• Un ordre, une punition, sans doute une condamnation? Tom, douze ans part vivre chez ce grand-père presque inconnu, ce misanthrope exilé sur une île. Deux écorchés de la vie, contraints de s'apprivoiser.

  • Découverte du patrimoine roman charentais à travers les photographies d'un artiste et l'historien d'art qui restitue chaque église au sein du mouvement roman du Moyen Age.

  • Marcher vers la Charente, cachée en contrebas. Se pencher sur les lignes de vie, entendre au loin le bruit du pont de Martrou. Toucher le canon, vibrer avec Loti, Louise Michel. Se tenir à côté de l'éleveur, de l'imprimeur, de l'ostréiculteur, se faire loutre, anguille ou libellule. Construire et lancer l'Hermione au bout de l'estuaire, rêver devant Boyard. Habitants de toujours, curieux de naissance, vous voici conviés à un voyage immobile où les photographies et les textes emportent autant le coeur que l'esprit.
    Pour Béatrice Moulin, le beau est partout. Elle a dirigé une production artistique pour un groupe média avant de s'installer en Charente-Maritime. Les photographies de ce livre ont été réalisées avec un Olympus OMD EM5.
    /> Fanny Toison a le goût de la recherche du mot juste et le sens du rythme propre à la langue anglaise. Un amour des mots qu'elle cultive depuis qu'adolescente elle noircissait de gros cahiers qui aujourd'hui remplissent une armoire. Elle a été 30 ans enseignante et se consacre aujourd'hui à l'écriture de poésie, nouvelles, quand elle n'arpente pas le monde avec son mari, amoureux des découvertes comme elle, car tout est richesse à ses yeux.

  • Dans l'arrière-boutique de la fabrique à sommités rochelaises, loin des spots, dormant dans les cartons de l'histoire, il y a tous ceux qui se sont fait un nom ailleurs. Nés en pays rochelais, ils l'ont quitté certains de gré d'autres de force et ont mis leur talent au service de causes ou de villes lointaines. L'une a été la première femme en ballon, une autre a écrit l'un des contes les plus célèbres au monde. L'un a créé la franc-maçonnerie moderne, un autre a été un héros du Saint-Empire Romain Germanique. L'un est aujourd'hui considéré comme le vrai fondateur de l'ophtalmologie, un autre a son nom inscrit sur l'Arc de Triomphe. L'une est la lointaine aïeule de la candidate malheureuse à la présidence des États-Unis, un autre agent secret et ami de Simon Bolivar, le héros de l'Amérique du Sud. L'un a commandé le premier sous-marin autonome du monde, un autre est devenu, post mortem, le héros d'un roman distingué du prix Interallié.
    Sans eux, le monde n'aurait pas connu La Belle et la Bête, Bill Clinton n'aurait pas rencontré Hillary qui n'aurait pas affronté Donald Trump, Simon Bolivar serait mort avant de devenir le héros de l'Amérique du Sud, Monsieur le Consul n'aurait jamais été écrit, la franc-maçonnerie ne serait pas ce qu'elle est, le féminisme et la Moravie non plus.
    Ces Rochelais ont marqué l'histoire de leur empreinte mais ont tourné le dos à leur terre natale... qui le leur a bien rendu par son silence à leur égard.

  • Février 2011 : Sous le parquet d'une salle des fêtes désaffectée, malmenée par Xynthia, on découvre un squelette décapité. Une jeune lieutenant de police, Lucie Boulart, solitaire, ombrageuse, au passé familial douloureux, est chargée de l'enquête. L'identité de la victime est vite trouvée, celle d'un avocat d'affaires allemand, disparu à l'issue d'un stage d'arts martiaux japonais vingt ans auparavant. Lucie enquêtera donc dans un milieu très particulier, celui des arts martiaux traditionnels, s'étonnant de l'engouement que les témoins et suspects éventuels, devenus professeurs, hommes d'affaires, journalistes, nourrissaient jadis pour le Japon féodal jusqu'à en adopter les codes. Dans cette confrontation de générations, Lucie découvre les liens entre un club de sabre japonais et la Sentinelle, une agence de sécurité trouble des années 1980. L'ombre immense de l'écrivain japonais Yukio Mishima, suicidé en 1970, plane sur cette affaire d'un bout à l'autre.

