Paul-Laurent Assoun

  • « C'est à vous d'être lacaniens, si vous voulez. Moi, je suis freudien », déclare Jacques Lacan (1901-1981). C'est de s'être voulu - radicalement - « freudien » que son nom se retrouve homologué dans l'histoire de la psychanalyse et, au-delà, par les effets de ce geste, dans la pensée contemporaine, mise à l'épreuve de l'hypothèse de l'inconscient.
    Il s'agit ici d'introduire à et dans la « pensée-Lacan », celle des Écrits et du Séminaire, véritable work in progress par lequel s'accomplit son « retour à Freud » en une oeuvre à la fois complexe et vivante. À partir de la présentation systématique de ses catégories majeures (imaginaire/symbolique/réel, signifiant, « objet a »...) se trouvent restitués le mouvement de sa recherche et le remaniement inlassable de son écriture. Ainsi devient lisible le passage de Freud à Lacan.

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  • Passer de l'analogie à la confrontation, c'est à cela que s'emploie cet ouvrage. Cela suppose en premier lieu de rapporter la confrontation Nietzsche/Freud au contexte global du rapport du créateur de la psychanalyse à la philosophie et aux philosophes ; puis de saisir comment s'est produite historiquement cette rencontre et d'explorer la référence nietzschéenne dans l'oeuvre freudienne. À l'horizon de cette vaste confrontation, entre « volonté de puissance » et « pulsion de mort », se dessine un enjeu majeur de la pensée du réel pulsionnel articulé au « malaise de la culture ».

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  • Psychanalyse

    Paul-Laurent Assoun

    Comment introduire à la psychanalyse ? Une introduction universitaire se doit de réintroduire aux mouvements de découverte et aux avancées de la psychanalyse, à l'ensemble du « champ de savoir » analytique, son contenu, sa dynamique, ses thèses, son devenir, sa théorie et son histoire. Ce manuel est subdivisé en trois parties : Fondements - Figures - Perspectives. Principalement destiné aux étudiants, il est devenu un classique pour tous ceux qui cherchent à acquérir les bases de la psychanalyse.

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  • L'École de Francfort, qui doit son nom à la ville où fut créé l'Institut de recherche sociale en 1923, s'est imposée comme une figure majeure de la pensée contemporaine. Sous l'égide de la « Théorie critique » dont Max Horkheimer produit le manifeste et de Theodor W. Adorno, elle a agrégé un monde de penseurs (de Walter Benjamin à Herbert Marcuse et, au-delà, Jürgen Habermas).
    À partir du noyau de l'idéalisme allemand, de Kant à Hegel, et d'une pensée sociale critique, dans l'héritage de Marx, ouverte à la pensée de Freud, elle a produit un puisant creuset où fusionnent philosophie, sociologie, esthétique, théorie de l'histoire et psychanalyse. Il est donc essentiel d'en restituer la dynamique, la thématique et l'héritage. À l'heure des idéologies postmodernes de « fin de l'Histoire », l'École de Francfort rappelle l'exigence de la Raison à l'épreuve du siècle du totalitarisme. Cette réédition permet de revisiter l'École de Francfort et d'en montrer la vitalité persistante comme théorie du sujet et « critique de la domination ».

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  • « De toutes les choses sérieuses le mariage est la plus bouffonne », écrivait Beaumarchais dans Le Mariage de Figaro.
    Ce à quoi s'engagent concrètement les mariés, c'est d'abord, faut-il le rappeler, à ce que l'on appelle devoir conjugal. Terme qui, malgré sa résonance surannée, désigne bien l'obligation du rapport sexuel régulier, aménageable au moyen des excuses tolérées dont la plus commune du côté de l'épouse fut constituée par les « vapeurs », étourdissements, vertiges, migraines et malaises divers, alibi pseudo-médical de dispense des obligations conjugales à l'usage des épouses. Névrose d'angoisse institutionnalisée en quelque sorte. La véritable énigme du mariage, c'est qu'il persiste malgré tout à faire miroiter un fantasme, à proportion de ce qu'il est régulièrement démenti, résistance obstinée à ses propres désillusions qu'il s'agit aussi de penser.

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  • Qu'était la philosophie et qui étaient les philosophes pour le fondateur de la psychanalyse ? D'un côté, Freud n'a pas de formules assez tranchantes pour débouter la philosophie de ses prétentions comme « vision du monde » et souligner son primat de la conscience, incompatible avec le savoir de l'inconscient ; d'autre part, on observe la récurrence, tout au long de son oeuvre, de références aux philosophes comme anticipant les découvertes analytiques. L'auteur se propose donc de sonder la critique freudienne de la philosophie en s'appuyant sur l'ensemble des occurrences, puis de dégager son « explication », voire son diagnostic sur la « chose philosophique ». En un second temps, se trouve examinée la « galaxie philosophique » freudienne, soit le sens de la référence philosophique dans la démarche métapsychologique ainsi que son rapport privilégié à Platon et à Kant, à Schopenhauer et à Nietzsche. Enfin, se trouve analysé l'ensemble des allusions aux figures philosophiques qui permet de situer Freud au regard de l'histoire de la philosophie.

