Christian Flavigny

  • Un essai qui expose comment aider les enfants et les adolescents en désarroi sur l'établissement de leur  identité sexuée, par la restauration des liens interpersonnels (culture française), plutôt que par la chirurgie  du corps (culture américaine et nordique).  Y-a-t-il des enfants et des adolescents « transgenres » ? Pour les Américains, cela ne fait aucun doute, au  point que les consultations dédiées et les cliniques spécialisées se multiplient aux États-Unis. En France, il y a  sûrement des enfants et des adolescents mal dans leur peau de garçon ou de fille, et qui se demandent s'ils  ne seraient pas mieux dans celle de l'autre sexe ; il y en a d'ailleurs eu de tout temps. Cela peut conduire à de  vrais désarrois dont il n'est pas question, en France comme ailleurs, de négliger l'intensité.     Mais désigner ces enfants et adolescents de « transgenres », c'est sacrifier à l'approche anglo-saxonne ; celleci, n'ayant pas la culture lui permettant d'approcher le malaise de l'enfant à sa source, embarque l'enfant et  les familles dans le leurre d'une adaptation du corps par la chirurgie plutôt que vers une approche dénouant  la détresse affective.

    La culture française possède elle cette expérience qui lui permet de comprendre et donc d'aborder le  problème à sa racine : une démarche moins clinquante mais seule prometteuse d'une solution durablement  apaisante. Décrite en détail dans cet essai, elle rétablit une connexion de sentiments qui n'avaient pu diffuser  entre l'enfant et ses parents.     

    Sur commande
  • La théorie du genre envahit les manuels scolaires en même temps qu´elle échauffe les esprits. C´est qu´elle bascule dans l´excès inverse de la thèse qu´elle prétend contrer?: le naturalisme, qui résume l´identité sexuelle à l´anatomie. Elle lui substitue une révolte contre la normativité sociétale, qui assignerait une manière codifiée et oppressive de vivre l´identité sexuelle au détriment de l´identité de genre.
    L´expérience psychanalytique déconstruit cette lecture idéologique et restaure une compréhension de l´identité sexuelle dans laquelle la donnée corporelle compose avec les attentes des parents d´avoir un fils ou une fille et l´histoire intime de chaque individu avec son père et sa mère. L´éclairage qui en résulte peut permettre que l´enseignement de la gender theory aux jeunes des lycées ne dérive pas vers un endoctrinement.

     

    Sur commande
  • « Confisqué. » Comment désigner autrement un débat dont les conclusions écrites d'avance ignorent les fondements de la vie familiale, au risque d'une catastrophe pour l'équilibre des familles et des enfants de demain ?
    Ceux qui font les lois et se conduisent en apprentis sorciers de la famille aurontils l'audace de poser les questions essentielles qu'aborde ce livre ? Comment l'enfant s'inscrit-il comme garçon ou comme fille ? Qu'est-ce qui anime les relations entre les hommes et les femmes, et en particulier leur voeu de devenir parent ? Quel est l'enjeu pour l'enfant d'avoir un père et une mère ? Comment la nature de la relation entre les parents (couples homme-femme, unions de même sexe...) influe-t-elle sur leur relation à l'enfant ?
    Cet essai expose dans un langage clair et accessible les données fondatrices, comme la différence du masculin et du féminin dans l'égalité des sexes, ou le lien parent-enfant selon l'axe de la filiation. Il déboute les arguments superficiels qui les ont brouillées et formule des préconisations accueillantes à la diversité que réclament les adultes, mais définies depuis les besoins essentiels de l'enfant.
    Il en va de la famille comme du climat : c'est en prenant le temps d'analyser toutes les données disponibles que nous éviterons de futurs cataclysmes.

