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  • Pour la première fois en trente ans de carrière, IAM n'a pas pris le stylo pour écrire un nouveau titre choc, mais pour signer un livre témoignage.
    Akhenaton, Shurik'n, Kheops, Imhotep et Kephren, les cinq membres du plus célèbre groupe de rap français, prennent le temps de parler de leur univers et des inspirations de leurs textes riches et référencés. Marseille, le rap, le cinéma, le racisme, l'Asie, l'Egypte, ou encore les injustices et l'exclusion : à travers les grands thèmes centraux de sa discographie, le groupe se raconte, se confie, s'explique et s'engage, comme toujours. En quoi sont-ils constitutifs de l'identité d'IAM ? Quel regard portent-ils aujourd'hui sur ces sujets qui traversent leurs morceaux depuis leurs débuts ? En s'appuyant sur les textes des quelques centaines de chansons qu'ils ont signées depuis 1989, les auteurs de L'Ecole du micro d'argent, Demain c'est loin, Je danse le mia ou encore La fin de leur monde se dévoilent comme jamais, quelques mois après la sortie de leur neuvième album, Yasuke.

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  • Quelle est cette main inconnue et surpuissante qui attrape Enki Bilal au beau milieu de la nuit et le projette sur un lit de camp ?
    Quel est ce lieu mystérieux et hanté dans lequel il a atterri ?
    Qui sont ces créatures, minotaure, cheval ou humains déformés, que l'artiste rencontre en essayant de trouver son chemin dans ce labyrinthe sombre et inquiétant ?
    Que lui veulent-elles ? Et dans quel état sortira-t-il de cette incroyable nuit ?

    Dans une déambulation hallucinée, Enki Bilal croise tant les personnages de Picasso, ses muses, ses modèles, que le grand maître lui-même et Goya, son idole. Son errance dans les couloirs du Musée Picasso prend la forme d'une rêverie éveillée qui nous fait toucher du doigt l'oeuvre du peintre espagnol d'une façon sensorielle et envoûtante, pour aboutir en épiphanie à la présentation de Guernica, la grande toile du maître.

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  • Il était resté glissé dans la poche intérieure du vieil étui en cuir acheté sur Internet. Un tout petit répertoire, comme ceux vendus avec les recharges annuelles des agendas, daté de 1951.
    A : Aragon. B : Breton, Brassaï, Braque, Balthus... J'ai feuilleté avec sidération ces pages un peu jaunies. C : Cocteau, Chagall... E : Éluard... G : Giacometti... À chaque fois, leur numéro de téléphone, souvent une adresse. L : Lacan...
    P : Ponge, Poulenc... Vingt pages où s'alignent les plus grands artistes de l'après-guerre. Qui pouvait bien connaître et frayer parmi ces génies du xxe siècle ?
    Il m'a fallu trois mois pour savoir que j'avais en main le carnet de Dora Maar.
    Il m'a fallu deux ans pour faire parler ce répertoire, comprendre la place de chacun dans sa vie et son carnet d'adresses, et approcher le mystère et les secrets de la « femme qui pleure ». Dora Maar, la grande photographe qui se donne à Picasso, puis, détruite par la passion, la peintre recluse qui s'abandonne à Dieu. Et dans son sillage, renaît un Paris où les amis s'appellent Balthus, Éluard, Leiris ou Noailles.
      B.B.

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  • Quel est donc le drame de celui qui se prétend "le compositeur Foltyn" ? D'être en réalité incapable d'écrire une note, ou presque. Pendant des années, il va abuser son entourage avec Judith, l'opéra qu'il affirme avoir en chantier, alors qu'il s'agit d'une monstruosité faite de pièces et de morceaux, plagiats, contrefaçons et vols. Mais il faudra bien un jour reconnaître que cette oeuvre n'a jamais existé et que depuis le début de sa "carrière", il a progressé sur l'échelle artistique et sociale uniquement grâce au mérite des autres. Comment un homme peut-il se résoudre à un tel aveu oe C'est à travers le regard et les souvenirs de ses proches, de ses amis et de ses rivaux que nous est présenté Bedrich Foltyn, le triste héros du roman posthume de Karel Capek. Comme on assemblerait une mosaïque, l'auteur livre par morceaux parfois complémentaires, souvent contradictoires, les éléments de son histoire et de sa personnalité, à charge pour le lecteur, totalement fasciné, d'en faire un tout.
    Karel Capek est né à Statonovice en 1890 et est mort à Prague en 1938. Maître de la prose tchèque moderne, il est l'auteur de plusieurs ouvrages de science-fiction (pour lesquels il inventa le mot "robot", créé à partir du radical du verbe slave signifiant "travailler"), des recueils de contes, de pièces de théâtre et de romans. La vie et l'oeuvre du compositeur Foltyn a été publié après sa mort, en 1939, et n'avait pas encore été édité intégralement en France.

