Hachette Litteratures

  • Quentin est un petit garçon ballotté entre sa mère, sa famille d'accueil et les hôpitaux.
    Hosta demande au juge d'être placée pour échapper à un mariage forcé. vincent, délinquant et fugueur, cherche enfin à comprendre son histoire. d'autres n'auront pas cette chance, et connaîtront l'engrenage de la violence et la prison. ces histoires, et tant d'autres, traversées par les rivalités de couples séparés, par des secrets de famille honteux et étouffés, mais aussi par les croyances magiques dans les pouvoirs des esprits, forment la trame de ce livre qui raconte le quotidien d'un juge des enfants, les audiences, les drames qui s'y révèlent, mais aussi les blocages qui s'y dénouent.
    A rebours des évolutions contemporaines vers des réponses expéditives qui prônent l'enfermement, les auteurs insistent sur la nécessité d'une justice qui travaille sur la durée et se montre capable d'écoute comme d'autorité. qu'il intervienne en assistance éducative - quand un mineur est en danger - ou au pénal - quand l'auteur des délits est mineur -, le juge des enfants mesure à chaque fois la force symbolique de la loi pour reconstruire des liens détruits ou absents, et la nécessité de la parole, afin de permettre que des enfants et des jeunes retrouvent confiance en eux et dans la société des adultes.

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  • Un essai sur les métamorphoses du conflit social et son évolution depuis le XIXe siècle : comment l'exploitation économique laisse place à la gestion de l'entreprise, les revendications de pouvoir à la question politique de la citoyenneté.
    Le point sur les lieux du conflit (l'usine relayée par l'« étatisation du conflit salarial ») et sur les mobilisations liées à ce dernier (de la « mobilisation générale » aux conflits de règles).
    Une analyse des assises du conflit (les classes moyennes ont remplacé les ouvriers), de sa socialisation (des solidarités de base à l'État-providence) et de ses enjeux (la « privatisation des mouvements sociaux » succède à la révolte du travail).
    Une réflexion sur la nature du conflit les « communautés de luttes » tendent à remplacer les conflits de classes ; et sur la théorie du conflit : la notion de citoyenneté politique tend à accompagner la régulation du système.
    Guy GROUX est sociologue et directeur de recherches au CNRS. Il a publié, avec Catherine Lévy, La Possession ouvrière (Éditions de l'Atelier, 1993) et avec Guillaume La Chaise (pseudonyme collectif), Crise de l'emploi et fractures politiques (Presses de Sciences Po, 1995).

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  • Le point sur la mutation du concept de responsabilité, à travers un éclairage historique, philosophique et politique de la notion.

    Une réflexion sur le rôle de la justice, à l'heure d'une « américanisation » de nos pratiques judiciaires : doit-on, sans souci de la faute, se contenter d'indemniser les victimes ?

    L'esquisse d'une voie de sortie pour redéfinir aujourd'hui une véritable responsabilité, entre la démarche indemnitaire et l'imputation des fautes.
    Laurence ENGEL, ancienne élève de l'École normale supérieure et de l'ENA, est aujourd'hui Conseiller référendaire à la Cour des comptes.

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  • Le monde a vu s'instaurer un "nouvel ordre international" à la fin des années quatre-vingt, au moment où l'urss a été contrainte d'adopter une politique étrangère plus conciliante. l'éclatement de l'empire soviétique puis la victoire de la "communauté internationale" dans la guerre du golfe ont paru confirmer ce nouvel ordre. mais le conflit yougoslave, le fiasco somalien et le génocide rwandais ont anéanti tous les espoirs. et pourtant, les années 1989-1991 ont bien vu la fin du xxe siècle et la naissance incertaine d'une ère nouvelle.

    Le xixe siècle fut le siècle du concert des puissances européennes et de l'expansion coloniale, le xxe siècle, celui des guerres mondials, des totalitarismes et de la rivalité est-ouest. il est trop tôt pour dire ce que sera le xxie siècle. mais il n'aura certainement pas les couleurs paisibles dont le parait george bush en 1991.

    Les etats-unis dominent-ils le monde ? la guerre est-elle vouée à disparaître ? qui arbitrera désormais les conflits de la planète ? faut-il craindre la montée des nationalismes, la recrudescence des fanatismes religieux, la prolifération nucléaire, l'extension dramatique du marché de la drogue ? quel impact la mondialisation aura-t-elle sur la souveraineté des pays ? et comment évoluera l'europe dans ce nouveau paysage international ?

