Musique

  • Pour la première fois en trente ans de carrière, IAM n'a pas pris le stylo pour écrire un nouveau titre choc, mais pour signer un livre témoignage.
    Akhenaton, Shurik'n, Kheops, Imhotep et Kephren, les cinq membres du plus célèbre groupe de rap français, prennent le temps de parler de leur univers et des inspirations de leurs textes riches et référencés. Marseille, le rap, le cinéma, le racisme, l'Asie, l'Egypte, ou encore les injustices et l'exclusion : à travers les grands thèmes centraux de sa discographie, le groupe se raconte, se confie, s'explique et s'engage, comme toujours. En quoi sont-ils constitutifs de l'identité d'IAM ? Quel regard portent-ils aujourd'hui sur ces sujets qui traversent leurs morceaux depuis leurs débuts ? En s'appuyant sur les textes des quelques centaines de chansons qu'ils ont signées depuis 1989, les auteurs de L'Ecole du micro d'argent, Demain c'est loin, Je danse le mia ou encore La fin de leur monde se dévoilent comme jamais, quelques mois après la sortie de leur neuvième album, Yasuke.

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  • Quel est donc le drame de celui qui se prétend "le compositeur Foltyn" ? D'être en réalité incapable d'écrire une note, ou presque. Pendant des années, il va abuser son entourage avec Judith, l'opéra qu'il affirme avoir en chantier, alors qu'il s'agit d'une monstruosité faite de pièces et de morceaux, plagiats, contrefaçons et vols. Mais il faudra bien un jour reconnaître que cette oeuvre n'a jamais existé et que depuis le début de sa "carrière", il a progressé sur l'échelle artistique et sociale uniquement grâce au mérite des autres. Comment un homme peut-il se résoudre à un tel aveu oe C'est à travers le regard et les souvenirs de ses proches, de ses amis et de ses rivaux que nous est présenté Bedrich Foltyn, le triste héros du roman posthume de Karel Capek. Comme on assemblerait une mosaïque, l'auteur livre par morceaux parfois complémentaires, souvent contradictoires, les éléments de son histoire et de sa personnalité, à charge pour le lecteur, totalement fasciné, d'en faire un tout.
    Karel Capek est né à Statonovice en 1890 et est mort à Prague en 1938. Maître de la prose tchèque moderne, il est l'auteur de plusieurs ouvrages de science-fiction (pour lesquels il inventa le mot "robot", créé à partir du radical du verbe slave signifiant "travailler"), des recueils de contes, de pièces de théâtre et de romans. La vie et l'oeuvre du compositeur Foltyn a été publié après sa mort, en 1939, et n'avait pas encore été édité intégralement en France.

  • L'éducation musicale, arme contre la délinquance et promesse pour l'avenir ?
    Née il y a 40 ans au Venezuela, cette extraordinaire aventure qu'est le « Sistema » rassemble aujourd'hui un million d'enfants issus des classes populaires ou de bidonvilles. Un orchestre parmi les meilleurs sur la planète en est issu, le Bolívar. Et un chef star de 37 ans, Gustavo Dudamel, fêté à Los Angeles, Madrid ou Paris. Partout, le Sistema fait des émules. À Fukushima, dans les camps de réfugiés en Grèce, en Afghanistan. Autant de réponses aux fl éaux de l'exclusion, du déracinement et de la guerre.
    En France, la Philharmonie de Paris propose une alternative au Sistema, pensée à l'échelle de nos banlieues et de nos campagnes : le projet Démos. Un formidable réseau d'orchestres d'enfants se met en place, ouvrant de nouvelles portes à ceux qui n'y avaient pas accès.
    Par des entretiens exclusifs avec Gustavo Dudamel, en rencontrant élèves et enseignants, Vincent Agrech raconte. À portée de main, des solutions qui font rêver.

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  • Billie Holiday (1915-1959) fut sans doute la plus grande chanteuse de l'histoire du jazz. Sa voix de « chatte provocante », comme disait Boris Vian, a envoûté des générations de fans, de Frank Sinatra à Barack Obama. Sa vie fut souvent comparée à celle d'Édith Piaf : l'enfance dévastée, la violence, l'alcool, la drogue, la prison, le sexe, le talent, l'art du don de soi et la mort, à 44 ans.
    Mais connait-on cette tournée européenne de novembre 1958 ? Cette année-là, « Lady Day » se produit à Milan puis à Paris, où elle chante à L'Olympia et au Mars Club, une petite boîte américaine des Champs-Élysées. Pendant un mois, elle donne le meilleur et le pire d'elle-même, comme pour s'offrir une dernière fois à l'état brut.
    C'est cette séquence oubliée que Philippe Broussard reconstitue ici. Près de soixante ans après les faits, il a déniché des archives, des photos, et retrouvé une quinzaine de témoins directs, français, italiens, américains. Au jour le jour, dans l'intimité d'une Billie Holiday déclinante, l'auteur recompose l'univers si particulier des hôtels et des boîtes fréquentés par les jazzmen noirs exilés en France. Au Mars Club, salle minuscule et chaleureuse, la chanteuse attire les vedettes de l'époque (Sagan, Bardot, Duke Ellington...) mais aussi des noctambules portés sur le gin et l'héroïne.
    Dans son sillage, le lecteur enchaîne les nuits blanches, entre rires et larmes. Il mesure aussi à quel point 1958 fut une année charnière. En Italie, Fellini prépare La Dolce Vita. En France, les jeunes se rebellent, la Ve République s'installe, la Nouvelle Vague est annoncée.

