Croit Vif

  • De l'automne 1944 à mai 1945, des garnisons allemandes sont restées retranchées sur la façade atlantique. Le siège de ces poches adverses a principalement reposé sur des forces françaises issues de la Résistance et baptisées Forces françaises de l'Ouest (FFO). Depuis 1945, la notion d'oubli accompagne immanquablement leur évocation, à l'image d'une formule cinglante née dès 1944 : Forces françaises de l'Ouest, forces françaises oubliées.

    Est-il possible d'objectiver cette sentence ? Tel est l'objet de cet ouvrage, qui propose un regard renouvelé sur l'environnement politique et militaire des FFO. Il développe une analyse inédite de l'origine des combattants des FFO et de leur quotidien durant les longs mois de siège des poches allemandes. Il interroge enfin les voies mémorielles ayant perpétué de la notion d'oubli accolée aux FFO.

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  • Hippolyte Verré, né à Saint-Georges d'Oléron en 1828, mort à Nantes en 1899, est un arrière-grand-père de l'épouse de l'auteur. Il était capitaine au long cours et a possédé et commandé plusieurs trois-mâts : la Jeune Marie,la Marguerite et la Divatte, dont l'histoire a été reconstituée depuis leur construction, l'historique de leurs voyages, jusqu'à leur disparition. Cette étude s'intéresse également aux deux grands pères de l'épouse de l'auteur, mariniers de Loire, sur son beau-frère Jules Pichaud, capitaine au long cours, sur deux cousins de son épouse, Gustav Feydt et Gabriel Bronkhorst, eux aussi capitaines au long cours et enfin sur Etienne Barjolle, le dernier capitaine et propriétaire de la Marguerite.
    Nés tous les cinq autour de l'année 1830, ils suivent des trajectoires parallèles. Ils commencent très jeunes comme mousses, puis ils ont le parcours classique de jeunes hommes doués et ambitieux, d'abord novices, puis matelots, lieutenants, seconds. Ils obtiennent, jeunes, leur brevet de capitaine au long cours et commandent, comme salariés de grands trois- mâts. Après quelques années au service d'un ou de plusieurs armateurs nantais, bordelais, havrais ou marseillais, ils prennent des parts dans les bateaux qu'ils commandent, ou achètent leur propre bateau, souvent grâce à la dot de leur femme. La maturité venue, vers 45/50 ans, ils se retirent et deviennent armateurs à temps plein, c'est-à-dire qu'ils se contentent alors d'armer des navires dont ils confient le commandement à de jeunes capitaines.
    Pour chaque voyage décrit dans ce livre, l'auteur a retrouvé l'armateur, le capitaine, la destination du navire et les différentes escales, les marchandises transportées à l'aller et au retour le déchargement du navire avec les bénéficiaires du chargement, et, quand il existe, le rapport de mer du capitaine.
    L'ouvrage livre le tableau passionnant d'une dynastie de capitaines- armateurs de la seconde moitié du xix e , le jeu des alliances matrimoniales d'Oléron à Nantes, et bien sûr les navigations et les activités commerciales dans l'Atlantique et l'océan Indien.

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  • À la différence de l'histoire des accidents maritimes et des naufrages, celle du sauvetage en mer a été moins étudiée. C'est tout l'intérêt de cet ouvrage collectif qui rassemble vingt textes signés des meilleurs spécialistes du sujet. « Pour que l'eau salée n'ait plus jamais le goût des larmes », devise de la Société Nationale du Sauvetage en Mer, il a fallu depuis des siècles organiser ce qui a toujours fait la noblesse des métiers de la mer : la solidarité des gens du littoral et des marins à l'égard des naufragés. Loués pour leur intrépidité et mis à l'honneur par les autorités, les sauveteurs font figure de héros de la mer pour un public avide de sensationnel et d'émotion. Plus largement, le sauvetage dépasse le fait divers et prend une dimension religieuse, sociétale et politique, enjeu majeur pour l'État.
    L'ouvrage fait découvrir le sauvetage dans tous ses états, à travers des événements dramatiques qui ont impliqué des sauveteurs en mer, sur tous les océans depuis le XVII e siècle au début du XXI e siècle, et permettent de mieux comprendre l'enchaînement qui conduit du naufrage au sauvetage. Entre réalités et représentations sont mis en scène les acteurs du sauvetage, des bénévoles aux Coast Guards, mais aussi les organisations et les techniques de sauvetage.
    Les auteurs ont fait la part belle à la côte atlantique, et notamment à l'Aunis et la Saintonges.

