Sciences humaines & sociales

  • En 1878 comença son viatge per Cevenas acompanhat de Modestina, una sauma qu'a crompada per far lo carreg. Partís del Monestièr de Gaselha dins Velai e camina cap al sud d'aquí a St-Joan de Gardonenca. Aprèp Velai, travèrsa Gavaudan Naut, puèi davala dins lo país dels Camisards. Tot long de son escorreguda, Stevenson, sens nos amagar çò que lo còrcacha e sos desavènis amb Modestina o amb lo monde encontrats, nos far partejar son apròcha poetica e sensibla de la natura e a l'encòp son camin interior. Nos convida a tastar l'embelinament de la natura salvatja, los plasers de la marcha, las nuèits passadas a la serena e qualques còps la calor de l'espitalitat. Nos fa remembrar que qualques 180 ans abans son viatge, Cevenas foguèt lo teatre d'una guèrra sens pietat ont tot un pòble luchava per poder viure sa fe. Aqueste libre es benlèu l'istòria pus bèla escricha al sègle XIXen sus Velai, Gavaudan e Cevenas. Lo camin seguit per l'autor es integrat al malhum dels GR, lo GR 70, sonat lo Camin de Stevenson.

    En 1878, Stevenson commence son voyage dans les Cévennes accompagné de Modestine, une ânesse achetée pour porter ses bagages. Parti du Monastier sur Gazeille, en Velay, il chemine jusqu'à St-Jean du Gard. Après avoir traversé le Velay et le Gévaudan, il descend dans le pays des Camisards. Ce faisant, il nous rappelle que 180 ans auparavant, les Cévennes furent le théâtre d'une guerre sans pitié où tout un peuple lutta pour vivre sa foi. Au cours de son excursion, sans cacher ses ennuis et déboires avec Modestine ou les gens qu'il croise, il nous fait partager son approche poétique et sensible de la nature, mais aussi son cheminement intérieur. Il nous invite à partager son enchantement pour les paysages traversés, les plaisirs de la marche, ses nuits passées à la belle étoile et quelquefois la chaleur de l'hospitalité reçue. Ce livre est probablement la plus belle histoire écrite au XIXe siècle sur le Velay, le Gévaudan et les Cévennes. L'itinéraire suivi par l'auteur est aujourd'hui intégré au réseau des GR sous le nom de GR 70, ou chemin Stevenson.

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  • Le duché de Savoie, issu du Saint-Empire romain germanique, fut généralement francophone, mais, distinct de la France jusqu'en 1860, il posséda une tradition propre, représentée par une littérature originale et souvent méconnue.
    Marqué par la littérature religieuse, il chercha à développer une imagination demeurant dans les principes de l'Église, ainsi que le recommandait François de Sales, parlant à cet égard des bouquets mille fois renouvelés avec les mêmes fleurs.
    Certes, aux franges de ce fil obligé, la poussée de l'histoire influença profondément la littérature savoyarde,la tirant vers le protestantisme, les Lumières, la France. Mais elle conserva jusqu'au bout sa tendance à concilier l'imagination et la tradition, ne voyant entre les libertés de la première et les servitudes de la seconde qu'un paradoxe à surmonter.
    Ainsi, des origines médiévales et latines au romantisme de la « Restauration sarde », on voit passer les évocations mystiques des saints, les chroniques de la dynastie, la poésie de cour, la littérature apologétique de Joseph de Maistre, puis le retour aux symboles anciens et le chant du paysage alpin, reflet de l'âme des poètes. Une large place est laissée au XIXe siècle, si peu connu, mais si rempli d'images chatoyantes - nourries de mythes, de légendes. Les poètes bressans et vaudois de l'époque savoyarde de leurs provinces en occupent une importante également, tout comme les premiers poètes en langue savoyarde, imprégnés de folklore et de vie champêtre.
    Facile d'accès, aisé à la lecture, cet ouvrage complet résume huit siècles d'histoire littéraire en faisant apparaître une couleur spécifique, une nuance singulière, au sein de la littérature francophone.

