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  • Prisonnier des nazis, Monsieur B., en dérobant un manuel d'échecs, a pu, à travers ce qui est devenu littéralement une folle passion, découvrir le moyen d'échapper à ses bourreaux. Libéré, il se retrouve plus tard sur un bateau où il est amené à disputer une ultime partie contre le champion Czentovic. Une partie à la fois envoûtante et dérisoire...


    Quand ce texte paraît à Stockholm en 1943, Stefan Zweig, désespéré par la montée et les victoires du nazisme, s'est donné la mort l'année précédente au Brésil, en compagnie de sa femme. La catastrophe des années quarante lui apparaissait comme la négation de tout son travail d'homme et d'écrivain. Le joueur d'échecs est une confession à peine déguidée de cette désespérance.

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  • Un homme se penche sur son passé : il revoit le moment précis de son existence où, renonçant à sa vie de libertin, il plonge éperdument dans le monde du savoir. Un vieux professeur et sa femme assistent, complices, à la naissance de cette "ardente curiosité" qui a tous les caractères de la passion charnelle : ils la partageront avec lui jusqu'à brûler eux-mêmes dans l'enfer de la passion...

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  • L'histoire d'une liaison, source de passion, de rupture et de mort, racontée à travers trois lettres inoubliables dans un style glacé et brûlant qui fait de ce court roman un chef-d'oeuvre universel.


    Poète, nouvelliste et romancier, Yasushi Inoué (1907-1991) restera sans doute le plus grand et le plus populaire écrivain japonais de son temps. Son oeuvre, d'une richesse exceptionnelle, aborde tour à tour avec le même bonheur toutes les formes de l'écriture. Depuis la parution, voici près de trente ans, du Fusil de chasse, elle a connu en France un succès qui ne s'est jamais démenti.

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  • Demian

    Hermann Hesse

    Roman d'initiation et de formation, Demian est l'un des chefs-d'oeuvre de ce genre littéraire. Comment l'homme peut-il échapper au monde des miroirs et parvenir à être lui-même ? Demian (au nom proche du daïmon grec, la voix intérieure) enseigne au jeune Emile Sinclair à ne pas suivre l'exemple de ses parents, à se révolter pour se trouver, à traverser le chaos pour mériter l'accomplissement de sa destinée propre. Au bout de ce chemin où le divin et le démoniaque se mêlent, la crainte d'être un exilé, un séparé, un étranger est annihilée.
    Il n'est pas d'autre mesure à l'humain que la liberté.
    Né allemand en 1877, naturalisé suisse en 1923, Hermann Hesse, prix Nobel de littérature en 1946, exerça plusieurs métiers avant de se consacrer à l'écriture. Voyageur, poète, romancier, il rechercha dans la psychologie et les sagesses de l'Orient une spiritualité nouvelle. Il mourut au Tessin en 1962.

  • Le tour d'écrou est sans doute le plus célèbre des récits de Henry James. Récit, c'est-à-dire plus qu'une nouvelle et moins qu'un roman : l'exacte mesure pour mener à son terme la plus perfide stratégie narrative qu'on puisse imaginer.
    Car que raconte Le tour d'écrou ? L'histoire de deux enfants que viennent hanter sous les yeux désespérés d'une jeune gouvernante impuissante les fantômes dépravés qui se jouent de leur innocence envoûtée ? Ou l'histoire d'une jeune femme qu'un mélange d'éducation rigoriste et de vagues rêveries sentimentales mène à la névrose hallucinatoire, et que l'obsession du mal - on voudrait que l'anglais permît le même jeu de mots que le français - conduit à un délire où un garçon de dix ans trouve la mort ? Histoire de fantômes ou histoire de fantasmes ?

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  • Grande, efflanquée mais redoutablement musclée, Amelia Evans inspire le respect de ses concitoyens : on apprécie autant l'alcool qu'elle distille clandestinement que ses talents de guerisseuse. Mais elle secrète aussi le mystère. Pourquoi a-t-elle chassé de chez elle l'homme qu'elle avait épousé quinze jours plus tôt ? Et quel rôle tient auprès d'elle ce cousin bossu venu de nulle part ?