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  • Aussi méconnu en France que célèbre outre-Atlantique, Jean-Jacques Audubon est acclamé pour Birds of America, son chef d'oeuvre.
    Presque toutes ses planches sont conservées aux Etats-Unis, son pays d'adoption. Il a pourtant vécu toute son enfance dans les environs de Nantes mais la France, son pays d'origine, ne possédait aucune collection de lui. Il faut attendre la fin des années 1990 et le chantier de rénovation du Muséum de La Rochelle pour qu'une série de 131 dessins attribués à l'artiste soit mise au jour. Seuls originaux conservés en France, leur trajectoire jusqu'aux archives de la Société des Sciences naturelles de la Charente-Maritime n'est pas sans rebondissements. Exposés pour la première fois dans leur quasi intégralité, ces dessins ont bénéficié d'un programme d'étude et de restauration qui permet de présenter l'avancée actuelle des recherches sur ce fonds des plus précieux.

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  • La jeune et jolie Suzanne, ce matin-là, ne se présente pas au garage Simca de Saintes où elle est secrétaire-comptable. Elle a disparu. Toute la journée, ses proches la cherchent en ville et au-delà. Sans plus de succès que la police ! Un promeneur la découvrira, le lendemain matin, à plus d'un kilomètre de chez elle, dans « un coin de verdure où chante une rivière ». Assassinée.
    Jalonnée de témoignages contradictoires, de dénonciations calomnieuses, de suspects potentiels rapidement mis hors de cause, une longue et tortueuse enquête commence. Elle expose sous une lumière crue, les grandeurs et les faiblesses d'une communauté provinciale au début des années soixante. Neuf mois plus tard, un étudiant à l'école d'agriculture est arrêté. Il avoue, puis se rétracte. Pendant des mois, le juge d'instruction, assisté d'experts, va tenter de prouver la culpabilité du jeune homme en cernant au plus près sa personnalité complexe. François Leduc est un voleur, il ne le nie pas, mais est-il celui que la presse a surnommé « L'assassin de la pleine lune » ? C'est à cette question que la cour d'assises de Saintes devra répondre trois ans après le meurtre.

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  • Journal du citoyen Conseil, commandant de La Pique (1793-1801) Nouv.

    La frégate Fleur de Lys, lancée à Rochefort quelques années après sa grande soeur Hermione, connaîtra les méandres de la Charente, la rade d'Aix, effectuera des missions de reconnaissance le long des pertuis avant que n'éclatent les grands bouleversements de la Révolution.
    C'est là qu'elle changera de nom en devenant La Pique et scellera ainsi son destin à l'Histoire.
    Partant en avril 1794 pour les « isles du Vent », elle connaîtra son premier combat naval au large de la Guadeloupe en janvier de l'année suivante.
    Captive comme son capitaine, amenée en Angleterre, réparée pour servir à la flotte ennemie, elle prendra le nom de HMS Pique.
    Son capitaine, prisonnier pendant presque une année à Portsmouth, libéré, échangé, ne tardera pas à repartir vers la Guadeloupe, nommé chef de la force armée de l'île de Saint-Martin.
    En 1800, il est mis à la retraite, n'ayant pas été compris dans la réforme et la réorganisation de la Marine.
    Alors, pourquoi après tant de services rendus à la République, ce capitaine, servant au Commerce, nommé sur les vaisseaux de la République par la Convention Nationale, peut-il être oublié des hommes ?
    Il est certes difficilement identifiable par les chercheurs, son nom ayant été changé. De Daniel de Monconseil1, il est passé à Demonconseil, puis à citoyen Conseil tout court, à l'époque du « tutoiement obligatoire ».
    Quant à la frégate, son destin sera définitivement scellé sur les côtes françaises en juin 1798.
    La HMS Pique livrera un ultime combat contre la frégate La Seine et finira près de la côte, au lieu du Grouin du Cou, au large de La Tranche-sur-Mer.
    Attaquée, démâtée, échouée, brûlée et coulée... puis oubliée !
    Sa renaissance, comme un pied-de-nez à l'histoire, sera le fruit de la découverte de son ancre par le club d'archéologie sous-marine local.
    Remontée du fond des eaux, nettoyée, elle est aujourd'hui honorée tout près de la plage de la Tranche.
    Depuis peu, à une courte distance, un canon miraculé de La Seine fait aussi face à la mer.
    Le capitaine Conseil n'a laissé ni journal de bord ni mémoires. C'est à partir de documents originaux inédits que l'auteur a retracé sa vie, d'homme, de marin, de serviteur de la République, et de celle de son navire, dans ce Journal.

