Pierre-Henry Frangne

  • De l'alpinisme

    Pierre-Henry Frangne

    Comment penser la passion de la montagne ? Comment dire le mystère d'une course en haute montagne ? L'irrationalité de son appel mais aussi l'intelligence et le calcul de son parcours ? Grâce au dialogue entre récits, concepts et images, ces essais tentent de répondre. Ils dessinent une philosophie de l'alpinisme qui est une philosophie de l'existence : « Il te reste peu de temps. Vis comme sur une montagne. »

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  • L'hypothèse du livre est la suivante: la poésie mallarméenne est philosophique dans un sens non conceptuel, non disciplinaire ou non académique. Elle est cependant une puissante expérience sensible et spirituelle de pensée qui consiste, comme la philosophie depuis l'Antiquité, à s'étonner c'est-à-dire, à la fois, à s'émerveiller et à s'inquiéter. C'est pourquoi le présent ouvrage se place au centre du cercle suivant qu'il tente de mettre en mouvement: il faut lire les philosophes pour comprendre Mallarmé; il faut lire Mallarmé pour comprendre les philosophes. Car, c'est dans cette conversation (le mot est de Mallarmé) avec Platon, Montaigne, Pascal, Descartes, Hegel, que le poète écrit et élabore une philosophie dans l'acte même de la pratique artistique.

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  • Chamonix, dix sommets légendaires, incontournables, mythiques, visibles depuis la vallée, le Montenvers ou les Grands-Montets : comment furent-ils atteints la première fois, par qui, dans quelles conditions, à quel prix ? La trame de cet ouvrage consiste à donner le récit d'autant de premières ascensions « à la première personne », en laissant la parole à ceux qui les gravirent et qui, une fois redescendus, à chaud, livrèrent leur témoignage.
    Au programme :
    Mont-Blanc (1786, Michel Paccard et Jacques Balmat).
    Mont-Blanc du Tacul ( 1855, Charles Hudson et Edward Shriley Kennedy).
    Aiguille du Midi (1856, Fernand de Bouillé).
    Aiguille d'Argentière (1864, Edward Whymper).
    Grandes Jorasse (1868, Horace Walker).
    Aiguille du Dru (1879, Jean Charlet).
    Grépon (1881, Albert Mummery).
    /> Dent du Requin (1893, Albert Mummery).
    Aiguille du Fou (1901, Emile Fontaine).

    Chaque témoignage est précédé d'une courte introduction s'attachant au contexte, aux conditions, à l'époque, aux acteurs, aux convoitises, aux nationalités, aux anecdotes entourant l'ascension.
    Émouvant, historique, grave et parfois désuet, l'ouvrage est illustré de gravures, d'aquarelles, de cartes et de photographies contemporaines des ascensions en question. Il est introduit par Pierre-Henry Frangne, professeur de philosophie à l'université de Rennes, auteur de plusieurs livres et études sur la montagne.

  • La tentative mallarméenne du Livre ne peut se comprendre que par l'analyse des multiples tentations qui la travaillent. A la tentation de la religion et du mystère qui font du Livre un Absolu littéraire s'ajoutent celles des arts: du théâtre, de la danse, de la peinture, de la musique et, tout spécialement, de l'opéra wagnérien qui se voulait aussi une oeuvre d'art totale. Le Livre utopique - toujours projeté mais jamais réalisé - s'annonce alors comme le moment de la ' confrontation ' de tous les arts et comme le lieu de la ' conversation ' de l'art avec la philosophie, la religion, la critique d'art et même l'ensemble des activités sociales, économiques, politiques des hommes. C'est pourquoi le présent ouvrage propose un parcours qui va d'Hérodiade au Coup de dés en passant par des extraits de la correspondance, des réponses à des enquêtes et surtout des textes en prose poétique tirés des Divagations. Dans ce parcours où Mallarmé ' veut, que tout, au monde, existe pour aboutir à un livre ', on voit se superposer et se confondre progressivement tous les sens que le poète confère aux ' Lettres ': alphabétique, typographique, épistolaire, humaniste ou rhétorique, littéraire enfin.

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  • Ce livre est une interprétation philosophique du symbolisme français (1860-1905).
    En pensant le symbolisme dans son rapport au romantisme, à l'impressionnisme et aux avant-gardes, il tente de contribuer à une histoire conceptuelle de l'oeuvre d'art moderne. A la question " qu'est-ce qui fait l'unité de ce mouvement artistique ? ", il répond : non une théorie unifiée du symbole, mais une théorie de la négation. Cette dernière apparaît sous une triple forme : comme opération logique d'abstraction et de purification ; comme sentiment existentiel malheureux ; comme principe métaphysique (Néant, Rien, Mort).
    Ces trois figures engendrent la négation comme valeur et comme exigence : celle d'abolir et de manifester l'art et le réel au sein d'une inconsistance fondamentale. Utilisant trois modèles philosophiques principaux (Plotin, Schopenhauer, Hegel) afin d'élaborer sa métaphysique et son ontologie négatives, le symbolisme produit différents rapports entre le philosophique et l'artistique : au philosophème d'un néoplatonisme surplombant et d'un schopenhauerianisme nourrissant, succède une réelle philosophie symboliste au travail chez Mallarmé.
    C'est cette philosophie symboliste qui fait de la négation une opération véritablement créatrice et qui assure, pour nous, l'actualité du symbolisme caché derrière le sentiment d'appartenir à un monde vieilli ou mort.

