné par un désir d'ailleurs inextinguible, pierre loti - un pseudonyme d'origine tahitienne - opta en 1867 pour la carrière maritime.
    Une histoire d'amour, vécue à constantinople, lui inspire son premier roman, aziyadé (1879), et sa passion définitive pour la turquie et l'islam. la notoriété littéraire vient avec le succès de pêcheur d'islande (1886), madame chrysanthème (1887), les désenchantées (1906), et de ses nombreux récits de voyages. il est élu le plus jeune académicien français en 1891. passionné et inquiet, grand amoureux, artiste hypersensible, styliste impressionniste, écrivain engagé, pierre loti n'est pas mort à rochefort, mais dans sa maison basque d'hendaye, le 10 juin 1923.
    Auteur de plus d'une cinquantaine d'ouvrages où flotte l'exotisme comme imaginaire de la différence, pierre loti retrouve aujourd'hui la faveur, méritée, du public. excellent dessinateur, photographe de talent, il fut également, entre 1877 et 1907, l'architecte avisé d'une maison infiniment originale : un véritable palais des voyages, devenu musée en 1969. le présent ouvrage, accompagné d'un dvd et grâce à une riche iconographie, rare ou inédite, entend proposer des clefs pour entrer chez pierre loti, ouvrir les portes qui donnent accès à un univers insoupçonné, et pénétrer jusqu'à l'âme de ce bourlingueur atypique et attachant.

  • S'il dépasse d'abord le débat littérature coloniale/littérature exotique, Pierre Loti est au coeur des questionnements de cet ouvrage et justifie une approche spécifique. L'essai aborde ensuite l'exotisme vu à travers ses contradictions, ses limites, puis dans ses radicalités extrêmes : la violence et la guerre.

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  • L'oeuvre et la personnalité de Pierre Loti (Julien Viaud, 1850-1923) ont suscité enthousiasmes fervents et fascinations inconditionnelles.
    Raymond Roussel stipulait qu'il lui fallait chaque jour sa ration de Loti. Marcel Proust était capable d'en réciter par coeur certaines pages. L'homme complexe, hypersensible, attachant, agaçant, passionnant, obsédé par la mort, par la fuite du temps, n'a cessé, en authentique pèlerin de la planète, de rechercher des certitudes, à Jérusalem, dans l'Islam, en Inde, au Pays basque... De son époque il partagea les fièvres : il est l'un des premiers écrivains engagés de ce siècle. Lui même, pourtant si souvent pessimiste, jugea finalement que son existence avait été féerique. " J'adore la vie ; j'adore même ma vie à moi, bien qu'elle soit si mêlée de sombres choses ; je l'adore telle qu'elle est, ne lui reprochant que d'être rapide, instable, de m'échapper, de finir ". Analyse de l'homme intime et de l'oeuvre diverse et souvent inattendue, cette admirable biographie, aboutissement de vingt ans de complicité avec les documents les plus rares, les derniers témoins et les lieux eux-mêmes, attire l'attention sur la modernité du " magicien du verbe " et lui redonne sa juste place parmi les plus grands.

  • L'histoire rocambolesque et pourtant bien réelle d'un des plus grands scandales de la fin de l'Empire ottoman : l'évasion en 1906 de deux jeunes Ottomanes de bonne famille, lassées de leur vie cloîtrée, dans le cadre d'une supercherie littéraire dont Pierre Loti fit les frais. Une aventure haute en couleur à laquelle Alain Quella-Villéger a réussi à donner vie en puisant aux sources privées les plus inédites, et qui révèle la face cachée du best-seller de Pierre Loti, Les Désenchantées.

  • Après Pierre Loti dessinateur , un nouveau et passionnant carnet de voyages qui révèle le talent de photographe de cet artiste polymorphe et ra£ né. Car l'ensemble de l'oeuvre photographique de Loti n'avait encore jamais fait l'objet d'un beau livre. Pourtant, cette oeuvre est foisonnante.(plus de mille clichés, dont les meilleurs, environ cinq cents, fi gurent ici), aboutie.(Loti fait montre d'un sens aigu du cadrage), vivante (ses images fourmillent de gens), édifi ante (elle témoigne d'une époque, les confi ns des XIXe et XXe siècles, principalement à Istanbul, en Perse, en Inde et en Extrême-Orient, et inspirée.(comme dans son oeuvre dessinée, le reporter cède souvent le pas au portraitiste, au romantique, à l'enfant tôt pénétré de l'évanescence des choses qu'il n'a jamais cessé d'être).

