Nathalie Bontemps

  • Gens de Damas

    Nathalie Bontemps

    • Al manar
    • 13 Octobre 2016

    Ces récits, écrits à partir de 2005, rendent compte de la vie que menaient, à Damas, de nombreuses personnes dont l'auteur a croisé la route.
    Jaramana, en proche banlieue. Le camp palestinien de Yarmouk. Le quartier kurde de Rukn el-Dine, à flanc de montagne, et, ailleurs sur le même versant, le quartier de Mouhajirine. Le mausolée chiite de la banlieue Sayda Zeinab. L'ancienne cité à l'intérieur des remparts... Les récits déroulent des vies intriquées avec leur milieu, la périphérie et la banlieue damascènes, où s'entremêlent des destinées venues d'horizons très différents, comme le font les différentes strates des arrivées successives, maisons anciennes et habitations construites dans l'urgence, pierre et parpaing.
    2011 et sa révolution donnent une nouvelle dimension à la vie bouleversée de ces gens de Damas, à leurs rêves et à leurs peurs. Toujours à partir de la capitale, les textes s'ouvrent à d'autres lieux de Syrie, que la révolution fait entrer en résonance les uns avec les autres, dessinant un autre pays possible.
    Mais les destins s'éparpillent... Lorsque cesse le récit, certains des personnages sont encore sur place, et d'autres déjà sur les routes de l'exil.

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  • Ce poème est une réécriture de la Mu'allaqa d'Imru al-Qays, texte phare de la littérature arabe du désert (un siècle avant l'islam). L'objectif est de l'adapter pour le rendre accessible aux jeunes lecteurs contemporains. La matière principale de ce travail est donc l'original arabe dans ses différentes versions et les deux traductions de référence de Jacques Berque et de Pierre Larcher. Le texte final puise assez librement dans l'original arabe et ses traductions, respectant la progression et les thèmes du poème. Par moments, il reprend strictement la beauté visuelle de certaines images, par d'autres, il adapte d'autres images de façon à les rendre sensibles aujourd'hui. L'original arabe est une mine d'images poétiques que les traductions françaises ne sauraient épuiser et qui représentent pour nous une source d'inspiration. De tous les thèmes présents dans l'ode, nous privilégions la cosmogonie développée par le poète et les correspondances entre tous les éléments, qui constituent son univers : la nuit vue comme une étoffe, l'étoffe des vêtements effaçant les traces dans le sable comme l'aube efface les étoiles dans le ciel, l'humain partageant des caractéristiques animales et végétales, les animaux partageant des caractéristiques humaines... La vie nomade englobe nature et créatures, d'un seul tenant.

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  • Le chant du berger est un poème bilingue en français et en arabe, profondément inspiré et imprégné des codes et des images de la poésie arabe du désert. Il décrit la journée d'un berger au cours de laquelle rien ne se passe, aucun événement, seul le temps continu d'une journée qui s'égraine et d'un enfant berger dont le corps se confond avec les éléments.
    Les illustrations préexistent au texte. Le poème a été inspiré par les dessins, puis traduit en arabe. Le livre se lit à double sens, le début de l'un est la fin de l'autre. La traduction en arabe veille à conserver les images initialement présentes dans le texte, tout en recherchant une musicalité et un respect des codes de la métrique arabe. Les illustrations sont inspirées des paysages de la région volcanique du Sud de la Syrie, aux paysages arides mêlant les roches noires et chaotiques, les oliviers et la terre rouge brique d'argile.

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  • Le café lui sert de départ est le nom de la première nouvelle du recueil construit au fil des années et de ses déambulations urbaines par Nathalie Bontemps, arabisante et traductrice distinguée de la langue arabe ayant vécu plus de dix ans en Syrie. De Marseille à Damas, de Beyrouth à Paris, les nouvelles se succèdent comme autant de portraits de villes. L'écriture est intérieure et profonde, elle s'attache au ressenti des villes, à leur quotidien et à la rencontre intime de ses habitants. L'illustrateur Benoît Guillaume a pour usage de s'asseoir dans les rues urbaines et de croquer les scènes qui coulent sous ses yeux dans une mixture de pastels gras, de posca, de mine de plomb, de stylo bic et de peinture acrylique. Ses croquis pris sur le vif constituent un écho instantané aux réflexions profondes et construites de l'auteure. La traduction de ces nouvelles est due au grand poète contemporain syrien, Golan Haji, en connivence avec Nathalie Bontemps, dont il est le mari. En français comme en arabe, l'écriture est puissante et harmonieuse.

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  • Dans la Ghouta orientale où Majd est né et a grandi, sa famille est tout entière accaparée par sa survie. La Syrie défavorisée où il voit le jour supporte, depuis le coup d'Etat de 1970, la politique autoritaire, faite de marginalisation sociale, de répression et de terreur, que mène la dynastie Assad contre sa population. Participant aux protestations dès le premier jour en mars 2011, Majd raconte les marches pacifiques avec ses compagnons de lutte, et leurs aspirations démocratiques, qui se heurtent vite à la violence inouïe du régime.
    C'est à sa sortie de prison, à l'automne 2011, que Majd est témoin des débuts de la lutte armée, et qu'il s'engage dans les aides médicales. En 2013, sa Ghouta natale délivrée par les forces révolutionnaires subit un terrible siège : bombardements quotidiens, malnutrition, situation médicale dramatique, essor du commerce de guerre... Il se lance néanmoins dans l'action civile en créant des centres d'enseignement alternatif pour la petite enfance et en documentant les crimes du régime, notamment l'attaque chimique du 21 août 2013.
    Alors que les rapports entre les différentes factions d'opposition se modifient et que de plus en plus de combattants rejoignent les formations religieuses, financées par l'extérieur, qui disposent d'armes, l'Armée libre s'affaiblit. Pourtant, la société civile (médecins, enseignants, humanitaires, citoyens journalistes) continue à assurer de son mieux la permanence de la vie.

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