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Simon Harel
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La mort intranquille.: autopsie du zombie
Jérôme-olivier Allard, Simon Harel, Marie-christine Lambert-perreault
- Presses De L'Universite De Laval
- 29 Février 2020
- 9782763745541
Comment expliquer cet engouement pour la figure du mortvivant ? On retrouve les zombis dans des annonces publicitaires, dans des ouvrages didactiques et dans l'espace public.
Le zombie contemporain, mort-vivant mangeur de chair humaine, apparaît dans un grand nombre de productions esthétiques depuis le début des années 2000, contaminant une variété de supports (du livre au film, du jeu vidéo à la série télévisée) et différents genres, à commencer par celui de l'horreur. -
Femmes passe-murailles : Ecrits et voix de prison
Collectif, Simon Harel, Mira Missirian, Valentina Pancaldi
- Hermann
- Intercultures
- 24 Avril 2024
- 9791037030764
Encore aujourd'hui, les femmes sont prisonnières de la mise en scène du corps et des structures incarcérantes du genre. Or, la prison opère une double marginalisation des femmes, tant par l'isolement auquel elle les contraint comme détenues, que par l'invisibilité à laquelle elle les réduit. Par le recours à la littérature, cet ouvrage collectif s'inscrit dans le silence de cette invisibilité et se veut un dispositif passe-muraille pour diffuser la voix de femmes judiciarisées et sensibiliser aux divers aspects de l'incarcération féminine.
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Vies et fictions d'exil
Simon Harel, Hanen Allouch
- Presses De L'Universite De Laval
- 2 Février 2021
- 9782763753317
Vies et fictions d’exils certes, mais au risque de la création et des récits qui ne proposent pas une image stéréotypée des réfugiés et des déplacés. Si la « crise » des réfugiés a retenu l'attention des médias au cours des dernières années, l'art et la littérature sont des espaces où l'exil a droit de cité. Les lectures présentées par les auteurs de cet ouvrage collectif témoignent à la fois de cette tradition et du renouvellement des récits littéraires, photographiques et médiatiques où abondent les représentations des exils. À propos de la réalité de la migration forcée, les auteurs font place à la parole subjective du migrant et aux représentations de l'imaginaire collectif qui le déshumanisent.
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Les passages obligés de l'écriture migrante
Simon Harel
- Xyz
- Theorie Et Litterature
- 1 Septembre 2005
- 9782892614244
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Un boitier d'ecriture ; les lieux dits de michel leiris
Simon Harel
- Trait D'Union
- 11 Février 2003
- 9782895880059
" Dans ses derniers livres, Michel Leiris propose une écriture mélodique et sonore qui renoue avec l'émotion poétique.
L'écrivain veut se donner naissance par l'écriture au fur et à mesure que le vieillissement de l'autobiographe fait son oeuvre. Ce fantasme qui consiste à se donner naissance par l'écriture n'est pas propre à Leiris. Il acquiert cependant chez ce dernier une puissance d'évocation remarquable. Voilà pourquoi je soumets au lecteur la métaphore du boîtier d'écriture. De façon littérale, l'écriture aura été la création d'un fragile boîtier : corps de mots, alphabet égrené, puis chanté, matrice d'un sens à venir "
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Place aux littératures autochtones
Simon Harel
- Mémoire d'Encrier
- Cadastres
- 1 Juillet 2017
- 9782897124441
En retournant la terre de mes mains, j'ai trouvé maintes pépites de la littérature des Premières Nations. Révélées au grand jour, elles ont beaucoup de choses à nous apprendre sur la qualité de ce sol québécois, sur sa composition également. C'est toute la fondation symbolique du Québec, aujourd'hui dans une impasse, qu'elles nous invitent à réexaminer. Enfin, un parcours critique des littératures autochtones ! Retour à l'intérieur de nous-mêmes sur les fondations du territoire et des récits d'origine. Tout a bougé très vite, quand on y pense : alors qu'il y a une dizaine d'années la littérature des Premières Nations n'existait qu'en marge des Lettres québécoises, la voilà non seulement présente sur tous les fronts, mais aussi multiple dans ses visages. Après un long travail d'élaboration, nécessaire pour que l'accès au monde de l'édition devienne réalité, son corpus s'est rapidement étoffé et diversifié. L'empreinte orale façonne en effet cette littérature, mais elle n'est plus vécue comme la seule souffrance d'une disparition, ainsi que l'écrivait An Antane Kapesh en 1976 dans "Eukuan nin matsshimanitu innuiskueu. Je suis une maudite sauvagesse". En 1976, c'était la colère qui animait Kapesh, une juste colère, en somme, contre les méfaits du colonialisme. Kapesh disait la dislocation de la langue et du territoire qui ont fait tous deux l'objet d'une expropriation. Cette vision est aujourd'hui tempérée par une nouvelle génération d'auteurs et d'artistes en art contemporain, de Samian à Natasha Kanapé Fontaine, qui vivent dans leur époque et abordent avec assurance leur identité, n'hésitant pas à s'exprimer par le slam, le théâtre ou le rap. C'est toute la fondation symbolique du Québec que ces auteurs nous invitent à réexaminer.