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  • Arvert notre commune Nouv.

    Arvert notre commune

    Valentin Guillon

    Ce texte a été écrit par un fin connaisseur de la vie d'Arvert, conseiller municipal depuis 1929, puis maire jusqu'en 1977. L'auteur n'a pas voulu faire une histoire académique de sa commune : il a su utiliser une mine extraordinaire de renseignements, les archives municipales, disponibles sans interruption depuis l'origine de la municipalité, aux débuts de la Révolution française.
    Les informations relevées dans les délibérations du conseil municipal livrent un portrait précieux de la vie d'Arvert : comment la « grande » histoire influe sur la vie d'une communauté, laquelle doit s'adapter aux grands mouvements politiques et aux décisions de la nation. On verra avec intérêt et émotion les débuts de la municipalité, la création d'une garde nationale, la levée de volontaires pour la guerre - mais donc également la nécessité d'assurer l'entretien de leurs familles - et du ravitaillement de la commune...
    Ces pages rendent compte du passage des régimes politiques tout au long des xixe et xxe siècles. À chaque changement de régime, le conseil municipal a dû « s'adapter », renier des actions précédentes...
    On y trouve les transformations de la vie des habitants, avec les efforts des élus pour créer des routes et des voies, améliorer les ports, recevoir les moyens modernes de communication (Poste, Téléphone) ; mettre en place des écoles, unifier un enseignement longtemps partagé entre confessions religieuses, construire des écoles.
    Ce déroulement des activités du conseil municipal donne à voir une histoire du terroir sur plus d'un siècle trois quarts, une histoire « à taille humaine » : les dernières rencontres de loups croisent des histoires dignes de Clochemerle : une propriétaire qui ne veut pas se faire exproprier (22 ans de procédures !).
    Enfin, les remarques et les souvenirs personnels de l'auteur sur la vie quotidienne, ainsi que sur la période de l'occupation et du siège de la poche de Royan, présentent un intérêt indispensable à la mémoire d'Arvert.

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  • Jean-Daniel Coudein, officier de marine de la première moitié du XIXe siècle, doit certainement sa notoriété à l'épisode du radeau de la Méduse, et à son génial metteur en scène, Géricault. Il fit pourtant une carrière complète et honorable dans la Royale, commencée à l'âge de dix ans comme mousse, sous le Consulat, terminée au début du Second Empire, capitaine de vaisseau et major du port de Rochefort.
    La biographie de Didier Jung est de fait la première consacrée à Jean-Daniel Coudein. L'auteur fait la part belle au pays qui l'a vu naître. La Tremblade, dans le pays d'Arvert, est un berceau de marins depuis des siècles, pour la pêche, le commerce, la marine de guerre, sans oublier la course. Coudein a de nombreux officiers et commandants de bord parmi ses ancêtres. Dont son père, qui le prend avec lui comme mousse en 1803. Les Coudein sont également représentatifs de leur région car c'est une vieille famille de protestants.
    Profondément ancrée dans la Saintonge maritime, l'histoire de Jean-Daniel Coudein a rejoint l'histoire nationale par le destin qui le conduisit à commander le fameux radeau de la Méduse.

