Rocher

  • La politique étrangère des pharaons du nouvel empire, marquée par des batailles célèbres comme celles de qadesh ou de mégiddo, est généralement conçue comme une phase d'expansion " impérialiste " conduite par des souverains belliqueux, tels ramsès ii ou thoutmosis iii, animés du seul désir d'exhiber leur puissance et de subjuguer des peuples jugés inférieurs, quoique riches de ressources utiles à l'égypte.
    Une relecture critique des sources ainsi que la prise en compte de données géographiques jusqu'ici sous-évaluées révèlent au contraire que la guerre, bien moins fréquente d'ailleurs qu'on ne le conçoit, ne fut, avec la diplomatie, que l'un des moyens employés par les pharaons pour assurer leur approvisionnement régulier en étain, métal indispensable à la fabrication du bronze, sur lequel était fondée toute leur technologie.
    L'égypte, qui s'était auparavant procuré cette ressource par des voies commerciales, dut, à partir de thoutmosis ier, défendre militairement et diplomatiquement ses intérêts dans ce domaine, au cours de deux grands conflits, contre les ambitions contraires de deux grandes puissances du proche-orient, le mitanni et le hatti, non moins dépendantes à l'égard de l'étain, et avides d'en soumettre le commerce à leur monopole.
    Cet ouvrage est l'histoire de ces conflits, de la pensée stratégique qui leur servit de guide et des solutions négociées qui leur servirent de conclusion.

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  • 00.000 enfants portent actuellement les armes, en dépit des efforts de la communauté internationale et de l'action des organisations de défense des droits de l'homme. P. Chapleau analyse les facteurs qui contribuent au phénomène et les leviers sur lesquels jouent les recruteurs de mineurs dans les armées nationales ou les bandes organisées.

    Les enfants ne sont pas seulement des victimes de la guerre ; certains en sont aussi des acteurs. 300 000 garçons et filles de moins de dix-huit ans porteraient actuellement les armes. Ce phénomène inégalé dans l'histoire est intensifié par la démographie, l'évolution technologique des armements et la suppression des barrières traditionnelles entre combattants et civils.
    Trop souvent et trop commodément, les enfants-soldats sont présentés comme de simples victimes, objets d'enrôlements scandaleux. Pourtant, tous ne sont pas enlevés, beaucoup sont volontaires. Tous ne sont pas menacés et drogués pour combattre, certains sont motivés et s'engagent. Leurs recruteurs ne les considèrent pas toujours comme de la chair à canon ; la plupart comptent sur ces combattants formés, aguerris et sans pitié. Supplétifs forcés aux yeux de l'opinion publique, les enfants-soldats sont aussi de véritables guerriers asymétriques qui défient les forces de sécurité classiques.
    De l'Europe aux Amériques, les armées modernes peinent à appréhender le phénomène. Même si le corps des Marines les considère comme une «menace émergente», même si les militaires français reconnaissent qu'ils constituent «un défi à la formation et à l'éthique», les enfants-soldats mettent à mal les doctrines militaires des grandes nations. Faire la guerre à des enfants reste toujours un sujet tabou et une expérience tactique délicate.
    L'immunité dont bénéficient les enfants-soldats assure, en fait, la pérennité du phénomène. Elle contribue à leurs recrutements, non seulement au sein d'armées nationales et de groupes de résistance armée, mais aussi au sein des milices mafieuses, des gangs urbains et de toutes les puissances hybrides qui règnent sur les États en déliquescence.
    Le livre de Philippe Chapleau éclaire une situation scandaleuse qui, loin d'être un épiphénomène sociétal, constitue, depuis la Seconde Guerre mondiale, un vrai problème militaire.

  • Au cours des deux derniers siècles, toutes les doctrines militaires et stratégiques ont été dominées par l'hypothèse clausewitzienne, faisant du conflit armé la " poursuite de la politique par d'autres moyens ". Après la Seconde Guerre mondiale, on voit émerger de nouvelles formes d'affrontement et des combattants d'un type nouveau : guérilleros, terroristes ou hors la loi. Les objectifs ont changé, les armements aussi, qui vont des modèles les plus rudimentaires aux plus sophistiqués. Si tout cela témoigne bien de la disparition des formes " classiques " de la guerre conventionnelle, les responsables civils et militaires des pays développés n'en persistent pas moins à considérer la violence organisée à l'image d'un conflit entre les superpuissances. Pourtant, les nouveaux types de conflits qu'évoque l'auteur engagent des factions tribales, ethniques et religieuses démunies d'armements sophistiqués ou de soutiens fournis par des armées régulières. Les distinctions habituellement admises entre civils et soldats, action terroriste et guerre tombent, ce qui stigmatise l'inadaptation de nos plus anciennes conceptions aux réalités nouvelles - les acteurs et les causes de la guerre, la relation du " faible au fort ". Audacieuses et provocatrices, les analyses de MVC abordent la question de la fatalité de la guerre considérée comme un " jeu ".