  • La ville de Saintes est le cadre où vit Mathilde, le cadre de ce roman, ou récit de vie, couvrant presque un siècle.
    La Grande Guerre fait éclater l'unité de la famille, en un temps de grande rigueur morale... et de relâchement.
    La Seconde Guerre mondiale, la guerre d'Indochine, apporteront encore leur lot de disparitions.
    Les ateliers du Chemin de fer comptent beaucoup à Saintes, et donc pour les hommes de la famille de Mathilde : entre sa vie dans le vieux quartier Saint-Vivien, et le monde du rail et des ateliers d'entretien, plusieurs générations de Saintais revivent dans ce roman, en partie basé sur une histoire vraie.

  • Les Charentes, c'est bien connu, produisent du beurre, du cognac, de bonnes pantoufles. Et de grands hommes politiques, de Jules Dufaure à François Mitterrand, en passant par Émile Combes et Félix Gaillard. Mais s'y épanouissent aussi quantités d'écrivains de qualité, qui y germent, y croissent et y prospèrent, ou que les vents apportent en graine et qui s'incrustent sous les caresses de sa lumière. Depuis des siècles, poètes, romanciers, historiens et conteurs illustrent ou chantent ces pays pourtant si divers. La Rochefoucauld, Vigny, Fromentin, Loti, Henry Fauconnier, Chardonne sont célèbres au-delà des pays de langue française. Mais beaucoup d'autres Charentais méritent qu'on les lise pour rêver ou méditer : Émile Gaboriau, François Porché, les frères Tharaud, Pierre-Henri Simon, Claude Roy, pour n'en citer que quelques-uns. Aujourd'hui encore, signés de Madeleine Chapsal, Pierre-Jean Remy ou Philippe Besson, les volumes sortent en rangs serrés des marches du Limousin, des doux pays viticoles ou des cités bordant le fleuve et l'océan. Les Charentes bien changées dans un monde transformé continuent d'inspirer les écrivains. Par quel mystère ces Charentes si diverses constituent-elles une source d'inspiration littéraire si féconde ? Impossible de répondre. C'est la vie qui est féconde, partout, plus ou moins. À moins que le ciel et la lumière n'engendrent les écrits comme ils font des raisins et des tournesols charentais. Quoi qu'il en soit, avec ou sans raison, la tradition littéraire charentaise semble se prolonger dans le monde de la frénésie informatique, des séries télévisées guerrières, des débats politiques inutiles. On continue d'écrire en Charente et sur les Charentes. J'ai cherché ce qui faisait pour moi le charme de cette tradition. Je n'ai pas trouvé. Mais, dans cette recherche, j'ai pris plaisir à me souvenir de mes expériences littéraires et charentaises, souvent mêlées. D'où ce livre.

  • Pierre-Henri Simon présentait ainsi Figures à Cordouan, son grand cycle romanesque. Le triptyque est enfin réuni en un seul volume... Dans une ville de la côte atlantique qui ressemble fort à La Rochelle puis en pleine Saintonge, des années 1930 aux années 1960, les destins croisés des personnages entraînent le lecteur en une obsédante quête du bonheur. Bonheur raté, bonheur héroïque, bonheur apaisé, les trois romans composés sous le signe allégorique du phare montrent un écrivain au sommet de son art.Il y a du feu, de l'impétuosité, de la révolte dans cette oeuvre. Et dans cette vie. Jean-Claude Guillebaud.

  • Ce livre révèle tout un monde, minuscule, qui s'étend à nos pieds et peuple notre environnement quotidien : la pelouse du jardin, les herbes folles de la prairie, les bords de la mare... On reste subjugué par un tel foisonnement de formes et de couleurs : gendarmes, libellules, guêpes, abeilles, papillons et coccinelles, mais aussi araignées, batraciens, oiseaux ou encore « cagouilles » en tous genres. Un très beau livre de photographies qui répond à toutes nos questions sur les merveilleux habitants de nos jardins.

