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Prix
Lise Gauvin
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Créer, écouter : Portraits d'artistes et d'écrivain.es
Lise Gauvin
- Mémoire d'Encrier
- Essai
- 18 Octobre 2024
- 9782897129910
Dans cet essai, Lise Gauvin rend hommage aux artistes et écrivains exceptionnels qu'elle a côtoyés et qui l'ont marquée au cours de son parcours - Édouard Glissant, Jean-Paul Riopelle, Gaston Miron, Marie-Claire Blais, Assia Djebar, Anne Magnan, Anne Hébert, Dany Laferrière, Joséphine Bacon. Aux portraits, s'adjoignent des entretiens avec les artistes et écrivains présentés. La parole est ainsi donnée directement aux créateurs.
"Il y a dans toute rencontre quelque chose d'imprévisible et de suspendu. Celles qui sont présentées dans cet ouvrage ont eu pour effet de me rendre sensible à cette « pensée du tremblement » que Glissant décrit comme étant l'emblème de notre modernité. Puisse cet archipel d'artistes et d'écrivains inspirer également les générations à venir." -
La francophonie au féminin : Un espace à inventer
Fawzia Zouari, Lise Gauvin
- Mémoire d'Encrier
- Legba
- 12 Mars 2025
- 9782898720161
Nous, écrivaines francophones, avons décidé de parler ensemble d'une seule voix et dans la même langue. Parce que nous sommes souvent questionnées et que nous n'arrivons pas à répondre, parce que d'autres parlent à notre place, parce que nous avons envie d'être écoutées, sur nous-mêmes, sur notre propre sort, sur le monde où nous vivons et qui n'est pas si tendre avec nous. Nous voulons sortir du silence, et puisque nous disposons du pouvoir des mots, nous nous arrogeons cette parole collective et ce droit de regard sur une histoire qui continue de se faire sans nous. Marie-Rose Abomo-Maurin, Marijosé Alie, Muriel Augry-Merlino, Nicole Brossard, Geneviève Damas, Denise Desautels, Louise Dupré, Sedef Ecer, Nadia Essalmi, Gérald Gaudet, Lise Gauvin, Marie Grégoire, Madeleine Monette, Cécile Oumhani, Émeline Pierre, Diane Régimbald, Émilie Turmel, Hyam Yared, Fawzia Zouari.
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Et toi, comment vas-tu ?
Lise Gauvin
- Éditions des Femmes-Antoinette Fouque
- Fiction
- 21 Avril 2022
- 9782721009579
Au chevet de sa mère mourante, Viviane observe avec tendresse ce corps aimé qui, au fil des jours, s'éteint. Durant cinq jours, dans une atmosphère particulière, dense et sereine, Viviane repense à la vie de sa mère, Marianne, à celle de Réjeanne, sa grand-mère, puis à des moments de sa propre vie. Ces différents récits dans lesquels se lit en filigrane l'histoire, souvent ignorée, du Québec depuis la fin du XIXe siècle, s'entrecroisent et s'enrichissent mutuellement, dessinant une matrilignée discrète et forte.
À eux se mêle l'histoire d'Anne qui, au XVIIe siècle, alors qu'elle n'est encore qu'une toute jeune fille, décide de prendre sa vie en mains et de quitter la France pour venir au Québec, fonder tout à la fois sa propre famille et construire un pays. Cette fille de roi, lointaine aïeule, devient ainsi la figure fantasmée de la première d'entre elles, comme l'origine de cette lignée de femmes.
Dans ce roman à la sensibilité aiguisée et se gardant de tout pathos, Lise Gauvin, touchant des liens profonds, dresse un portrait de plusieurs générations de femmes. Elle révèle avec pudeur des personnages aux destinées et personnalités complexes et bienveillantes. Ainsi, comme un cadeau, les derniers mots de Marianne mourante adressés à sa fille : « Et toi, comment vas-tu ?».
« Ma mère a toujours été très soucieuse de son apparence. Elle agençait ses vêtements avec un sens esthétique sûr, hérité de ses talents de peintre. Je l'avais amenée en promenade au jardin et avais pris une photo d'elle entourée des feuillages de l'automne. La qualité de la lumière, le décor automnal, les contrastes de couleur avaient transformé cet instantané en un portrait particulièrement réussi. J'étais partie rassurée pour ce court voyage. Nous nous reverrions dans un avenir prochain. » L.G.
