Littérature germanophone

  • Les textes traduits ici proviennent tous des Journaux et notes de jeunesse de Gershom Scholem. Ils ont été écrits entre 1917 et 1919. Réformé pour raisons « psychiatriques », Scholem rend souvent visite à Benjamin à Berne, et, à son contact, cherche à développer une conception du langage, et, notamment, du langage biblique, à l´occasion des traductions qu´il fait de certains cantiques de lamentation. On trouve ainsi un écho direct de ses discussions avec Benjamin, sur la « justice divine » comme sur la notion d´« expérience vécue » dont Buber est, du côté juif, avec Rosenzweig, le principal représentant. À cette « expérience », Scholem veut opposer la position qu´il adoptera définitivement, celle du philologue-historien. Dans cette perspective, il esquisse une conception du temps où le prophétisme et le messianisme jouent un rôle de premier plan, ce que montre son commentaire du prophète Jonas.

    Sur commande
  • À notre époque, alors que les démagogues, surtout de droite, exploitent pour leur propre compte les exclus et les laissés-pour-compte de la société, il me semble important de nous tourner à nouveau vers la pensée politique et sociale de Hegel. Ses réflexions nous permettent d'élaborer une critique forte du néolibéralisme, laquelle ne repose pas sur des conceptions naïves des marchés : elle s'inscrit plutôt dans un projet d'émancipation que la Théorie critique a toujours porté.

    Sur commande
  • Découvrez Le juste et l'Injuste, le livre de Martin Buber

    Sur commande
  • Ce texte est la longue présentation que Buber rédigea en 1954 lorsqu'il acheva la traduction de la Bible en allemand qu'il avait commencée en 1924 avec Franz Rosenzweig.
    Le travail fut commun jusqu'à la mort de Rosenzweig en 1929. Buber poursuivit seul l'entreprise, interrompue par l'exil et la guerre. Cette présentation est plus qu'un simple avant-propos, c'est un document devenu, par la force des choses, une histoire des idées, ainsi qu'une introduction à l'univers biblique juif. Buber y retrace la situation de l'Allemagne des années 1920, celle de la réception de la Bible à l'époque, marquée, notamment, par les confits avec le courant de la " critique biblique ", et il entreprend une justification de leurs choix de traducteurs qui, bien évidemment, fait apparaître toute la profondeur de leurs analyses d'interprètes et d'exégètes du texte biblique et de l'univers hébraïque.
    Pour le lecteur d'aujourd'hui, cette présentation ne manquera pas d'apparaître comme une leçon d'herméneutique, de même qu'elle reste une introduction exemplaire aux enjeux de la traduction de la Bible : Henri Meschonnic y a puisé les linéaments de sa théorie du rythme.

    Sur commande
  • Le début du XXe siècle marque l'entrée dans une nouvelle ère  : celle de la technique. On se prend à rêver d'un homme nouveau, « standardisé », performant au travail, qu'il faut créer de toutes pièces. Dans les années 1920 et 1930, le montage participe de cette mission, dans les usines comme dans les cinémas, mais aussi dans les revues illustrées et la vie quotidienne. Le montage est conçu comme une alphabétisation visuelle, une technique applicable à la psychologie et aux médias, dont les camps politiques opposés se réclament. Taylorisme et fordisme, réflexologie, science du travail et psychotechnique sont autant de stratégies au service d'une nouvelle construction de l'homme et de la société, que ce soit aux États-Unis, en Europe ou dans la Russie soviétique. Oscillant entre utopie et dystopie, la vie s'élabore au sein d'un monde technique. L'homme-montage, dont l'histoire est ici retracée, a marqué le XXe siècle de façon décisive.

