Herissey

  • Quelle émotion fut pour l'immense majorité des Français le sacre de Napoléon ! Après des années terribles, la France retrouvait son équilibre, sa joie de vivre et son unité.
    Cet enthousiasme, Charmy nous le fait partager, qu'il représente l'Empereur ou les dignitaires civils, militaires ou religieux présents à Notre-Dame le 2 décembre 1804. Et, c'est toujours avec le même talent qu'il peint un grand nombre de costumes portés par Napoléon tout au long de sa vie, les généraux et l'État-major de la Grande Armée. Enfin, et c'est certainement l'une des originalités de ce cinquième tome de la série " Splendeur des Uniformes de Napoléon ", de très nombreuses planches sont consacrées à des sujets rarement traités tels que les drapeaux, les décorations et les armes, et...
    à leur maniement !

  • Parcours d'un Français Libre...
    Le 21 juin 1940, Alexis Le Gall arrive en Angleterre en compagnie de son frère Jacques. Il n'a pas encore 18 ans ! Ils connaissent à peine le nom de De Gaulle mais, quatre jours plus tôt, ayant entendu le maréchal Pétain à la radio, leur décision de continuer le combat a été prise. Ils s'engagent dans les Forces Françaises Libres.
    Après une année passée dans les camps d'entraînement anglais, Alexis Le Gall rejoint l'Afrique en 1941.
    Ayant poursuivi au Cameroun un entraînement toujours aussi dur, dans des conditions ô combien difficiles, son unité, le Bataillon de Marche n°5 remonte jusqu'en Syrie et rencontre enfin "la guerre" à El Alamein en juillet 1942.
    Puis il rejoint la 1ère DFL, mue par une seule obsession : effacer l'humiliation que la France a subie en 1940 !
    Leur parcours : Tobrouk, la Tripolitaine, la Tunisie, l'Italie, le débarquement de Provence à Cavalaire, la campagne de France jusqu'en Alsace en janvier 1945 où Alexis Le Gall est grièvement blessé.
    Il n'est que peu ou pas de témoignage relatant avec autant de précision, d'humanité et d'humilité ce qu'ont enduré ces "Clochards de la Gloire", unis par une indéfectible camaraderie !

  • Jeanne d'Arc, qui l'appelait " Ma Reyne ", lui doit d'avoir pu accomplir son destin.
    Fille du roi d'Aragon et Lorraine par sa mère, Yolande épouse Louis II d'Anjou en 1400. Devenue régente de fait du royaume de France et belle-mère du roi, elle va tenir un rôle de premier plan. Contre tous, au milieu des crimes et des trahisons, contre le roi lui-même et son entourage, jouant de tous les leviers, l'intrigue, l'ambition, l'argent, l'amour, elle cherche et obtient la paix. Si Charles VII fut " bien servi ", c'est par elle.
    Sans elle, il serait resté le " roi de Bourges ", la querelle des Armagnacs et des Bourguignons aurait été sans issue, la guerre de Cent Ans aurait perduré. Amie de Jacques Coeur et politique avisée, Yolande d'Aragon fut l'âme de l'unité de cette France moderne dont Louis XI, son petit-fils, sera l'héritier.

  • En 1030, des Normands, originaires du Cotentin vinrent en Italie du sud et y prirent le pouvoir.
    L'un d'eux, Roger de Hauteville, devint même roi de Sicile et Sultan de Palerme ! Son petit-fils, le grand Frédéric de Hohenstaufen, s'opposa aux papes qui appelèrent à sa place Charles d'Anjou, propre frère de Saint Louis. L'aventure angevine se poursuivit à Naples avec les reines Jeanne, puis René d'Anjou, le "bon roi René". Ils durent céder la Sicile à l'Aragon. Par la suite, plusieurs rois de France revendiqueront l'héritage, Charles VIII, Louis XII et François 1er, pour qui le rêve italien s'achèvera à Pavie.
    La présence française prendra définitivement fin avec Murat, nommé roi de Naples par Napoléon et fusillé pour trahison. En nous racontant l'enchaînement de ces événements, Arnaud des Roches de Chassay nous livre huit siècles d'une histoire passionnante où se mêlent inextricablement l'ambition et le talent, la "combinazione" et la politique, les grandeurs et les bassesses des papes et des princes. "Tous ceux qui aiment l 'Histoire ne peuvent qu'applaudir ce travail, et à l'orée du XXIe siècle, j 'ai plaisir à vous inviter à refaire ce voyage de près de mille ans , qui vous conduira des Normands aux Anjou puis au roi Murat", écrit dans sa préface Gonzague Saint Bris, lui-même passionné de cette Italie, si présente chez lui, au Clos Lucé, dernière demeure de Léonard de Vinci.