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Ophélie apprend à flotter : Recueil polyglotte à voix brasses
Sofia Dessimone, Constance Chlore, Pierre Lénel, La Fille Karamazov, Claire Cecchini, Violaine Delteil, Lise Gauvin
- Fabulla
- 25 Mars 2025
- 9782490127344
Si Hamlet est l'un des personnages les plus connus et joués de Shakespeare, Ophélie ne devient célèbre qu'au 19ème siècle. Sa présence est secondaire dans la pièce quelques apparitions, quelques répliques, quelques chansons, et un seul dialogue avec Hamlet. Cela suffit pourtant pour faire d'Ophélie l'emblème des femmes dont l'amour malheureux les conduit éconduites, déçues ou rejetées à se suicider.
S'emparer des Ophélianes de la candeur éternelle jusqu'aux vertiges de l'amour fatal infusait depuis plusieurs années dans les esprits d'un clan poétique. Noyer leurs sept plumes dans l'étendue du mythe shakespearien pour créer à travers les matières écrites, photographiques, musicales et picturales une Ophélie plurielle et singulière. Questionner un Lacan comme l'autre pour aborder d'autres pistes d'un complexe bachelardien à l'eau mère des suicides féminins. Huit muses et une Artémis, châtiée de la pierre pour rejoindre les marais, sept langues poétiques, chansonnières, académiques, imagées, mélodieuses, théâtrales et une cible joueuse s'incarnant sur papier, tel était le dessein du collectif hamlétancheur lacustre. -
Le roman comme atelier ; la scène de l'écriture dans les romans francophones contemporains
Lise Gauvin
- KARTHALA
- Lettres Du Sud
- 6 Mars 2019
- 9782811126025
Les écrivains francophones ont en commun de se situer « à la croisée des langues », dans un contexte de relations conflictuelles - ou tout au moins concurrentielles - entre le français et d'autres langues de proximité. Ce qui engendre chez eux une sensibilité plus grande à la problématique des langues, soit une surconscience linguistique qui fait de la langue un lieu de réflexion privilégié, un espace de fiction voire de friction. Si cette surconscience linguistique se traduit dans plusieurs récits par une interrogation sur la fonction du langage, une autre forme d'autoréflexivité traverse également l'ensemble de la production romanesque. Il s'agit alors de représenter, à travers un personnage d'écrivain, le « pourquoi écrire » et d'inscrire dans la texture même du récit la problématique de l'écriture.
Ces « romanciers fictifs », doubles plus ou moins avoués de leurs auteurs, jalonnent les récits à la manière d'une figure récurrente dont les modalités renvoient à autant de variations autour du personnage de l'écrivain et de l'image publique qui lui est attachée. Quels sont leurs attributs et quelles fonctions leurs sont dévolues ? Quelles représentations de l'écriture sont ainsi projetées ? « Un roman pour moi, [confie Chamoiseau] c'est quelque chose qui se situe dans ma confrontation avec la grande question qui vaille, la seule question qui vaille : Qu'est-ce que la littérature ? ».
Cette question fondamentale, chacun des romanciers francophones contemporains que nous présentons dans cet ouvrage l'a réfléchie selon des modalités qui lui sont propres. Un entretien inédit de Patrick Chamoiseau clôt cet ouvrage. -
L'écrivain francophone à la croisée des langues : entretiens
Lise Gauvin
- KARTHALA
- Lettres Du Sud
- 3 Mai 2000
- 9782865377503
La langue, premier matériau de l'écrivain, est un enjeu dont on ne saurait exagérer l'importance. Si tout écrivain doit jusqu'à un certain point réinventer la langue, la situation des écrivains francophones a ceci d'exemplaire que le français n'est pas pour eux un acquis mais plutôt le lieu et l'occasion de constantes mutations et modifications. Engagés dans le jeu des langues, ces écrivains doivent créer leur propre langue d'écriture, et cela dans un contexte culturel multilingue, souvent affecté des signes de la diglossie.
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On a oublié d'apporter les endives. Les pamplemousses dans la salade, c'est délicieux. Dit-il. Dit-elle. Disent-ils. Disent-elles. Ils sont presque d'accord sur tout. Cela risque de mal tourner. La conversation languit. Sourires de rigueur. Arrêts sur image. Comme d'habitude en pareil cas, votre compagnon se met à parler de politique.
Un café à l'heure du coup de feu : on s'agite, on va, on vient, peut-être s'assoira-t-on dans l'espoir que quelqu'un, quelque chose survienne. Au fond, il n'en faut pas davantage pour lancer une nouvelle, si ce n'est une écriture vive, rapide, comme celle de Lise Gauvin. Et un recueil ? Les lieux publics, ceux où il est loisible de lire ou d'écrire, sont contigus aux territoires intimes, ceux des derniers retranchements, quand la maison n'est plus que le prolongement de l'hôpital, quand la pochette intérieure d'un sac de voyage s'ouvre sur le chapitre inédit et inquiétant d'une vie dont on croyait tout savoir. L'événement singulier se multiplie, d'une destinée à l'autre la pellicule se dévide. Les arrêts sur image incombent dès lors aux lecteurs. La nouvelle est une ponction, une plongée, une saisie. -
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écrire pour qui ? l'écrivain francophone et ses publics
Gauvin Lise
- KARTHALA
- Lettres Du Sud
- 1 Novembre 2007
- 9782845869363
Au moment où on s'interroge sur le sort des langues dans une perspective de mondialisation, il est important de réfléchir aux conditions d'existence des littératures de langue française et à leurs interrelations.
La question des rapports écrivains-publics est au coeur même des débats contemporains et met en cause la lisibilité des codes culturels et langagiers. Dans quelle mesure l'hybridité avec laquelle doivent composer les écrivains francophones donne-t-elle lieu à des " poétiques forcées ", selon l'expression de Glissant, ou à l'invention de nouvelles formes du dire littéraire ? Quelles esthétiques sont ainsi mises en jeu ? Dans quelle mesure l'inscription dans les textes d'un questionnement linguistique et littéraire et la pratique de la xénologie traduisent-elles un acquiescement à une norme exogène ou au contraire la mise en oeuvre de 1'" opacité " indispensable à tout dialogue interculturel ? Dans quel(s) sens s'oriente alors la dialectique du centre et de la périphérie ? Toutes questions qui sont abordées dans cet ouvrage et qui montrent bien à quel point les enjeux des écritures francophones sont emblématiques de la scène littéraire mondiale, qu'ils contribuent à éclairer.
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D'un monde l'autre ; tracées des littératures francophones
Lise Gauvin
- Mémoire d'Encrier
- 7 Septembre 2013
- 9782897120900
Si la terre était une bibliothèque, elle ressemblerait assurément à cet ouvrage où l'on touche du doigt la francophonie - le mot et la chose -, dans le respect des textes et des auteurs. Accents, registres, langages. Éloge de la lecture. Éloge du divers et du multiple. Des odeurs, des sonorités, des paysages et des couleurs se bousculent. Lise Gauvin ouvre des fenêtres sur le monde. elle nous livre une somme. Ses lectures. Ses coups de coeur. Elles dresse une géographie littéraire rappelant ces livres qu'il nous reste à découvrir urgemment. «Les chroniques ici rassemblées se proposent comme un accompagnement dans ce voyage hors frontières constitué par les textes d'écrivains francophones et comme autant de haltes dans un Tout-monde en gestation.»
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Penser le roman francophone contemporain
Collectif, Florian Alix, Romuald Fonkoua, Lise Gauvin
- PU de Montréal
- Espace Litteraire
- 3 Septembre 2020
- 9782760641594
Cet ouvrage au titre ambitieux constitue moins un état des lieux qu'une interrogation sur un genre protéiforme dont l'expansion semble illimitée et qui occupe de plus en plus la scène littéraire. La première question concerne la notion de francophonie elle-même, ensemble hétérogène et extrêmement complexe. En effet, comment désigner les diverses littératures francophones sans les marginaliser ou les exclure, tout en prenant acte de leur statut singulier ? L'écrivain francophone doit composer avec la proximité d'autres langues, avec une première déterritorialisation constituée par le passage de l'oral à l'écrit et avec cette autre créée par des publics immédiats ou éloignés. Condamné à penser la langue, il doit aussi penser les formes par lesquelles le monde se donne à voir ; son oeuvre, en jouant sur les codes des différents horizons culturels, devient une reconfiguration de la littérature. Qu'apporte le roman francophone à la forme roman ? Quels en sont les modèles et de quelles manières s'y inscrit le palimpseste ? Quels types de rapports se sont créés entre ce genre d'origine européenne et les nouvelles littératures de langue française ? Quelles redéfinitions ont été proposées et comment s'y décline le contemporain ? Quel(s) savoir(s) véhicule-t-il ? Dernière question, mais non la moindre : le roman, en tant que genre, n'est-il pas par définition suspect ? Au lecteur d'en décider.
