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  • Le 26 novembre 1974, Simone Veil, ministre de la Santé au gouvernement de Valéry Giscard d'Estaing présente son projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse devant l'Assemblée nationale. Modifier profondément la loi répressive de 1920 est urgent : chaque année entre 300 000 et 500 000 femmes ont alors recours à l'avortement clandestin ou se rendent à l'étranger pour se faire avorter, tandis que des médecins de plus en plus nombreux font part publiquement de leur pratique des IVG en toute illégalité.
    Ce discours et les débats qui l'ont suivi révèlent à la France entière une femme courageuse et déterminée, défendant à la fois la dignité de la femme et l'intérêt de la Nation, face à des parlementaires déchaînés y compris dans son propre camp. Personne n'a oublié ce discours. Beaucoup considèrent cette loi comme le fait le plus marquant du septennat Giscard.
    Trente ans plus tard, Simone Veil a enfin accepté de voir publier son discours de novembre 74.
    Il est suivi d'un long entretien avec Annick Cojean, journaliste au Monde. Simone Veil revient ainsi sur ces débats. On comprend également pourquoi la publication de ce texte est aujourd'hui plus que nécessaire. Simone Veil parle de ces combats qui restent à mener pour garantir une égalité de droits avec les hommes, la vie dans l'entreprise, les débats religieux jusqu'aux effets pervers des 35 heures... Un livre essentiel au moment où certains tentent de remettre en cause cette loi au nom de conceptions contraires aux fondements de l'État républicain.

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  • La défense dans la peau

    Hervé Temime

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    • 21 Novembre 2012

    Son nom est associé aux affaires brûlantes du moment : Servier, Bettencourt, Polanski, Clearstream... Hervé Temime fait partie de l´élite des avocats pénalistes français. Il est celui que les puissants (chefs d´entreprises ou hommes politiques dont Bernard Tapie, Jean Louis Borloo, Alain Afflelou...) et les célébrités (Nathalie Baye, Catherine Deneuve, Gérard Depardieu...) sollicitent.On le voit en « avocat des stars » ? Lui considère qu´il « est un pénaliste qui a mal tourné ». Surtout, il n´oublie pas d´où il vient. Orphelin de père à 10 ans, il développe une sensibilité viscérale à l´injustice. « Si je n´avais pas eu un surmoi très fort, je serai devenu un grand délinquant », ironise-t-il. Au lieu de cela, à 21 ans, il prête serment pour défendre ceux qu´on accuse. Son rêve ? Plaider aux Assises. Commis d´office à ses débuts, il apprend sur le tas, sans patron, sans réseau, en défendant d´abord des petits voleurs, des dealers, et puis très vite des meurtriers. Ce métier, subtil et stressant, lui apprend très tôt, très vite, que « n´importe qui peut, un jour, faire n´importe quoi ».À 54 ans, il tire le bilan de son parcours, aussi atypique qu´unique. Avec l´honnêteté et l´humour qui le caractérisent, en s´appuyant sur son vécu, dense, riche, et des anecdotes édifiantes, il dit tout sur ce métier qui lui colle à la peau, et qui le consume autant qu´il le soigne. Il en profite aussi pour enfoncer quelques a priori tenaces et pour dénoncer une tendance suspecte, voire dangereuse : la défense médiatique.

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  • Censure, censure

    C Salmon

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    • 2 Novembre 2000
  • GUIDE DU PROTOCOLE ET DE USAGES 54-4015-1 98-VIII 250,00 FFTTC

  • L'Europe va devoir entamer dans les annes venir un nouveau dbat institutionnel (passage l'union montaire, dfense, demandes d'adhsion introduites par de nombreux pays...). Si elle ne trouve pas le courage de procder aux rformes ncessaires, la stabilit de l'difice sera irrmdiablement compromise.

  • Aujourd'hui, les satellites et les réseaux informatiques font circuler l'argent dans un monde sans loi et sans frontières. L'argent noir s'accumule dans les paradis fiscaux. Tout est désormais permis puisque rien ne peut plus être interdit.


    Echappant au contrôle des Etats, la grande délinquance économique et financière prospère. Elle fournit en abondance les capitaux dont les marchés financiers ont besoin. Plus les capitaux criminels sont importants, moins ils risquent d'être découverts. Il n'existe aucun moyen de les détecter.


    Ni la politique des Etats, ni les équilibres financiers mondiaux ne sont à l'abri des multiples menaces que comporte cette situation. Est-ce un phénomène passager, appeler à se résorber de lui-même ou l'émergence d'un nouveau monde, entièrement dominé par la loi du profit, quelle qu'en soit l'origineoe la démocratie est-elle soluble dans la finance?

