Langue française

  • Mêlant astucieusement fiction et réalité, héros romanesques et personnages historiques, cet ambitieux roman révèle au grand jour les mécanismes de fonctionnement de l'une des organisations les plus secrètes au monde : la CIA.
    Saga qui se déroule sur près d'un demi-siècle, La Compagnie lève le voile sur la réalité de certains épisodes clés de l'histoire contemporaine : - Budapest, 1956 : les opposants au régime sont envoyés à l'abattoir, faute de l'intervention espérée des Etats-Unis au moment décisif. - Baie des Cochons, 1961 : la mission clandestine de la CIA tourne au désastre. - Afghanistan, 1983 : juste après avoir rencontré le commandant Massoud, un jeune agent se fait prendre en otage par des islamistes.
    - Russie, 1991 :un espion russe, de retour des Etats-Unis, se remet en question et aide à déjouer le putsch contre Gorbatchev. Fin chroniqueur d'une guerre froide dont il sait restituer toute la complexité, Robert Littell, dans ce roman fascinant, porte un regard approfondi sur la façon dont une nation a exercé le pouvoir, pour le meilleur et pour le pire, dans la seconde moitié du XXe siècle.

  • Ce roman magistral décrit la formation d'un grand peintre depuis l'époque oú, petit juif de brooklyn, il prenait conscience de ses dons jusqu'à l'exposition triomphale qui, en le consacrant aux yeux du monde, le retranchait définitivement de son milieu.
    Etrange milieu que cette communauté juive hassidique de brooklyn originaire de russie sur laquelle règne la toute-puissance spirituelle du rebbe. cependant, dès l'enfance, asher dessine comme il respire : sa maison, sa rue, son père, un des principaux collaborateurs du rebbe qui, tout en s'acharnant à sauver des juifs de la répression soviétique, est consterné de voir son fils unique s'écarter d'une tradition religieuse héroïque pour se livrer aux sottises de l'art.
    Il dessine aussi sa mère, lumineuse et fragile, déchirée par les ambitions admirables et contradictoires de son mari et de son fils. heureusement, pour asher, le grand rebbe qui dirige la vie de ses parents le comprend mieux qu'eux. il s'incline devant un destin qu'il veut exceptionnel, irrépressible, et le confie au célèbre peintre jacob kahn qui devient son maître et lui révèle avec une intelligence remarquable le monde prodigieux de l'art.

  • Les Matins de Jénine offre le témoignage bouleversant de l'histoire d'une famille palestinienne sur fond de conflit israélo-palestinien, qui emprisonne deux peuples dans une spirale infernale depuis une soixantaine d'années.
    Susan Abulhawa, née en 1967 dans un camp de réfugiés, est une auteure américaine d'origine palestinienne. Elle est la fondatrice de " playgrounds For Palestine " Elle vit maintenant aux Etats-Unis.

  • Jane donne naissance à son deuxième enfant peu après que son mari l'a quittée.
    Lasse d'un mariage morne et sans amour, elle n'est que trop contente de se réfugier dans la solitude. Mais celle-ci sera de courte durée. Avant même qu'elle ait pu sortir de son lit de couches, le mari de sa cousine, James, vient l'y rejoindre. Cédant à une passion aussi violente qu'inattendue, Jane ne peut qu'assister, passive et désemparée, aux conséquences cataclysmiques de cet adultère singulier.
    Roman d'introspection et d'analyse, mais aussi récit fascinant d'un ensorcellement, La Cascade entraîne le lecteur comme les personnages dans un univers mystérieux où tout semble frappé par le sceau de l'inéluctable.

    Sur commande
  • Joshua Shapiro, écrivain, journaliste, vedette du petit écran, a bien réussi dans la vie malgré des origines modestes. Son père, ancien boxeur devenu contrebandier et escroc à la petite semaine, et sa mère, danseuse érotique, l'ont, en dépit des apparences, bien armé moralement pour l'existence. Mais son mariage avec l'éblouissante Pauline, fille de sénateur qui évolue dans la haute société de Montréal, lui ouvre les portes d'un autre univers. Rebelle, blagueur, n'en faisant qu'à sa tête, il se rebiffe contre les conventions et se retrouve au coeur de situations impossibles, voire scabreuses.
    Le génie comique du grand écrivain canadien Mordecai Richler ici se déploie sur une large palette. On suit Joshua de son enfance pittoresque dans les quartiers juifs de Montréal, à ses années quelque peu anarchiques comme jeune journaliste à Londres et Paris, en passant par plusieurs séjours hauts en couleurs à Ibiza. En contrepoint à cette existence d'intellectuel, il y a les étés près du lac avec Pauline et ses enfants, les vies compliquées de ses vieux amis de lycée, et l'univers faussement lisse de la haute finance canadienne.
    Mordant et provocateur, l'humour féroce de Richler n'en finit pas de désarçonner. Et pourtant, tout en nous faisant participer avec Joshua à des épisodes impayables, il assène en même temps quelques vérités qui font de ce roman non seulement une folle aventure mais aussi une belle leçon de vie.