  • Que sait-on d'Éric Rohmer, mis à part qu'il semble incarner une manière très française de faire du cinéma ? Le public connaît quelques titres, Ma nuit chez Maud, L'Amour, l'après midi, La Marquise d'O... Il lança quelques acteurs, qui ont fait leur chemin sans lui : Fabrice Luchini, Jean-Claude Brialy, Pascal Greggory....
    Mais sait-on par exemple que l'ensemble de ses 25 longs métrages ont attiré en France plus de 8 millions de spectateurs, et quelques millions d'autres autour du monde ? Sait-on même qu'un autre homme, Maurice Schérer, se cachait derrière le pseudonyme d'Éric Rohmer, adopté à plus de 30 ans ? Cet homme si secret, qui s'inventait un double pour garder l'anonymat sur sa vie privée, est enfin dévoilé pour notre plus grand plaisir.
    À partir d'un magnifique fonds d'archives personnelles (mais aussi d'autres sources, privées et publiques, ainsi que d'une longue série d'entretiens), ce livre propose la première biographie d'Éric Rohmer. Il fut l'un des critiques les plus estimés de son temps, rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, mais aussi un jeune écrivain ambitieux.
    Il parvint surtout à forger un cinéma très personnel, tant dans sa méthode, son style que son propos, enchaînant trois cycles de films d'une cohérence impressionnante, les " Contes moraux ", les " Comédies et proverbes ", les " Contes des quatre saisons ".
    En plongeant dans la fabrique du film propre à Éric Rohmer, ce livre dresse le portrait d'un artiste qui fut non seulement un grand metteur en scène, mais également un photographe, un dessinateur, un concepteur de costumes, de décors, ou un compositeur de chansons pour ses films.

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  • Léonard de Vinci est mort il y a exactement 500 ans. En 2017, un tableau qui lui a été attribué s'est vendu 450 millions de dollars, devenant ainsi la toile la plus chère du monde. C'est l'un des hommes les plus illustres ayant jamais vécu sur cette planète, ceci à cause, diton, de sa capacité surhumaine à se saisir de tous les domaines du savoir et de la pratique.
    Mais le « génie » venu de Toscane recèle des mystères, nombreux. Ainsi, comment devient-on courtisan quand on est né illégitime ? Comment devient-on ingénieur militaire quand on a débuté dans les ateliers florentins ? Comment devient-on le « premier peintre, ingénieur et architecte » de François Ier, un des plus puissants rois d'Europe ? À découvrir les audaces de cet homme qui voulait saisir tous les secrets du monde, Pascal Brioist éclaire une « pensée héroïque » qui plane encore sur nous aujourd'hui.

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  • Ma vie

    Marc Chagall

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    • 5 Février 2003

    Dans Ma vie, le seul livre qu'il ait jamais écrit, Marc Chagall raconte son enfance, sa jeunesse et ses années d'apprentissage jusqu'en 1922.

    Né à Witebsk, la ville qui ne cessera de le hanter (le livre lui est d'ailleurs dédié), il va grandir dans le quartier juif, entre son père qui met des harengs dans la saumure et sa minuscule mère : « Je voudrais dire que c'était quelque part en elle que s'était caché mon talent, que c'est par elle que tout m'a été transmis. » Très tôt, le talent de dessinateur du jeune Chagall devient évident. Il va aller étudier à Moscou, puis en France, revenir à Witebsk et finalement se fixer à Paris avec sa jeune femme Bella et son bébé.

    Ce livre ressemble à ses tableaux. Y passent d'étranges personnages aériens, hors du temps et d'autres, bien concrets, ceux-là, qui nous émeuvent et nous font rire : le rabbin, le grand-père, la petite fiancée, les voisins, les autres peintres avec, en toile de fond, Lénine, Lounatcharski, Trotski... Car la guerre de 14 déchire l'Europe tandis qu'éclate la révolution russe.

