Albin Michel

  • Les narcos français brisent l'omerta ; restaurants, salons de massage, kebabs, banque, immobilier : l'argent sale est partout Nouv.

    Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi le restaurant en bas de chez vous, toujours vide, n'était pas en faillite ? Ou comment ce salon de massage, déserté par les clients, parvenait à exister ? Et que penser de ce nouveau voisin qui achète cash son appartement ? Sans parler des banques qui, prises la main dans le sac le 21 septembre 2019, ont écoulé plus de 2 000 milliards de dollars (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne)).

    L'argent de la drogue et les stratégies mises en place pour le recycler, le blanchir, sont aussi dignes des multinationales qu'insoupçonnables.

    Fort de son expérience de plus de trente ans sur le terrain, Frédéric Ploquin est parvenu à rassembler des entretiens rares et inédits. Ce qu'ils nous révèlent est l'incroyable système souterrain qui permet aux trafiquants de blanchir l'argent sale en toute légalité.

    Aujourd'hui, cette économie parallèle est devenue une artère vitale. Vous allez découvrir pourquoi et comment ce système est indestructible, et à qui profite ce business.

  • Prison Saint-Paul de Lyon, il y a tout juste un siècle. Sur un petit cahier d'écolier, un détenu écrit. Il raconte sa vie, cette existence qui l'a mené là, entre les quatre murs d'une cellule. Page après page, il fait le récit de ses errances, de ses déroutes et de son long parcours vers le crime. Cette autobiographie, ce criminel la rédige, comme neuf autres codétenus le feront après lui, non pour lui-même, mais pour un destinataire prestigieux : le célèbre criminologue Alexandre Lacassagne. Le professeur de médecine légale a en effet un projet fou : celui de rassembler des archives de la déviance, de constituer une encyclopédie vivante du crime à partir des seuls récits autobiographiques produits par des criminels. Maîtres-chanteurs, apaches, parricides, dépeceurs, prostituées ont ainsi écrit en quelques années un Livre des vies coupables, resté jusqu'alors inédit.

    Philippe Artières a retrouvé ces manuscrits éparpillés dans le fonds Lacassagne de la bibliothèque municipale de Lyon. Il en a reconstitué la genèse, en montrant comment ces textes s'inscrivent dans l'histoire paradoxale de l'écriture en prison et comment ils participent du développement de la criminologie à la fin du XIXe siècle. Mais l'historien se fait aussi passeur et donne à lire ces étranges vies. Il faut écouter avec lui ces voies sorties du mitard de l'histoire, entendre ces murmures, fragiles traces des peines et des émotions de ces infâmes ordinaires, accepter cette plongée dans le monde d'en bas pour appréhender ce que Michel Foucault appelait le " marmonnement du monde ".

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  • Tout commence par un coup de fil ou une lettre recommandée. Vous êtes convoqué par la justice. N'ayant rien à vous reprocher, vous accomplissez votre devoir de citoyen, sans penser à prendre conseil auprès d'un avocat.
    Mais, face à l'officier de police judiciaire, vous devenez malgré vous un accusé. C'est le début du cauchemar...
    Cette première confrontation renvoie à un imaginaire souvent enraciné dans l'enfance, où la peur se mêle de culpabilité, et qui détermine nos comportements. Pour y faire face, il est indispensable de prendre du recul et de comprendre ce qui se joue. Fort de son expérience, l'avocat Daniel Soulez Larivière livre ici quelques règles de prudence ainsi qu'un mode d'emploi de l'appareil judiciaire aussi pertinent qu'unique en son genre.

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  • Cette thèse importante, publiée en 1917 et, depuis, jamais rééditée, est un livre culte qui a nourri des générations d'intellectuels.
    En travaillant aussi bien sur le droit, la sociologie, la psychologie ou la philologie du monde grec ancien, Louis Gernet a fondé l'interdisciplinarité dans les sciences humaines. Dans ce voyage à la recherche du " soi ", notion indispensable à la naissance des concepts moraux et juridiques, Gernet recherche l'origine du droit criminel qui va de pair avec l'avènement de la pensée rationnelle. Avec l'établissement d'une justice organisée, qui élabore les notions de délit, de peine, d'outrage, de responsabilité, c'est toute la société qui prend conscience d'elle-même en concevant des institutions proprement humaines.
    A travers l'analyse, précise et fine, des institutions, des oeuvres écrites, des documents, la question que Gernet ne cessa de poser au monde ancien nous concerne de façon directe : pourquoi et comment se sont constitués ces formes de vie sociale, ces modes de pensée où l'Occident situe son origine, où il croit pouvoir se reconnaître et qui servent aujourd'hui encore à la culture européenne de référence et de justification ?