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  • Tirés de ses innombrables souvenirs et anecdotes qu'elle conserve sur son pays «lanusquet», Georgette Laporte-Castède nous offre quelques-unes des histoires savoureuses des Landes d'un autrefois qui est, à la fois, lointain et proche de nous.
    Du Cric et de la Grue, en passant par La vache à l'école, ou encore Le Tchiou-Briuloun, c'est tout un petit peuple des Landes que Georgette Laporte-Castède nous fait découvrir ou remémorer...

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  • Recueil de légendes et de récits profanes ou touchant au sacré, se rapportant aux différentes régions de Savoie : Annecy et son lac, le Fier et sa vallée, le lac Léman, Rumilly et le Chéran, la Maurienne et la Tarentaise.

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  • Initialement publiés en 1904, ces contes populaires ont été recueillis auprès du petit peuple breton du Pays gallo (la Haute- Bretagne non-bretonnante). Voici ce qu'en disait Adolphe Orain dans son Introduction : « Marg'rite Courtillon était bien la plus étrange petite bonne femme que l'on pût imaginer.
    Elle tenait à Bain une misérable auberge, et c'était chez elle que descendait toute cette population vagabonde qui, alors, parcourait la France d'un bout à l'autre : les rétameurs de cuillères et de casseroles, les pauvres enfants de l'Auvergne, venant ramoner nos cheminées [...]. C'était généralement en hiver que ces industriels venaient en Bretagne. La journée de travail terminée, ils formaient le cercle devant la vaste cheminée de l'auberge, et, ils racontaient leurs voyages, et tout ce qu'ils avaient appris dans leurs pérégrinations. Marg'rite ne perdait pas un mot de leur conversation ou de leurs contes, ni un couplet de leurs chansons. Aussi en savait-elle long, la petite mère Courtillon !
    Un mot, un rien réveillait dans sa tête les récits qui y étaient accumulés, et, comme sa mémoire était prodigieuse, son répertoire ne s'épuisait jamais. C'est à elle que nous devons la plus grande partie des contes du présent volume...

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  • Le 17 Juillet 1453 : le «roi Talbot» est défait par les Français devant Castillon, en bordure de Dordogne. C'est l'ultime bataille de la guerre séculaire que se livrent Français, Anglais et Gascons.
    Claude Belloc a imaginé ce qu'il pouvait advenir des vaincus après ce terrible drame. Il nous fait suivre les errances, les douleurs et les peines du Capitaine Pierre Laborde et de ses soldats, au sein du petit peuple gascon qui n'a pas encore renié son indépendance ni sa vieille amitié avec l'Anglais...
    Une postface retrace ce qu'était l'Aquitaine à cette époque et quel fut le déroulement de cette fameuse bataille.

    Lo 17 de julhet de 1453 : lo « rei Talabòt » qu'es des.hèit preus Francés davant Castilhon au ras de Dordonha. Qu'es l'ultima batalha de la guèrra seculària que's hèn Francés, Inglés e Aquitanò-Gascons. Claudi Bellòc qu'a maginat çò qui's podèva escàder dab los vençuts arron d'aquera tarribla hèita. Que'ns hè seguir las erranças, las dolors e las penas deu Capitani Pèir de Labòrda e de sos òmis, au miei de la gentalha gascona qui n'a pas enqüèra arnegat son independéncia ni l'amistat vielha entà l'Inglés. Ua pòstfàcia que'ns amuisha çò qu'èra l'Aquitània d'aqueth temps e quau estó lo debanar d'aquera batalha famosa.

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  • Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la lutte était très prisée, tout comme ce qui allait de pair avec elle, le tourne-poignet (autrement appelé : bras de fer). La lutte libre se pratiquait lors des Jeux Olympiques antiques et elle était de toutes les fêtes et foires de nos campagnes, il y a un siècle et demi. Le champion landais de ces deux sports s'appelait Francillon Donan. Il était né à Soustons en 1828. Après des aventures incroyables, qui le conduisirent dans l'armée de Napoléon Ill et... à la prison militaire de Tours pour avoir fracturé la jambe d'un sergent.
    Il s'en évada, et il vint se cacher à Souston. Arrêté à nouveau, on l'envoya en travaux forcés en Algérie, où il apprit la lutte libre. Une fois libéré, il devint lutteur professionnel, en rencontrant des lutteurs de foire à Labouheyre. En 1862, il affronta, pour les fêtes de la Madeleine, à Mont-de-Marsan, un ours blanc, et il l'écrasa. Pour les fêtes de Dax, à la suite de cet exploit, il combattit contre le champion des champions de lutte de l'époque, Dumortier, et il le terrassa.
    Sa célébrité fut énorme. Sur ses biceps qu'il appelait ses «cagnots (petits chiens), il s'était fait tatouer une paire d'yeux noirs qui regardaient méchamment ses adversaires qui devaient en trembler de peur ! Mais c'était un sportif qui buvait, et il acheva sa vie misérablement à l'hôpital de Dax. Il mourut en 1889, à l'âge de 61 ans. Le souvenir collectif de Francillon Donan est longtemps resté vif dans le pays landais. Et maints hommes costauds de chez nous furent longtemps surnommés « Donan »...
    Voici donc l'existence picaresque, reconstituée et romancée, en gascon et en français, de ce magnifique Donan, surnommé le redoutable Landais !

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  • George Sand publie, en 1852, Les légendes rustiques à partir des contes et légendes qu'a recueillis son fils Maurice dans les campagnes berrichonnes. Ces textes oraux qui témoignent des croyances et des superstitions encore bien présentes au XIXe siècle passent ainsi dans le domaine de la littérature. Maurice Sand a illustré ces légendes par d'étranges gravures, fascinantes et envoûtantes, au même titre que les loups-garous, farfadets, demoiselles, follets et fadets, tout un peuple d'étrangetés surgies du tréfonds des Âges... En voici une nouvelle édition entièrement recomposée, complète des douze gravures de l'édition originale.

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  • Comme partout, et peut-être plus qu'ailleurs, nos montagnes Pyrénées ne manquent pas de légendes insolites, d'histoires surprenantes, de récits extraordinaires. Ce qui étonne, c'est leur diversité, comme si chaque vallée, dans les temps reculés, avait été colonisée par des peuples différents, ayant leur propre histoire, leurs propres moeurs.
    Seul point commun à tous ces récits : le surnaturel n'y est jamais bien loin. Cependant, comme on pourra le constater, la réalité dépasse bien souvent la fiction...

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  • Parus en 1892, cette oeuvre de collectage fait suite à la publication des Contes populaires du Poitou, l'année précédente. Le Folklore vient compléter et proposer une vision plus globale que les seuls contes de ce qu'était la tradition populaire en Poitou. Recueillis par l'auteur et ses informateurs dans les environs de Lussac-les-Châteaux, ces contes, chansons, formulettes, devinettes et autres « miettes de folklore » éclatent de toute la verve, la verdeur et la fraîcheur des paysans et ouvriers du Poitou de la fin du XIXe siècle.

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  • Du « Joli Château », histoire tragique d'un intendant prêt à tout pour s'emparer du château de son seigneur, en passant par « Anne des Iles », conte merveilleux de la tradition maritime bretonne et « la Femme Blanche des Marais », véritable roman de cape et d'épée sur fond de guerre de religions, voilà trois contes de Bretagne, superbement mis en texte par un Paul Féval qui sait, mieux que quiconque, amener le suspens dans des récits tour à tour sombres, romantiques, merveilleux et qui baignent dans cette atmosphère si spéciale que la Bretagne sait donner à ses contes et légendes.
    Paul Féval, né à Rennes, (1816-1887), avocat, commis de banque et enfin feuillotonniste à succès, on lui doit plus de 200 romans dont le plus connu est Le Bossu. Ses Contes de Bretagne, parus en volume en 1878, sont pourtant parmi les grands classiques du genre et constamment réédités depuis lors. A (re)découvrir absolument.

