Langue française

  • Le thème des terrains vagues a été inspiré par le travail graphique de Benoît Guillaume, qui s'installe à même les rues, à même les champs, à même les gens pour croquer leurs instants. Ses carnets d'illustrations sur le vif, qu'il auto-édite, parlent selon nous du frottement entre l'urbain et le végétal, le construit et le naturel, la culture et la nature. Nous avons proposé à Géraldine Hérédia de s'emparer de ces différentes thématiques pour écrire neuf poèmes de "Terrains vagues" dans la veine de ceux qu'elle a déjà écrits pour Le Port a jauni : "Poèmes en paysages" (illustrations de Clothilde Staes, 2015), "Poèmes du soir" (illustrations de Corinne Dentan, 2016), "Poèmes sur un fil" (illustrations de Clothilde Staes, 2017).
    /> Ces trois recueils ont été conçus selon un même principe : partir des images et de thématiques choisies ensemble pour écrire des poèmes, exercice dans lequel Géraldine Hérédia excelle ! Le corps en paysage ou le corps comme paysage était la thématique du premier ; le monde de la nuit, la peur, les bruits bizarres pour le second ; le cirque, l'errance, l'instant suspendu pour le troisième.
    Dans ce nouveau recueil, les "Terrains vagues" sont explorés comme lieux frontières : lieu de l'enfance où nous vivons nos premières expériences de transgression, d'amitiés, d'amours ; lieu où l'on se cache à l'abri des regards du monde ; lieu abandonné, où la nature s'installe sur les traces de la ville, mobilier urbain et bâti.

    Sur commande
  • Voyageur en images, Mohieddine Ellabbad était un collectionneur fou : son atelier d'artiste ressemblait à une caverne remplie de journaux et de magasines du monde entier, mais aussi de livres d'enfants, de contes traditionnels illustrés et d'histoires de personnages fantastiques. Ainsi, passionné tout à la fois par l'illustration et par les cultures dites "populaires" (on pourrait aussi dire, cultures ancrées dans leur territoire et nourries par les paysages et les formes qui les entourent), Mohieddine Ellabbad vivait entouré d'un merveilleux bestiaire imaginaire issu du monde entier ! Ce "Dictionnaire des monstres" témoigne des deux passions de son auteur : on y retourne bien sûr le sphinx, Anubis, et la "ghoula", l'ogresse qui hante les rêves de tout enfant arabe, mais aussi Damavykas, le coq de feu de Lituanie, le Kappa japonais ou le Catoplenas d'Ethiopie.
    Si vous ne les connaissez pas, vous allez les adorer ! Après les avoir dessinés avec malice, Mohieddine Ellabbad a commandé à un comparse journaliste, Chaouqi Abdelhakim, d'écrire leur portrait, à la fois précis, documenté, rempli d'humour et d'anecdotes sociologiques. Ce "Dictionnaire des monstres" est à la fois un magnifique livre d'artiste et une source de documentation. Publié à Beyrouth dans les années 80 (pas de date de parution indiquée) par l'Atelier arabe du livre pour enfants (maison d'édition éphémère créée par Mohieddine Ellabbad), le livre est passé inaperçu et le fils de Ellabbad, lui-même, ignorait son existence jusque récemment.
    Ce livre est traduit pour la première fois en français. