Armand Colin

  • Sommes-nous entrés dans un nouvel âge du droit ? L'échec des idéologies qui ont endeuillé le XXe siècle en niant le droit, ou en l'instrumentalisant au service de la violence (de classe, de race, d'État), a conduit à la reconnaissance de la valeur absolue des droits de l'homme et de l'État de droit. Ce tournant a eu des effets profonds et durables, mais il fait apparaître de nouveaux défis.
    Dans l'ordre interne, le progrès du droit semble incontestable, mais le sentiment de l'impuissance du politique n'a sans doute jamais été aussi fort ; quant au système international, l'idée d'un effacement des logiques de puissance devant le règne du droit est fortement remise en question par les nouveaux conflits.
    Quelle place occupera le droit dans la démocratie au XXIe siècle ?

    Sur commande
  • L´ouvrage apporte une contribution décisive à l´élucidation d´une notion fondamentale, utilisée couramment dans pratiquement tous les domaines (droit, morale, science, jeux, religion, etc.) mais restée très floue à notre conscience : la notion de règle. Il dénonce le principal travers (ou logicisme), qui a sévi jusqu´à aujourd´hui, consistant à traiter les règles comme de simples séquences de pensée discursive (du logos) contenant en elles-mêmes leurs caractéristiques de règles. Les règles sont, plus exactement, des choses (des res ou réalités) constituées avec de la pensée, avec du matériau intelligible, - de la pensée chosifiée, des choses d´un certain type construites par l´esprit humain. Bien que ni existantes ni observables, ce sont des réalités à part entière au même titre que celles du monde sensible. C´est pourquoi elles ne sont pas susceptibles d´être dites vraies ou fausses, ni d´être soumises en tant que telles aux principes de la logique formelle, pas plus au principe de non-contradiction (les conflits de règles ayant des teneurs contraires sont des oppositions réelles ou antinomies, et non des oppositions logiques) qu´au principe d´inférence (on ne peut déduire, par un processus purement logique, des règles à partir d´autres règles). Plus précisément, les règles sont des outils mentaux, des séquences de pensée servant à, chargées de rendre certains services déterminés, auxquelles une intention humaine transcendante et fondatrice a assigné une certaine vocation instrumentale typique. C´est cette dernière, jusqu´ici complètement occultée, qu´il faut élucider pour définir ce que sont les règles. Un apport essentiel de l´ouvrage est de montrer que les règles en général ont vocation à servir d´outils de référence donnant la mesure du possible, indiquant les marges (ou degrés) de possibilité de l´avoir lieu de choses. Ces marges s´échelonnent sur l´échelle bipolaire du possible, qui comporte trois grands échelons : marge de possibilité de 0% (qui correspond en même temps à une marge de non-possibilité de 100%), marge de possibilité de 100% (correspondant à une marge de non-possibilité de 0%) et marge intermédiaire (ou marge d´incertitude correspondant à une possibilité d´avoir lieu ou de ne pas avoir lieu). Il y a ainsi, par principe, de la mathématique dans toute règle, et pas seulement dans les lois scientifiques. L´ouvrage apporte des analyses éclairantes sur la notion même d´interprétation (couramment confondue aujourd´hui avec l´explication des faits, avec la recherche des motivations ou intentions des acteurs humains, ou encore avec la qualification des choses). Après un parallèle approfondi de l´interprétation des textes juridiques avec l´interprétation des textes littéraires, des pièces théâtrales et des textes sacrés, il dégage la notion centrale d´interprétation pratique dont relève l´interprétation juridique et fait ressortir ses grandes caractéristiques. A propos, enfin, du problème crucial de la liberté de l´interprète juridique vivement débattu au cours des dernières décennies, après un examen critique détaillé des principales thèses soutenues, il procède à leur recentrage et jette un regard nouveau et plus pénétrant sur la réalité : l´interprète juridique n´a nullement le pouvoir d´évincer le législateur et de substituer sa propre parole à la sienne. Il n´est pas un prescripteur de règles : il n´est que le porte-parole du législateur, et ses interprétations doivent passer par le prisme des textes émis par ce dernier et du sens littéral qui leur est attaché ; si elles peuvent s´en écarter en fonction des préoccupations pratiques de l´interprète, c´est toujours sous le regard et le contrôle du législateur.