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Le dire de l'hospitalité
Lise Gauvin, Pierre L'Herault, Alain Montandon
- Pu De Clermont Ferrand
- Litteratures
- 1 Janvier 2004
- 9782845162341
L'ouvrage se présente comme une analyse du langage de l'hospitalité à travers la littérature. Le dire de l'hospitalité s'effectue à travers un code linguistique et sémantique qu'il s'agit de clarifier. Mais ce dire est placé d'emblée sous le signe de l'ambiguïté. Car le langage de celui qui invite n'est pas nécessairement le même que le langage de l'invité. Quant à l'invitation elle-même, elle est une adresse qui oscille entre le dit et le non-dit. Les analyses de ce livre collectif s'appuie sur des textes de Derrida, Camus, Gide, Proust, Jabès.
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Aventuriers et sédentaires ; parcours du roman québecois
Lise Gauvin
- HONORE CHAMPION
- Unichamp-Essentiel
- 24 Septembre 2012
- 9782745324139
Cet ouvrage se veut une invitation à lire le roman québécois davantage qu'une histoire de son évolution. Entre le désir d'enracinement et le besoin de nomadisme s'inscrivent les étapes d'un parcours qui passe du roman paysan au roman urbain, de la traversée de la ville à celle du continent américain. Le français qui s'y affiche renvoie à une langue décomplexée, arrimée à une culture marquée par l'hétérogène et le non-conventionnel. Une culture portée par la forte présence des écrivaines et riche des apports des nouveaux arrivants, ces " étrangers du dedans " devenus peu à peu les témoins privilégiés et les porte-parole d'une collectivité en mutation. Une culture marquée également par un questionnement constant des écrivains quant à la légitimité de leur fonction et au statut du littéraire dans l'espace social.
De Gabrielle Roy à Réjean Ducharme, de Michel Tremblay à Jacques Poulin, Francine Noël, Suzanne Jacob et Dany Laferrière, les fictions québécoises disent l'étonnante aventure nord-américaine de cette littérature de langue française dont les points d'intersection avec d'autres contextes sont nombreux mais qui n'a rien à envier aux ensembles culturels institutionnellement mieux établis.
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La Nation nommée Roman
Lise Gauvin, Danielle Perrot-Corpet
- CLASSIQUES GARNIER
- Rencontres
- 10 Septembre 2025
- 9782406191377
Carlos Fuentes proclamant les romanciers du monde entier « citoyens de la nation nommée Roman » dit la volonté, commune à maint écrivain depuis 1960, d'en finir avec les définitions nationales de la littérature - dominatrices et exclusives. Pourtant, ce sont les remous des histoires nationales qui modèlent ces romanciers écrivant contre elles. Peut-être « l'universel » en littérature reste-t-il, envers et contre la mondialisation marchande, ce « local moins les murs » dont parlait Miguel Torga.
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Des littératures de l'intranquillité
Lise Gauvin
- KARTHALA
- Lettres Du Sud
- 21 Septembre 2023
- 9782384090662
Quelle langue parlent les écrivains ? Les littératuresfrancophones sont des littératures de l'intranquillité : en situation de minorité face au français « de France » qui est en situation de majorité, elles font émerger mille autres langues en elles, que ce soit le créole, l'acadien, le malinké ou encore l'anglais. En étudiant des oeuvres d'auteurs aussi divers que Michel Tremblay, Patrick Chamoiseau, Ahmadou Kourouma, France Daigle, Edouard Glissant, Réjean Ducharme ou Raphaël Confiant, Lise Gauvin décrit la « surconscience linguistique » des écrivains, condamnés à « penser la langue » française par diverses stratégies, de la note de bas de page, du paratexte, du narrateur collectif...