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  • A l'appui des données les plus récentes de l'histoire, Yann Le Bohec propose une relecture complète de l'affrontement qui opposa, de 264 à 146 avant J-C, l'empire romain, toute nouvelle puissance de la péninsule italienne à Carthage la subtile et mystérieuse civilisation de l'actuel Maghreb. Avec brio, il retrace la vie quotidienne et les motivations des combattants, les procédés tactiques mis en oeuvre de part et d'autre ainsi que les stratégies multiples choisies par les généraux. A l'issue de ces guerres qui firent des centaines de milliers de morts et où s'illustrèrent Hamilcar, Hannibal et Scipion l'Africain, Rome domine le bassin occidental de la Méditerranée. Et Carthage fut détruite.

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  • Le monde est entré dans une phase nouvelle où la violence sous toutes ses formes fait peser de nombreuses hypothèques sur l'équilibre international.
    Conflits ethniques et religieux, guerres civiles et terrorismes menacent d'embraser des zones entières de la planète. Les occasions d'intervention des forces armées se trouvent ainsi multipliées et il est devenu indispensable pour tout Etat qui entend défendre ses intérêts, ses ressortissants et ses engagements, de disposer d'un outil militaire capable de s'adapter aux menaces et d'y parer efficacement.
    A cet égard, les " forces spéciales ", unités d'élite chargées des missions impossibles, composées de combattants exceptionnels, vouées aux opérations périlleuses, éclairs et secrètes, sont aujourd'hui à la pointe de la lutte contre le terrorisme islamique. Ces unités très particulières, qui évoluent entre l'action clandestine et les interventions conventionnelles, ont toujours fasciné, parce qu'elles incarnent le mythe du guerrier invincible.
    A travers une étude historique et politique de ce phénomène très contemporain, cet ouvrage nous propose une réflexion inédite sur le rôle de ces soldats de l'ombre et de ces unités qui seront de plus en plus sollicitées dans les guerres de demain.

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  • En 1939, sur un marché de chine du nord, un officiel du guomindang découvre un livre de recettes d'immortalité.
    A la fin de l'ouvrage se trouve un court traité de stratégie : les 36 stratagèmes. ce recueil secret datant probablement de l'époque de la dynastie des ming (1366-1610) offre un tableau exhaustif de toutes les ruses et des différentes méthodes, accompagnées de commentaires, qui permettent de les interpréter en termes de stratégie militaire. manuel de guérilla ou traité de philosophie inspiré du livre des mutations (yijing), il permet de faire face à toutes les situations conflictuelles, et de l'emporter sur l'adversaire, jusque dans les batailles presque perdues : rien dans les mains rien dans les poches ruse des mauvais jours ruse des ruses.
    Le yijing dit : " a la frontière en force et faiblesse ". un livre à ne pas mettre entre les mains de son ennemi.

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  • Aucune armée du vingtième siècle n'a atteint une renommée telle que celle de la force israélienne de défense (TSAHAL).
    Constituée à partir d'une poignée d'hommes arrivés sur la Terre promise après avoir échappé aux pogromes de leur Russie natale, elle a porté la volonté du peuple israélien, engagé à combattre et à se sacrifier. A partir de là, il lui fut possible de construire une véritable armée, allant de victoire en victoire, jusqu'à ce que ses prouesses et son héroïsme deviennent presque légendaires. Cependant, depuis un peu plus d'une décennie, TSAHAL a été systématiquement mal utilisée.
    D'abord au Liban, ensuite pendant l'insurrection palestinienne, elle a dû combattre des ennemis plus faibles qu'elle. Sa cohésion en a souffert et sa morale s'est peu à peu dégradée jusqu'à devenir, de l'avis même de son chef d'état-major, le " punching-bag de la nation ". Dans ce livre, Martin Van Creveld retrace l'ascension héroïque de TSAHAL, ainsi que son déclin tragique. Il étudie également le cas de TSAHAL pour dégager les lois morales qui gouvernent l'action des forces armées en tout temps et en tout lieu.

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