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  • Eliette Dupouy écrit depuis des années les contes de la tradition orale et les récits de la vie quotidienne d'un petit village de la lande de Gascogne. Avec les mots simples d'une paysanne qui a su écouter ce que disaient les anciens et conserver la langue gasconne aussi vive et savoureuse qu'autrefois.
    Ce n'est sûrement pas une littérature savante ou de fin lettré, c'est au contraire une littérature populaire dans la veine d'un Mèste Verdièr, mais à la différence près que c'est une femme qui écrit. On pourrait oser parler de « Dauna » Dupouy comme on parla de « Mèste » Verdièr.

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  • En 1931, le Gallois Peter Frederick Anson fait paraître un recueil intitulé « Mariners of Brittany, Marins de Bretagne », dont il est à la fois l'auteur et l'illustrateur.
    Henri Queffélec (1910-1992) est tombé sous le charme des dessins à la plume qui illustrent l'ouvrage. Anson en effet a dessiné des scènes parfois oubliées depuis et des lieux dont beaucoup ont radicalement changé. Surtout, il a su fixer l'esprit de ces scènes et de ces lieux ; son témoignage est inestimable.
    Pour accompagner les dessins d'Anson, les mettre en perspective - « en contre-point » - alors que plus de quarante ans se sont écoulés (la première édition d' Ar Mor est datée de 1975), Henri Queffélec reprend la plume, pour « veiller, autant qu'il est en nous, au salut de l'Armor »... Un ouvrage balançant entre passé et modernité du dernier quart du XXe siècle.

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  • « Le Triptyque est considéré comme une des productions les plus belles et les plus sincères de la vaillante pensée régionaliste, parmi celles parues depuis de nombreuses années.
    D'aucuns disent même la plus belle [...] Jadis, nous avons parcouru avec Maurice Martin, sac au dos, le bourdon du pèlerin en main, ces troublantes régions quasi inexplorées du littoral de Gascogne, que sa muse a chantées avec tant d'émotion et d'enthousiasme. [...] Heures d'inoubliables contemplations dans la magie des forêts pensives et des étangs mystiques, sous l'enveloppement des visions les plus exotiques, sans doute, que notre vieille Gaule réserve aux fervents de la Nature... » (extrait de la présentation de l'édition définitive de 1923).
    « ...Maurice MARTIN, lui, n'avait pas attendu cette mode littéraire pour regarder les Landes, les admirer, les aimer. Il les parcourt depuis quarante ans. Il est devenu leur parrain attentif et affectionné. C'est lui, nul ne l'ignore, qui donna le nom de Côte d'Argent à ce coin de France qui se situe entre l'embouchure de la Gironde et celle de la Bidassoa. Et pour cette belle filleule, il a noblement bataillé. Il l'a d'abord célébrée en prose, et voici que, pour l'amour d'elle, il hausse le ton et s'exprime en vers. Connaissant à fond les divers aspects de ce pays, il nous les montre tour à tour et leur consacre des strophes émues. Rien n'est oublié dans ses louanges, ni les pins, ni les lettes, ni les étangs, ni les dunes. Il dit les ajoncs et les fougères, les cigales et les palombes.
    Il décrit le bros et le hapchott. Il s'enthousiasme pour le fleuve et s'attendrit sur le ruisseau. Il énumère les fastes de Biarritz et d'Arcachon, les agréments d'Hossegor et de Moliets... (extrait de la Préface de Jean Rameau). Cette nouvelle version reprend les illustrations de la toute première édition de 1922, tirée à seulement 400 exemplaires, immédiatement épuisée et jamais rééditée depuis lors.