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  • Née à Clavette en 1947, Elisabeth NAUD est une fille du pays, qui retranscrit, à travers un choix judicieux d'articles de journaux de l'époque, une atmosphère qui passe de la légèreté à l'angoisse au fur et à mesure des événements survenus au cours de l'année 1914, comme ont dû le ressentir, avec une certaine sidération, ceux de nos ancêtres vivant ce dur moment de l'histoire.
    La première moitié de l'année relate des sujets badins, des programmes de festivités, mais aussi des querelles électorales, des rapports sur l'agriculture et bien d'autres articles, de toute sorte - toujours bien écrits - et qui, très vite au fil des pages, nous immergent dans la vie de la Belle Époque, dont personne ne devinait alors que c'était les derniers moments.
    Puis, le 1 er août 1914, c'est la mobilisation générale et la terrible réalité de la guerre car, même s'il est clair que les journaux avaient reçu l'ordre de ne pas inquiéter les populations, on ne pouvait pas cacher l'hécatombe des morts, ni les blessés qui arrivaient à La Rochelle par trains entiers dès les premiers mois de la guerre, ni non plus les réfugiés belges débarquant au port de La Pallice.
    On comprend entre les lignes, malgré la censure, on remarque des détails qui plantent partout des décors et des ambiances, en cette année où la douceur de vivre a cédé la place au chaos.

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  • Tous les marins du monde connaissent l'échelle Beaufort qui décrit la force du vent, une prévision météo essentielle quand il s'agit de s'aventurer en mer. Mais que sait-on de l'homme Francis Beaufort ?
    Issu d'une famille de Huguenots irlandais d'origine française, tour à tour aspirant à la Compagnie des Indes orientales, lieutenant puis capitaine d'une Royal Navy qui guerroie contre la marine napoléonienne, cartographe minutieux parvenu à la tête du Bureau hydrographique de Sa Majesté, inspirateur du voyage de Charles Darwin autour du monde et du Met Office, le service météorologique britannique, Sir Francis Beaufort fut d'abord un grand marin et un soldat, mais aussi le témoin privilégié et un acteur incontournable des progrès de la navigation aux xviiie et xixe siècles, de l'âge d'or de la marine à voile aux débuts des navires à vapeur et de l'exploration polaire. S'en souvient-on aujourd'hui ? Nul n'a sans doute plus contribué à la sécurité des navigateurs à la mer que Francis Beaufort. Plus qu'une biographie, c'est un vrai récit d'aventure auquel l'auteur nous convie, une aventure maritime, géographique et scientifique, une grande aventure empreinte d'humanisme...

  • L'importance de la cité de La Rochelle pour l'histoire de la Réforme en France et dans l'Europe réformée est capitale. Mais ce bastion du protestantisme n'aurait pas pu exister sans l'établissement de nombreuses communautés protestantes en Aunis et en Saintonge, l'actuel département de Charente-Maritime, dès les années 1550. C'est en référence à cette histoire « huguenote » particulièrement riche qu'à l'occasion du cinq centième anniversaire de la Réforme, en référence à la proclamation des quatre-vingt-quinze thèses de Martin Luther en 1517, la ville de La Rochelle a reçu le label « cité européenne de la Réforme », dans le cadre du réseau international « Cités européennes de la Réforme ». Bien au-delà du territoire des provinces d'Aunis et de Saintonge stricto sensu, ou même des limites de la France de l'époque, l'histoire des protestants en Charente-Maritime est largement une histoire européenne, avec de nombreux échanges avec la Suisse, les Provinces-Unies, l'Angleterre, les États allemands.
    Le nom même d'« Huguenots » attribués aux protestants français ne vient-il pas de l'allemand Eidgenossen (confédérés) ? Un terme qui résonne encore aujourd'hui dans le monde atlantique dans le cadre des Huguenot Societies fondées en Grande-Bretagne et aux États-Unis par des descendants de protestants sortis de France dans les périodes de répression du xvie et du xviie siècle. Et parmi ceux-ci figurent un grand nombre de Charentais et de Charentaises. Dans le cadre de cette commémoration internationale, la Médiathèque d'agglomération Michel-Crépeau, les Archives départementales de la Charente-Maritime et le Musée Rochelais d'Histoire Protestante ont souhaité s'associer, afin d'organiser trois expositions coordonnées sur le thème des protestants en Charente-Maritime, de la Réformation à la Révolution. Cet ouvrage est tiré des travaux entrepris à l'occasion de ces évènements et propose une synthèse complète de cette histoire régionale marquante.