  • Du haut des remparts d'Angoulême est une anthologie sur une région de France attachante et sa capitale.
    L'Histoire, l'art et la culture locale sont vus à travers le regard de leurs visiteurs et de leurs résidents. La situation d'Angoulême entre le nord et le sud en a fait un carrefour pour de nombreux voyageurs et pèlerins, ainsi que pour des envahisseurs... Des personnages remarquables font partie de son histoire qui commence avec le poète romain Ausone et se termine au festival de la bande dessinée : un voyage de dix-sept siècles.
    Entre les deux, on y trouve des récits sur Richard Coeur de Lion et son frère Jean sans Terre qui a enlevé Isabelle d'Angoulême âgée seulement de quatorze ans ; le roi François Ier et sa soeur Marguerite de Navarre qui a été à la tête du mouvement intellectuel de la Renaissance française ; Calvin qui s'est réfugié à Angoulême pour échapper à la persécution à Paris et qui commença à écrire ses Institutes dans la bibliothèque de son ami Canon du Tillet ; Molière et Balzac qui prirent Angoulême comme modèle pour faire la satire des moeurs provinciales ; et aussi Delacroix, Stendhal, Ezra Pound, Charles Morgan et même Fangio...
    Toutes ces histoires et beaucoup d'autres, ces anecdotes, chansons et poèmes sont rassemblés et présentés ici pour donner le premier livre en anglais sur la riche histoire de l'Angoumois et dont la présente édition en est la traduction en français.

  • Dès le début de la guerre d'Espagne, La Rochelle et La Pallice sont les premiers affectés par le grand exode de civils, surtout d'enfants, en provenance du Pays basque.
    Tant bien que mal, autorités administratives et associations organisent l'accueil et le recasement. La situation se complique nettement avant le début de la Seconde Guerre mondiale : les hommes, anciens combattants républicains, dominent maintenant le flot des réfugiés; on s'en méfie pour leurs opinions politiques, en même temps ils représentent une incontestable force de travail disponible au moment où les Français sont mobilisés, et plus tard prisonniers.
    D'où l'ambiguïté de leur situation qu'expriment les deux camps d'internement de Montguyon et de Montendre : le premier, sous administration française, sera ouvert en septembre 1939 et durera jusqu'en novembre 1940; le second, sous administration française et contrôle allemand, prendra le relais de juin 1940 à octobre 1943. C'est cette histoire longtemps occultée que Jacques Perruchon a retrouvée dans les archives de Charente-Maritime et des Deux-Sèvres, et qu'il raconte avec précision.
    Nombreux sont les Espagnols qui, finalement, sont restés en France, comme le montrent les exemples cités dans la postface de François Julien-Labruyère : cette histoire est la leur au premier chef; mais grâce à ce texte, elle fait maintenant partie du patrimoine mental de toute la région.

  • Un conte saintongeais ou comment le tournesol s'est implanté en terre charentaise, grâce au petit jean et à son "babouin", un épouvantail pas tout à fait comme les autres.

  • Trahisons, jalousie, machiavélisme mais également crimes de sang composent ces récits des Petites histoires noires de nos campagnes poitevines et charentaises : la rencontre de la factrice et du chevalier, l'abbé gastronome au Vatican, le vétérinaire piégé, un troublant héritage, le cheval de discorde, le macchabée bavard, un tournage de cinéma qui finit mal, un violoncelle vengeur... Par son format, la taille et le choix de sa police de caractères, ce livre offre un grand confort de lecture.

  • 718 notices consacrées à la connaissance de l'aventure humaine préhistorique dans les deux Charentes : des sites-clés, des articles sur les aspects culturels, sur la vie quotidienne, des définitions de grandes périodes et de disciplines connexes, ou encore des biographies de grands chercheurs.


  • Une série de meurtres dans une paisible ville de province plus vouée aux bains de mer qu'aux bains de sang. Une beauté vénéneuse qui arbore toujours une fleur de gardénia.
    Une enquête au rythme jazzy, donc forcément improvisée, irrégulière et énergique. Et pour couronner le tout, un enquêteur qui n'a rien d'un dur-à-cuire.