    Sur commande
  • Lire, écrire, compter : les apprentissages fondamentaux, objectifs de l'école primaire, font l'objet de querelles de méthode ; mais ces joutes, pour utiles qu'elles soient, passent à côté de l'essentiel.
    L'important est de mesurer le défi auquel le passage à l'écrit confronte l'enfant. Il l'engage dans une communication d'une nature nouvelle : une communication sans interlocuteur.
    C'est l'enjeu d'une importante mutation psychoaffective qui conditionne l'entrée à «l'école des grands», aux alentours de ses six ans.
    Dans ce livre, nous explorons la place fondamentale du jeu dans l'appropriation de ces apprentissages par l'enfant, des premières interactions avec sa mère à la prise de risque qu'est pour lui le jeu du «cache-cache». Le jeu déploie la symbolisation, il porte l'enfant à la découverte, il suscite l'hypothèse, met en appétit d'apprendre : comment l'encourager et le reconnaître ?
    Un livre à destination des parents et des professionnels de la petite enfance, qui offre un regard psychologique sur la compréhension des difficultés d'apprentissages rencontrées par les enfants.

    Sur commande
  • Les enjeux psychiques, anthropologiques, et sociaux de la filiation par un spécialiste en la matière.

    Sur commande
  • Les parents changent, mais l'attente de l'enfant reste toujours la même : il doit sentir qu'il comble ses parents, qu'il est « leur » enfant, qu'il est « adopté » par eux.
    Quelle est, eu égard à ces nécessités affectives de l'enfant, l'incidence des bouleversements de la famille : divorces, recompositions familiales ? Quelle serait celle de l'effacement de la différence des sexes (parents homosexuels) ou des générations (parents ayant passé l'âge de la procréation) oe
    L'adoption est sans doute le meilleur fil conducteur qui soit pour aborder ces questions : comment garantir à l'enfant abandonné que la famille adoptante devienne sa famille ? Quelle place préserver pour la relation dite d'origine ? Quelles questions se pose l'enfant adopté par un parent seul ? Quelle réponse apporter aux actuelles demandes d'adopter au nom et en fonction d'une relation ne portant pas en soi potentialité d'enfantement (relation homosexuelle, demandes de parentalité tardive) ? Ces demandes correspondent-elles à un droit ?
    Toutes ces questions, et bien d'autres, font l'objet d'un vif débat. Elles sont ici abordées par un véritable expert, praticien et clinicien, dans un esprit d'ouverture et de rigueur : il s'agit d'être accueillant aux façons nouvelles de faire la famille, sans rien céder sur les besoins essentiels de la vie psycho-affective de l'enfant.
    Ce débat engage l'avenir : c'est tout le lien aux générations futures qui est concerné. Comment concilier la modernité de la vie familiale avec l'épanouissement de l'enfant ?

    Christian Flavigny est psychanalyste. Il dirige le département de psychanalyse de l'enfant et de l'adolescent à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). Pédopsychiatre à l'hôpital de Ville-Évrard (Seine Saint-Denis), il est spécialiste de la filiation et de l'adoption.

    Sur commande
  • Qu'est ce qu'être fils ou fille ? Que veut dire être parents ? Sommes-nous les enfants de gamètes ou d'une rencontre affective ? A partir d'exemples clairs qui touchent chaque famille, Christian Flavigny nous met face aux questions que les techniques de procréation soulèvent. Créés à l'origine pour suppléer à l'infertilité des couples, ces techniques sont aujourd'hui sommées de répondre aux demandes des dites « nouvelles familles » (personnes âgées, couples de même sexe, personnes célibataires, personnes décédées.A l'heure des Lois de bioéthique (premier trimestre 2010), un livre incisif qui nous met en garde face à la tentation du modèle biologique anglo-saxon qui s'oppose à notre conception affective de la famille.
    La famille ne sera plus ce qu'elle était : ce n'est plus l'enjeu affectif du don qui définit les parents, c'est l'apport biologique. Des étrangers sont convoqués dans la famille : la levée de l'anonymat y ferait entrer la femme qui avait accouché sous X, le donneur de sperme, la donneuse d'ovocyte ; la gestation pour autrui y intègrerait la mère porteuse. L'Aide médicale deviendrait une Aide à la fécondation, faisant devenir parent, l'homme et la femme, sans la relation d'enfantement, sans la rencontre affective et sexuelle. Si d'un point de vue médiatique la question filiative est exposée à travers des thèmes à fort potentiel émotionnel, et sur le mode binaire - vous êtes pour ou contre- l'accouchement sous x, l'homoparentalité, les mères porteuses.avec en toile de fond, deux arguments qui les fondent : la souffrance et la discrimination, d'un point de vue psychique, les questions sont tout autres. Car la procréation médicalement assistée ne se résume pas à deux ou trois sujets phare sur lesquels il nous faut légiférer, mais bien sur l'ensemble des bouleversements que la procréation peut induire dans la construction familiale. Il s'agit plus largement de savoir si une mère peut porter l'enfant de sa fille, si un père peut donner son sperme a son gendre infertile pour que sa fille soit enceinte, si une grand-mère peut être mère, si un mort peut procréer, si un enfant peut être conçu dans le but d'être une banque d'organe, de sang pour un frère ou une soeur ainée malade..
    L'auteur nous conduit à réfléchir sur l'équilibre de la famille qui est engagé dans ces questions où le lien de filiation entre parent et enfant ne serait plus le pivot. Il observe comment une conception plutôt anglo-saxonne est valorisée, dans laquelle la famille devient une micro-société régie par les lois sociales, régulée par les procès.
    La modernité n'est pas ici mise en cause, mais son approche depuis un modernisme de façade. Les progrès biotechnologiques n'y changent rien, car l'enfant reste le petit de l'homme et de la femme. Captée par le vertige du biologique, la société en oublie le côté humain qui fait de la procréation un don affectif.