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  • Dins aqueste raconte, l'autor nos escalcís cossí en quatòrze jorns percorreguèt, dins las pesadas de Robèrt-Loís Stevenson, los 300 km que desseparan Lo Puèi de Velai d'Alès. Fa de longa l'anar-tornar entre son experiéncia pròpria de caminaire e la del viatjaire escocés complida 140 ans enlà (1878-2018). Amb dins sa pòcha l'obratge Viatge amb un ase per Cevenas, Sèrgi Viaule torna trevar dralhas e sendarèls de Velai, Gavaudan e Cevenas. O fa amb estrambòrd, poesia e, quand ne vira, umor. Nos ofrís una òda a la gaug de meditar sus la plaça de l'uman dins la natura. Aquel libre encantarà los qu'an ja traulhat lo sendarèl Stevenson e, solide, balharà enveja de se lançar a los qu'o an pas encara fach.

    Dans ce récit l'auteur nous raconte comment, en quatorze jours, il a parcouru, sur les traces de R.-L. Stevenson, les 300 km qui séparent Le Puy en Velay d'Alès. Il y fait la comparaison entre sa propre expérience de randonneur et celle du voyageur écossais, effectuée 140 ans plus tôt (1878-2018). Avec en poche l'ouvrage Voyage avec un âne dans les Cévennes, il revient hanter les sentiers du Velay, du Gévaudan et des Cévennes. Il le fait avec enthousiasme, poésie et souvent humour. Se faisant, il nous offre une ode à la joie pour méditer sur la place de l'humain dans la nature. Cet ouvrage enchantera ceux qui ont déjà parcouru le chemin Stevenson et donnera certainement l'idée à ceux qui ne l'ont pas encore tenté, d'y aller cheminer...

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  • Comment vivent les gens d'une époque donnée ? Quelle est véritablement leur vie quotidienne ? Paradoxalement les périodes anciennes deviennent de mieux en mieux connues, les plus récentes s'estompant inexorablement faute de témoignages. C'est le cas particulièrement pour l'immédiat après-guerre, période de transition entre les malheurs d'une guerre mondiale et les abondances de la société de consommation.
    Le témoignage que nous livre Marie-Louise Darjour est donc éclairant et passionnant à la fois : nous voilà conté, sans fard, en mots simples, émouvants et nostalgiques, ce qu'était la vie de tous les jours, - avec ses impressions et ses sentiments - d'une petite puis jeune fille de paysans béarnais du Vic-Bilh durant les années 1940-1950.
    A peine trois-quart de siècle passé et pourtant quel chemin parcouru ! A se remémorer ou à découvrir !

  • Il ne s'agit pas ici d'une description sèche et géographique. Comme un peintre classique qui anime le décor naturel de dieux de l'antiquité ou de scènes de la vie quotidienne, l'abbé Rocoulet ne peut imaginer sa Thiérache que peuplée de ses laborieux paysans d'aujourd'hui et de tous ses héros, illustres ou ignorés, historiques ou légendaires, dont il fait alterner les exploits : à la Geste de Raoul de Cambrai succèdent les hauts-faits du jeune Albert Rocoulet ;
    Au bienheureux Alexandre, Lucette Gautier, la servante au grand coeur ; à l'évêque-duc de Laon, le curé d'Etréaupont ou le chanoine Philippe Auger, précurseur ignoré du vol à voile. L'amateur d'histoire et de folklore y trouvera aussi une riche moisson, et ce livre mériterait un index, tant les renseignements qu'il nous donne sont nombreux et nouveaux... (extrait de la préface ... édition de 1955).