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  • De 1870 à 1872, à la faveur d'escales sur les côtes américaines, le jeune officier de Marine Julien Viaud découvre « les débris de la race indienne » en Nouvelle-Écosse, les Basques d'Uruguay, des tribus perdues de la T erre-de-Feu, les belles Carmencita de Valparaiso, la fête à San Francisco... Curieux, ardent, il dessine gens et paysages, prend des notes, publie ses premiers articles qui annoncent le grand Loti.
    Bien plus tard, en 1912, la première mondiale de La Fille du ciel, sa pièce «chinoise» coécrite avec Judith Gautier attire l'auteur d'Aziyadé pour six semaines à New York, cette « Babel effrénée » dont il se plaît à rapporter la vision pleine d'ironie d'un « Oriental très vieux jeu ».
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  • En 1897, paraît Ramuntcho, par un auteur alors adulé et dont le roman Pêcheur d'Islande, une décennie plus tôt, avait connu un succès mondial. Au pied des Pyrénées, Pierre Loti, cet incessant voyageur, ce nomade infatigable, a trouvé une nouvelle patrie où s'enraciner.
    Cet ouvrage présente le texte complet de l'oeuvre emblématique Ramuntcho, nourri d'analyses inédites, à la fois littéraires et biographiques. Vous retrouverez également d'autres textes, méconnus, écrits par Pierre Loti sur le pays Basque, un lieu où il vécut longtemps et mourut en 1923.
    À la lecture de ce livre, vous redécouvrirez Hendaye, le Pays basque espagnol, le château d'Abbadia, les grottes de Sare et d'Isturitz, -Saint-Jean-de-Luz... Vous rencontrerez matelots, contrebandiers, pottoks, processions, pèlerinages et même quelques reines, en exil ou non...
    Vous entendrez les chants basques, le fandango, le silence des églises et des sentiers de montagne...

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  • Le romancier à succès Pierre Loti (1850-1923) a occulté le dessinateur. Sous son véritable nom de Julien Viaud, comme reporter et pour le plaisir, il avait pourtant composé, au fil de ses campagnes de jeune officier de marine, une remarquable oeuvre graphique, ethnographique aussi.

    La voici pour la première fois réunie. Plus de cinq cents dessins, accompagnés de gravures qui en furent tirées et de textes de l'écrivain, forment un singulier carnet de voyages autour du monde, vers les lointains de cet artiste polymorphe et raffiné :Terre de Feu, île de Pâques, Tahiti, Brésil, Amérique du Nord, Sénégal, Maghreb, Adriatique, Indochine, Japon, mais aussi Bretagne et Saintonge natale,sans oublier son cher « Stamboul ».

    Du simple croquis à l'aquarelle aboutie, le trait, sûr et inspiré, fait surgir un foisonnement de portraits et d'événements, d'étonnements et de fantaisies, de visions.Le monde de l'un des derniers romantiques.

  • Ce premier volume du journal de Pierre Loti (1850-1923), largement inédit, couvre les dix années d'apprentissage (1868-1878) où le jeune aspirant de Marine (Julien Viaud à l'état-civil) découvre le monde et vit les aventures qui donneront naissance à ses premiers ; livres. De l'île de Pâques à la Turquie, de Tahiti à l'Algérie, de la Terre de Feu au Sénégal, ce journal de bord devient le journal intime de ses, passions et de ses espérances. Le voici prêt à devenir écrivain : Aziyadé va être publié au tout début de 1879...

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  • En janvier 1906, deux soeurs, Zennour et Nouryé Noury Bey, filles d'un des ministres du sultan, quittent secrètement Constantinople par le train. Elles fuient le harem.
    Le drame familial devient vite affaire d'État. Leur histoire haute en couleurs fait écho à ce qui est alors une grande question de société et qui le demeure pour le féminisme : la condition des musulmanes.
    Un journaliste français les interpelle : « Savez-vous que votre aventure est une date de l'histoire moderne ? Vous venez de briser de vos poings mignons une muraille de barbarie. Plus d'une de vos soeurs en servitude passera désormais par la brèche. Vous êtes de grandes révolutionnaires. » Ce récit rigoureusement historique ne manque ni de secrets ni de rebondissements, et vire parfois au roman d'espionnage.
    Au coeur de cette histoire : Pierre Loti (1850-1923) dont on redécouvre aujourd'hui avec succès les romans, les récits de voyage, le journal intime, les dessins étonnants.
    Ce récit révèle les secrets de son best-seller, Les Désenchantées.
    Romancier ami de la Turquie, il a fait au printemps 1904, sur les rives du Bosphore, la connaissance de trois femmes voilées (parmi elles, les soeurs Noury Bey). C'est leur témoignage sur la difficile condition de vie des femmes d'Orient qui lui inspira son roman.
    Désenchantées ou révolutionnaires ? En tout cas, ce sont deux figures attachantes aux destins très différents qui croisent d'autres femmes marquantes : Marie Lera, journaliste française qui signe Marc Hélys ; Grace Ellison, britannique et féministe ; la poétesse Renée Vivien ; leur complice d'évasion, Mirième. Et des hommes célèbres : Rodin, Maurice Barrès, Claude Farrère.
    Une certaine idée de l'Europe : les fugitives sillonnent l'Europe, Belgrade, Nice, Paris, Venise, Londres, la Suisse, la Russie, et font la ''une'' de la presse internationale ; regards d'Orientales sur l'Occident.

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