  • Quelle est la nature polymorphe, rebelle à toute délimitation, et donc proprement étonnante, du sublime ? En quoi consiste sa véhémence, sa force dynamique et dangereuse ? Comment expliquer les paradoxes de la sidération ou du plaisir négatif que son sentiment, sa passion ou même sa crise, engendrent chez tous ceux qui en font, moins l'expérience que l'épreuve ? Telles sont les trois principales questions que l'ouvrage entend poser dans l'inspiration des travaux de Baldine Saint Girons et de son livre Fiat Lux. Une philosophie du sublime (1993).

    Avec le soutien de l'École nationale supérieure d'architecture Paris Val de Seine, du CERILAC EA4410 (Centre d'études et de recherches interdisciplinaires de l'UFR Lettres, arts et cinéma) de l'université Paris Diderot (Paris 7) et l'équipe d'accueil HCA (Histoire et critique des arts) de l'université Rennes 2.

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  • L'ouvrage explore les différents types de structures paysagères, naturelles ou artificielles, passées et présentes, dans une approche à la fois historique et pluridisciplinaire, du sillon de Romulus à la skyline. Il repose sur deux principes.

    D'une part, il fait le choix d'appréhender les paysages - naturels, anthropisés et artistiques - à partir des lignes et des figures géométriques simples qui les structurent ou qui les rythment : une ligne d'horizon, un cercle de mégalithes, un chemin de crêtes, une rocade, le sommet d'un volcan, une ligne d'éoliennes, un parcellaire.agricole ou un gratte-ciel s'imposent à la perception et définissent immédiatement une configuration signifiante.

    D'autre part, il revendique la possibilité de faire dialoguer des conceptions du paysage trop souvent séparées : le point de vue anthropologique et archéologique sur les sociétés anciennes, le geste des land-artistes, le regard de l'urbaniste et celui du philosophe, les exigences de l'architecte et celles du géographe, les perspectives de l'historien d'art, du littéraire comme celles des théoriciens de la perception. Comme nous vivons dans un seul et même monde et que nous sommes spontanément capables de reconnaître un paysage lorsqu'il s'offre à nous - qu'il soit naturel, rural, urbain ou artistique -, l'ambition et l'originalité des analyses ici rassemblées sont de parvenir à esquisser, non seulement la possibilité d'une théorie commune, mais celle d'une théorie unitaire du paysage.

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  • L'ouvrage explore le paysage photographique des origines (vers 1850) à nos jours, des paysages des frères Bisson aux artistes actuels comme Walter Niedermayr, Jean-Marc Bustamante ou Eric Bourret. Il déploie la triple thèse suivante : 1) le paysage photographique achève ou accomplit l'ensemble du genre du paysage tel que la peinture l'a inventé à la Renaissance ; 2) en l'accomplissant, le paysage photographique se libère de la tradition paysagère elle-même et ouvre au paysage un champ indéterminé d'inventions presque infinies dont les études rassemblées ici explicitent quelques-unes des possibilités ; 3) cette continuité et cette rupture créent ainsi un paysage "sans qualité" selon l'expression de Robert Musil, paysage dont la polymorphie alimente les autres arts et la créativité de l'art contemporain. Voilà pourquoi le livre dessine un parcours permettant d'articuler - c'est son originalité - invention du paysage pictural, invention du paysage photographique et inventions photographiques du paysage.
    L'ouvrage fondamentalement pluridisciplinaire entend se plier à la logique photographique elle-même qui permet d'engendrer de nouvelles images non picturales, des images machinées, non métaphoriques, profondément documentaires, et dont la reproductibilité permet un archivage du réel, une exploration de nouveaux territoires naturels ou urbains, la multiplication infinie de points de vue sur eux.

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  • Au sein des recherches actuelles sur l'émotion musicale, ce livre possède une approche originale : il ne s'agit pas tant de décrire la nature, les opérations et les fonctions de cette émotion, que de s'interroger sur les enjeux conceptuels, culturels, sociaux et artistiques de sa valorisation ou de sa dévalorisation. Autour de ce souci axiologique, il s'agit donc d'articuler des perspectives anthropologiques, esthétiques, historiques et pragmatiques afin de poser la question : au nom de quoi, en vue de quoi et dans quels moments de la musique occidentale, les acteurs impliqués par son exercice et sa compréhension revendiquent-ils ou refusent-ils l'émotion ?