  • D'un fait divers particulièrement horrible qui l'a marqué dans sa jeunesse - Le crucifié d'Hengoat -, Charles Le Goffic tire un roman régionaliste âpre, dur et réaliste (1891) qui marque la nouvelle modernité des écrivains bretons de la toute fin du XIXe siècle. Cette affaire du crucifié d'Hengoat bouleversera et passionnera toute la Bretagne (avant d'être détrônée, bien plus tard, par l'affaire Seznec) car il y a là tous les ingrédients susceptibles de déclencher la curiosité, la stupéfaction, l'horreur et le frisson du public. Un jeune paysan est retrouvé « crucifié » aux brancards d'une charrette après avoir été étranglé dans son sommeil. La soeur et le beau-frère sont rapidement accusés, mais sans preuves matérielles, ce qui motivera leur acquittement lors du procès, en 1883.
    Pourtant, au cours du procès, l'on découvre aussi les singuliers agissements des protagonistes autour de la sulfureuse statue de saint Yves-de-Vérité ! Le saint a été de tout temps révéré pour sa clairvoyance dans les litiges les plus embrouillés et pour rendre des arrêts de justice divine... Et dans ce pays du Trégor, l'on continue, en cette fin de XIXe siècle, à « vouer » à saint Yves ses ennemis intimes. Et si le saint en reconnaît le bon droit, les personnes « vouées » mourront dans un strict délai de neuf mois ! Le décor est planté : il reste à rentrer dans l'histoire du Crucifié de Keraliès, passionnant témoignage de la haine et du mysticisme religieux venant du fond des âges.
    Le post-scriptum donne les clés du roman et permet de comprendre les tenants et aboutissants de la véritable affaire criminelle.
    Passionnant de bout en bout !Passionnant de bout en bout !

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  • On connaît l'éclectisme d'Oscar Casin et un certain goût pour l'Histoire, mais, sous la plume-pinceau de l'auteur-dessinateur, l'Histoire n'y est pas toujours vue sous un angle forcément très « académique »... Il nous en donne un remarquable exemple avec cet ouvrage certes d'histoire mais où l'anecdote - de l'humoristique au tragique -, le détail « qui tue », prennent le pas sur tout le reste et « décalent » ces événements marquants mais en sont bien souvent le moteur... Ainsi sont passés en revue, dans un inventaire surréaliste :

    Fontenoy : à vous l'honneur ! - les îles Kerguelen : la découverte d'un imposteur - laide, mais vivante ; quel homme pourrait supporter la grosse bertha ? - Colomb a-t-il découvert l'Amérique. Deux fois ? - auriez-vous vu les sources du Nil, par hasard ? - naufrages ; le lieutenant, les filles et le désert - les transports des indiens d'Amérique... - la mer du sud - à l'attaque... - En kayak ! - abordages hors du commun - les séminoles des Everglades - le cadavre espion - quand l'océan pacifique était découvert.. par des cosaques anthropophages ! - le marseillais, la glace et les marées - à s'en réveiller la nuit !

    Bref, la garantie de passer un bien bon moment de lecture distrayante, de l'Antiquité à la Seconde Guerre mondiale, en passant par tous les continents et toutes les mers du globe !

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  • En 1821, sous la Restauration, les soldats du 45e régiment d'infanterie en garnison à Paris refusent de crier « Vive le Roi ». Par précaution, le régiment est transféré à La Rochelle en janvier 1822. Comme nombre de militaires hostiles à la Restauration (elle a été imposée par les Alliés vainqueurs de Napoléon Ier en 1815), quatre jeunes sergents idéalistes nommés : Bories (né à Villefranche-de-Rouergue), Pommier (né à Pamiers), Raoulx (né à Aix-en-Provence) et Goubin (né à Falaise), ont fondé dans leur unité une « vente de carbonari », complot dont le but ultime est de favoriser un putsch militaire et chasser à nouveau les Bourbons de France. À La Rochelle, les conspirateurs poursuivent leurs menées clandestines, mais avec tant d'imprudence qu'ils finissent par se faire dénoncer. Ils sont immédiatement incarcérés à la Tour de la Lanterne à La Rochelle, tour qui deviendra la Tour des 4 Sergents...
    Traduits en justice avec d'autres complices, les 4 sous-officiers refusent de dénoncer leurs chefs (dont le marquis de Lafayette), malgré pressions et promesses de grâce : ils sont condamnés à mort et guillotinés le 21 septembre 1822 en place de Grève à Paris.