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  • L'ame et la musique

    Stendhal

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    • 10 Novembre 1999

    La passion pour la musique fut une constante dans la vie de Stendhal. Passion violente, absolue, que dévoilent avec éclat les trois textes majeurs ici réunis.


    Avant son départ pour Milan, en 1814, Stendhal a trente et un an. Il vient juste de rédiger les Vies de Haydn, de Mozart et de Métastase, première affirmation d'une théorie esthétique opposant le Nord et le Midi.


    Dès son retour à Paris, Stendhal écrit, de 1821 à 1823, la Vie de Rossini. Le livre, qui connaît un grand succès, apparaît plutôt comme un hymne à l'Italie dont, du même coup, il construit le mythe.


    Entre 1824 et 1827, Stendhal collabore au Journal de Paris. Les Notes d'un Dilettante rassemblent les articles d'un critique musical toujours fervent, transi d'émotion par les belles voix.


    La présente édition regroupe, pour la première fois, les écrits de Stendhal sur la musique. Elle est enrichie d'un appareil critique savant et abondant, qui résume la vie musicale d'une époque, et anime la figure du dilettante stendhalien.


    Ces textes procurent un véritable bonheur de lecture : n'ont-ils pas été pour Stendhal le foyer où sa passion de vivre s'est convertie en passion d'écrire ?

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  • Laissez-moi danser

    Lisa Azuelos

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    • 29 Mars 2017

    « Dalida est venue me chercher du fond de sa mort et par la peau de mes doutes. Pourquoi elle, pourquoi moi ? J'en suis encore à me poser la question après ces cinq dernières années en sa compagnie, enlevée par elle comme un agneau par un aigle. Elle ne m'a plus lâchée. Elle m'a montré la beauté du ciel toujours bleu et l'ombre des nuages toujours noirs. » Lisa et Dalida n'auraient pas dû se rencontrer, et pourtant... Un film plus tard, la diva vulnérable et moderne aura éclairé la vie de l'auteur et lui aura appris la force de la fragilité.

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  • À Barletta, ville du sud de l´Italie, un homme fascinant redonne vie à des musiques oubliées. Depuis plus de vingt ans, Francesco Lotoro, pianiste de formation, recherche puis enregistre avec un orchestre local les oeuvres composées plus ou moins clandestinement dans les camps de la Seconde Guerre mondiale. Cet obstiné de 47 ans, aidé de sa femme et d´une poignée d´amis, a archivé plus de 4 000 partitions, parfois inachevées ou parcellaires. Symphonies, opéras, chansons folk, choeurs religieux, mais aussi swings ou musique rom : les artistes emprisonnés n´ont jamais renoncé à leur liberté créatrice, quitte, pour certains, à le payer de leur vie.
    L´auteur propose un livre original et d´une grande richesse sur ce sujet méconnu. Les chapitres sur le Maestro et ses aventures parfois rocambolesques alternent avec ceux consacrés à une quinzaine de musiciens martyrs, de toutes nationalités, de toutes confessions.
    Le lecteur découvre ainsi des personnages d´exception : « Johnny and Jones », duo jazzy du camp hollandais de Westerbork ; le compositeur tchèque Rudolf Karel, dont la dernière oeuvre fut écrite sur du papier hygiénique au moyen d´une écharde noircie de charbon ; le Français Émile Goué, qui dispensa des leçons de solfège à ses camarades de l´Oflag de Nienburg-sur-Weser, le Polonais Jozef Kropinski, qui composa en secret plus de 400 chansons en 1944, caché dans le camp de Buchenwald...
    De Prague à Cracovie, de Rome à Paris, voici une course contre l´oubli, où chaque note sonne comme un défi à l´oppresseur. Un pan entier de l´histoire de la musique, jusqu´ici laissé sous silence, se dévoile au fil des pages et des partitions du Maestro de Barletta.

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  • Bela bartok

    Queffelec

    • Stock
    • 12 Mars 2003
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