  • " Comment évoquer sans la plus troublante des émotions la destinée épique des frères Amyot d'Inville " écrit dans sa préface la Général de Boissieu, Grand Chancelier de l'Ordre de la Libération.
    C'est à Beauvais et en Bretagne que se passe leur jeunesse, dans une atmosphère de famille nombreuse et unie. Leurs destins se séparent à jamais en septembre 1939. Jacques, Saint-Cyrien. combat avec l'armée d'Afrique. Il est capitaine au 3e Etranger d'Infanterie, l'un des plus décorés de l'Armée Française, lorsqu'il est tué en Tunisie, le 29 avril 1943. Hubert, le second, rejoint Londres le 12 juin 1940.
    Il s'illustre comme pacha des Fusillers marins de la 1e DFL qu'il commande à Bir Hakeim et en Italie ou il trouve la mort devant Montefiascone en 1944. Il est Compagnon de la libération, et un aviso de la Marine Nationale a porté son nom. Le troisième, Gérald, est prêtre, vicaire à Sentis. Mais, il est aussi lieutenant des F.F.I. C'est en décembre 1943 qu'il est arrêté après avoir récupéré un parachutage d'armes.
    Il se sacrifie afin de sauver son réseau et d'éviter que 50 otages ne soient fusillés ! Il meurt d'épuisement au camp de Wieda en janvier 1945, ayant exercé son ministère jusqu'à la fin. Quant à Guy, le quatrième, jeune aspirant, il se bat courageusement avec son régiment, le 7e Cuirassiers, ce qui lui vaut une citation à l'ordre du Corps d'armée. Il est blessé dans son char et est fait prisonnier.
    Une armée d'Afrique, un gaulliste, un homme de dieu et de l'armée des ombres, et un officier de Cavalerie. Quatre destins hors du commun !


  • le docteur léon lecerf a été mobilisé dès le début de la grande guerre.
    il a été affecté à la 40e division du 6e corps d'armée de la iiie armée commandée par le général sarrail. c'est ainsi qu'il participe en tant que médecin militaire à la bataille de la marne, aux offensives de champagne de 1915, et à la bataille de verdun, avant de prendre la direction d'un hôpital militaire en bretagne. ses fonctions l'amènent à être à quelques encablures du front : là où passent les soldats qui montent ou viennent des premières lignes en oubliant quelques instants le danger, là où des civils continuent à mener une vie aussi normale que faire se peut, là où les blessés évacués reçoivent les premiers soins, et là aussi, où l'on peut rendre les derniers honneurs à ceux qui sont morts pour la patrie, en leur offrant une sépulture digne de leur sacrifice.
    après la médecine, le docteur léon lecerf consacre son temps à sa passion : la photo. c'est ainsi qu'il a pu nous laisser ce témoignage. nous avons voulu laisser parler l'image. l'émotion qui s'en dégage se passe de commentaires.

  • Major de Saint-Cyr à 20 ans, Fernand de Langle de Cary commence sa carrière avec la guerre de 1870. Il est grièvement blessé en janvier 1871, et fait ainsi partie de cette génération d'officiers dont le rêve est de reprendre l'Alsace et la Lorraine...

    En 1914, à la tête de la IVème Armée, il prend une part importante à la victoire de La Marne.

    Signe de la confiance qu'il a dans cette Armée, Joffre lui confie le rôle principal lors des deux offensives de Champagne de 1915. En décembre 1915, il commande le Groupe des Armées du Centre auquel est rattachée le 1er février 1916 la Région Fortifiée de Verdun, vingt jours avant le début de la bataille, cadeau quelque peu empoisonné !... Pour des raisons beaucoup plus politiques que militaires, il servira de fusible et se trouve donc écarté du front. Il aura passé plus de 50 ans au service de la France !

    Il meurt à Pont-Scorff en 1927, et ses cendres seront transférées en 1931 aux Invalides.