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  • Il est, dans l'histoire et le passé des peuples, de vieux récits, d'antiques légendes, - échos de leurs joies ou de leurs douleurs, de leurs espérances ou de leurs craintes, - qui ne sont, après tout aussi, que des refrains de leur enfance, racontés par les pères, répétés par leurs descendants, et dont on peut dire, avec autant de raison : Les vieux récits ont une voix qui charme. Puissent ceux qu'on trouvera dans ces pages réussir à le prouver! - Puissent-ils en tous cas contribuer à faire aimer d'un amour toujours plus profond nos Alpes, envisagées dans la naïveté de leur poésie primitive, et cette chère patrie vaudoise, considérée dans la simplicité de ses moeurs d'autrefois et dans l'antiquité de ses traditions populaires... [...] Ce sont en effet comme autant d'échos d'un temps qui n'est plus et de croyances bientôt évanouies. Ce sont des fleurs sauvages d'un charme tout particulier et dont la graine, échappée des régions toujours fécondes de l'imagination populaire, s'est répandue de contrées en contrées, poussée par le vent des traditions nationales. Les unes sont écloses sur nos monts, durant les longues veillées, à l'air pur des hautes cimes et dans le silence des solitudes alpestres. D'autres sont parvenues jusque dans nos vallées sur les pas des Sarrasins, des Germains ou des Gaulois, chantées sur la lyre des bardes, ou poussées par le flot des émigrations et des fluctuations humaines.
    D'autres enfin, les plus anciennes, ont leur point de départ, ainsi que beaucoup de traditions encore vivantes, dans les vieilles coutumes romaines, dans les cérémonies païennes des Druides et des Celtes, dans les mythes et les contes de l'Inde et de l'Orient... (extrait de la Présentation, édition originale de 1885.)

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  • Bordeaux ! Octobre 1944. Bordeaux libéré de l'occupation allemande, n'a pas encore retrouvé son vrai visage, l'heure est encore aux règlements de comptes, la gestion de la ville est confiée à une nouvelle équipe.
    L'Université n'échappe pas à cette atmosphère, quelques Professeurs renommés ont été suspendus. Les cours vont pourtant reprendre et les étudiants anciens et nouveaux, de la Gironde des Landes, du Gers, des Basses-Pyrénées, du Lot-et-Garonne, de la Dordogne ou de la Charente, affluent vers la capitale d'Aquitaine. Sur le parvis de la gare Saint-Jean, l'oeil braqué vers la place de la Victoire, un jeune Landais timide et sa mère découvrent la longue perspective du cours de la Marne aux pavés tristes et mouillés. Bachelier frais émoulu, le jeune homme va commencer des études de médecine. Il va passer les sept années suivantes entre la Faculté et les hôpitaux bordelais, le lycée Michel-Montaigne dans lequel il sera surveillant pendant cinq ans, l'hôpital Saint-Jacques d'Agen pour deux années d'internat entrecoupées par un remplacement à Marmande. La relation qu'il fait de cette période et les anecdotes qui l'accompagnent constituent un témoignage de la vie universitaire au début d'une époque historique, puisqu'elle se situe à la fin de la deuxième guerre mondiale. Dès lors rien n'a plus été pareil, le monde a changé, la médecine enseignée par des hommes éminents est entrée dans le modernisme...
    Jean-Claude Mouchès a été médecin pendant 40 ans dans ce pays de Chalosse où il est né ; passionné de chasse à la bécasse mais aussi d'écriture, il est l'auteur de nombreux ouvrages notamment sur la chasse et la médecine de campagne, de romans, recueils de nouvelles, de poèmes...

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