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  • La côte sauvage ; Notre-Dame de Buze Nouv.

    Écrire sur un site « disparu » peut paraître paradoxal. D'autant qu'il ne semble pas avoir eu une grande importance. Mais le temps que j'ai passé depuis des dizaines d'années à étudier l'histoire de notre région m'a fait découvrir peu à peu des bribes de cette histoire de Buze et finalement collecter suffisamment d'informations pour me lancer dans cette histoire d'un « fantôme » dont on trouve encore la trace dans la forêt de la Coubre.
    Nous remonterons au Moyen Âge et à la fondation de ce prieuré de Buze, et examinerons les conditions de son établissement, et comment les moines et les habitants pouvaient vivre.
    Le rôle de l'église de Buze pour la navigation, très difficile à l'entrée de l'estuaire de la Gironde, nous entraînera vers ce dernier, avec des perspectives maritimes très intéressantes.
    Les conditions de la disparition du site de Buze nous feront parcourir l'histoire tragique de la pointe de la péninsule d'Arvert à l'époque moderne, avant la renaissance au xixe siècle de la forêt et de la création du magnifique paysage que nous connaissons aujourd'hui.
    En guise de conclusion nous verrons que, récemment, Notre-Dame de Buze a révélé quelques vestiges.

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  • Un ordre, une punition, sans doute une condamnation? Tom, douze ans part vivre chez ce grand-père presque inconnu, ce misanthrope exilé sur une île. Deux écorchés de la vie, contraints de s'apprivoiser.

  • La voiture de Vandier

    Bruno Baverel

    Le 1 er mai 1916 une explosion extrêmement violente de 220 tonnes de mélinite fit au total 177 victimes et plus de 500 blessés dans l'usine d'explosifs Vandier & Despret à La Rochelle en Charente-Inférieure. Tous les journaux de l'époque parlèrent de cette catastrophe qui fut le plus grand accident industriel en France pour l'effort de guerre pendant la Première Guerre Mondiale.
    Presqu'un siècle plus tard, par un jour brumeux de 2014, au fond d'une grange poussiéreuse des Deux-Sèvres, de nombreuses voitures anciennes furent retrouvées qu'un collectionneur excentrique avait entreposées là depuis de nombreuses années. Parmi elles, une Ford T qu'un certain Jacques Vandier avait acquise au salon de l'automobile de Paris en 1913.
    Aujourd'hui, dernier témoin du drame, cette vieille dame non dépourvue d'âme, nous conte ce qui se passa dans l'usine Vandier & Despret ce 1 er mai 1916 à La Rochelle...

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  • Découverte du patrimoine roman charentais à travers les photographies d'un artiste et l'historien d'art qui restitue chaque église au sein du mouvement roman du Moyen Age.

  • Marcher vers la Charente, cachée en contrebas. Se pencher sur les lignes de vie, entendre au loin le bruit du pont de Martrou. Toucher le canon, vibrer avec Loti, Louise Michel. Se tenir à côté de l'éleveur, de l'imprimeur, de l'ostréiculteur, se faire loutre, anguille ou libellule. Construire et lancer l'Hermione au bout de l'estuaire, rêver devant Boyard. Habitants de toujours, curieux de naissance, vous voici conviés à un voyage immobile où les photographies et les textes emportent autant le coeur que l'esprit.
    Pour Béatrice Moulin, le beau est partout. Elle a dirigé une production artistique pour un groupe média avant de s'installer en Charente-Maritime. Les photographies de ce livre ont été réalisées avec un Olympus OMD EM5.
    /> Fanny Toison a le goût de la recherche du mot juste et le sens du rythme propre à la langue anglaise. Un amour des mots qu'elle cultive depuis qu'adolescente elle noircissait de gros cahiers qui aujourd'hui remplissent une armoire. Elle a été 30 ans enseignante et se consacre aujourd'hui à l'écriture de poésie, nouvelles, quand elle n'arpente pas le monde avec son mari, amoureux des découvertes comme elle, car tout est richesse à ses yeux.