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  • Freud et la femme

    Paul-Laurent Assoun

    • Payot
    • 22 Février 2003

    Que veut la femme ? c'est, de l'aveu même de freud, la grande question laissée inexplorée par la psychanalyse.
    S'appuyant sur une lecture attentive de l'oeuvre de freud, paul-laurent assoun dévoile ici une version féminine du complexe d'å'dipe pour finalement faire dire au père de la psychanalyse. tout ce qu'il a toujours pensé sans jamais oser l'écrire.

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  • Introduction - Le meurtre des rois morts. Un épisode révolutionnaire et ses enjeux Première partie - Spectroscopie de l'acte profanatoire Chapitre I - La « profanation » planifiéee. « Ouvrons quelques tombeaux » (I) Chapitre II - La profanation en acte. « Ouvrons quelques tombeaux » (II) Chapitre III - Les coulisses de l'acte. La guerre aux morts Chapitre IV - Totem paternel et tabou du chef. Anthropologie du corps royal Deuxième partie - Désir révolutionnaire et destins de l'idéal : de la haine à la mélancolie Chapitre V - De la haine en acte à l'extraction de l'objet. Le fantasme révolutionnaire Chapitre VI - Objet de l'idéal et désir de mort. La masse révolutionnaire Chapitre VII - Mélancolie révolutionnaire. Le meurtre impossible ou le drame néobaroque Troisième partie - Un acte et sa postérité. Restauration, monumental et souveraineté Chapitre VIII - La posthistoire de Saint-Denis. Le retour des restes royaux Chapitre IX - Patrimonial et monumental. Le désir du conservateur Chapitre X - Le corps baroque de la souveraineté. L'enjeu politique de l'histoire Conclusion - Un acte et son héritage. La modernité politique et son envers inconscient Index

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  • " Il faut que tu me dises sérieusement si je puis donner à ma psychologie, qui aboutit à l'arrière-plan du conscient, le nom de métapsychologie. " S. Freud, lettre à Wilhelm Fliess du 10 mars 1898, in " La naissance de la psychanalyse " Par ce geste symbolique, le créateur de la psychanalyse prend une décision en quelque sorte historique : inventer un mot, métapsychologie, pour donner un nom à la théorie fondamentale de la psychanalyse. C'est donc bien de la " métapsychologie freudienne " qu'il va s'agir ici, car le néologisme inventé par Freud a été utilisé parallèlement dans des perspectives différentes et même étrangères à la science des processus inconscients.

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  • Cet ouvrage se veut à la fois bilan des effets de la « pensée Freud » comme contribution majeure à la pensée contemporaine en ses diverses dimensions, et manifeste de l'engagement freudien. Que mettre sous le terme « freudisme » ? Comment l'expression s'est-elle imposée ? Que signifie « être freudien » ? Quel programme, voire quelle éthique de recherche, soutient la référence au nom de Freud ? Ainsi apparaissent la vitalité et la force de « l'hypothèse de l'inconscient ».

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  • La phobie est cette peur aiguë qui fait symptôme, par l'excès de ses manifestations ou le caractère déplacé de son objet. Peur dévorante, qui fait irruption dans l'existence d'un sujet, qui dès lors ne peut aller et venir dans le monde sans redouter la rencontre de l'objet ou de la situation génératrice d'angoisse. Qu'est-ce que la psychanalyse peut dire de cette expérience ? Ce qui se dessine est une écriture de l'angoisse qui éclaire le sens de l'épreuve phobique. La partie clinique - Scènes de la phobie - en reconstitue le drame, depuis la "première peur" - attaque de panique - jusqu'à la confrontation à cette "phobie de situation" qu'est la solitude, en passant par l'agoraphobie - peur des grands espaces - et la zoophobie, peur des animaux, où se trahit la portée symbolique de cette peur inconsciente - comme l'atteste la phobie du petit Hans, véritable paradigme à relire. La partie théorique - Penser la phobie - met au travail la métapsychologie pour comprendre, à travers l'évolution de la théorie freudienne, les enjeux de cet inconscient de la peur : de la formation du symptôme dans la logique du refoulement à la capture du sujet, entre un danger réel et un autre danger réel - de castration et de "passivation".