    Un ouvrage poétique et tendre, qui échappe au temps.

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  • L'éducation musicale, arme contre la délinquance et promesse pour l'avenir ?
    Née il y a 40 ans au Venezuela, cette extraordinaire aventure qu'est le « Sistema » rassemble aujourd'hui un million d'enfants issus des classes populaires ou de bidonvilles. Un orchestre parmi les meilleurs sur la planète en est issu, le Bolívar. Et un chef star de 37 ans, Gustavo Dudamel, fêté à Los Angeles, Madrid ou Paris. Partout, le Sistema fait des émules. À Fukushima, dans les camps de réfugiés en Grèce, en Afghanistan. Autant de réponses aux fl éaux de l'exclusion, du déracinement et de la guerre.
    En France, la Philharmonie de Paris propose une alternative au Sistema, pensée à l'échelle de nos banlieues et de nos campagnes : le projet Démos. Un formidable réseau d'orchestres d'enfants se met en place, ouvrant de nouvelles portes à ceux qui n'y avaient pas accès.
    Par des entretiens exclusifs avec Gustavo Dudamel, en rencontrant élèves et enseignants, Vincent Agrech raconte. À portée de main, des solutions qui font rêver.

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  • Kazan Losey

    Ciment-M

    • Stock
    • 29 Avril 2009

    « ces entretiens réalisés dans les années 1970 avec deux des plus grands cinéastes américains de leur génération m'ont toujours semblé pouvoir être lus “en miroir” tant les destinées parallèles de ces metteurs en scène offrent des points de convergence et de divergences.
    Kazan et losey étaient nés la même année, en 1909, de milieux on ne peut plus différents. leurs origines respectives, la minorité grecque de turquie et le monde des tapis pour l'un, une vieille famille patricienne et protestante pour l'autre expliquent en partie les choix qu'ils firent à l'époque de la liste noire, désir d'intégration sociale pour kazan, affirmation de valeurs de la constitution pour losey. ils firent tous deux des études dans les universités les plus huppées de la côte est, yale et harvard, entrèrent au parti communiste, et remportèrent leurs premiers succès artistiques avec des mises en scène théâtrales dans les années 1930. leurs premiers films sont marqués par leurs engagements social et politique qui dataient du new deal avant qu'ils ne s'orientent vers un cinéma qui fait davantage de place aux ambiguïtés et à la complexité de l'âme humaine. ils se retrouveront ainsi tous deux à collaborer avec tennessee williams et harold pinter. kazan signa son dernier grand succès critique, america america, l'année, ou presque, où losey connaissait sa première consécration internationale avec the servant. et bien sûr la ligne de partage fut tracée par la chasse aux sorcières, avec les dénonciations de l'un et l'exil de l'autre en europe.
    Leurs vies ne se sont plus jamais croisées, sauf lorsque losey, président du jury à cannes en 1972, ne fut pas pour rien dans la décision d'écarter du palmarès les visiteurs admiré du jury, bien qu'il en trouvât la réalisation remarquable. » michel ciment www.franceculture.com www.kiosque.radiofrance.fr

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  • Cette petite planète cinématographique est le récit d'une aventure critique de quarante ans, de voyages, de découvertes, de dialogues avec une cinquantaine de réalisateurs : des plus grands (Fellini, Bresson, Cassavetes, Tarkovski) à des débutants prometteurs (Lars von Trier, Peter Greenaway, Jane Campion, Wim Wenders, ou encore Nuri Bilge Ceylan, couronné à Cannes par le Grand Prix du Jury 2003 pour Uzak). Chaque entretien, publié dans sa première version dans la revue Positif, sera précédé d'une introduction à la fois historique et personnelle retraçant les circonstances d'une rencontre et les raisons d'une admiration.


    Nous conviant à une passionnante pérégrination, des Philippines à la Corée, de la Norvège au Portugal, du Brésil à la Géorgie, Michel Ciment voudrait faire comprendre l'extraordinaire foisonnement de la modernité cinématographique qu'il a accompagné depuis les années 1960 comme interlocuteur et témoin. Et nous faire partager son amour du cinéma, dans toute sa diversité.