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C'est moi, Artaud, Antonin,
cinquante piges,
qui le fais,
de prendre la peau, et de la crever,
au lieu d'attendre son rétablissement physiologique par suppôt
dans le sens du papa nouveau,
de même que quand le vertige a lieu,
je ne m'en réfère pas à dieu
de redresser les enfants du père,
mais premièrement je laisse pisser le mérinos, en frappant à coups de pied les êtres,
pour qu'ils s'éloignent de mon feu.
C'est lui, mon compagnon de longue date, peut-être le plus ancien. Je range Antonin Artaud dans la catégorie de mes « écrivains méchants », aux côtés de V. S. Naipaul et de Thomas Bernhard. Comme eux, il a puisé à sa propre vie, obsédé par la filiation et la famille, pour construire un cosmos en modèle réduit. Des trois, Artaud est néanmoins celui qui va le plus loin : corps émietté, visage défiguré, multitude d'avatars et de doubles... Cela insuffle à sa trajectoire la fulgurante incandescence d'un astre errant, traversé par l'électricité, et capable, telle une divinité, de faire gronder le tonnerre et l'ouragan. -
Plus qu'un livre photo, c'est le récit d'un homme qui alors qu'on le convoie en mission secrète vers un site minier du nord, soigne minutieusement sa collection de bootlegs sur cassette des Grateful Dead.
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Attention écrivains mechants
Simon Harel
- Presses De L'Universite De Laval
- Intercultures
- 30 Juin 2011
- 9782763792699
L'écriture de la méchanceté nous réveille, nous fait sortir de la torpeur d'une époque où la confusion règne et où la violence guerrière - par les mots, par les actes - est à l'ordre du jour.
Mais il ne s'agit pas non plus de faire l'apologie de la méchanceté, de traiter sur un même plan Cioran, Houellebecq, Céline, Mavrikakis ou Lê, de refuser tous affrontements et prises de bec. Surtout, il faut distinguer une oeuvre, aussi abjecte et destructrice soit-elle, de l'écrivaine ou l'écrivain qui se cache derrière sa plume, ce que n'aura pas su faire Bernard Pivot qui lapide symboliquement Doubrovsky en 1990.
Ainsi Simon Haret refuse-t-il de porter aux nues des textes qui ne le méritent pas toujours ou de justifier l'injustifiable. Après Espaces en perdition, un diptyque remarqué, Simon Haret continue son exploration des formes et des enjeux de la violence contemporaine. Il nage en eaux troubles et il le sait : saura-t-il garder la tête hors de l'eau ou boira-t-il la tasse de cette méchanceté boueuse ? C'est aussi l'enjeu de sa réflexion.
