Laurent Lamoine

  • La conquête romaine a mis en contact les Gaulois avec le système municipal romain. Du 1er siècle avant J.-C. au 3e siècle après J.-C., cette organisation fleurit en ne faisant pas disparaître complètement les anciennes structures politiques gauloises. La magistrature suprême et la questure municipales ont peut-être ainsi conservé des traces des anciennes magistratures et chefferies gauloises, tandis que l'empereur romain récupérait l'antique puissance royale et ce qu'il restait de l'influence des druides. L'étude de l'étendue du pouvoir des magistrats gallo-romains, qui leur permettaient de maintenir l'ordre établi dans les cités et de participer quelquefois aux crises de l'Empire, montre également à la fois la diversité et le succès de la municipalisation et de la romanisation des Gaules.

  • Cet ouvrage traite d'un siècle et demi de l'histoire de Rome que l'historiographie traditionnelle sépare généralement en deux périodes distinctes : la fin de la République, jusqu'en 30 ou 27 av. J.-C., et le début de l'Empire. Cette périodisation tranchée repose sur l'idée, aujourd'hui discutée, qu'Auguste aurait mis en place un type de régime fondamentalement nouveau.
    Les bornes chronologiques correspondent à deux recensements. En 70 av. J.-C., le dernier census républicain entérine l'accès de tous les Italiens à la citoyenneté romaine ; en 73 apr. J.-C., la censure de Vespasien et Titus légitime l'emprise de la dynastie flavienne sur l'Empire.
    Cinq grandes problématiques, en lien avec la recherche récente, sont mises en évidence : la construction d'un pouvoir personnel, de type monarchique, par les imperatores, notamment Jules César, puis par Auguste ; les transformations politiques conduisant de la République au principat ; l'intégration dans le monde romain, espace de paix et de prospérité ; la place de Rome et plus largement de l'Italie dans ce monde romain ; la définition de la romanité et le phénomène de la romanisation.

  • Ce volume est né de la collaboration entre deux équipes de chercheurs français et internationaux : l'une à Paris, qui appartient à l'UMR 8210 ANHIMA du CNRS, était codirigée par Clara Berrendonner et Mireille Cébeillac-Gervasoni (programme EMIRE), l'autre à Clermont-Ferrand, qui appartient au Centre d'Histoire « Espaces et Cultures » de l'Université Blaise-Pascal, est coordonnée par Mireille Cébeillac-Gervasoni et Laurent Lamoine (programme « Les pouvoirs locaux depuis l'Antiquité »).
    La praxis municipale dans l'Occident romain présente le bilan de trois années de recherches (2008-2010) sur le fonctionnement des cités locales de l'Occident durant le Haut-Empire avec des points de comparaison pris dans le monde grec et dans l'Europe médiévale. Le livre rassemble les résultats de la dernière rencontre du programme EMIRE (2009), dédiée à l'importance des sources littéraires dans la connaissance de l'administration locale, et des trois journées clermontoises (2008-2010) consacrées aux relations entre les pouvoirs locaux et les sanctuaires et à la place de l'écrit dans la pratique municipale.

    Ce livre s'inscrit dans une série d'ouvrages consacrés soit aux élites locales soit au gouvernement des cités qui ont été publiés par Mireille Cébeillac-Gervasoni, seule ou avec la collaboration de Clara Berrendonner et de Laurent Lamoine.

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