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  • Billie Holiday (1915-1959) fut sans doute la plus grande chanteuse de l'histoire du jazz. Sa voix de « chatte provocante », comme disait Boris Vian, a envoûté des générations de fans, de Frank Sinatra à Barack Obama. Sa vie fut souvent comparée à celle d'Édith Piaf : l'enfance dévastée, la violence, l'alcool, la drogue, la prison, le sexe, le talent, l'art du don de soi et la mort, à 44 ans.
    Mais connait-on cette tournée européenne de novembre 1958 ? Cette année-là, « Lady Day » se produit à Milan puis à Paris, où elle chante à L'Olympia et au Mars Club, une petite boîte américaine des Champs-Élysées. Pendant un mois, elle donne le meilleur et le pire d'elle-même, comme pour s'offrir une dernière fois à l'état brut.
    C'est cette séquence oubliée que Philippe Broussard reconstitue ici. Près de soixante ans après les faits, il a déniché des archives, des photos, et retrouvé une quinzaine de témoins directs, français, italiens, américains. Au jour le jour, dans l'intimité d'une Billie Holiday déclinante, l'auteur recompose l'univers si particulier des hôtels et des boîtes fréquentés par les jazzmen noirs exilés en France. Au Mars Club, salle minuscule et chaleureuse, la chanteuse attire les vedettes de l'époque (Sagan, Bardot, Duke Ellington...) mais aussi des noctambules portés sur le gin et l'héroïne.
    Dans son sillage, le lecteur enchaîne les nuits blanches, entre rires et larmes. Il mesure aussi à quel point 1958 fut une année charnière. En Italie, Fellini prépare La Dolce Vita. En France, les jeunes se rebellent, la Ve République s'installe, la Nouvelle Vague est annoncée.

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  • La grande nubiade

    Desroches Noblecourt

    • Stock
    • 26 Février 1992

    Les souvenirs de la plus célèbre égyptologue française. cinq cents pages de dépaysement et d'aventure.

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  • Dessins

    Jean Cocteau

    • Stock
    • 9 Octobre 2013

    En 1923 paraît chez Stock le premier livre de dessins de Jean Cocteau. Le poète a alors 34 ans. On y retrouve plus d'une centaine d'illustrations au trait : des portraits de Raymond Radiguet, Pablo Picasso, la comtesse de Noailles, des scènes de la vie quotidienne, des souvenirs des Ballets russes, des allégories... Jean Cocteau s'y révèle un talentueux caricaturiste, croqueur de visages et d'attitudes. Comme l'écrira l'historien d'art Paul Fierens en 1959 : « Ce qui émane de Dessins, quand on feuillette cet album rempli de surprises et dont la variété s'avère inépuisable, dans la facture autant que dans les thèmes, c'est l'esprit, le ton d'une époque dont les Ballets russes ont polarisé les aspirations, sublimé les goûts. Toujours le trait tremblé saisit, sans les figer, les attitudes, et l'on admire la manière dont, répudiant les artifices de la perspective, du modèle, du jeu des valeurs, de l'impressionnisme graphique, Cocteau rend l'espace sensible et approfondit le blanc du papier. » Cet ouvrage - ainsi dédicacé à Pablo Picasso : « Les poètes ne dessinent pas. Ils dénouent l'écriture et la renouent ensuite autrement » - présente un aspect méconnu du travail de Jean Cocteau.

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  • Olivier Assayas incarne depuis plus de 25 ans ce que le cinéma français possède de plus énergique et de plus inventif. Créateur de formes, ouvert sur la diversité du monde et en même temps inscrit dans une histoire longue, Olivier Assayas a en 15 films (Désordre, L'Eau froide, Irma Vep, Fin août début septembre, Les Destinées sentimentales, Demonlover, Clean, L'Heure d'été, Carlos, Sils Maria...) affirmé une oeuvre exigeante et qui séduit pourtant de vastes publics, en France et dans le monde. Mais s'il est cinéaste dans toutes les fibres de son être, c'est en étant aussi fin connaisseur des musiques de son temps et amateur érudit d'art plastique, voyageur et écrivain, observateur de son époque et héritier d'une riche trajectoire familiale dont les racines plongent dans l'aristocratie hongroise, la diaspora du Moyen-Orient, les exils, la Résistance et la proximité avec une intelligentsia cosmopolite qui a fait l'Europe moderne. Critique aux Cahiers du cinéma dans les années 1980, il avait contribué à ouvrir la cinéphilie aux nouveaux films de genre et aux innovations de Hollywood, et été l'un des premiers grands ambassadeurs en Occident des nouveaux cinéma d'Asie, avant de jouer un rôle majeur dans la reconnaissance d'avant-garde cinématographiques incarnées par Kenneth Anger ou Guy Debord.
    Au fil d'une conversation au long cours avec Jean-Michel Frodon, critique et journaliste, ancien responsable des pages " cinéma " du Monde et ancien directeur de la rédaction des Cahiers, Olivier Assayas partage avec verve et générosité une expérience et une réflexion uniques sur son propre parcours personnel et professionnel, mais aussi sur l'état du monde actuel et de la place qui occupe le cinéma contemporain.