  • Dans l'arrière-boutique de la fabrique à sommités rochelaises, loin des spots, dormant dans les cartons de l'histoire, il y a tous ceux qui se sont fait un nom ailleurs. Nés en pays rochelais, ils l'ont quitté certains de gré d'autres de force et ont mis leur talent au service de causes ou de villes lointaines. L'une a été la première femme en ballon, une autre a écrit l'un des contes les plus célèbres au monde. L'un a créé la franc-maçonnerie moderne, un autre a été un héros du Saint-Empire Romain Germanique. L'un est aujourd'hui considéré comme le vrai fondateur de l'ophtalmologie, un autre a son nom inscrit sur l'Arc de Triomphe. L'une est la lointaine aïeule de la candidate malheureuse à la présidence des États-Unis, un autre agent secret et ami de Simon Bolivar, le héros de l'Amérique du Sud. L'un a commandé le premier sous-marin autonome du monde, un autre est devenu, post mortem, le héros d'un roman distingué du prix Interallié.
    Sans eux, le monde n'aurait pas connu La Belle et la Bête, Bill Clinton n'aurait pas rencontré Hillary qui n'aurait pas affronté Donald Trump, Simon Bolivar serait mort avant de devenir le héros de l'Amérique du Sud, Monsieur le Consul n'aurait jamais été écrit, la franc-maçonnerie ne serait pas ce qu'elle est, le féminisme et la Moravie non plus.
    Ces Rochelais ont marqué l'histoire de leur empreinte mais ont tourné le dos à leur terre natale... qui le leur a bien rendu par son silence à leur égard.

  • Février 2011 : Sous le parquet d'une salle des fêtes désaffectée, malmenée par Xynthia, on découvre un squelette décapité. Une jeune lieutenant de police, Lucie Boulart, solitaire, ombrageuse, au passé familial douloureux, est chargée de l'enquête. L'identité de la victime est vite trouvée, celle d'un avocat d'affaires allemand, disparu à l'issue d'un stage d'arts martiaux japonais vingt ans auparavant. Lucie enquêtera donc dans un milieu très particulier, celui des arts martiaux traditionnels, s'étonnant de l'engouement que les témoins et suspects éventuels, devenus professeurs, hommes d'affaires, journalistes, nourrissaient jadis pour le Japon féodal jusqu'à en adopter les codes. Dans cette confrontation de générations, Lucie découvre les liens entre un club de sabre japonais et la Sentinelle, une agence de sécurité trouble des années 1980. L'ombre immense de l'écrivain japonais Yukio Mishima, suicidé en 1970, plane sur cette affaire d'un bout à l'autre.

  • La ville de Saintes est le cadre où vit Mathilde, le cadre de ce roman, ou récit de vie, couvrant presque un siècle.
    La Grande Guerre fait éclater l'unité de la famille, en un temps de grande rigueur morale... et de relâchement.
    La Seconde Guerre mondiale, la guerre d'Indochine, apporteront encore leur lot de disparitions.
    Les ateliers du Chemin de fer comptent beaucoup à Saintes, et donc pour les hommes de la famille de Mathilde : entre sa vie dans le vieux quartier Saint-Vivien, et le monde du rail et des ateliers d'entretien, plusieurs générations de Saintais revivent dans ce roman, en partie basé sur une histoire vraie.