  • « Les sorciers méconnaissent parfois la portée de leur sortilège. » « Persuadée, lorsque j'ai quitté sa boutique [l'hôpital psychiatrique] en 1951 ou 52 qu'il [le docteur Nocher] ne croyait plus aux affabulations de ma mère et qu'il n'y avait sans doute jamais cru mais s'était trop compromis pour reculer, j'espérais que par un miracle plus que miraculeux, ce grand Monsieur bien, pas très intelligent et pas très scrupuleux, accepterait finalement d'admettre avoir commis une erreur funeste. Ce courrier gratuit le priait en somme, par je ne sais quelle plaidoirie, de me témoigner dans sa réponse que je n'avais jamais été folle.
    C'est ce mot que je voulais voir effacer par la main qui me l'avait tatoué dans la peau. Ce mot qui avait servi à m'annihiler et que je ne voulais pas emporter avec moi dans l'éternité. Une réponse plus ou moins compréhensive aurait-elle changé mes plans ? Non, trop tard... j'étais finie. Alors ? Elle m'aurait lavée, peut-être vengée. Permis d'entrer fièrement dans le no man's land." Colette Énard, originaire de Charente, est artiste peintre, portraitiste à Bordeaux puis à Paris. Elle sera internée à plusieurs reprises dans un hôpital psychiatrique de la région bordelaise, une première fois sur la décision de sa mère qui veut l'empêcher de partir vivre en Australie puis une deuxième fois dans un navire-hôpital par son supérieur, le médecin-chef colonel et amant de son régiment en Indochine. Elle se retirera dans la région de Royan, d'où elle est originaire, avec ses chats. Elle peindra mais consacrera le reste de sa vie à des tapisseries monumentales qu'elle réalisera avec sa mère.
    L'« aveu de cette chronique autobiographique » est saisissant tant sur l'aspect médical vécu par cette jeune femme que sur les impulsions et conséquences que cela a pu avoir sur sa création, dépourvue ensuite de couleurs et de visages humains, scènes d'un univers surréaliste. Ses oeuvres, les gouaches nucléaires et peintures surréalistes, ont fait l'objet d'une exposition rétrospective au musée de Royan, regroupant les oeuvres de collectionneurs privés dont celle acquise par André Breton.
    Un texte bouleversant... On pense forcément en lisant ces pages à ces femmes effacées de la scène comme Camille Claudel, Dora Maar ou la surréaliste Unica Zürn.

  • L'histoire particulière de la ville de Royan, martyrisée par les bombardements, puis cette reconstruction par des architectes novateurs qui pour le coup prenaient l'allure de démiurges modernes, tout cela m'a donné l'idée de m'inspirer de la création du monde telle qu'elle apparaît dans le livre de la Genèse. Toute ma trame est alors apparue assez naturellement, notamment ce titre, Royan-Nayor, qui renvoie à la fois au tohu-bohu biblique et au dédoublement de cette ville qui, désormais debout, se mire à nouveau dans le miroir de l'océan.
    Le scénario était trouvé, qui suivait l'un après l'autre les sept jours de la création. Ensuite, je n'ai plus eu qu'à suivre mon inspiration. Dès le départ, je savais que je voulais faire un travail illustré.
    C'est Charlotte de Charrette, responsable des Affaires patrimoniales de la ville de Royan, qui m'a mis en relation avec Philippe Reyt, à qui j'envoyai aussitôt mon manuscrit en l'état. Philippe avait déjà travaillé autour de la ville de Royan, il s'est montré très réactif. Voilà comment est née notre belle collaboration.
    Philippe Grison

  • Ce fondateur mal connu de la République parlementaire fut un des grands hommes politiques français du XIXe siècle. Il personnifie, avec son ami Tocqueville, un centre gauche ouvert aux réformes, notamment sociales, mais hostile à tous les conservatismes comme aux violences révolutionnaires. Grand avocat, orateur réputé, chef de famille comblé, viticulteur compétent, académicien aimant les livres et la musique, ce fut le type même du bourgeois accompli. Les circonstances n'en ont pas fait un homme d'Etat, ses qualités intimes ont surpassé ses qualités publiques, la recherche du bonheur l'a détourné des décorations, des titres et des honneurs. C'est justement en cela qu'il mérite d'être réhabilité, étant le contraire de ceux qui sacrifient leur vie aux chimères et aux illusions du pouvoir.
    Jules Dufaure s'identifie à la vie politique française du XIXe siècle, depuis la Restauration jusqu'à la consolidation de la IIIe République. Sa longévité politique exceptionnelle est donc pour l'auteur l'occasion de dresser un tableau passionnant des régimes qui ont fait l'histoire de France, ainsi que des hommes célèbres que J. Dufaure a côtoyés.
    Le tableau de la Charente (Grézac) familiale de Dufaure ajoute, année après année, une touche provinciale et humaine à une vie publique lourde de contraintes.