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  • « Les deux extrémismes que sont l'organisation de l'État islamique et le régime de Téhéran se livrent à un jeu de trône mortel », disait le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, dans son discours au Congrès des États-Unis, le 3 mars 2015. Il n'a donc pas hésité, pour convaincre son auditoire, à faire référence de manière explicite à la série culte de HBO, Game of Thrones.
    Au lendemain du 11 septembre 2011, la géopolitique n'a pas seulement envahi le réel, elle envahit nos imaginaires. Un monde nouveau apparaît, reflété par une nouvelle manière de raconter des histoires à la télévision. Les séries deviennent des références culturelles mais aussi politiques : les scénaristes et réalisateurs de ces séries ne se contentent pas d'analyser froidement la réalité du monde. Ils la sentent et la devinent, par le pouvoir de leur intuition, par la lucidité de leur imagination. De fait, ces scénaristes sont devenus les meilleurs analystes du monde contemporain - et peut-être de notre futur.
    Que perçoivent-ils de nos sociétés ? La peur. La peur de la chute de la démocratie, avec House of Cards, celle du terrorisme avec Homeland, la peur d'une société paralysée avec Engrenages, celle d'un monde qui disparaît dans Downton Abbey, enfin la peur de la dictature et de la barbarie avec Game of Thrones.
    Chacune de ces séries fera l'objet d'un chapitre, où seront citées, en écho, d'autres séries au succès comparable. On découvrira le raz-de-marée qu'elles provoquent à travers le monde : de Barack Obama suspendu à chaque saison de Game of Thrones à l'acteur qui jouait Carson, le « butler » de Downton Abbey, assailli par des touristes asiatiques alors qu'il voguait en vacances sur le Mékong. En conclusion, Dominique Moïsi invente le scenario d'une série cherchant à comprendre le monde qui vient. Dans Balance of Power, des agents américains et chinois sont tous à la fois alliés et rivaux face au risque de l'arme nucléaire, nord-coréenne et pakistanaise. Les terroristes vous invitent au prochain épisode.

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  • 70 festivals, 70 Palmes d'or, 70 sélections, 70 présidents et... 70 journalistes pour remonter le film de toutes ces cérémonies et années glorieuses. 70 critiques parmi les plus avertis et les plus assidus, français bien sûr, mais également américains, italiens, russes, indiens, mexicains, turcs pour mieux rapporter le foisonnement et la diversité de Cannes. Ces années-là c'est le roman d'une aventure née en 1939 au seuil du conflit mondial et réhabilité en 1946 comme pour mieux oublier ses épouvantes. Le récit mélancolique et passionné d'une institution qui n'a jamais failli à sa vocation première : révéler. Des maîtres (Rossellini, Truffaut, Loach, Coppola, Wajda, Wenders, Lynch ou Tarantino) et des chefs-d'oeuvre (Le Guépard, La Dolce vita, Les Parapluie de Cherbourg, Blow up, Taxi driver, Paris Texas, Underground, The Tree of life). Mais encore une certaine idée d'un cinéma qui sans cesse innove, se dépasse et va de l'avant. Les 70 journalistes sélectionnés par Thierry Frémaux, délégué général du Festival - de Michel Ciment à Éric Neuhoff, de Lorenzo Codelli à Nick James - donnent la mesure de cette permanence et de cette obsession. Qui rapporte Georges Simenon président du jury ; les échauffourées de Mai 68 ; le bras d'honneur de Maurice Pialat ; le sacre incertain de Oncle Boonmee, les engagements d'Entre les murs ou de Fahrenheit 9/11, mais, plus encore, tant de confidences assumées et de bonheurs partagés.