    Sur commande
  • Qu'est-ce que la justice sociale ? Comment concilier son postulat de base (chaque individu compte autant qu'un autre) et la reconnaissance des différences ? Quelles seraient les conditions d'un universalisme raisonnable ? Autant de questions qui "hantent" le débat politique contemporain, notamment en France.
    Le présent ouvrage fournit l'ensemble des instruments intellectuels et références nécessaires à qui se préoccupe ou doit traiter des conditions de l'existence en commun d'individus ayant des pratiques culturelles et des valeurs morales différentes. A partir d'une relecture critique des courants utilitariste, libertarien ou communautarien et d'un examen attentif de travaux marquants, comme ceux de Rawls et des théoriciens de la démocratie délibérative, son auteur jette les bases d'un questionnement plus spécifique sur l'altérité, l'ethnicité ou le multiculturalisme.
    Rédigé avec clarté et rigueur, ce livre de synthèse s'adresse aux étudiants LMD des départements de sciences humaines et sociales (notamment en sociologie et philosophie), aux étudiants des IEP et des écoles de commerce et à ceux qui préparent les concours (CAPES, Agrégation, Professorat des écoles, Conseillers principaux d'éducation). Les enseignants du secondaire et du supérieur devraient également trouver un intérêt particulier à ce type de questionnement, présenté sous forme de manuel.

    Sur commande
  • La mise à jour tient compte de l'évolution législative et de la jurisprudence Le droit administratif général est la « majeure » la plus redoutée par les étudiants de science politique et de droit (L2). Pour réussir, il faut en maîtriser les grands principes, les évolutions de la jurisprudence, mais surtout savoir les appliquer.
    Fortement méthodologique, ce manuel aborde les trois modalités du contrôle de connaissances sous forme d'exemples concrets : commentaire de décision du Conseil d'État, dissertation, cas pratique.

    Catherine Logéat, ATER à l'Université de Rennes I.
    Christine Paillard, Maître de conférences à l'Université de Rennes I.

  • la division du travail est un thème d'étude classique, très important notamment en classes préparatoire d'écoles de commerce et à l'université. mais c'est d'abord une donnée fondamentale de l'organisation des sociétés humaines, dont l'approche ne peut être que pluridisciplinaire.
    l'expression recouvre en effet des réalités à la fois diverses et liées. on peut l'envisager tantôt par la répartition des tâches à l'intérieur d'une famille, d'une communauté villageoise, d'une nation ou même du monde, et faire apparaître les divisions par sexe, âge, nationalité. l'activité économique peut se subdiviser en divers secteurs et à l'intérieur de l'entreprise, le travail peut se retrouver lui-même réparti entre les différentes unités.
    c'est une gageure nécessaire d'examiner conjointement ces divers aspects, tant il est vrai que toute division des tâches est forcément sociale, que la division du travail à l'intérieur d'une société trouve son prolongement dans la division internationale et enfin, que l'une et l'autre de ces formes reflètent l'organisation d'une société en un lieu et un temps donné.
    cet ouvrage de synthèse est le premier travail sur ce thème, qui doit permettre aux étudiants de mieux appréhender le fonctionnement de l'économie et de mieux comprendre maint débats contemporains sur le partage des tâches et l'évolution de la société dans un cadre mondialisé.

    christian elleboode, docteur en sciences économiques est chargé de cours à la faculté catholique de sciences économiques de lille. il est dans la collection « circa » l'un des auteurs de l'histoire des idées politiques en deux tomes parue en 2004.

    les divisions du travail. les grands penseurs de la division du travail. l'évolution de la division du travail au xxe siècle. la division socialiste du travail. la division internationale du travail. l'analyse de la division du travail, uné préoccupation tardive.

    Sur commande
  • Le système des retraites est à bout de souffle. Les propositions des politiques inquiètent. Sur quelles voies s'engager pour construire un système pérenne ? Les expériences étrangères peuvent-elles nous apprendre quelque chose ? Faut-il réformer à pas comptés ou tout transformer sans délais ? Devrons-nous travailler jusqu à 80 ans ? Autant de questions complexes, auxquelles cet ouvrage apporte des réponses limpides afin d'éclairer les citoyens que nous sommes.

    Sur commande
  • La France a connu, en un peu plus de deux siècles, pas moins de seize constitutions écrites rédigées pour vingt et un régimes différents. L'étude de l'histoire constitutionnelle et de la vie politique française permet de mieux comprendre la logique des évolutions institutionnelles, construites souvent par réaction aux expériences passées. Elle offre, en outre, un fondement indispensable à la compréhension des institutions contemporaines qui puisent leurs inspirations dans cet héritage.

    Sur commande
  • Ce manuel présente enfin le droit anglais et américain dans une perspective théorique et pratique et non dans une simple optique comparatiste. Rédigé en anglais ou en bilingue, il étudie les systèmes juridiques (English legal system, US legal system) et le Legal Language (Sources, Institutions, Courts, Legal personnel). Il répond ainsi parfaitement aux nouveaux cours en anglais sur les systèmes de common law. Pour relever un tel défi, l'équipe d'auteurs enseignants est composée d'un juriste et de deux spécialistes de l'anglais juridique.

empty