  • Cet ouvrage, qui se parcourt comme un guide des mégalithes du département de la Charente, nous entraîne sur les traces des dolmens, menhirs, tumulus et pierres à légendes laissés par nos prédécesseurs à travers ce territoire. Des coteaux calcaires dominant la vallée de la Charente en passant par les plaines bordant le Haut-Poitou, en poussant jusqu'aux portes du Périgord et par les paysages vallonnés aux roches cristallines de la Charente Limousine, nous découvrons ces monuments figurant parmi les plus anciennes constructions au monde, témoignages d'un peuple vivant sur ces terres il y a plus de 6 000 ans.
    Ces pierres érigées vers le ciel, traces spirituelles et culturelles de ces Hommes, furent édifiées par centaines sur le territoire du département de la Charente. De nos jours, de remarquables sites subsistent, malgré des destructions en très grands nombres. Cet ouvrage répertorie, décrit et localise les monuments mégalithiques connus et moins connus de la Charente, ainsi que les toponymes pouvant laisser penser à l'existence de monuments aujourd'hui disparus.
    Chacun pourra ainsi prendre conscience de la richesse de la Charente dans le domaine du mégalithisme.

  • Très largement illustré, cet ouvrage explore la richesse de l'oeuvre de Gaboriaud (1883-1955), prestigieux dessinateur et grand coloriste.
    « Il peint comme on se lève de bonne humeur, comme on s'étire, comme on chante en faisant sa toilette [...] Gaboriaud empoigne la nature à bras-le-corps, il ne la connaît qu'à mains plates. Mais quelle matière sort de cette étreinte puissante ! » (Léon-Paul Fargue) Jeune homme cultivé, sportif de haut niveau, remarqué par Maurice Denis, il travaille dans son équipe. Un talent précoce lui permet d'exposer dès 20 ans, aux côtés des plus grands : Degas, Renoir et les Nabis... Sa biographie dessine un tempérament bien trempé. Ce passionné traverse avec fougue les années folles à Montmartre avec ses amis Dorgelès et Mac Orlan, puis éclate la Grande Guerre : quatre années au front, mais en continuant la peinture. Les années vingt confirment l'apogée de son art. Après huit années à Marseille, l'artiste se fixe en Charente au moment de la crise des années trente. Durant plus de vingt ans, il y peindra des chefs-d'oeuvre.
    Christiane Massonnet est artiste-peintre. Depuis son retour en Charente, elle publie des livres d'aquarelles : Au fil de la Charente, La Charente et la mer, Balades insolites et des cahiers de coloriages : Les Charentes à colorier, aux éditions Le Croît vif.
    Illustrations de couverture : détail du Chemin de Croix où Angoulême figure la Jérusalem céleste. En rabat, autoportrait de Josué Gaboriaud (huile sur papier marouflé sur toile, 92673, 1936, musée d'Angoulême).

  • Saintes, romaine et romane, une ville qui cache bien son jeu sous la pierre omniprésente au bord du fleuve Charente.
    Deux auteures, l'une pour les textes, l'autre pour les photos, l'ont sillonnée ensemble pour la comprendre dans sa singularité. Les mots et les images mettent en forme une découverte vagabonde et offrent au lecteur, visiteur d'un jour ou amoureux de toujours, un visage étonnant de la ville lorsque se côtoient ses monuments et ses habitants. Son arc, ses arènes, sa cathédrale, ses rues cachottières, son théâtre et ses marchés, son fleuve, sont autant de lieux de vie qui font de ce livre un portrait original et délicieux.« La délicatesse, les nuances irradient de page en page, d'images surprises en écritures subtiles »,en dit Jean Rouger, maire de la ville dans sa préface.
    Oubliez tout ce que vous savez et allez donc calmement à la chasse au plaisir, de préférence au rythme de l'escargot charentais.

  • Un jour en désherbant le jardin, il trouve un petit soldat de plomb avec lequel il s'amusait tout gamin à livrer bataille contre l'occupant. L'enfant a grandi, il raconte.
    Tranches de la vie quotidienne entre Vaux-sur-Mer, Pontaillac et Royan, de 1939 à 1945, souvenirs d'enfance, petits bonheurs attrapés au vol. Un texte à la fois charmant et émouvant. La maison sur laquelle veille sa grand-mère, le jardin et les vignes où son grand-père aime à se réfugier, la tendresse de sa mère pour adoucir l'absence d'un père marin parti à la guerre, l'occupant, les attaques aériennes, la peur, l'évacuation et le retour dans Royan détruit, tel est l'univers où son enfance s'est enracinée.

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