    En analysant les mutations importantes qui affectent le monde depuis dix ans, emmanuel glaser met en lumière les enjeux majeurs du troisième millénaire.


    Normalien, énarque, maître des requêtes au conseil d'etat, maître de conférences en relations internationales à l'institut d'études politiques de paris, emmanuel glaser travaille actuellement dans un organisme public responsable de questions de défense et de stratégie.

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  • Depuis quelques années, le recours au droit est devenu plus présent dans notre vie publique. Une évolution qui suscite un large sentiment d'incompréhension chez les élites administratives, financières et politiques. Il faut dire que notre histoire et nos pratiques révèlent un réel mépris du droit en France.
    Entre une interprétation vindicative de cette métamorphose de la vie publique et la dénonciation d'une société du tout pénal, il est pourtant possible de voir dans la Ç montée du droit È la naissance d'un nouvel instrument de l'apprentissage de la démocratie. Nouvel instituteur de la vie publique, le droit met certes à jour tous les dysfonctionnements de l'État ; mais il ouvre également la voie à sa réforme.
    C'est cette vision réaliste et néanmoins optimiste que cherche à promouvoir Laurence Engel.


    Ancienne élève de l'École normale supérieure et de l'ENA, Laurence Engel est haut fonctionnaire. Elle collabore également à l'Institut des Hautes Études sur la Justice (IHEJ).

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  • À l'aube du troisième mïllénaire, les violentes convulsions qui agitent la société internationale conduisent à se demander si les relations entre les États réservent encore une place au droit : les rapports interétatiques sont théoriquement soumis à l'emprise du droit international, construction juridique dont la configuration présente est tout à la fois la résultante d'un long processus de sédimentation et de constructions intellectuelles plus récentes. Qu'en est-il dans les faits ?
    Introduction au droit international, l'ouvrage éclairera utilement tous ceux qui réalisent à quel point une présentation des règles juridiques de la société internationale permet une compréhension moins superficielle des mécanismes complexes qui régissent les relations internationales de notre temps.

    Juriste international de formation pluridisciplinaire, Frank ATTAR est diplômé des universités de Cambridge et de Paris I, de l'IEP de Paris, de HEC, de l'École des hautes études en sciences sociales et de l'École normale supérieure.

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  • Le 26 avril 1986 à 1h23 du matin, deux explosions font voler en éclat une partie de la centrale de Tchernobyl. Le coeur du réacteur brûle pendant plus de dix jours, crachant dans l'atmosphère des nucléides d'une intensité équivalente à 200 bombes d'Hiroshima. C'est le plus grave accident nucléaire de tous les temps. Les trois-quarts de l'Europe sont pollués et des millions de personnes irradiés.
    Le 15 décembre 2000, la centrale à bout de souffle ferme définitivement ses portes. Symbole de folie humaine et de mort nucléaire, Tchernobyl restera gravé dans l'histoire du XXè siècle et continuera de menacer notre continent pendant encore des décennies.
    Pourtant, même là-bas, la vie reprend ses droits : des familles retournent vivre sur les terres contaminées de leurs ancêtres, dans les villages abandonnés à deux pas de la centrale ; Maria naît dans la zone "interdite" ...
    A travers une série de témoignages mettant en scène des personnages hauts en couleur, ce livre retrace, entre récit et document, l'épopée humaine de cette tragédie avec son lot de souffrances, de héros, de lâchetés ... et de magouilles.



    Philippe Coumarianos est journaliste. Il dirige l'Agence France-Presse en Ukraine depuis 4 ans.

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  • Défi du terrorisme, omniprésence de la thématique de la délinquance et de l'insécurité, augmentation considérable des condamnations pour crimes sexuels. : tel est le contexte qui explique les évolutions récentes de la justice pénale ainsi que les révisions répressives du Code pénal et les condamnations à des peines de plus en plus lourdes.
    Denis Salas analyse ici ces transformations pour montrer qu'elles tendent à rompre avec la conception humaniste et réparatrice de la peine, en particulier sous l'impact de la nouvelle demande de justice due aux victimes. À terme, cette évolution, qui va au-delà d'une simple « judiciarisation » croissante de la vie sociale, conduirait à augmenter considérablement les incarcérations, au nom d'une nouvelle philosophie pénale de la mise à l'écart des « gêneurs ».
    Toutefois, une comparaison argumentée avec la situation américaine montre que cette évolution est encore réversible en France. Encore faut-il que l'exigence de justice ne cède pas devant le populisme médiatique et sache trouver une nouvelle manière de se faire entendre dans le contexte des inquiétudes sociales contemporaines.

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