    Sur commande
  • Du beau musical

    Eduard Hanslick

    • Hermann
    • 22 Novembre 2012

    Une fois considérée pour elle-même, délivrée des appétits réducteurs de la signification, la musique déploie son irréductible beauté. Dans cet ouvrage majeur de l'esthétique du XIXe siècle, Eduard Hanslick se propose de rompre aussi bien avec le jugement subjectif kantien qu'avec le contenu objectif hegelien, pour dessiner la figure d'un art libérateur. Savoir écouter, c'est savoir penser : la musique est pure forme, moins par simple défiance à l'égard de l'expression du « contenu » des sentiments que par l'exigence en nous d'une contemplation radicale. C'est paradoxalement en prenant la beauté musicale au sérieux que ce texte, décisif par l'ampleur des concepts qu'il articule, bouleverse les équilibres esthétiques traditionnels : en une structure autonome qui ne doit plus rien à la nature, l'art du temps se déploie en une fidélité à soi résolue. Proposé dans une nouvelle traduction qui s'attache à en restituer toute la portée philosophique, Du Beau musical recompose la plénitude du mouvement sonore.

    Sur commande
  • A l'automne 1649, René Descartes se rend à Stockholm à l'invitation de la reine Christine de Suède.
    Quelques mois plus tard, le philosophe y décède, d'une pneumonie, dit-on. Cette explication soulève promptement des doutes ; des rumeurs selon lesquelles il serait question de poison. Theodor Ebert vérifie les indices et rouvre le " dossier Descartes ". À l'aide de documents existants mais jusqu'alors peu pris en considération, il reconstitue en premier lieu l'évolution de la maladie. Ce faisant, de sérieux doutes s'imposent quant au caractère naturel de la mort de Descartes.
    L'auteur s'attache alors à découvrir qui aurait pu avoir un mobile pour commettre un meurtre envers Descartes et si une opportunité se présenta d'empoisonner le philosophe. A l'issue de l'enquête minutieuse, l'énigme de la mort de Descartes apparaît sous un nouveau jour.

    Sur commande
  • Nouvelle traduction par Étienne Osier-Ladermann Publié en 1839, ce mémoire, couronné par la Société royale des Sciences de Norvège, est une tentative de Schopenhauer pour répondre à la question : la liberté de la volonté humaine peut-elle être prouvée à partir de la conscience de soi ? Schopenhauer y développe sa célèbre thèse ô combien paradoxale selon laquelle « chaque homme agit selon sa manière d'être, et l'action, chaque fois nécessaire conformément à celle-ci, n'est déterminée, dans une situation individuelle, que par ses motifs ». Thèse qui conduit à affirmer la liberté humaine du point de vue de l'être et de l'essence, tout en la niant pour chaque être humain du point de vue de son existence phénoménale.

    Sur commande
  • Préface de Marc de Launay Traduction d'Isabelle Kazlinowski et Marc de Launay Pourquoi pendant près de deux millénaires a-t-on pensé l'oeuvre d'art comme une imitation de la nature ? Comment la conception grecque de l'art au sens large a-t-elle pu être conciliée avec la doctrine chrétienne de la création ? La réponse à ses questions fait apparaître les arrière-plans philosophiques et théologiques des grands tournants fondateurs de la modernité esthétique. Cette dernière repose également sur la tentative sans cesse renouvelée d'articuler le sens des oeuvres et l'histoire de leur genèse, plus encore l'historicité même qui les parcourt : la critique de la tradition philosophique du concept débouche alors sur une anthropologie où la notion de métaphore permet de relire l'histoire des tentatives de définir l'homme en réhabilitant la rhétorique. La critique de la philosophie ne s'appuie pas alors sur un scepticisme finalement relativiste, mais permet au contraire d'intégrer l'historicité essentielle du langage à la compréhension des oeuvres. L'originalité de la pensée de Blumenberg est là : entrecroiser Nietzsche, Cassirer et Husserl pour dynamiser la modernité philosophique dans la perspective d'une phénoménologie de l'histoire qui ne peut plus désormais se passer de l'art.

    Sur commande
empty