  • Poète, essayiste, romancier, Andrès Trapiello (né en 1953) est l'une des figures-clés de la scène littéraire espagnole contemporaine. De ses cinq romans publiés à ce jour, un seul a été traduit en français (D'un vaisseau fantôme, La Table Ronde, 1994). Lauréat en 2003 du prestigieux Prix Nadal pour une savoureuse
    parodie de roman noir (Los amigos del crimen perfecto à paraître chez Buchet/Chastel), Andrès Trapiello est également éditeur.
    Construit comme une recherche historique menée par l'auteur, Le Journal de Justo Garcia se présente comme un vrai journal retrouvé relatant des faits vieux de 40 ans.
    Le narrateur, Justo García, jeune typographe de 22 ans, fait partie de l'armée républicaine en déroute lors des derniers mois de la guerre civile espagnole. Isolée du reste des troupes, sa compagnie erre de villages en villages dans le nord de l'Espagne, une Espagne qui en est à sa quatrième année de guerre civile et où tout n'est plus que désolation, pauvreté et ruines.
    Le récit de ce jeune homme modeste s'attache à un quotidien épouvantable où la cruauté et l'horreur de la guerre sont banalisées. On se bat pour un morceau de pain, on trahit pour une veste un peu plus chaude. La seconde partie du roman, celle de la défaite, s'articule autour de l'ouverture de la frontière française sous le regard narquois des troupes fascistes qui voient arriver des milliers de réfugiés, soldats, civils, femmes, vieillards et enfants crevant de faim et de froid. Tous seront conduits dans les camps de St Cyprien, Argelèssur-Mer où le nom de « camp de réfugiés » revêt sa réalité la plus cruelle : celui des barbelés face à la mer.
    Succèdent quelques épisodes pittoresques, avant l'embarquement de nos personnages dans un bateau affrété par les sociétés de charité anglaises pour l'Amérique latine. Le récit de Justo García se clôt sur la description
    des journées de traversée où la souffrance des hommes devient l'unique centre d'un futur anéanti à jamais.
    On peut penser que ce roman provoquera un choc dans le lectorat français, à l'image de La question d'Henri Alleg dans les années 70. Si la souffrance est un thème universel, ce roman aborde moins la dimension métaphysique que la description d'éléments concrets, perceptibles par tous.
    Le style de Trapiello traduit merveilleusement ces origines modestes qui n'entravent en rien une compréhension de la défaite de millions d'Espagnols qui ont perdu la guerre, une guerre qu'ils n'ont pas voulue, ce que nous
    avons tendance à oublier.

  • 1917.
    Le docteur pavel rubinov soigne un jeune officier de l'armée rouge gravement blessé au combat. des années plus tard, devenu, sous staline, " officier d'interrogation ", l'ancien combattant va se retrouver face à son bienfaiteur. ce dernier a été jeté en prison avec tous les médecins juifs soupçonnés de comploter contre la vie du dictateur. la force de ce roman est de raconter, sans pathos, le métier de tortionnaire.
    C'est un récit sobre mais hallucinatoire, au cours duquel l'interrogateur, hanté par le spectre du docteur rubinov, finira par régler ses comptes. avec lui-même.

  • " le clown, c'est le poète en action.
    Il est l'histoire qu'il joue. le clown exerce sur moi un profond attrait (bien que je ne m'en sois pas toujours douté), justement parce qu'entre le monde et lui se dresse le rire. son rire à lui n'a jamais rien d'homérique. c'est un rire silencieux sans gaieté comme on dit. le clown nous apprend à rire de nous-mêmes. et ce rire-là est enfanté par les larmes. sans conteste, c'est l'histoire la plus étrange que j'aie écrite à ce jour.
    " henry miller.

empty