    La planète du crime concerne chacun d'entre nous. Elle modèle notre avenir. Dans le prolongement de l'appel de Genève, signé par plusieurs milliers de magistrats européens, ce livre est dédié à ceux qui croient encore à l'intérêt général.

  • Enquete sur les notaires

    Marcel Gay

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    • 1 Février 1998

    Enquête sur les notaires Tout le monde, un jour ou l'autre, passe par un notaire. Deux mille milliards de francs sont traités chaque année dans les études notariales, soit près d'une fois et demie le budget de l'Etat. Les notaires sont des officiers publics qui achètent leurs charges. Cette profession est la plus puissante de France. La fonction inspire le respect et la confiance.
    Malheureusement, trop de questions demeurent sans réponses. Les inspections internes sont-elles assez efficacesoe La prévention et la réparation des "sinistres" sont-elles suffisantes ? Comment expliquer le nombre impressionnant de dossiers envoyés aux associations de défense des "victimes de notaires" ? Pourquoi est-il si difficile de s'attaquer à un notaire indélicat oe Pendant plusieurs années, Marcel Gay a parcouru la France et étudié le droit notarial. Il a rencontré les victimes de certains notaires peu scrupuleux, recensé les fraudes les plus fréquentes ou les plus symboliques, interrogé toutes les parties en cause. Il s'est souvent heurté au mur du silence. Il raconte ce qu'il a vu.
    Son enquête, enrichie de conseils pratiques, devrait être lue par tous les clients des notaires honnêtes. Parce qu'on n'est jamais assez prudent.
    Marcel Gay, journaliste L'Est républicain, longtemps collaborateur de Libération et de L'Evénement du jeudi, s'intéresse depuis dix ans aux notaires.

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  • Les dechets nucleaires

    Armand Faussat

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    • 15 Août 1997

    LES DECHETS NUCLEAIRES Les connaître Nous en protéger Initialement prévu chez un autre éditeur, ce livre s'est retrouvé au centre d'une histoire spectaculaire et incongrue : filatures, tentatives d'intimidation, menaces physiques, cambriolage de l'imprimerie, etc. Qui avait donc intérêt à empêcher "les déchets nucléaires" de paraître ? Armand Faussat, ingénieur au CEA pendant quinze ans, ancien chargé de mission au ministère de l'Industrie, puis directeur général adjoint de l'ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radio-actifs), sait pourtant de quoi il parle. Rien ne peut justifier la censure d'un livre et surtout pas le bon vouloir de quelques-uns. L'ouvrage qui paraît aujourd'hui n'a été soumis à aucun imprimatur. Il a même été augmenté de réflexions plus personnelles et de nouvelles questions. Avec rigueur et pédagogie, l'auteur synthétise les informations disponibles sur la connaissance, le traitement et la protection des déchets radioactifs. Cartes, dessins et tableaux à l'appui, il apporte avec sincérité les explications dont le public a besoin. Il pose aussi des questions importantes - et peut-être gênantes. Il faudra bien y répondre.

  • Carrefours de la grande truanderie le crime est-il le propre de l'homme ? il est en tout cas, depuis l'origine des civilisations, son fidèle compagnon. il s'inspire des caractéristiques des sociétés, et, comme un miroir déformant, en révèle les effets pervers. aujourd'hui, à l'heure de la mondialisation économique, le crime, lui aussi, ne peut qu'être international, et drainer des milliards.
    Trafics en tous genres - drogue, enfants, voitures, objets d'art ù, esclavage, proxénétisme, corruption, blanchiment d'argent sale et même escroquerie par l'informatique : l'auteur, expert en la matière, dissèque les rouages de la criminalité moderne et nous en présente tous les acteurs, du yakusa japonais au serial killer américain, via le terroriste politique, avec, en filigrane, une question cruciale pour notre avenir : qui, des démocraties ou des mafias multinationales, aura le dernier mot ?
    Ancien secrétaire général d'interpol, andré bossard a passé trente-cinq ans au sein de la police judiciaire. il enseigne maintenant au centre international de sciences criminelles de paris et est professeur invité à l'université d'illinois à chicago.