  • Il s'agit d'une étude de la relation familiale dans la constitution du lien fondateur de la filiation, axe de la transmission psychique entre les générations, vecteur du don parental (la reconnaissance de l'enfant comme son enfant pour chacun des parents, leur enfant pour le couple : leur fils ou leur fille), d'où résulte une reconnaissance résultante pour l'enfant, comme dette pour l'essentiel inconsciente aiguillonnant son développement, le don parental résultant lui-même de la dette passée engrangée par chacun des parents durant leur propre enfance. Depuis cet axe, véritable colonne vertébrale de la vie familiale, devient possible le développement psycho-affectif de l'enfant, avec des périodes de mutation (l'enfance, l'adolescence, l'âge adulte et de parent) dont la psychanalyse permet de repérer les mécanismes psychiques qu'elles impliquent.

    Sur commande
  • C'est le vécu amoureux qui - au dire de Freud - donne aux humains les plus grandes satisfactions. Mais c'est aussi la culpabilité qui hante le couple. Passé l'état de grâce et d'heureuse innocence des débuts, le sentiment de culpabilité réciproque s'installe fréquemment. C'est un fait que la clinique confirme : l'amour, contrairement à la simple jouissance, crée de la culpabilité chez le sujet. On angoisse là où l'on aime. Par un paradoxe, celui qui croit ne pas avoir été aimé se sent coupable.
    Ce livre revient donc à la question de l'amour pour l'envisager par ce symptôme de culpabilité. Culpabilité qui certes l'entrave, mais en fait aussi la profondeur, depuis la prime enfance, jusqu'à la vie de couple, en passant par l'expérience oedipienne des premières amours, pour le pire et le meilleur... « L'amour coupable », qui sépare et fait lien à la fois.
    Un ouvrage toujours accessible, qui montre comment la prise en compte et l'analyse de ce symptôme est la voie la plus sûre pour rendre à l'amour sa richesse et sa fécondité.

    Sur commande
  • Entre les tenants du slogan de Mai 68 « il est interdit d'interdire » et ceux qui insistent sur la nécessité des limites, toutes les positions aujourd'hui sont possibles. Cette diversité constitue l'une des sources de malentendus les plus fréquentes entre les cultures, les familles, les personnes. La psychanalyse retrouve le même dilemme au coeur du fonctionnement psychique de chaque sujet où la tendance au laxisme total et l'attitude coercitive coexistent depuis les origines, entretenant des conflits permanents.Sans interdits et sans limites, aucune vie psychique n'est possible, aucune vie sociale non plus. Et la vraie question est de les clarifier, puis de les gérer, de telle sorte qu'ils ouvrent l'espace à l'expression et à l'échange, en chacun et entre les sujets, au lieu de le fermer. Une tâche indispensable, qui s'impose à chaque âge de la vie.Ce livre est le fruit d'une réflexion actuelle, en situation, qui n'apporte pas de recettes toutes faites, mais ouvre des voies accessibles et vivantes pour envisager les interdits et les limites et les gérer en connaissance de cause dans la vie de tous les jours.

    Sur commande
empty