L'écrivain et l'imaginaire des langues : le romancier triche avec la langue, fait un pas de côté, fait boiter la langue, fabule son autofiction pour raconter son inconfort linguistique, ou bien pour dénoncer la norme et la renverser comme un gant, pour en exhiber les coutures et proposer de nouvelles poétiques narratives. Tout ceci fait l'objet du nouvel essai de Lise Gauvin, qui rassemble et poursuit ici les travaux de ses dernières années de recherche. -
« "Il faut laisser du temps au temps." [...]. Le temps... Basculer d'un temps à un autre, d'un temps court, morcelé, à un temps plus long, telle était la sensation qu'apportait le voyage à Amélie. Elle comprenait de mieux en mieux le sens d'une expression qu'un peintre lui avait dite un jour : "Il faut travailler dans le temps." Cette phrase lui paraissait moins énigmatique que la précédente et elle aimait penser que les choses qui comptaient vraiment se déroulaient hors de toute précipitation. Mais qu'est-ce que le temps en dehors du rapport singulier que chacun entretient avec lui ? Ce n'était pas l'un des minces avantages de ces déplacements que de procurer à Amélie l'expérience intime de la durée. » (Extrait de la nouvelle « Mirabel Blues »)
Reconnue par la critique comme une « nouvellière de premier plan » (Michel Lord, Lettres québécoises), Lise Gauvin poursuit l'exploration de la mouvance des sentiments dans un monde où la facilité des déplacements apporte son lot d'imprévisible et de surprise. Observatrice lucide de la scène sociale, elle sait allier la finesse du détail au tableau d'ensemble qu'elle choisit de rendre dans des formes chaque fois renouvelées et dans un style réduit à l'essentiel, sans fard ni pathétique. Chaque nouvelle est une séquence arrachée à la vie passante, une parenthèse extraite d'un quotidien scruté avec un regard d'une précision toute clinicienne. -
« Comment peut-on être Québécois(e) ? », telle est la question que se pose une jeune Persane, itinérante par atavisme et voyageuse par curiosité, récemment arrivée au Québec pour y poursuivre des études littéraires. À une amie restée en Perse, Roxane fait part de ses étonnements, de ses commentaires et du drôle de pacte qui la lie à ceux-là mêmes dont le comportement souvent lui échappe et à ces lieux qui lui paraissent « d'une inaliénable étrangeté ». L'identité comme inquiétude, énigme et fiction.
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Littératures francophones. Parodies, pastiches, réécritures
Van De Gauvin Lise
- Ens Lyon
- 9 Avril 2013
- 9782847883619
Au moment où on s'interroge sur le sort des langues dans une perspective de mondialisation, il est important de réfléchir aux conditions d'existence des littératures de langue française, à leurs interrelations, mais aussi à leur manière de coexister avec des littératures mieux établies et plus anciennes, comme la littérature française. Les littératures francophones ont en commun d'être de jeunes littératures et leurs écrivains, placés dans des situations de « contacts de culture », de se situer « à la croisée des langues ». La notion de palimpseste y prend une importance particulière, renvoyant à la place de ces littératures sur l'échiquier mondial et aux modèles dont dispose l'écrivain pour rendre compte de sa situation.
Dans quelle mesure l'hybridité à laquelle doivent faire face les écrivains francophones donne-t-elle lieu à des « poétiques forcées », selon l'expression de Glissant, ou à l'invention de nouvelles formes du dire littéraire ? Quelles esthétiques sont ainsi mises en jeu ? À partir d'exemples tirés des littératures québécoise, belge, antillaise et africaine, cet ouvrage examine les formes et les enjeux du pastiche, de la parodie et de la réécriture dans des textes emblématiques de la scène littéraire contemporaine, qu'ils contribuent à éclairer. -
La fabrique de la langue. de francois rabelais a rejean ducharme
Gauvin Lise
- Points
- Points Essais
- 16 Février 2004
- 9782020387187
Cet ouvrage examine les interactions entre langue et littérature telles qu'elles ont été perçues par les écrivains eux-mêmes au cours des siècles.
Le lecteur peut ainsi suivre le discours qui a servi à l'élaboration de l'écriture " classique " et qui a ensuite présidé à son éclatement, vers la deuxième moitié du xixe siècle. une attention particulière est accordée aux oeuvres de rabelais et de céline qui ont instauré, par leurs stratégies langagières, de nouveaux pactes de lecture, en rupture avec la norme. une large place est également dévolue aux littératures francophones marquées par une interrogation soutenue concernant les faits de langue.
La fabrique de la langue se donne ainsi à lire comme une exploration du parler français et de ses fictions. -
Les litteratures de langue francaise a l'heure de mondialisation
Gauvin Lise (Dir.)
- Hurtubise
- 24 Avril 2010
- 9782896472840
Comment les écrivains québécois se situent-ils dans le contexte de la francophonie? Qu'en est-il de la littérature québécoise en regard des autres littératures de langue française? Quels types de liens peut-on établir entre les différentes aires francophones? Dans quelle mesure les oeuvres contemporaines sont-elles tributaires des propositions formelles fournies par les écrivains non hexagonaux? Peut-on parler d'un héritage commun et d'une information réciproque? Quelles configurations sont privilégiées? Des écrivains s'interrogent sur le concept de littérature-monde et témoignent de leurs rapports avec d'autres écrivains de langue française. Le texte de Jean-Marie G. Le Clézio constitue sa première conférence publique, quelques jours à peine après l'annonce de son prix Nobel de littérature. Pour lui, «le français est beaucoup plus qu'une langue. Il est un lieu d'échanges et de rencontres».
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