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  • Ce livre soulève la question méconnue des " enfants fantômes ", enfants sans état civil, qui donc " n'existent pas " pour l'administration des pays concernés, et deviennent enfants soldats, ou exploités sexuellement, ou encore esclaves ou travailleurs forcés.
    Le combat pour la généralisation réelle de l'état civil est illustré par des exemples de différents pays, et étayé par des arguments politiques, sociaux, économiques...

    La préface de Robert Badinter défend l'idée de l'état civil comme invention de la Révolution française, qui établit l'enfant comme sujet de droit, idée universelle qu'il faut défendre dans un monde sans foi ni loi.

    Ce combat, qui est la face humanitaire de la Fondation des notaires de France, fera l'objet d'une campagne de l'UNICEF à partir de mai et pendant toute l'année.

  • Chaque année, le Grand Livre de Réponse à Tout est le fidèle guide de la vie au quotidien pour conseiller, éviter les pièges, aider à mieux défendre ses droits et faire à chaque occasion des économies.
    Tous les domaines sont explorés : couple, enfants, aides, dépenses de santé, logement, assurances, services, consommation, emploi, argent, auto, voyages, bonnes affaires...
    L'édition 2007 met en avant les meilleures adresses Internet pour en savoir encore plus sur les thèmes traités. Car maintenant que plus de 10 millions de foyers français sont équipés en haut débit, Le Grand Livre de Réponse à Tout apporte les bonnes informations pour une recherche simple et efficace.

  • Ce livre d'entretiens retrace la carrière du haut magistrat. De ses démêlés avec sa hiérarchie aux conversations avec les ministres, Gilbert Thiel évoque nombre de dossiers sensibles (réseaux corses, valse des témoins, enterrement de certaines affaires, influences étrangères dans certains dossiers.).
    Mais au-delà de ces affaires, l'auteur brosse un sombre portrait de la justice française : décisions non appliquées (environ 100 000 par an !), remises de peine automatiques et incontrôlées, récidives, surpopulation carcérale, greffiers validant des faux en écriture publique faute de moyens.
    Un document terrible sur notre système judiciaire écrit par un homme libre qui raconte tout ce qu'il a vu.

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  • L'ancien droit français n'est pas une création du législateur, mais le produit de l'histoire. Dès le XIIe siècle, connue il a son dialecte, chaque petit pays a ses coutumes, faites de traditions ethniques et d'habitudes, liées aux modes de vie et de culture et aux vicissitudes politiques. Si ces coutumes ignorent les contrats, elles fixent jusqu'en 1789 le statut de la famille, les règles de la parenté et des successions, les conventions matrimoniales, le droit des biens et, souvent même, celui des personnes.

    Les coutumes étaient diverses, mais de même qu'il existe des familles dialectales, il existe des familles de coutumes : l'Ouest est lignager, le Nord communautaire, le Midi individualiste, avec, pour chaque province, quelque originalité. Les coutumes expriment la volonté populaire et elles évoluent avec elle. Les juristes, romanistes ou praticiens, dirigent ou contrôlent les changements, de sorte que l'histoire du droit privé rejoint à la fois l'histoire sociale et l'histoire politique. La règle de droit perd tout caractère abstrait pour devenir l'expression parfaite des mentalités d'une époque.

    Cela apparaît mieux encore dans la deuxième partie du livre consacrée aux institutions de droit privé. Le fait domine le droit : la condition des personnes dépend de leur place dans la société, le statut des biens de la fonction qui leur est reconnue. Pour le droit du mariage, de la famille, des successions, les considérations sociales l'emportent. Même les principes révolutionnaires ne pourront prévaloir contre la tradition et le Code civil devra sa longue fortune à sa fidélité à l'ancien droit.

  • 21 prisons concdes au secteur priv, sur un programme de 25, fonctionnent actuellement en France. C'est le programme 13.000, qui accueille 25 % des dtenus. Quatre grands groupes industriels franais l'ont conu, ralis et mis en service en un peu plus de trois ans. Aujourd'hui, ils le grent en partenariat avec l'administration pnitentiaire.