  • Cyrano, ma vie dans la sienne

    Jacques Weber

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    • 16 Novembre 2011

    « Un homme encore jeune, c'est-à-dire pas tout à fait ; toujours en forme ; souligne-t-on au cas où certains petits détails auraient dit le contraire, soliloque dans un bar, dessine sur une nappe - il est comédien reconnu, un temps même très connu en interprétant le rôle de Cyrano.
    Depuis, «à vue de nez», tout va bien, sauf que dans les divers rôles qu'il interprète, sa petite ou la grande histoire qu'il traverse, Cyrano est là, en coulisses, sur scène et dans la vie - après trois cents représentations, au théâtre Mogador en 1983, il le rejouera dans une version intime conçue par sa femme, interprétera De Guiche dans le film légendaire de Jean-Paul Rappeneau puis le mettra en scène avec de jeunes acteurs. Ce n'est pas une maladie qu'il veut soigner, mais une enquête inassouvie jusqu'alors qu'il veut poursuivre. il décide d'«aller plus loin que le bout de son nez».
    Cyrano accompagne la mémoire nationale et touche le coeur de chacun. On y aime d'abord le clairon et les pizzicatis des larmes et bien souvent on laisse traîner dans sa tête le désir vague de retrouver la clef d'une énigme apparue si claire le temps de la représentation.
    Une enquête, c'est tous les moyens mis à votre disposition, aussi bien ceux de la littérature, du retour sur le lieu du crime, au coeur du texte et des représentations, ADN des hommes et des rôles, mais aussi ceux d'une retraite à la campagne ou en bord de mer où le regard d'une vache, celui d'Éric Tabarly ou d'un poisson mort ouvrent d'autres pistes.
    C'est moi le sexagénaire, je m'appelle Jacques Weber, né le 23 août 1949 - origine suisse et belge, identité nationale douteuse mais passable - 1 m 87, 120 kg à ce jour -, j'ai joué aussi Raskolnikov qui demande à l'enquêteur Porphyre : Quel homme êtes-vous donc !? - Un homme comme les autres et vous aussi ! » Jacques Weber

  • " D'une manière générale, si l'homosexualité est universelle, rares sont les pays et les époques où elle a été reconnue officiellement : souvent proscrite, quelquefois persécutée, elle n'a pu s'exprimer qu'avec certaines précautions et sous des formes qui ne fussent pas trop voyantes.
    Cette étude de l'homosexualité dans les arts montrera que les périodes les plus fastes, entrecoupées d'années ou de siècles de répression, ont été l'Antiquité grecque et romaine, la Renaissance florentine, la Chine et le Japon classiques, l'Europe entre 1780 et 1820, l'entre-deux-guerres en Allemagne - et, bien entendu, l'époque actuelle, du moins pour l'Europe occidentale et l'Amérique du Nord. Néanmoins, même en ces temps et en ces lieux, peintres et sculpteurs n'ont que très rarement représenté des scènes homosexuelles ; jamais l'indulgence de la société et du pouvoir n'est allée jusque-là.

    Les images du lesbianisme ont longtemps été plus rares et demeurent les plus difficiles à répertorier, les hommes ayant gardé jusqu'à une date récente le quasi-monopole de la création artistique. L'exaltation du nu viril est le principal indice de l'homosexualité d'un artiste masculin.
    Pour ceux dont nous savons qu'ils étaient eux-mêmes adeptes de l'amour " interdit ", l'interprétation des oeuvres est relativement aisée. Léonard de Vinci, Michel-Ange, Benvenuto Cellini, Caravage, Antonio Canova, Thorvaldsen, Girodet, Géricault, pour les classiques, Francis Bacon ou les photographes américains pour les modernes, mettent à profit chaque occasion pour dire ce qui leur tient à coeur. Mais les autres ? Les artistes officiellement hétérosexuels, qu'ils le soient par nature ou par prudence ? Chez certains, il serait vain, je crois, de chercher une intention homosexuelle : un Rembrandt, un Rubens, les peintres de Venise, les impressionnistes français n'ont la religion que de la femme. Il existe cependant une zone intermédiaire, un nombre considérable d'artistes dont la vie privée ne nous est pas connue. C'est en scrutant leurs oeuvres qu'on peut y déchiffrer, conscientes ou visibles à leur insu, des pulsions homosexuelles qu'ils ne voulaient peut-être pas s'avouer, dont souvent ils n'avaient pas connaissance eux-mêmes. " D.F

