Des Equateurs

  • L'Argent

    Charles Peguy

    « Mais comment ne pas regretter la sagesse d'avant, comment ne pas donner un dernier souvenir à cette innocence que nous ne reverrons plus. [...] On ne parle aujourd'hui que de l'égalité. Et nous vivons dans la plus monstrueuse inégalité économique que l'on ait jamais vue dans l'histoire du monde. On vivait alors. On avait des enfants. Ils n'avaient aucunement cette impression que nous avons d'être au bagne. Ils n'avaient pas comme nous cette impression d'un étranglement économique, d'un collier de fer qui tient à la gorge et qui se serre tous les jours d'un cran. [...].
    De tout ce peuple les meilleurs étaient peut-être encore ces bons citoyens qu'étaient nos instituteurs. Il est vrai que ce n'était point pour nous des instituteurs, ou à peine. C'étaient des maîtres d'école. [...].
    Nos jeunes maîtres étaient beaux comme des hussards noirs ».
    Charles Péguy.

    Édition présentée par Antoine Compagnon, professeur au Collège de France et à l'Université Columbia (New York).

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  • La veille de son mariage avec la jolie Viviane, Fernand de Bois d'Enghien tente sans succès de rompre avec sa maîtresse, la chanteuse de music-hall Lucette Gautier.
    Mais la future belle-mère de Bois d'Enghien, la baronne Duverger, invite la jeune femme à chanter lors de la cérémonie. Lucette accepte sans savoir que le futur marié n'est autre que son amoureux... Pour compliquer le tout, débarquent à l'improviste un clerc de notaire "par profession, littérateur par vocation", un général sud-américain bien décidé à "touer" ses rivaux, un homme du monde à l'haleine discutable, un ancien amant entretenu et quelques pique-assiettes.
    Tous se retrouvent ensuite chez la baronne qui a bien du mal à tenir sa fille, jeune première particulièrement éveillée, trouvant son fiancé bien trop sage... Les quiproquos s'enchaînent tant et si bien que l'amour ne tient plus qu'à un fil !

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  • Jacques Delamain, éleveur et récoltant de Cognac, a été le fondateur de la collection Livres de la nature et toute sa vie un passionné d'oiseau. Il leur a consacré de nombreux ouvrages qui mêlent rigueur de l'observation scientifique et lyrisme émerveillé.
    Découvreur et enchanteur, il est un écrivain poétique et convaincant baptisé l'Homère des oiseaux.
    Paru en 1928, ce livre est le premier ouvrage à révéler les secrets et les beautés de la nature à travers le chant des oiseaux.
    Des personnalités aussi variées que Jacques Lacarrière ou Olivier Messiaen, qui signe l'avant-propos, considéraient Pourquoi les oiseaux chantent comme un « maître-livre ».
    À travers différents chapitres, Delamain étudie les migrations de printemps, les amitiés et les peines des oiseaux, leurs noces et leur façon de faire un nid. Mais aussi les grandes saisons de la nature.
    Ce récit est celui d'un ornithologue littéraire.
    Un livre de référence pour les amateurs de nature.

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  • " Quiconque a semé des privilèges doit recueillir des révolutions".

    Mon Oncle Benjamin est l'oeuvre la plus célèbre de Claude Tillier (1801-1844). Ce roman pamphlétaire se déroulant sous le règne de Louis XV, met en scène un medecin libertaire et libertin qui s'attaque à l'ordre établi, aux valeurs monarchiques et bourgeoises.

    Le roman (1843) a connu trois adaptations cinématographiques : une adaptation française par René Le Prince (1923) ; une adaptation soviétique (Ne Pleure pas, titre français) de Gueorgui Daniela (1969) et la plus connue, franco-italienne, réalisée par Edouard Molinaro en 1969 avec Jacques Brel dans le rôle-titre.

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  • Marié et écrivain sans succès, André, surprend sa femme Berthe en flagrant délit d'adultère. Il trouve refuge chez son ami Cyprien, peintre et irréductible célibataire, et jure qu'on ne l'y reprendra plus. Mais le temps fait son oeuvre et la vie de garçon le lasse. C'est la « crise juponnière » ! Les deux anti-héros aux prises avec leurs pulsions et frustrations sexuelles finissent par se remettre en ménage.