  • Promenades

    Jean de La Varende

    • Herissey
    • 8 Septembre 2011

    C'est de 1955 à 1959 que La Varende a fait paraître ces chroniques dans La Nation Française, hebdomadaire auquel collaborèrent Nimier, Volkoff, Blondin, Saint-Pierre et moult signatures prestigieuses.
    Elles n'avaient jamais été rassemblées en un livre. Les sujets les plus variés y sont abordés, selon les humeurs et les vagabondages de l'auteur : Rubens, Molière, Barbey d'Aurevilly, la Bretagne, le Pays d'Ouche - son pays - et bien d'autres encore. On y retrouve la langue admirable de celui dont Henri Bosco disait "Ce qui m'a frappé chez La Varende, c'est la puissance. Il y a quelque chose de mâle dans son oeuvre, qui en impose".

  • Le colonel Margot fut sans conteste l'un des plus grands écuyers du Cadre Noir de Saumur.
    Il en a été le "grand dieu" emblématique de 1946 à 1958. Au terme de cette longue période, il lui avait redonné la qualité et le prestige dont il jouissait avant la guerre. Homme de cheval certes, Georges Margot était aussi un soldat courageux et un artiste reconnu. Son oeuvre est digne du panthéon des peintres de chevaux.

  • Types militaires

    Draner

    Nom : Renard.
    Prénom : Jules. Pseudonyme: Draner. mais il ne s'agit pas de l'auteur de Poil de Carottes et d'un Journal ô combien passionnant, il s'agit d'un homonyme né en 1831 à Liège en Belgique, et qui signa ses oeuvres sous le pseudonyme de Draner. L'un avait un véritable talent de plume, l'autre un véritable talent de poil. Nul ne sait s'ils se sont connus, mais il est certain qu'ils avaient autant d'esprit, de causticité et de sens de l'observation l'un que l'autre.
    Agé d'une trentaine d'années, Draner s'installe à Paris où il collabore très vite avec les principaux journaux satiriques, si en vogue à cette époque, Le Charivari, Paris-Comique, Le Journal Amusant. Mais ses dessins paraissent aussi dans L'Illustration ou Le Monde Classique. C'est à Paris qu'il est mort en 1926, et ses oeuvres n'ont jamais été rééditées. Ses Types Militaires sont un chef-d'oeuvre de dessin et d'humour: Français, Britanniques, Allemands, Italiens, Russes et même Chinois y sont croqués avec un réalisme saisissant! Le voir revenir au Panthéon de la célébrité en publiant à nouveau cet ouvrage n'est donc que lui rendre justice.
    Ce livre ravira les amateurs d'uniformes, mais aussi ceux qui aiment rire, car nous avons là un des sommets dans l'art de la caricature!.

  • Mémoires de cheval

    Ligny (De)/Dele

    Une vingtaine d'histoire de chevaux ! certaines sont véridiques.
    Ainsi le cheval du futur maréchal leclerc, iris xvi, qui d'un coup de botte a tué un allemand. il a été fusillé !. ou, marengo, qui fut le compagnon de napoléon sur de nombreux champs de bataille. comme son maître, il est mort en exil. et dalakhani, le vainqueur, entre autres, des prix du jockey club et de l'arc de triomphe. d'autres s'inspirent de la mythologie, ainsi pégase, cheval ailé et licolle jument à la licorne.
    D'autres, enfin, relèvent de l'imagination des auteurs. elles retracent la vie quotidienne de ceux qui avaient à accomplir leur tache chaque jour et quel que soit le temps, montés par des cavaliers parfois imprévisibles, ou menés par des cochers au caractère fantasque. c'était le sort des chevaux de poste et d'omnibus, ou de certains chevaux de manège. de toutes façons, les chevaux portent toujours nos rêves !.

  • Bécasse

    Paul Reveilhac

    Gentilhomme chasseur et homme de lettres, Paul Réveilhac est l'auteur de plusieurs ouvrages fleurant bon l'art de vivre de la fin du XIXè siècle.

    Après avoir savouré ce delicieux livre, indéniablement l'un des plus savoureux sur le sujet, vous ne pourrez, si vous ne l'êtes déjà, qu'être amoureux de la bécasse. Et, les illustrations de Soulas sont, elles aussi, un régal...pour l'oeil !