  • Les Charentes, c'est bien connu, produisent du beurre, du cognac, de bonnes pantoufles. Et de grands hommes politiques, de Jules Dufaure à François Mitterrand, en passant par Émile Combes et Félix Gaillard. Mais s'y épanouissent aussi quantités d'écrivains de qualité, qui y germent, y croissent et y prospèrent, ou que les vents apportent en graine et qui s'incrustent sous les caresses de sa lumière. Depuis des siècles, poètes, romanciers, historiens et conteurs illustrent ou chantent ces pays pourtant si divers. La Rochefoucauld, Vigny, Fromentin, Loti, Henry Fauconnier, Chardonne sont célèbres au-delà des pays de langue française. Mais beaucoup d'autres Charentais méritent qu'on les lise pour rêver ou méditer : Émile Gaboriau, François Porché, les frères Tharaud, Pierre-Henri Simon, Claude Roy, pour n'en citer que quelques-uns. Aujourd'hui encore, signés de Madeleine Chapsal, Pierre-Jean Remy ou Philippe Besson, les volumes sortent en rangs serrés des marches du Limousin, des doux pays viticoles ou des cités bordant le fleuve et l'océan. Les Charentes bien changées dans un monde transformé continuent d'inspirer les écrivains. Par quel mystère ces Charentes si diverses constituent-elles une source d'inspiration littéraire si féconde ? Impossible de répondre. C'est la vie qui est féconde, partout, plus ou moins. À moins que le ciel et la lumière n'engendrent les écrits comme ils font des raisins et des tournesols charentais. Quoi qu'il en soit, avec ou sans raison, la tradition littéraire charentaise semble se prolonger dans le monde de la frénésie informatique, des séries télévisées guerrières, des débats politiques inutiles. On continue d'écrire en Charente et sur les Charentes. J'ai cherché ce qui faisait pour moi le charme de cette tradition. Je n'ai pas trouvé. Mais, dans cette recherche, j'ai pris plaisir à me souvenir de mes expériences littéraires et charentaises, souvent mêlées. D'où ce livre.

  • Pierre-Henri Simon présentait ainsi Figures à Cordouan, son grand cycle romanesque. Le triptyque est enfin réuni en un seul volume... Dans une ville de la côte atlantique qui ressemble fort à La Rochelle puis en pleine Saintonge, des années 1930 aux années 1960, les destins croisés des personnages entraînent le lecteur en une obsédante quête du bonheur. Bonheur raté, bonheur héroïque, bonheur apaisé, les trois romans composés sous le signe allégorique du phare montrent un écrivain au sommet de son art.Il y a du feu, de l'impétuosité, de la révolte dans cette oeuvre. Et dans cette vie. Jean-Claude Guillebaud.

  • Ce livre révèle tout un monde, minuscule, qui s'étend à nos pieds et peuple notre environnement quotidien : la pelouse du jardin, les herbes folles de la prairie, les bords de la mare... On reste subjugué par un tel foisonnement de formes et de couleurs : gendarmes, libellules, guêpes, abeilles, papillons et coccinelles, mais aussi araignées, batraciens, oiseaux ou encore « cagouilles » en tous genres. Un très beau livre de photographies qui répond à toutes nos questions sur les merveilleux habitants de nos jardins.

  • Du haut des remparts d'Angoulême est une anthologie sur une région de France attachante et sa capitale.
    L'Histoire, l'art et la culture locale sont vus à travers le regard de leurs visiteurs et de leurs résidents. La situation d'Angoulême entre le nord et le sud en a fait un carrefour pour de nombreux voyageurs et pèlerins, ainsi que pour des envahisseurs... Des personnages remarquables font partie de son histoire qui commence avec le poète romain Ausone et se termine au festival de la bande dessinée : un voyage de dix-sept siècles.
    Entre les deux, on y trouve des récits sur Richard Coeur de Lion et son frère Jean sans Terre qui a enlevé Isabelle d'Angoulême âgée seulement de quatorze ans ; le roi François Ier et sa soeur Marguerite de Navarre qui a été à la tête du mouvement intellectuel de la Renaissance française ; Calvin qui s'est réfugié à Angoulême pour échapper à la persécution à Paris et qui commença à écrire ses Institutes dans la bibliothèque de son ami Canon du Tillet ; Molière et Balzac qui prirent Angoulême comme modèle pour faire la satire des moeurs provinciales ; et aussi Delacroix, Stendhal, Ezra Pound, Charles Morgan et même Fangio...
    Toutes ces histoires et beaucoup d'autres, ces anecdotes, chansons et poèmes sont rassemblés et présentés ici pour donner le premier livre en anglais sur la riche histoire de l'Angoumois et dont la présente édition en est la traduction en français.

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