  • Monroerama

    Françoise-Marie Santucci

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    • 16 Mai 2012

    « C'est l'année Marilyn Monroe. 36 ans de vie, 50 ans de mort, qui seront célébrés, au cours des mois à venir, par des ouvrages, des rééditions, des films, des documentaires. Qu'y a-t-il encore à dire sur elle ? Même si certains livres font autorité, la plupart proposent un regard unidimensionnel sur l'époque et sur cette « MM girl » ainsi qu'on la surnommait.
    Monroerama ne prétend livrer aucune explication. Si cet ouvrage a une raison d'être, c'est celle de rendre compte de la complexité d'une femme née moins que rien et devenue plus que tout, qui rêvait d'être une star avec une envie si dévorante qu'elle y fut engloutie.
    Monroerama est un puzzle, un tableau abstrait et coloré où divers contributeurs posent leur touche. Ce dispositif en forme de télescopages me semble le plus à même d'embrasser un tel personnage et de proposer une grille de lecture ultra-contemporaine.
    Ainsi ce livre rassemble-t-il des éléments aussi différents que des interviews de cinéastes, d'un parfumeur ou d'un coloriste ; des listes des maisons où Marilyn a vécu, des jolies robes qu'elle a portées, des plus prestigieuses enchères de ses effets personnels ; des infographies résumant ses liens avec ses amants, ses mentors, ses amis ; des textes d'écrivains qui livrent leur vision de Marilyn ; des essais sur sa voix, sexy et voilée, sur les causes de sa mort ou sur les contrats peu avantageux qui la liaient à la 20th Century Fox... Toutes choses qui tentent de refléter ce que fut la vie de Marilyn Monroe. Aussi sérieuse que futile. Aussi dramatique que légère.
    En refermant Monroerama, sans doute aurez-vous une vision différente de Marilyn Monroe. »

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  • Lorsque la seconde guerre éclate, véra est une toute jeune juive polonaise. elle est envoyée chez les soeurs, d'abord, puis à la campagne, où ses parents imaginent qu'elle a de plus grandes chances de survie. là, elle apprend la faim, la misère et la cruauté. la femme qui l'héberge lui lance des rats morts au visage, ne lui donne pas à manger. de cette période, elle garde une rage de vivre qui ne s'estompera jamais.
    Après la guerre, elle retrouve ses parents et devient une gosse des rues de paris, une chef de clan. elle monte sa bande et fait la loi. à l'école, elle est un cancre qui fait pipi dans des bouteilles et les distribue comme étant de la limonade. elle fomente des révoltes.
    Son père l'inscrit aux jeunesses communistes. elle devient une militante convaincue. puis elle se fait renvoyer parce qu'on la soupçonne d'avoir des moeurs un peu trop légères avec les garçons. c'est sûr, à quatorze ans, elle aime beaucoup aller danser, véra. elle rencontre gaby, qui lui fait découvrir le théâtre et la fait jouer dans sa troupe en 1955. et claude berri. de petits boulots en rôles déterminants, elle devient un pilier incontournable du milieu.
    Elle travaille avec françois truffaut, devient l'amie de jacques demy, produit maurice pialat et claude sautet... on découvre alors les travers et les lubies de ces grands noms du cinéma, mais aussi la ténacité de véra, les risques qu'elle a su prendre, les chagrins bouleversants qu'elle a endurés et son immense tendresse pour les gens qu'elle rencontre et décide d'aimer instantanément.