    Vision très pessimiste du couple, "En ménage" dresse une critique sociale pleine d'ironie et de raffinement qui doit autant à Schopenhauer qu'à Baudelaire. La plume nerveuse et incroyablement riche de Huysmans fait aussi le ménage du côté de la littérature en mettant à la fois en oeuvre et en procès le roman naturaliste qu'il réinvente.
    A rebours des conventions, ce roman d'éducation - ou de désapprentissage - est d'une modernité foudroyante dans son analyse presque médicale du couple et de la sexualité. Cette oeuvre farouchement décadente dissèque le mariage comme une maladie et attaque au vitriol l'ordre bourgeois autant que son hypocrisie.

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  • "Venez apprendre comment, nées compagnes de l'homme, vous êtes devenues son esclave. Apprenez qu'on ne sort de l'esclavage que par une grande révolution. Cette révolution est-elle possible ? C'est à vous seules à le dire."

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  • Lorsque Marcia Coulihan voit débarquer Lonesome Rhodes dans la petite radio locale de Fox, Wyoming, où elle assure l'intérim, elle saisit vite son intelligence derrière le personnage de péquenot naïf qu'il incarne à la perfection. Dès sa première chronique, Rhodes déchaîne l'enthousiasme des auditeurs.
    S'inspirant du village d'Arkansas dont il affirme être originaire, il met en scène les personnages truculents de « sa famille » le cousin Abernathy, la tante Lucybelle sans oublier « son pépé » Bascom pour s'adresser directement à l'Amérique ordinaire, entre deux extraits de folk et d'énormes éclats de rire : « c'qui nous faut c'est un peu plus de bons sentiments chrétiens et rudement moins de ce tourneboulis de notre époque. » Son destin bascule quand il fait campagne contre le shérif local. Le Time dépêche un chroniqueur et Lonesome, accompagné de Marcia, s'envole vers Chicago où il conquiert une audience nationale grâce son émission quotidienne « Votre voyageur de l'Arkansas ».
    Galvanisé par le succès, Lonesome se mêle de tout, donne, entre deux histoires drôles, son avis sur les maux, réels ou imaginaires, dont souffre le pays. Il s'érige en porte-parole d'une Amérique modeste, conservatrice et rurale, mais pétrie de bon sens. Comme le souligne Marcia : « En ce siècle d'angoisses atomiques, l'Amérique en revenait à la sagesse des bons vieux adages qui avaient fait sa grandeur. » L'argent afflue, les publicitaires se battent pour gérer son image, placer des produits dans son émission, des millions d'anonymes envoient des dons à sa fondation caritative.
    La consécration intervient avec son show TV, grande messe nationale, qui fait trembler les politiques de tous bords. Lonesome Rhodes devient un état dans l'état et profite de son influence pour s'adresser directement aux gouvernants étrangers, comme Winston Churchill.
    Ivre de pouvoir et d'alcool, il se tue accidentellement avant d'avoir eu le temps de déclarer la guerre aux « angliches » et aux « ruskoffs ».

    Adaptée au cinéma par Elia Kazan, Un homme dans la foule est une satire féroce, angoissante, du populisme et de l'influence des médias de masse. Écrit en écho au maccarthysme de l'époque, l'irrésistible ascension de l'incontrôlable et outrancier Lonesome Rhodes ne peut que résonner aujourd'hui.

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  • Eugène Ribadier a épousé Angèle dont le premier mari est mort prématurément. Le portrait de celui-ci trône cependant, omniprésent, dans le salon. Angèle a été une femme trompée. Elle suspecte son second mari d'être aussi volage que le premier, et le traque dans ses conseils d'administration ou dans les réunions de son club.

    Eugène est en effet un coureur de jupons qui, pour défier la méfiance de sa femme, a mis en place un système scientifique : l'hypnose. Ainsi, le soir, il endort son épouse, la laisse allongée dans le salon et court vers de nouvelles amours. Mais voilà que débarque un ami de la famille, Thommereux qui, après avoir été follement amoureux d'Angèle et éconduit par elle, s'est exilé à Batavia. Vont se succéder une série de quiproquos tous plus cocasses les uns que les autres : qui trompe qui ? Le mari, la femme ou l'amant ? Et à ce trio impétueux, s'ajoute aussi la cour des domestiques qui ne tardent pas à entrer dans la danse.
    C'est le triomphe de l'esprit français, de la légèreté, de l'humour et de l'imbroglio. Un remède hilarant contre la sinistrose ambiante.

