Mohieddine Ellabbad

  • Durant son enfance au Caire, Mohieddine Ellabbad fouine et glane dans la bibliothèque paternelle, chez le marchand de journaux, au souk des soldeurs, les « petites choses » graphiques qui nourrirent sa vie durant, une culture visuelle sans frontière, et sans pareille.
    Petite histoire de la calligraphie arabe est le dernier ouvrage de Mohieddine Ellabbad, publié de manière posthume. On y découvre l'histoire des lettres arabes, de l'écriture arabe, des styles de calligraphies, des vies de calligraphes, du rapport à l'écrit dans le monde arabo-musulman en partant de l'époque de la poésie du désert jusqu'à l'époque contemporaine, et en passant par le temps des Abbassides, des Ayyubides, des Ottomans, etc. D'une érudition vertigineuse, ce recueil destiné aux jeunes lecteurs est rempli d'anecdotes et d'humour. On devine au fil des pages le collectionneur passionné et génial que fut Mohieddine Ellabbad. Le port a jauni a publié en 2018 un premier volume de cette oeuvre majeure, Le carnet du dessinateur, et poursuit un travail de valorisation de l'image arabe et de son histoire avec ce nouveau recueil.

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  • Voyageur en images, Mohieddine Ellabbad était un collectionneur fou : son atelier d'artiste ressemblait à une caverne remplie de journaux et de magasines du monde entier, mais aussi de livres d'enfants, de contes traditionnels illustrés et d'histoires de personnages fantastiques. Ainsi, passionné tout à la fois par l'illustration et par les cultures dites "populaires" (on pourrait aussi dire, cultures ancrées dans leur territoire et nourries par les paysages et les formes qui les entourent), Mohieddine Ellabbad vivait entouré d'un merveilleux bestiaire imaginaire issu du monde entier ! Ce "Dictionnaire des monstres" témoigne des deux passions de son auteur : on y retourne bien sûr le sphinx, Anubis, et la "ghoula", l'ogresse qui hante les rêves de tout enfant arabe, mais aussi Damavykas, le coq de feu de Lituanie, le Kappa japonais ou le Catoplenas d'Ethiopie.
    Si vous ne les connaissez pas, vous allez les adorer ! Après les avoir dessinés avec malice, Mohieddine Ellabbad a commandé à un comparse journaliste, Chaouqi Abdelhakim, d'écrire leur portrait, à la fois précis, documenté, rempli d'humour et d'anecdotes sociologiques. Ce "Dictionnaire des monstres" est à la fois un magnifique livre d'artiste et une source de documentation. Publié à Beyrouth dans les années 80 (pas de date de parution indiquée) par l'Atelier arabe du livre pour enfants (maison d'édition éphémère créée par Mohieddine Ellabbad), le livre est passé inaperçu et le fils de Ellabbad, lui-même, ignorait son existence jusque récemment.
    Ce livre est traduit pour la première fois en français. Le port a jauni prolonge avec cet ouvrage son travail d'hommage à l'oeuvre d'Ellabbad, avec la belle traduction d'Yves Gonzalez-Quijano.

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