Francois-xavier De Guibert

  • La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme a 60 ans. En droit international, la responsabilité de mise en oeuvre des droits humains incombe aux États. Or, les vecteurs de diffusion des droits de l'homme au XXIe siècle seront probablement et prioritairement les entreprises dans l'exercice de leur responsabilité sociétale.

    Elles doivent en prendre conscience, et l'opinion publique les y encourage, notamment dans leurs activités mondialisées.
    Parce que les citoyens ont de moins en moins confiance dans l'effectivité de l'action politique, les entreprises sont en position pour prendre le relais.
    Parce que la crise du modèle de société remet en cause son fonctionnement. Nul, ni salariés, ni citoyens, ne se satisfont plus de participer à des organisations ou à une société qui se contentent de fonctionner. Ils sont à la recherche d'autres horizons, ce qu'on a appelé, avec un rien de dérision, la quête de sens.

    C'est dans cette perspective que veut se placer la présente réflexion : il ne s'agit pas de s'esbaudir des gestes éthiques de telle ou telle entreprise en faisant semblant d'ignorer le nombre de celles qui ne respectent guère de règles que celles du droit a minima, ou même d'ignorer celles dont l'énergie est encore axée exclusivement sur le profit. Il s'agit de mettre au jour un mouvement irrépressible en train de naître, qui s'organise et implique des partenaires de plus en plus nombreux. Une force telle qu'elle pourra changer la donne sur toute la planète.

    L'économie a un au-delà...

    Dominique de La Garanderie est avocat en droit social, fondateur et associée du cabinet La Garanderie & Associés. Première femme bâtonnier du barreau de Paris (1998-2000), Présidente de l'Institut Français des Experts juridiques Internationaux, ancien membre de la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme, fondatrice de l'Association des Femmes Juristes, administrateur de Renault, membre du conseil de surveillance d'Holcim Western Europe et membre de l'advisory board du département corporate governance Ira Milstein center de l'université de Yale.

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  • Raoul Béteille est magistrat : c'est à ce titre qu'il a été conseiller technique de Pierre Messmer, puis de Jean Foyer. Plus tard, procureur général de la Cour de sûreté de l'Etat, il a été choisi par Alain Peyrefitte, garde des Sceaux, pour être auprès de lui directeur des affaires criminelles et des grâces, et bâtir la loi Sécurité et liberté. Ministre lucide, Alain Peyrefitte voyait déjà venir ce qui crève aujourd'hui les yeux de tout le monde et fait tellement souffrir la France que même les ennemis de la politique sécuritaire sont maintenant obligés de faire semblant d'en avoir une. En 1981, François Mitterrand et Robert Badinter sabordent tout de suite Sécurité et liberté et révoquent Raoul Béteille qui s'engage dans l'action. En 1993, il est élu député de la Seine Saint-Denis (Épinay-sur-Seine) et lutte sur le terrain contre l'injustice, c'est-à-dire contre l'absence ou la perversion de la justice. De l'injustice est ainsi l'ouvrage de quelqu'un qui sait de quoi il parle et veut s'adresser au citoyen pour lui expliquer, d'abord, ce qui se passe au Palais , voire dans ses coulisses. On comprend aussi pourquoi trop de politiques se trompent quand ils s'avisent de toucher à ce domaine essentiel. Tout est passé en revue, des erreurs de la politique judiciaire actuelle à la nécessité absolue de réformer profondément la justice des mineurs, aux questions qu'on est en droit de se poser quant à l'abolition de la peine de mort, en passant, bien entendu, par la folie de ceux qui, sous couleur d'indépendance, tentent de mettre en place un gouvernement des juges.

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  • La victoire massive du " non " lors du référendum du 29 mai 2005 pouvait laisser penser que la voix des Français serait entendue et respectée.
    Ce n'est pas le cas ! Le prétendu " mini-traité " de Lisbonne n'est, en effet, rien d'autre que la Constitution de 2005, réaménagée et présentée de telle façon que les citoyens non avertis ne puissent se rendre compte du subterfuge. Destiné à être ratifié sans véritable débat par le Parlement, dans la précipitation, le texte sera ainsi imposé malgré tout à la France, deux ans à peine après son rejet par le peuple.
    Dira-t-on que cette présentation est excessive ? C'est pourtant l'ancien Président de la République, M. Valéry Giscard D'Estaing, qui déclarait lui-même, lucidement et par anticipation. en parlant à cet égard d'une " trouvaille " : " Cette démarche est peut-être un bon exercice de présentation. Mais elle confortera les citoyens européens dans l'idée que la construction européenne est une machinerie organisée dans leur dos par des juristes et des diplomates " (Le Monde du 14 juin 2007).
    Percutant et unique dans cette période de désinformation sans précédent, le présent ouvrage démontre de manière irréfutable la réalité d'une telle " machinerie ". En effet, le nouveau traité ne se différencie en rien du projet de Constitution de 2005 (au point que chacune de ses dispositions a son pendant. au mot près, dans le projet de 2005). Il aboutirait, s'il était ratifié, non seulement à une dissolution définitive de la souveraineté de la France.
    Mais aussi à une subversion de la notion même d'Europe, au profit d'un projet utopique. volontairement caché au plus grand nombre.

  • " Le 29 mai, nous, Français, pourrons encore sauver l'Europe.
    Contrairement au message de la propagande officielle, la question posée par le référendum n'est pas d'être "pour" ou "contre" l'Europe, mais de savoir pourquoi, comment et avec qui on la bâtit. C'est justement parce que j'aime l'Europe, sa diversité, sa culture, son modèle social, son message de paix, que je dis " NON " à cette manière insensée de construire un super-Etat qui nous détourne tous les jours un peu plus de la belle idée européenne.
    N'en déplaise à ceux qui, de gauche ou de droite, depuis 20 ans, ont érigé le mensonge et les effets d'annonces en système de gouvernement, il faut arrêter la fuite en avant et dire la vérité : Vérité sur la Turquie dont l'adhésion est rendue possible par la Constitution. Vérité sur la directive Bolkestein, avant goût du piège ultralibéral qui nous est tendu (et qui n'attend que le "oui" pour sortir du placard).
    Vérité sur la prétendue démocratie européenne qui se limite à un droit de pétition non contraignant. Vérité sur la mystification de l'Europe puissance, synonyme dans les faits de subordination aux Etats-Unis, à l'OTAN et aux multinationales. Une autre Europe est possible. Une Europe aux frontières clairement définies - Une Europe aux institutions allégées - Une Europe aux dirigeants responsables devant les démocraties nationales - Une Europe aux projets scientifiques, culturels, industriels, capable de relever les vrais défis de la mondialisation.
    La Constitution ne devrait pas entrer en vigueur tout de suite, absolument rien ne nous presse. Voter " NON " est donc une décision raisonnable, laissant le temps de renégocier sérieusement un nouveau traité. Le temps est venu pour nous, Français, de reprendre en mains notre destin. "

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