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  • En 1990, Jean-Paul Kauffmann effectue un périple en Champagne.
    « Le champagne, écrit-il, est plus que d'autres vins le fruit d'un miracle. Sans les caves d'Épernay et de Reims, sans la craie, il n'y avait pas de champagne. C'est un vin qui relève du prodige puisqu'il a relevé magistralement les difficultés pour les transformer en avantages [.] Le miracle du vin de champagne repose sur une adéquation constante au travail de la nature ». À travers ses grandes maisons, au gré du vignoble, Jean-Paul Kauffmann nous révèle les secrets de l'assemblage du champagne, « ce fils de l'air » : « cette impulsion vers le haut que souligne la bulle lie le champagne à l'image du froid, des hauteurs, de la pureté. »

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  • Chaque soir, en voyage, devant un paysage, après une rencontre, sylvain tesson piège sa pensée et l'épingle dans son carnet.
    Quelques mots forment un aphorisme et suffisent à décrire la cascade, les fleurs d'un alpage, l'odeur de l'aube dans les sous-bois, le plaisir de la marche. l'amoureux d'aphorismes est un peintre sans pinceau, un photographe sans appareil. il saisit l'instant en entomologiste. l'aphorisme, lui, est comme le papillon : il éclôt de la pensée et s'envole léger.

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  • Face à la violence, que peut la philosophie ? La question se pose avec une terrible acuité après les attentats de janvier 2015 à Paris. Cet ouvrage limpide, étincelant, destiné à un large public, met la philosophie à l'épreuve de la politique, de 1943 - année de la publication de L'Être et le Néant - jusqu'à nos jours, à travers des figures emblématiques.

    Sartre donne à sa philosophie de la liberté une portée métaphysique. Camus récuse la violence en recourant à l'absurde et à la révolte. Pour Merleau-Ponty « l'épaisseur du présent » impose à l'action « les moyens du présent ». Simone Weil, Canguilhem, Cavaillès mettent le pacifisme à l'épreuve et en avant l'expérience de la nécessité. Lévi-Strauss pose le problème de la violence face à la diversité humaine repensée. Deleuze pense la dimension ultime de l'être comme différence. Foucault s'attache à l'enfermement intolérable. Levinas et Derrida analysent le passage de la métaphysique à l'éthique. Jankélévitch se penche sur la question du pardon, de l'impardonnable et de l'imprescriptible.

    C'est la philosophie tout entière - c'est-à-dire l'action et la pensée, les oeuvres et les relations, l'histoire et l'actualité - qui répond à la folie du monde. Aussi ce livre peut-il être lu comme un acte de résistance.

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  • Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l'un des plus grands critiques littéraires de l'entre-deux-guerres. Sous sa plume d'amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet galope à travers les siècles, enjambe les frontières, rejette l'esprit de sérieux. Il faut s'abreuver à son oeuvre comme à une eau vive pour retrouver le goût des textes, de la simplicité, du style.
    « À côté de la révolution poétique le mouvement romantique implique un petit problème social qui durant le règne de Louis-Philippe agite la littérature : quelle va être, quelle doit être la place du poète dans la société nouvelle ? » Ce volume s'inscrit dans la série Thibaudet à l'Académie, suite de sept essais composés dans le cadre des prix d'éloquence organisés par l'Académie française autour de 1900.
    Édition établie et présentée par Stéphane Zékian.

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  • Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l'un des plus grands critiques littéraires de l'entre-deux-guerres. Sous sa plume d'amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet galope à travers les siècles, enjambe les frontières, rejette l'esprit de sérieux. Il faut s'abreuver à son oeuvre comme à une eau vive pour retrouver le goût des textes, de la simplicité, du style.
    « Ce silence d'abord subi, il trouva des raisons de le goûter, à mesure qu'il ressentait avec plus d'impatience les bruits de vanité, de réclame et de vide où son siècle le faisait vivre. » Ce volume s'inscrit dans la série Thibaudet à l'Académie, suite de sept essais composés dans le cadre des prix d'éloquence organisés par l'Académie française autour de 1900.
    Édition établie et présentée par Stéphane Zékian.

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  • Chats, chiens, perroquets, chevaux, mais aussi caméléons, lézards et pies... Voici un bestiaire romantique qui est un autoportrait paradoxal de Théophile Gautier (1811-1872), l'auteur du Capitaine Fracasse.

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  • Uruguay

    Jules Supervielle

    Uruguay est un magnifique récit, devenu introuvable, sur l'enfance, l'exil, la langue française.
    Dans un style ample, la phrase se met à embrasser tout une vie.
    « Une phrase, une journée, toute la vie, n'est-ce pas la même chose pour qui est né sous les signes jumeaux du voyage et de la mort ? » Dans une préface inédite, Marie-Laure de Folin, petite fille de Supervielle, évoque ses souvenirs avec son grand-père.