  • " Né en 1921, en même temps que le livre, j'ai appris à lire dans " l'Equipage du Marquis de Chambray " et tout naturellement l'ouvrage est devenu le livre de chevet de mon enfance.
    Je lui dois sans doute la naissance d'une passion qui fait le bonheur de mon existence. Etude de moeurs, en même temps qu'ouvrage de vénerie, toujours pittoresque, très fréquemment demandé, mais rarement sur le marché, je me devais, je crois d'en assurer la réédition, et je suis reconnaissant à Charles Hérissey d'avoir accepté de l'entreprendre. " Pierre de Gasté

  • De 1900 à 1972, Saumur a vu passer des écuyers prestigieux ceux qui ont édicté les principes de l'équitation moderne.
    Mais la transmission de ce savoir était essentiellement orale. Il était donc important qu'un livre en fasse la synthèse et que soient couchés noir sur blanc les principes de base que tout cavalier de manège, d'obstacle ou de concours complet se doit de méditer !... " le particularisme de cet ouvrage, écrit le colonel Carde dans sa préface, tient dans l'assemblage patient, minutieux et fidèle de ces notions que l'on ne trouve transcrites nulle part ailleurs et qui ont fait l'équitation de Saumur ".

  • Fallait-il que Charmy aima et admira l'Empereur pour exécuter une oeuvre aussi considérable : en effet, plus de 1300 gouaches aquarellées sont aujourd'hui répertoriées ! Sa notoriété fut telle, que pour son film Napoléon, Abel Gance lui demanda d'être l'un de ses conseillers.
    " A la halte, à la charge ou au combat, on sent palpiter, vivre - ou mourir hélas - cavaliers et chevaux : il passe à travers ces feuillets un souffle d'épopée " souligne la Princesse Napoléon dans sa préface. Et c'est si vrai ! Voilà donc Charmy enfin sorti de l'oubli. Ce n'est que justice, tant il cumule la rigueur nécessaire à l'uniformologie et à l'histoire et le talent artistique.

  • René Valette fait partie de ces "petits-maîtres" du XIXè siècle - et le mot n'a rien de péjoratif - dont tout amoureux de la chasse et de la nature aimerait avoir une oeuvre. Qu'il s'agisse de chiens, de chevaux, dun poil ou de la plume, la main est sûre et le trait ferme. La qualité du dessin est indéniable. De chacune de ses planches émane une atmosphère empreinte d'un peu de nostalgie et de tendresse, une atmosphère de chasse...

  • La garde a écrit un grand nombre des plus belles pages de l'histoire du ter empire.
    C'est le 29 juillet 1804 que napoléon l'a créée. il voulait une armée d'élite, il l'eut. en 1809, la distinction est faite entre vieille et jeune garde. les premiers conservant leur rôle de troupe d'élite, les seconds formant essentiellement un corps de réserve. on la retrouve sur tous les champs de bataille. en russie, ils partirent 30 000, et il n'en revint que 500 ! sa dernière page de gloire fut bien évidemment à waterloo, sous les ordres de cambronne : " la garde meurt et ne se rend pas ".
    Elle rassemble des troupes à pied ou à cheval, mais aussi des marins. ils sont français, hollandais, italiens, lithuaniens, polonais ou mamelucks. après la cavalerie, mais avant la garde à cheval, ce volume consacré à la garde à pied, est le deuxième d'une série de cinq ouvrages qui nous permettent de découvrir charmy. cette oeuvre, splendeur des uniformes de napoléon, est une contribution, ô combien précieuse, au souvenir de la grande année.

  • Comment un obscur caporal d'origine autrichienne a-t-il pu se hisser en treize années à la tête de l'Allemagne ? Hitler n'est pas le produit d'un accident de l'histoire.
    Il a été aidé. Par les hasards de la conjoncture nationale et internationale, en proie à des turbulences politiques, idéologiques, économiques, financières et sociales. Par la complaisance d'un Staline qui après avoir assisté le réarmement clandestin de l'Allemagne et la formation de futurs cadres de la Wehrmacht, a poussé en avant celui qui devait être le " brise glace de la révolution en Europe. " Par la convergence des ambitions de Wall Street et de la City qui, au mépris du traité de Versailles et avec l'appui de certains hommes politiques, ont participé à la reconstitution du potentiel industriel et militaire du vaincu de 1918, ouvrant ainsi la voie à celui qui devait conduire le monde vers la guerre.
    Hasards, complaisances, convergences ou complicité ?.

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