Beaux livres divers

  • En 1924, Jean Cocteau crée une série d'autoportraits alors qu'il réside à Villefranche-sur-Mer, ville refuge de son chagrin après la mort de son ami Raymond Radiguet. C'est en se regardant dans le miroir de sa chambre d'hôtel que l'artiste se dessine ; il est alors sous l'emprise de l'opium, auquel il a été initié après la mort de Radiguet par Louis Laloy, auteur du Livre de la fumée et sûrement aussi par Diaghilev, le directeur des Ballets russes. Les trente-deux illustrations, accompagnées de courts textes (pensées, légendes), reflètent sa profonde mélancolie.
    Mélancolie que le dessin et la poésie transcendent et magnifient. « J'ai formé Radiguet, écrit-il, pour réussir à travers lui ce à quoi je ne pouvais plus prétendre. J'ai obtenu Le Bal du comte d'Orgel. Maintenant je reste seul, stupéfait de tristesse, debout au milieu des décombres d'une usine de cristal. »

    À paraître
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