  • Qui est le justiciable, cet être multiforme et indéfinissable ? Chacun de nous en vérité. C'est ce que démontre l'avocat Daniel Soulez Larivière au fil de quatre récits exemplaires qui, pour au moins trois de ces affaires, pourraient être le lot de n'importe qui.
    De la crise psychologique générée par une mise en examen avec détention provisoire à la procédure de divorce et au deuil inopiné provoqué par un accident, c'est à chaque fois la confrontation inattendue du citoyen et d'un engrenage judiciaire dont il ignore la logique et les rouages que Daniel Soulez Larivière met en scène avec la compétence du juriste et la plume du romancier.
    Essayiste reconnu, partie prenante dans les grands débats contemporains autour de l'institution judiciaire, Daniel Soulez Larivière se révèle, dans ce nouvel exercice, non seulement un vulgarisateur de talent mais surtout un moraliste, réfléchissant sur le sens du recours à la justice de plus en plus fréquent dans notre société.

  • La traque fiscale

    Vincent Nouzille

    L'administration fiscale est un labyrinthe.
    Ceux qui ont eu affaire à elle le savent, les autres le devinent. Mais la chasse aux petits et grands fraudeurs cache une machine infernale : fichiers secrets dignes de Big Brother, méthodes de travail quasi soviétiques, zèle inégalé, décisions arbitraires, chiffres artificiels...
    Documents confidentiels à l'appui, Vincent Nouzille, journaliste à L'Express, raconte les arcanes de Bercy : une enquête passionnante - parfois inquiétante - sur les coulisses d'une administration toute, puissante.
    Un ouvrage indispensable pour tous ceux qui paient des impôts, qu'ils soient citoyens ou ministres.

  • Au nom de la morale, des droits de l'homme ou des bons sentiments, les bien-pensants ont inscrit dans la loi l'interdiction des propos racistes, antisémites ou négationnistes.
    Invoquant le respect de la vie privée, la défense des bonnes moeurs ou la protection des secrets d'État, ils ne tolèrent pas davantage que certaines informations soient dévoilées. Au point qu'il devient légitime de s'interroger : est-il encore permis, en France, de penser et de débattre librement ? Criminaliser certaines opinions, fussent-elles abjectes ou aberrantes, n'est pas acceptable dans une démocratie.
    Tout doit pouvoir être discuté. Les Français sont adultes. Il faut en finir avec cette caporalisation de la pensée, cette " exception française ", l'autre nom de la censure, dans le domaine de la liberté d'expression pour qu'en France nous n'ayons plus seulement le droit de nous taire.

  • Il y a mille interprétations possibles de l'Odyssée. Eva Cantarella nous révèle qu'Ithaque n'est ni plus ni moins qu'une petite communauté grecque qui se donne les structures fondamentales de ce qu'on appellera une organisation politique ou, « mieux encore », dit-elle, le prototype de la communauté grecque qui s'apprête à devenir une polis. Elle nous invite à reculer de quelques siècles la naissance de la cité moderne.
    Pour explorer cette perspective déjà connue en France par les travaux de J.-P.Vernant, P. Vidal-Naquet, M. I. Finley et N. Loraux, Eva Cantarella propose cependant une méthode originale, pas encore exploitée, pour présenter le « dossier Homère » au grand public. Au « Heureux qui comme Ulysse », elle oppose un « Heureuse qui comme Pénélope ». Pendant qu'Ulysse baguenaudait loin de son royaume, à Ithaque demeurait Pénélope dans son palais mis à sac. D'où le renversement méthodologique, étonnamment fécond, qui sert de ligne directrice à cet essai et qui consiste à se demander ce qu'il se passait à Ithaque en l'absence d'Ulysse. S'ordonnent ainsi les trois parties du livre : Ithaque sans Ulysse, Ulysse vers Ithaque et Ithaque avec Ulysse.

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  • Le 1er mai 2004, l'Union européenne comptera vingt-cinq pays membres.
    Le cinquième élargissement de l'Europe est aussi le plus important par le nombre de pays et de citoyens concernés dix nouveaux Etats et 75 millions de personnes viennent rejoindre l'organisation internationale la plus intégrée du monde. Qui sont-ils ? Comment trouveront-ils place au sein de l'Union ? Combien cela coûte-t-il ? Comment fonctionnera cet ensemble de 453 millions d'habitants ? Quels sont ses règles, ses procédures et ses projets ? Où s'arrêtera-t-il et quelles sont ses frontières ? L'élargissement, avec la réforme des institutions européennes prévue par la nouvelle Constitution, dessine les contours d'une nouvelle Union qui demeure largement méconnue.
    Décrivant en détail le processus d'élargissement, analysant ses conséquences économiques et financières, livrant une information claire et complète sur ces nouveaux membres, Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman, tente de répondre aux nombreuses questions que pose cette nouvelle étape de l'aventure européenne.

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