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  • L'idée que l'avenir de l'humanité se trouve dans le passé et que la solution aux problèmes du présent est à chercher du côté d'une sagesse venue du fond des âges n'est pas neuve. Chaque époque a connu la tentation du primitivisme. L'incertitude idéologique actuelle lui donne toutefois une vigueur nouvelle. Le regain d'un tourisme mystique cherchant au loin, dans l'absorption ritualisée de substances hallucinogènes, les clés d'un paradis perdu, n'est qu'un aspect de cet attrait des origines. Car le primitivisme, aujourd'hui, prend trois formes : politique, anthropologique, artistique. Jean-Loup Amselle soumet ici chacune d'elles au feu de la critique.
    De la conception du musée du quai Branly à la référence à la « négritude » dans le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar, en passant par la promotion, en Afrique de l'Ouest comme en Amérique du Sud, d'identités et de valeurs ethniques, il montre comment États et hommes d'État font de l'authenticité et de la tradition des arguments ou des instruments de pouvoir. Il dénonce également, chez certains de ses collègues anthropologues, une conception figée des cultures exotiques, voire un fétichisme des savoirs indigènes ; comme s'il fallait renvoyer les « sauvages » hors de l'histoire pour mieux pouvoir juger la pensée occidentale. Il analyse enfin le « processus de purification culturelle de l'autre » à travers une production artistique dont l'exotisme formaté est apte à séduire un public international.
    Cet ouvrage argumenté, engagé, parfois ironique, prend ainsi résolument parti contre les usages contemporains du mythe primitiviste.

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  • L'histoire du musée national des arts et traditions populaires (ATP), se termine au printemps 2005, soixante-dix ans après sa création. Pour Martine Segalen, qui a dirigé pendant dix ans le Centre d'ethnologie française, laboratoire rattaché au musée, c'est « un crève-coeur, la fin d'une aventure et l'enterrement d'un grand projet ». C'est aussi le moment de revenir sur cette histoire riche d'enseignements sur les rapports entre politique et culture, beaux-arts et arts populaires, identité, nation et patrimoine.
    À l'origine des ATP, il y a d'abord la folle ambition d'un homme, Georges-Henri Rivière, visionnaire, passionné et prêt à tous les revirements idéologiques pour mener à bien son dessein. Présenté comme une vitrine du peuple au temps du Front populaire, un temple des traditions soutenu par la Confédération paysanne sous Vichy et un lieu de modernité scientifique et muséographique après la guerre, son musée est finalement installé, en 1972, dans un bâtiment flambant neuf construit au Bois de Boulogne. Une apothéose, qui donne à l'ethnologie de la France, jusque-là parente pauvre de l'ethnologie exotique, une légitimité nouvelle. Mais un succès de courte durée car, dès la fin des années 1980, alors qu'en province le mouvement des éco-musées suscite un engouement croissant, les visiteurs se font rares, le soutien de la direction des musées de France fait défaut et l'établissement s'enlise dans la crise qui lui sera fatale.
    En s'appuyant à la fois sur des archives inédites et sur une expérience vive, Martine Segalen offre, dans ce livre rigoureux et personnel, une réflexion de fond sur le devenir des musées d'ethnologie en France, pris entre tutelle publique, enjeux politiques et évolutions de la société.

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  • Jean-Luc Godard, Dictionnaire des passions propose d'approcher l'univers du cinéaste de manière originale, ludique, intrigante, inhabituelle. Jean-Luc Douin jalonne la vie et l'oeuvre de Jean-Luc Godard, les épisodes marquants de sa biographie, les thèmes qui lui sont familiers, et les correspondances souterraines qui relient les uns aux autres, au fil de 250 entrées qui déclinent des films (longs ou courts), des collaborateurs, des maîtres littéraires ou cinématographiques, des comédiens, des comédiennes. Mais aussi des obsessions, des options politiques, des credos artistiques, des personnages, des lieux. Comment Godard fait bande à part, comment il parle de l'amour, du sexe, de la guerre, de la mort. Comment il voit la vie en noir, ou en couleurs. Comment il s'habille et comment il déshabille. Que signifient chez lui Mozart ou les Rolling Stones, et pourquoi ces images d'ange, de jardinier, de bagnoles américaines. Pourquoi il aime l'Allemagne et les Indiens. Ou il puise ses citations. Ce qu'il fait des mots, des voix, des accents, des insultes. Godard et le tennis ou le vélo, Godard et la censure. Godard et le ciel, Godard et l'usine, Godard face à l'Histoire, face à la télé, face aux femmes. Ses villes, ses salles de bains. Godard en mosaïque, ses amitiés, ses coups de gueule, ses références. Godard en un kaléidoscope facile à consulter, aisé à décrypter. La bible du godardophile. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir, sans parvenir à tout savoir.

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