Attention écrivains méchants n'est donc pas un essai ordinaire. Il marque un tournant décisif, audacieux, dans la production littéraire de Simon Haret : c'est la voix en colère, émue, affligée quelquefois sans être jamais désabusée, d'un penseur humain, mais pas trop. Celle qui nous rappelle que l'écriture de la méchanceté, à l'intérieur des murs de la fiction, rejoue chaque fois ce ratage de la rencontre avec autrui. -
La survivance en heritage. passages de janine altounian au quebec
Harel Simon
- Presses De L'Universite De Laval
- 1 Février 2013
- 9782763716237
L'objectif de cet ouvrage est d'explorer la notion de la survivance à partir de différents lieux de parole. Les essais rassemblés ici font écho à un discours qui prend racine dans la transmission de l'héritage traumatique, telle qu'exprimée par l'essayiste française d'origine arménienne, Janine Altounian. À l'ère des migrations et des déplacements culturels accélérés et intensifiés, les auteurs du présent collectif rendent hommage à l'oeuvre de cette penseure post-génocidaire en réfléchissant d'une façon originale sur des questions brûlantes : la perte et le deuil, les traces et la traduction, le métissage et la filiation, enfin, le trauma et la bienveillance. Que ce soit une analyse littéraire ou poétique, une réflexion théorique ou une élaboration d'un vécu personnel, les essais de ce livre offrent un travail de culture important concernant la subjectivité interpsychique et interculturelle.
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Le hobo, c'est une figure fantasmée des années 1960. Une figure obsessionnelle qui hante le narrateur dès son enfance dans la banlieue de Saint-Léonard : une voie ferrée, des convois de trains, des hommes qui sautent dedans à la recherche d'aventures. C'était l'été 1965 de l'insouciance, des rêves de souveraineté, des désirs d'indépendance pour un petit gars de huit ans. Devenu adulte, Simon Harel a voulu comprendre comment la littérature américaine a construit ce fantasme. Comment le Québec s'est singularisé, avec l'étonnant Journal d'un hobo (1965) de Jean-Jules Richard. Comment La route (2006) de Cormac McCarthy prolonge ce fantasme. Mais Simon Harel a aussi eu envie d'offrir une compréhension plus intime de son sujet : ainsi sont nées les fictions du Hobo.
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- « Je parle à voix basse, je parle lentement. Je parle sans effort mais je ménage mes efforts, me disant que l'oeuvre de Thomas Bernhard le requiert, car quand on la lit longtemps, on finit par avoir peur de s'essouffler, de mourir asphyxié avant d'avoir pu vider son sac. On ressent, comme l'auteur, l'urgence de dénoncer les travers du monde, les scandales de la vie. L'urgence vindicative de Bernhard avait des spécificités biographiques : il a connu la Seconde Guerre mondiale enfant dans une Autriche qu'il détestait, a aimé la musique avec passion, voyagé beaucoup avant de se cloîtrer dans sa ferme, à Ohlsdorf. Cet homme-là a passé sa vie à chercher à respirer, à retrouver son souffle - au sens propre comme au sens figuré -, d'où son style si particulier qui coule comme une rivière, en un déploiement de phrases qui n'en finissent pas, se séparent en ruisseaux ou s'enroulent sur elles-mêmes tels des serpents de mer. Et cette rivière charrie inlassablement ses déchets : la petitesse des esprits, le système éducatif et politique, les bourgeois, la maladie, la mort... C'est pourquoi lire Bernhard ne peut que se faire avec lenteur ; en parler, que dans un souffle. Le souffle de Bernhard lui-même. »
C'est ainsi que Simon Harel ouvre cet essai intimiste sur Thomas Bernhard. Au lecteur d'y entrer. -
Confiance et langage
Eliane Allouch, Jean-François Chiantaretto, Simon Harel, Jean-pierre Pinel
- In Press
- 20 Mars 2010
- 9782848351834
Peut-on avoir confiance dans le langage ? Les mots expriment-ils fidèlement notre pensée ou nous trahissent-ils ? Le concept de confiance, longtemps central en philosophie et sciences humaines a perdu de sa légitimité dans la seconde moitié du XXe siècle. En effet, avec l'approche structuraliste s'est ouvert une " ère du soupçon ", dominée par la critique des formes spontanées de parole. Aujourd'hui, les profondes mutations en cours, tant au plan économique que politique et culturel, invitent à se réinterroger sur le concept de confiance. Tel est l'objectif de ce livre : mettre en place les bases d'une recherche pluridisciplinaire en lettres et en sciences humaines sur la question de la confiance, posée à partir de son articulation au langage. Des spécialistes issus du droit de la philosophie, de l'économie, de l'histoire, de la littérature, de la psychologie, de la psychanalyse... croisent leurs analyses autour de 2 axes principaux : la confiance dans le langage comme base commune symbolique et subjective au coeur de la construction de chaque individu, de toute relation, du lien social et de la culture ; la confiance comme phénomène langagier : les modalités d'expression de la confiance dans le registre intime, social, politique... Deux grands axes explorés à partir de plusieurs thématiques : la parole au quotidien, la parole en thérapie, les liens de confiance dans une équipe institutionnelle, la confiance dans le récit autobiographique, la culture comme espace symbolique, la confiance dans les discours publics... Confiance, méfiance, manipulations, trahison... une réflexion au coeur de l'actualité. Un ouvrage passionnant sur un outil que nous utilisons tous au quotidien : le langage. Eliane ALLOUCH : Professeur de psychopathologie. Université Paris 13 ; Janine ALTOUNIAN : Essayiste, traductrice ; Nicolas BALLIER : Professeur en linguistique anglaise. Université Paris 13 ; Jean-François CHIANTARETTO : Professeur de psychopathologie.