  • Même nom, même prénom, même famille. et même destin : daniel legrand père et daniel legrand fils sont arrêtés le 14 novembre 2001. soupçonnés de pédophilie dans l'affaire d'outreau, ils passent trois ans en prison. en attendant leur procès, ils vivent les mêmes tourments : angoisse, désespoir, humiliations, stupeur face à ce qui leur arrive. et inquiétude permanente de l'un pour l'autre.
    Histoire commune est leur récit. un récit à deux voix, sans haine ni pathos, où le père, ouvrier du nord au caractère entier et pudique, raconte comment les épreuves traversées n'ont pas suffi à le faire plier face aux pressions d'un juge convaincu de sa culpabilité. où le fils, vingt ans à l'époque, nous fait partager avec sensibilité les raisons qui l'ont poussé, lui, à courber l'échine : à bout de nerfs, séparé de sa famille, totalement perdu, le jeune homme décide de faire de faux aveux. avant de se rétracter, il va jusqu'à inventer le meurtre d'une petite fille, mensonge qui fera définitivement basculer le dossier dans une hystérie médiatique et judiciaire.
    Aujourd'hui l'histoire n'est pas terminée. après l'acquittement, la reconstruction ne se fait pas sans mal. médicaments, angoisse, et même drogue pendant quelque temps : le fils ne va pas toujours bien. alors le père s'inquiète.
    Histoire commune en devenir donc. avec, en filigrane de ces témoignages, les sentiments profonds qui unissent les deux daniel legrand et qui, sans mots ni grandes déclarations, les ont maintenus à flots pendant le voyage. sans oublier le soutien sans faille de leur famille qui, elle aussi, a permis de garder la lumière au fond des cachots. l'affaire d'outreau est aussi une histoire d'amour.

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  • 9m2

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    • 9 Avril 2014

    « Dans la vie, quand on veut éviter une agression, on change de trottoir. Pas en prison ».

    Vanessa, c'est 9-3 : un surnom qui vient à la fois de son lieu de naissance et du désir de s'inventer une nouvelle identité dans les onze maisons d'arrêt où Vanessa, à l'âge de 23 ans, va purger différentes peines. Son crime ? Son si grand crime qui lui vaut d'avoir passé tout ce temps dans un univers de violence et d'ensauvagement, à côté de criminelles endurcies ? Une escroquerie en bande organisée, une fraude aux banques avec son cortège de chèques falsifiés et ses récidives.
    Ce récit, écrit dans une prose âpre, drôle parfois, tragique, est absolument unique dans la littérature carcérale : une voix de femme, une boule d'énergie pure, de violence, de vitalité, l'initiation d'une apprentie voleuse qui réagit au quart de tour, se rebelle, se cabre, et qui, au fil d'une descente aux enfers progressive, avec parfois de lumineuses rencontres, gardiennes ou codétenues, finit par trouver, dans la maison d'arrêt de Nice, un peu d'humanité et, pourquoi pas, une forme de rédemption.

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  • C'est à la découverte d'un monde inconnu aux tumultes insoupçonnés que nous convie Véronique Brocard. Ce monde s'appelle les Conseils de prud'hommes, la justice du travail. Pendant deux ans, l'auteur de cette enquête inédite s'est installée dans les salles d'audiences et a écouté les salariés qui se battent pour leurs droits, voire leur dignité. Leurs histoires sont grinçantes, édifiantes, parfois drôles, invraisemblables ou d'une grande cruauté, variées, complexes, jamais banales. Il est question de harcèlement, de travail précaire ou dissimulé, de salariés assimilés à des « variables d'ajustement », de l'inventivité des patrons pour ne pas payer et celle de certains salariés pour ne pas bosser. On croise des travailleurs immigrés sous-payés, des femmes de ménage maltraitées, un jeune couple poursuivi par leur nounou, des cadres licenciés « sans cause réelle et sérieuse », des ouvriers polonais, des employés et des salariés de toutes sortes. Ces histoires, on ne les a jamais lues.

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  • Le 5 novembre 2009, à 10 heures du matin, Toni Musulin appuie doucement sur l'accélérateur de son fourgon blindé. À l'arrière de son véhicule, 11,6 millions d'euros enfermés dans des sacs.
    En quelques jours, le convoyeur anonyme de la Loomis devient un personnage public. Il est « l'auteur du casse du siècle », construction médiatique fantasmée autour d'un mode opératoire sans arme ni violence, autour d'un butin d'un montant sans précédent.
    Depuis sa cavale, Toni Musulin observe, terré et atterré, sa photo et son nom circuler en boucle sur Internet. Il sait, dès les premiers jours, en raison de cette médiatisation, qu'il ne récupérera pas les neuf millions laissés dans sa planque. Il voit s'écrouler le plan qu'il a monté mois après mois, détails après détails. Après deux semaines d'errance, il décide de se rendre. Mais refuse depuis de s'exprimer. Face aux enquêteurs, il opte pour le mutisme total. Face au juge, il joue avec le personnage qui lui a été attribué. Pour la première fois, grâce à des entretiens réalisés avec l'auteur depuis la prison, il parle.
    Il raconte ce jour du 5 novembre. Ceux qui ont suivi. Il parle de lui. De son histoire. Des 2,5 millions qui manquent toujours au butin. Et après lesquels la police court toujours.

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