Monique Sicard

  • Paysage ! Le mot fait rêver... Il désignait à l'origine le tableau, la peinture d'une vaste étendue, puis, très vite, l'espace reçu par l'observateur sensible. Le terme peut sembler distancé par le moderne territoire. Il reste porteur d'un idéal de liberté, de beauté.
    Il est présent partout. Dépassant les frontières de la géographie, il gagne l'histoire de l'art, la philosophie, les sciences de l'aménagement. Mais alors que s'étendent les villes, l'urgence du paysage se fait sentir.
    Nous avons choisi de donner la parole aux auteurs photographes de l'ultra-contemporain. Seize d'entre eux, parmi les plus singuliers, ont été interrogés. Ils nous présentent la raison de leurs images.
    L'attention portée aux mots, à l'avant-image, constitue l'originalité de cet ouvrage qui s'adresse aux amoureux de la Terre et de la photographie.

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  • Ce recueil de poèmes écrits entre 1982 et 1991, et parus souvent en manuscrits à quelques exemplaires ou en éditions rares, est ici illustré de lithographies originales de Pierre Alechinsky. « La route des cimes/ croise celle des abîmes/ à la couture des phrases/ à la dentelle des rêves/ à la lisière de nos livres/ des lèvres de nos rires »

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  • Les artistes aiment à dire qu'ils cherchent, les scientifiques se plaisent à penser qu'ils créent. Les premiers expérimentent, utilisent des technologies sophistiquées, explorent les matériaux nouveaux. Chez les seconds, beaucoup d'amateurs d'art, sans compter les poètes, les plasticiens, les compositeurs. Comprendre, agir, imaginer, éprouver, anticiper : d'égales ambitions les rapprochent et il arrive même qu'ils collaborent. Qui sont ces chercheurs-créateurs ? Quels sont leurs cheminements, leurs interrogations, leurs projets et leurs publics ? Par-delà les discours qu'ils tiennent et la fascination qu'ils exercent souvent, que produisent-ils ? De quelles contraintes nouvelles doivent-ils s'accommoder et à quels risques s'exposent-ils ? De ces rencontres incertaines entre les sciences et les arts, quelle peut être la fécondité ? Cinéastes, mathématiciens, écrivains, musiciens, chimistes, sculpteurs ou biologistes, et leurs institutions... : tous sont en scène, à leurs profits et à leurs pertes.

  • Cette année-là, l'arrivée inopinée de nouvelles images provoque l'émergence de nouveaux regards.
    La radiographie et le cinéma rencontrent immédiatement un public populaire et passionné. La science s'empare des rayons X. Mais 1895 est aussi l'année des images qui s'achèvent. A la Salpêtrière, la mort de Charcot laisse un vide. Les images de malades n'ont pas permis d'élucider la question de l'hystérie. A Vienne, le Docteur Sigmund Freud s'arrache à l'influence de son ancien maître et à son obsession du "voir" : 1895 marque la véritable naissance de la psychanalyse.

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  • La fabrique du regard

    Monique Sicard

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  • Procédé de fixation de l?image mis au point par Louis Daguerre. Cette annonce mémorable est en quelque sorte la date de naissance officielle de la photographie comme invention. La solennité de cet événement, dont le retentissement international sera considérable, doit tout à la volonté affirmée du célèbre député astronome, grand physicien de la lumière, qu?est à cette époque François Arago, qui met sa notoriété d?homme d?État et l?éminence de son autorité scientifique au service de cet instant par lequel la photographie est " donnée au monde  (?).
    La France dote noblement le monde entier d?une découverte qui peut tant contribuer aux progrès des arts et de la science?. ?oeL?événement Arago?, comme l?a désigné le collectionneur historien André Jammes, aura trois conséquences majeures dont les effets ont déterminé en grande partie la postérité et la perception de l?irruption de la photographie dans le champ des grandes découvertes du XIXe siècle.
    Avec Arago, l?invention de Daguerre se place sous les auspices de la science : elle marque donc une rupture avec l?univers de l?expérimentation laborieuse et des chimères, pour se parer d?une aura irréfutable. La photographie, que chacun peut potentiellement pratiquer librement, se donne dès son ?oeinvention? comme un facteur de progrès social. Consacrée par le ?oehéros républicain? qu?est Arago, elle permet l?accès à de nouvelles connaissances, elle est vecteur de progrès dont chaque citoyen pourra bénéficier.
    La photographie a une mère patrie originelle: la France. Elle devient un élément du patrimoine national et porte au plus haut les valeurs de la République dans la lignée des savants et des philosophes des Lumières. Dans la passionnante introduction qu?elle consacre à ce nouveau Photo Poche Histoire, Monique Sicard revient longuement sur l?extraordinaire destin d?Arago, né à Estagel (Pyrénées-Orientales) en 1876.
    De son admission à l?École polytechnique à l?âge de dix-sept ans jusqu?à son accession à la présidence du Conseil en 1848, en passant par l?aventure rocambolesque de la Méridienne qui permit au courageux et brillant physicien d?accéder aux honneurs de la République, elle retrace l?itinéraire d?un humaniste engagé qui, à l?égal de Victor Hugo, connut en 1853 des funérailles nationales. De toutes les épopées politiques et scientifiques qu?a menées François Arago, celle de l?avènement de la photographie, ici rapportée et illustrée de manière exhaustive, restera pour longtemps à la fois captivante et exemplaire.

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