  • Dans ce bouleversant roman dont la violence et l'érotisme sont constamment maîtrisés par la prodigieuse tendresse du poète (et l'humour du vieux sage rebelle qui sait refuser l'amertume pour n'en crier que mieux son indignation), James Baldwin nous entraîne de New York à Abidjan, de Paris au coeur du sud des Etats-Unis, dans un vertigineux voyage ruthmé par les cadences et les cris poignants du gospel, à travers la passion des hommes et la cruauté d'un monde pas encore réconcilié avec tous ses enfants. Dans le Harlem des années 50, se nouent les destins de quatre adolescents : Julia, l'évangéliste enfant, Arthur, la vedette des "Trompettes de Zion", Jimmy, le petit frère souffre-douleur de Julia, Hall, l'aîné d'Arthur, qui s'apprête à partir pour la Corée...
    Trente ans après, dans une sorte d'effort pour se réconcilier avec la récente mort d'Arthur, Hall entreprend de remonter le cours du temps et de découvrir, à travers ses souvenirs û et la souffrance qu'est la mémoire û l'inéluctable et folle logique qui a conduit la vie de ces êtres remarquables, liés à tout jamais...
    L'art de Baldwin atteint ici un sommet.
    Né à Harlem en 1923, mort à Saint-Paul-de-Vence en 1986, James Baldwin a laissé une oeuvre considérable de romancier, mais aussi de grand polémiste. Harlem quartet y tient une place d'exception.

  • D.H. Lawrence se serait exclamé en 1910 : "Si les Anglais n'aiment pas ce que j'écris, j'irai m'installer en France et j'écrirai pour les Français !" Et c'est un fait que si, dès cette époque, on reconnaissait son génie en Angleterre, Lawrence gênait ; il dérangeait la bonne société, les lecteurs et les critiques.
    Le succès de mauvais aloi de L'Amant de Lady Chatterley allait contribuer à donner de lui la fausse image d'un satyre barbu ou d'un puritain hypocrite, alors que peu de gens avaient seulement ouvert ce roman dont l'édition n'avait pu se faire en Angleterre, mais qu'on traitait tout de même allégrement de "livre le plus sale de la littérature". Toutefois, on n'était pas davantage prêt à apprécier Lawrence en France. Le renard, son premier texte traduit, ne l'a été qu'en 1928, deux ans tout juste avant sa mort à Vence à l'âge de quarante-cinq ans.
    Aujourd'hui, D.H.Lawrence est sorti de son purgatoire pour être reconnu comme l'un des plus grands auteurs du XXe siècle. Pour beaucoup -Anaïs Nin et Henry Miller entre autres - il est le plus grand visionnaire de notre époque. On retrouve, dans Le renard, qui date de 1917, tous ses thèmes essentiels : le retour aux sources, la recherche de l'harmonie naturelle du corps et de l'esprit, et la certitude qu'une sexualité assumée et reconnue, au même titre que nos autres pulsions, rendra à l'homme ses pleins pouvoirs. Ce texte bref et dense qui contient peut-être ses meilleures pages narratives est, sans conteste, l'un de ses chefs-d'oeuvre.

  • Six voix nous donnent en plusieurs récits les clés de ce roman qui, au travers d'une réécriture de l'histoire antique, fustige l'establishment allemand et en fait le procès. Mais en revisitant ici l'histoire légendaire de la magicienne Médée, Christa Wolf affronte aussi son propre passé avec une bouleversante sincérité.

  • 1824. Dans une ferme isolée d'Afrique du Sud éclate une révolte d'esclaves. Galant l'enchaîné va se lever contre ses maîtres : Nicolaas, qui est en fait son frère de lait, et Barend, l'époux de la belle Hester. Dans cette révolte vouée à l'échec, Hester la blanche finira par rejoindre l'esclave noir. Galant, repris, sera pendu. Mais entre-temps un vent de liberté aura soufflé, inéxorable, générateur des futures tempêtes de la décolonisation.
    Un roman salué unanimement comme un chef-d'oeuvre lors de sa parution en 1978.

  • Dans une petite ville de Georgie, deux vieillards s'acheminent vers la mort : l'un rongé par une maladie incurable, l'autre tenaillé par le souvenir du vieux Sud, auquel il identifie son passé d'homme politique et de magistrat. A leurs solitudes respectives correspondent celles de deux adolescents, l'un Noir, l'autre Blanc, et que rapproche une affection mutuelle, mais dangereusement ambivalente. La solitude de l'être humain et la désintégration de l'individu sont, dans ce récit, indissociables d'une société et d'une culture abolies, mais dont les protagonistes portent en eux la trace indélébile.
    L'horloge sans aiguilles, dont le battement scande les derniers instants de Malone, suggère aussi, de façon plus symbolique, la condition d'une société désormais sans repères, à la recherche de sa vocation propre.
    P.N.
    Née à Colombus (Georgie) en 1917, Carson McCullers est morte en 1967. Toute son oeuvre est publiée aux Editions Stock.

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