Université Paris 13 ; Christine DELORY-MOMBERGER : Professeur en sciences de l'éducation. Université Paris 13 ; Bernard EDELMAN : Juriste ; Khadiyatoulah FALL : Professeur en anthropologie. Université du Québec à Chicoutimi ; Simon HAREL : Professeur en Etudes littéraires. Université du Québec à Montréal ;
Hakima MEGHERBI : Maître de conférences en psychologie du développement.
Université Paris 13 ; Steve BUENO : Maître de conférences en psychologie cognitive. Université Paris 13 ; Marie-Claude FOURMENT-APTEKMAN : Professeur en psychologie de l'enfant. Université Paris 13 ; Jean-Noël PELEN : Ethnologue.
CNRS-Université de Provence ; Jean-Pierre PINEL : Maître de conférences HDR en psychologie sociale. Université Paris 13 ; Georges VIGNAUX : Linguiste, directeur de recherches. CNRS-MSH Paris Nord ; Annette WIEVIORKA : Historienne, Directrice de recherche au CNRS. IRICE-Paris 1 Panthéon Sorbonne -
Espaces en perdition lieux precaires de la vie quotidienne t 01
Harel Simon
- Presses De L'Universite De Laval
- 31 Mai 2008
- 9782763786346
Au coeur de cet essai, une question toute simple prédomine : nous est-il possible d'habiter des lieux précaires, des espaces qui nous condamnent à une mort lente ? Cette inquiétude est motivée par la perception anxieuse d'un espace illimité que les expressions mondialisme ou délocalisation qualifient avec difficulté. Cette investigation n'est pas métaphorique. De manière concrète, qu'arrive-t-il aux sujets qui n'ont plus de lieux d'être, à peine des espaces de survie ? Est-il possible de créer un nouvelle « invention du quotidien », cet « art de faire » que Michel de Certeau décrivait il y a plus de vingt-cinq ans, auquel nous voulons ici rendre hommage. Si cet essai a un dessein, c'est de braconner au coeur d'une forêt de signes, de faire son chemin pour mieux entendre les « voix » des individus reclus, mis aux arrêts. Le roulier des récits d'Anton Tchekhov vaut bien la silhouette d'Artaud qui marche sans relâche dans la cour de l'asile de Rodez. Les imprécations d'Artaud, qui sont autant de prostrations hallucinées, peuvent être entendues aujourd'hui : les naufragés de La Nouvelle-Orléans, les orphelins d'une ville abandonnée par les « pouvoirs publics », tout cela dit la détresse des sans-voix. Avec une certaine ambition, cet essai veut faire entendre la parole révoltée des petites gens qui peinent à vivre. Des Meatpacking Plants de Chicago aux vastes champs de coton du Sud, la vie est dure et vous impose d'être un beast of burden, ce moins-que-rien de l'esclavagisme industriel. Les images de pauvreté du blues de Robert Johnson et Blind Willie McTell ont à peine vieilli. Notre monde est toujours cruel.
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Espaces en perdition Tome 2 ; humanités jetables
Harel Simon
- Presses De L'Universite De Laval
- 6 Mai 2009
- 9782763788333
Simon Harel a remporté le PRIX TRUDEAU pour sa contribution exceptionnelle aux études littéraires et culturelles. Ce prix est décerné par la Fondation Pierre Elliott Trudeau à des spécialistes des sciences humaines et sociales faisant preuve d'un engagement intellectuel hors du commun. Il récompense des lauréats qui se sont illustrés par leurs réalisations en recherche, leur créativité et leur engagement dans la vie publique.