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  • Qu'était la philosophie, qui étaient les philosophes pour le fondateur de la psychanalsye ? d'un côté, freud n'a pas de formules assez tranchantes pour débuter la philosophie de ses prétentions comme " vision du monde " et souligner son primat de la conscience, incompatible avec le savoir de l'inconscient ; d'autre part, on observe la récurrence, tout au long de son oeuvre, de références aux philosophes comme anticipant les découvertes analytiques.
    Il s'agit donc de sonder la critique freudienne de la philosophie, en s'appuyant sur l'ensemble des occurrences, puis de dégager son " explication ", voire son diagnostic sur la " chose philosophique ". en un second temps, se trouve examinée la " galaxie philosophique " freudienne, soit le sens de la référence philosophique dans la démarche métapsycholgique ainsi que son rapport privilégié à platon et à kant, à schopenhauer et à niezsche.
    Enfin, se trouve analysé l'ensemble des allusions aux figures de philosophes qui permet de situer freud eu égard à l'histoire de la philosophie. cet ouvrage, depuis sa première édition (1976), constitue une référence fondatrice à la conjonction " psychanalyse et philosophie ". il marque le point de départ d'une enquête qui a trouvé son prolongement dans l'analyse des conjonctions freud et nietzsche, freud et wittgenstein, ainsi que dans l'introduction à l'épistémologie freudienne et dans l'introduction à la métapsychologie freudienne.

  • " Il n'y a pas d'être plus malheureux sous le soleil qu'un fétichiste qui languit après une bottine et qui doit se contenter d'une femme entière. " Telle est l'énigme de ce " choix d'objet ", restituée avec humour par Karl Kraus. Quels sont la signification clinique, la portée et les enjeux anthropologiques du concept psychanalytique de fétichisme ? Forgé par Charles de Brosses en 1756 pour désigner un " culte singulier d'objets factices ", thème d'intenses débats philosophiques (Comte) et économiques (Marx), il devient le nom d'une perversion sexuelle (Binet), avant que Freud en perce le secret : cet objet qu'est le " fétiche " sert de masque à l'angoisse de castration, révélant le clivage du sujet. Accès privilégié, via une dimension morbide de l'amour, à la fonction inconsciente de l'objet.

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  • "Une analyse sans transfert est une impossibilité", constate Freud.
    Mais alors, qu'est-ce que cela, "le transfert" ? C'est en rompant avec la technique de suggestion hypnotique que Freud, créant la cure de parole, bute sur le réel du transfert (Ubertragung) : soit le report sur l'analyste de fantasmes et d'affects du patient, issus des imagos infantiles, avec un fort sentiment d'actualité. Revenir au thème "inépuisable" du transfert, arme de la résistance et levier de l'analyse, suppose de le redécouvrir en sa fraîcheur, comme "événement" foncièrement "inattendu" - en son "importance pratique" - pour en dégager "l'intérêt théorique".
    L'examen de la mise au jour du transfert, des "Etudes sur l'hystérie" au cas Dora, ouvre la voie à une phénoménologie du transfert et de ses "signes", au bout de laquelle se dégage la "névrose de transfert". La double dimension, de la répétition et de l'amour dit de transfert, permet d'en dresser le "portrait métapsychologique". Ainsi se dégagent les questions du maniement du transfert, du "contre-transfert" et du ressort transférentiel du lien social.
    Cela éclaire, au-delà de la reprise postfreudienne, la contribution majeure de Lacan à la dialectique inconsciente du transfert, en liaison à l'objet de la demande et au "désir de l'analyste". A l'heure où se notifie une haine sourde et tenace du transfert déniant l'acte analytique, le retour au vif de l'expérience transférentielle permet de le ressaisir comme réalité en acte de l'inconscient.

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  • Il s'agit ici d'introduire à et dans la « pensée-Lacan », celle des Écrits et du Séminaire par lequel s'accomplit son « retour à Freud » dans une oeuvre à la fois complexe et vivante, caractérisée par un mouvement permanent de recherche et un remaniement inlassable de l'écriture. À partir de la présentation systématique de ses catégories majeures sont restitués le mouvement de sa recherche et le remaniement inlassable de son écriture. Ainsi devient lisible le passage de Freud à Lacan.
    Paul-Laurent Assoun, psychanalyste, est professeur à l'Université de Paris VII où il dirige l'UFR Sciences humaines et cliniques. Il dirige aux Puf la collection « Philosophie d'aujourd'hui ».

  • «J'ai deux dieux : Logos et Anankè, l'inflexible raison, le destin nécessaire.» Reconnaître l'Anankè, cette figure du destin sans visage, et aussitôt la coupler au Logos, voilà l'exigence de Freud ou plutôt la tâche qu'exige de lui l'objet qu'il assigne à la psychanalyse : penser l'inconscient.
    L'enquête ici menée pour cerner la réforme freudienne de l'entendement qu'implique une telle exigence comporte trois temps. Elle part du «penser» même - pensée du trouble et trouble de pensée - pour déboucher sur la mystique et l'archaïque où le Logos métapsychologique se confronte à son altérité intime ; elle revient enfin au réel même de la Kultur et du politique. D'un bout à l'autre, Logos et Anankè se confirment bien comme les divinités tutélaires de l'entendement freudien jusqu'en leur entre-deux : l'illusion.
    Freud ne fait pas que découvrir : il institue. Dire sur lui aujourd'hui, s'en tenir à lui, ce n'est donc pas le répéter ou le commenter mais dégager les conditions de possibilité de son intervention radicale sur le champ du savoir pour en restituer le plein effet clinique.

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