    Avec le soutien de l'EA 3552 de l'université Paris-Sorbonne, du CELLAM et de l'EA HCA de l'université Rennes 2.

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  • Quelle est l'influence de la musique sur la perception des images animées ? Que devient la musique quand elle n'est plus qu'un élément parmi d'autres dans cet ensemble synthétique et temporel qu'est le film ? Cette double question est à l'origine de l'ouvrage, qui confronte des analyses de musicologues et de théoriciens du cinéma, de philosophes et de cinéastes.
    Lieu unique de rencontre entre la musique populaire et la musique savante, le cinéma permet d'associer dans le même mouvement les amples partitions orchestrales de Max Steiner et les ritournelles de Carlos d'Alessio, le Leitmotiv entêtant de In the Mood for Love et le rock'n roll de Lost Highway, la musicalité joyeuse du cinéma de Jacques Tati et les recherches exigeantes de Jean-Luc Godard. Écouter les films pour mieux les voir, les voir pour mieux les écouter : tel est le but que se sont fixé, sans préjugés, les auteurs de ces études.

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  • Que dit le cinéma - documentaire ou de fiction - sur la naissance des oeuvres, qu'elles soient celles des autres arts ou les siennes propres? Pourquoi et en quels sens le cinéma est-il un instrument privilégié et fécond d'observation, d'analyse et d'interprétation de la genèse des oeuvres d'art? Que nous apprend le cinéma sur la relation du créateur à son oeuvre et sur les opérations de la création que celle-ci soit entendue comme l'acte par lequel une oeuvre d'art est instaurée comme nouvelle et significative, ou qu'elle soit pensée comme la première manifestation publique d'une oeuvre d'art quand elle doit d'être représentée ou exécutée? Telles sont les principales questions de cet ouvrage. La création n'y sera pas abandonnée à son mystère, à sa fulgurance ou à sa généralité. Au contraire, elle sera approchée au plus près des oeuvres, des artistes, des gestes et des processus.

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  • Comment penser un film de fiction à partir des oeuvres d'art qui s'y trouvent sous la forme d'objet, de représentation, de projet, de performance ou d'évènement ? À l'inverse, comment penser les oeuvres et les arts non filmiques à partir du cinéma qui les met en scène, en images et en récit ? C'est à ces deux questions reliées circulairement qu'est consacré cet ouvrage collectif où dialoguent historiens, théoriciens, critiques et esthéticiens du cinéma.

    Avec le soutien du programme spécifique de recherches, reconnu et financé par l'ANR : FILCREA et de l'équipe d'accueil Arts : pratiques et poétiques de l'université Rennes 2.

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  • « L'enregistrement affectera l'auditeur vers lequel finalement toute cette activité est dirigée. » Ce sont ces changements, promis par Glenn Gould en 1966, que cet ouvrage repère et analyse. Musicologue, ethnomusicologue, historien des arts contemporains et des techniques d'enregistrement, producteur de disques, ingénieur du son, directeur artistique, musicien, théoricien du cinéma et philosophe, tous tendent l'oreille dans ce livre au monde sonore, musical et cinématographique contemporain.

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  • Le livre explore à la fois la théorie mallarméenne de la musique, sa mise en pratique poétique, et les compositeurs qui mirent Mallarmé en musique : principalement Debussy, puis Boulez qui en fit le coeur de son entreprise.

    Avec le soutien de deux équipes de recherche de l'université Rennes 2 : l'EA 3208 « Arts : pratiques et poétiques » et l'EA 1279 « Histoire et critique des arts ».

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  • Dans les deux volumes de L'oeuvre de L'art parus en 1994 et 1997, Gérard Genette jetait les principes d'une esthétique extrêmement précise et argumentée.
    Cette esthétique surprit d'autant plus qu'elle venait d'un grand théoricien français de la littérature (du roman, de la rhétorique, de la poétique, des genres, etc.) qui passait à la philosophie grâce à la lecture de l'esthétique analytique, et qui était attentif à la diversité du mode d'existence des oeuvres dans l'histoire comme dans l'époque contemporaine. Cet ouvrage collectif est ainsi la première tentative de discussion des thèses, des arguments et des enjeux de la pensée esthétique de Gérard Genette.
    En croisant les regards des philosophes et des esthéticiens (analytiques et " continentaux ") avec ceux des théoriciens des différents arts (littérature, musique, cinéma, arts visuels), en replaçant cette esthétique dans l'ensemble du travail critique et théorique de Gérard Genette, il s'attache à comprendre et à évaluer l'importance d'un projet philosophique original du point de vue de la généralité de la théorie mais aussi du point de vue de la singularité des arts et des oeuvres.
    Le livre est complété par un DVD contenant l'enregistrement d'un entretien de 50 minutes avec Gérard Genette intitulé De Figures à Codicille. Il permet de comprendre le point de vue de Gérard Genette lui-même sur la nature et les conditions d'un parcours et d'un travail de près d'un demi-siècle.

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