« Nous sommes en guerre ! ». Il faut en finir avec les discours vides et le dire : habiter un lieu ne nous définit plus comme sujet, le nomadisme est une position intellectuelle et le mondialisme n -
Meditations urbaines autour de la place emilie-gamelin
Harel Simon
- Presses De L'Universite De Laval
- 5 Novembre 2013
- 9782763718903
Longtemps, Simon Harel a vécu et travaillé à côté de la place Émilie-Gamelin, Il a parcouru ce zoo humain pour enfants orphelins, ce lieu de l'itinérance identitaire, cet envers tragique de la scène festive montréalaise. D'où ce livre doux-amer sur une place mal aimée, invitant à une série de méditations urbaines. L'entreprise n'est pas faite que de mots: l'artiste Boris Chukhovich propose une série de photographies sur les lieux stratégiques de notre univers citadin. Son regard extérieur sur les enjeux de pouvoir et de dépossession accompagne ainsi la pensée intérieure de l'auteur qui a refusé tout compromis pour penser le lieu et son mauvais génie. Et grâce à ce dialogue, nous pourrons peut-être commencer à mieux vivre la place Émilie-Gamelin. Enfin.
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Le quartier des spectacles et le chantier de l'imaginaire
Harel Simon
- Presses De L'Universite De Laval
- 23 Septembre 2015
- 9782763728506
Au tournant de l'An 2000 apparaît l'idée de créer, dans l'est du centre-ville de Montréal, un quartier des spectacles. Pendant plus de 10 ans, ce projet mobilise la classe politique montréalaise, l'administration municipale, les élites culturelles, le monde de l'immobilier et celui du design. Son importance n'échappe à personne : le Quartier des spectacles sera, à Montréal, le grand projet urbain des années 2000.
Le projet du Quartier des spectacles donne lieu à une discrète mais féroce bataille autour de l'imaginaire montréalais. Il transforme et renomme un espace mythique, tout à la fois ancien faubourg, Red Light, Quartier latin et pendant francophone du centre des affaires, et annonce une nouvelle manière de construire et d'occuper l'espace. Le Quartier des spectacles redéfinit la montréalité au XXIe siècle.
Ce premier ouvrage consacré au Quartier des spectacles pose les bases d'une histoire du projet et propose une lecture multidisciplinaire de l'espace qu'il a produit. On y retrouve notamment des recherches inédites sur l'histoire de la mise en oeuvre de projet, sur la place des artistes dans le quartier et sur la vie quotidienne de ses résidants. L'ensemble, hétérogène comme le Quartier des spectacles lui-même, offre une lecture polyphonique et cet espace voué à la représentation, mais dont la représentation reste encore à inventer. -
Habiter le defaut des langues l'analyste, l'analyse, l'ecrivain
Harel Simon
- Xyz
- 23 Février 2012
- 9782892616910
Habiter le défaut des langues est né d'une interrogation sur la conciliation possible de deux activités, l'écriture et la pratique de l'analyse. Qui mieux que Wilfred R. Bion, psychanalyste atypique et écrivain inclassable, Simon Harel aurait-il pu interroger à ce sujet? Bion, comme tant d'autres, était hanté par le mythe de Babel, par ce rêve de pallier l'imperfection des langues en en créant une seule, parfaite, qui annulerait tout recours à la traduction, par ce rêve qui traverse l'histoire de la psychanalyse et nourrit le récit de soi. Dans cet essai polyphonique, où il donne également la parole à Melanie Klein, dont Bion fut le disciple dissipé, à Freud, qui le hante comme un fantôme bienveillant, à Beckett, dont Bion fut un temps l'analyste, Simon Harel insère des réflexions personnelles, quelques souvenirs de sa propre relation analyste/analysant et des passages plus méditatifs. L'ensemble discute de ce que veut dire aujourd'hui habiter le défaut des langues et des stratégies singulières que déploie l'écrivain, quand il est aussi psychanalyste, pour y échapper.
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