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  • L'un des moralistes les plus brillants et les plus méconnus du XVIIIe siècle, Vauvenargues fut l'ami de Voltaire, qui le portait en grande estime. Marqué par le philosophe britannique Locke, mais aussi par Spinoza, il a écrit une oeuvre sur l'esprit et le caractère humain. Dans un style d'une pureté absolue, il semble prendre à revers les moralistes pessimistes du XVIIe siècle, même s'il voue une admiration enthousiaste à Pascal. Car Vauvenargues croit en l'homme, en ses qualités et à l'action qui, pour lui, est le moteur de l'épanouissement et de l'harmonie.

    Vauvenargues nous touche aujourd'hui parce qu'il est vif, généreux, profond : « Nous nous consolons rarement des grandes humiliations ; nous les oublions. » Cette édition des Réflexions et Maximes est précédée de Conseils à un jeune homme, sorte de bréviaire d'éducation sur les conduites d'une noble âme : qu'est-ce qu'un homme aimable ? Comment peut-on vivre en paix avec les hommes ? Quand faut-il sortir de sa sphère ? Quels sont les faux jugements que nous portons aux choses ?
    Elle compte aussi une préface éclairante de Sainte-Beuve.

    Vauvenargues est un écrivain à découvrir, il muscle le style et les âmes.

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  • Velazquez

    Elie Faure

    « Personne, depuis les sculpteurs de la Grèce, n'a procuré à ce degré l'illusion de la vie, non pas l'illusion de surface, mais l'illusion réelle, l'illusion de la vie totale dans son frémissement secret et continu. » En 1903, Élie Faure consacre son premier ouvrage à Velazquez (1599-1660) et se distingue d'emblée par la force de sa pensée, son regard nouveau, sa langue fluide.
    Élie Faure écrit avec son corps. Son rapport à l'art est sensuel. De là découle une réflexion qui n'oublie jamais l'émotion.
    Portrait du « peintre des peintres » selon le mot de Manet, manifeste esthétique, cette « biographie critique » rend hommage au maître de Séville. Sa vie est un roman au galop d'ambassadeur, de ses débuts à la cour du roi Philippe IV à sa rencontre déterminante avec Rubens, en passant par les jardins d'Italie.
    Outre, l'analyse éblouissante d'Élie Faure qui nous permet de saisir l'évolution du génie de Diego Velazquez, c'est le caractère même de la peinture espagnole qui est ici révélé dans le clair-obscur.

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  • «?J'aime les ordinateurs, les tablettes, les téléphones intelligents, les applications. Il me plaît de me familiariser avec ces engins, de les faire miens, de les transformer en prolongements de mon corps. Mais je garde le goût des livres, ces petits parallélépipèdes magiques qui restent un moyen sublime de stocker de l'information et de faire rêver. Méditer sur sa vie numérique, écrire à son propos, cela permet aussi de la mettre à distance, de faire preuve à son égard de liberté et d'ironie.?» Sous la plume d'Antoine Compagnon, la révolution numérique devient cocasse, riche de surprises, de quiproquos, un théâtre comique et planétaire.

    Ingénieur de formation, littéraire par passion, amateur de Baudelaire et lecteur du Spleen de Paris, Antoine Compagnon décrit son attachement et sa résistance à la modernité. Tantôt d'avant-garde, tantôt d'arrière-garde, ou à l'arrière-garde de l'avant-garde, ce Candide du xxie siècle nous convie à un voyage insolite dans le meilleur des mondes.

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  • Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l'un des plus grands critiques littéraires de l'entre-deux-guerres. Sous sa plume d'amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet galope à travers les siècles, enjambe les frontières, rejette l'esprit de sérieux. Il faut s'abreuver à son oeuvre comme à une eau vive pour retrouver le goût des textes, de la simplicité, du style.
    « Cette âme d'enfant, Michelet la garda toute sa vie : il eut tous les trésors inestimables de l'enfant, le don des larmes, celui d'amour, celui de sincérité, et surtout l'immense aspiration, la grande marche vers la Vie ; ses regards plongés dans l'histoire et dans la nature conservèrent toujours la fraîcheur des yeux qui s'ouvrent pour la première fois. » Ce volume s'inscrit dans la série Thibaudet à l'Académie, suite de sept essais composés dans le cadre des prix d'éloquence organisés par l'Académie française autour de 1900.
    Édition établie et présentée par Stéphane Zékian.

