Baudelaire

  • À force de manipuler les milliards d'euros comme s'il s'agissait de nombres imaginaires, nous avons oublié que la dette publique, quand elle dépasse les bornes du bon sens, a besoin du consentement de la Nation pour être remboursée.
    Mais les actifs, et notamment les plus jeunes, commencent à se rendre compte à quel point on leur demande de payer pour des dépenses dont ils n'ont jamais vu la couleur.
    L'auteur les fait parler ici. La révolte est annoncée et expliquée. Lorsque surviendra une traduction politique de ce refus de payer, ils se rebifferont : ainsi naissent les révolutions.

    Ancien élève de l'ENA, l'auteur conjugue avec brio son passé de haut fonctionnaire et magistrat financier, son activité d'entrepreneur de base et de syndicaliste et l'observation de la jeune génération pour décrypter notre avenir financier. Percutant et original.

  • Dépenser l'argent public selon ses désirs et ses ambitions conduit bien des élus à s'affranchir des règles traditionnelles de prudence et d'économie.
    Les juges des comptes sont normalement là pour y mettre bon ordre.
    Mais des déficits publics toujours moins maîtrisés prouvent l'inefficacité du système.
    C'est d'abord que la justice des comptes est une justice de connivence, qui ne cherche pas à responsabiliser les élus qu'elle contrôle.
    Et malheur à celui qui veut aller plus loin ! L'Institution se rebiffe contre le magistrat trop légaliste, l'intimide en se servant de la justice pénale comme de la pression médiatique, sans être elle-même très à cheval sur les principes juridiques.
    Les analyses issues des travaux de René Girard sur la rivalité mimétique éclairent ce processus et dévoilent des pistes pour en sortir.

  • À 19 ans déjà, Claude n'avait pas été épargné par la vie. Il avait pourtant confiance en l'avenir, et aspirait à une certaine tranquillité.
    C'était sans compter sur l'armée. Propulsé dans cet univers difficile pendant vingt-sept mois, il passera dix d'entre eux en Algérie, en plein conflit.
    Il décrit dans sa correspondance son quotidien, qui fut sans doute semblable à celui de beaucoup d'appelés - aujourd'hui septuagénaires - qui se sont bien peu exprimés jusqu'ici.

  • Que faire contre le rouleau compresseur de la justice, où tout est finalement jugé d'avance quoi que l'on fasse, quoi que l'on prouve ? C'est ce qu'a vécu l'auteur, en tentant d'assurer son rôle de père. Il démontre ici les méthodes employées par certains magistrats et avocats, qui permettent à des adolescents de 14 ans de fuguer.

    Tel est le point de départ d'un cauchemar juridique...

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