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  • Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l'un des plus grands critiques littéraires de l'entre-deux-guerres. Sous sa plume d'amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet galope à travers les siècles, enjambe les frontières, rejette l'esprit de sérieux. Il faut s'abreuver à son oeuvre comme à une eau vive pour retrouver le goût des textes, de la simplicité, du style.

    « Là est peut-être, plus encore que dans les délicieuses pièces d'anthologie, qui toujours voltigeront de lèvre en lèvre, la véritable et éternelle gloire de Ronsard, ce qui fait de lui, au même titre que Rabelais, un géant de l'art. D'autres sont de plus grands poètes, certes, mais lui occupe parmi nos poètes, parmi cette assemblée de dieux, une place à part : il est le dieu du Rythme. » Ce volume s'inscrit dans la série Thibaudet à l'Académie, suite de sept essais composés dans le cadre des prix d'éloquence organisés par l'Académie française autour de 1900.

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  • Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l'un des plus grands critiques littéraires de l'entre-deux-guerres. Sous sa plume d'amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet galope à travers les siècles, enjambe les frontières, rejette l'esprit de sérieux. Il faut s'abreuver à son oeuvre comme à une eau vive pour retrouver le goût des textes, de la simplicité, du style.
    "S'il pouvait revenir parmi nous, témoin de sa gloire posthume, j'imagine que Chénier verrait avec un égal plaisir les deux faces de Janus que nous lui prêtons. Il lui serait également agréable de s'apparaître comme un annonciateur de l'avenir ou un mélodieux écho du passé. Et voilà bien pourquoi il n'est qu'à moitié l'un et l'autre. Plus que personne il représente, profondément et avec délices, le Français du XVIIIe siècle." Ce volume s'inscrit dans la série Thibaudet à l'Académie, suite de sept essais composés dans le cadre des prix d'éloquence organisés par l'Académie française autour de 1900.
    Édition établie et présentée par Stéphane Zékian.

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  • Les cinéphiles passionnés connaissent Roger Tailleur, critique de cinéma des 50-60 qui cessa brusquement ses chroniques dans la revue Positif, vendit sa bibliothèque consacrée au cinéma et... partit pour l'Italie.
    Une passion quasi obsessionnelle le tient, il veut tout voir de l'Italie : « Il entreprit de l'explorer région par région, province par province. Il mettait des mois à préparer ses itinéraires. Il détestait l'imprévu. Il mit à découvrir l'Italie le même acharnement, la même inépuisable érudition, le même souci du détail, le même bonheur enfin qu'il éprouvait, critique de cinéma, à tout savoir et tout retenir de la filmographie d'Henry King ou d'Humphrey Bogart.»    Roger voyage exclusivement en train et en bus. Il « embarquait le vendredi soir, gare de Lyon par le Simplon ou le Palatino, et reprenait son travail le lundi matin après deux nuits blanches en chemin de fer ».
    Une passion pour les cartes postale le prend et partout où il passe il achète des cartes qu'il commente à ses amis une fois rentré.
      En Italie, Roger est un autre homme «Il cessait d'être pessimiste, imprécateur, souriant, collectionneur, maniaque, rieur, érudit ou sceptique.»     Ce petit livre, paru pour la première fois en 1986 chez Actes Sud, est un exercice d'admiration, un témoignage d'amitié de Frédéric Vitoux pour son ami mort brusquement en 1985 d'une leucémie aiguë. L'auteur de La Comédie de Terracina et de La vie de Céline mêle ses souvenirs des années cinéma à «la silencieuse intimité trouée parfois de plaisanteries», traçant un émouvant portrait. 

  • Deux contes subtils et cocasses illustrant la vengeance d'une femme, l'un par Diderot, l'autre par Rousseau.

  • Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l'un des plus grands critiques littéraires de l'entre-deux-guerres. Sous sa plume d'amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet galope à travers les siècles, enjambe les frontières, rejette l'esprit de sérieux. Il faut s'abreuver à son oeuvre comme à une eau vive pour retrouver le goût des textes, de la simplicité, du style.
    « Et c'est ainsi qu'il se place exactement dans le courant de l'esprit moderne - dirons-nous révolutionnaire ? - au point où cet esprit se confond avec l'esprit classique. Mettre dans le domaine commun, livrer à l'intelligence de chacun, ce qui auparavant demeurait la chasse réservée de quelques spécialistes, c'est toujours accomplir une oeuvre révolutionnaire au premier chef. » Ce volume s'inscrit dans la série Thibaudet à l'Académie, suite de sept essais composés dans le cadre des prix d'éloquence organisés par l'Académie française autour de 1900.
    Édition établie et présentée par Stéphane Zékian.

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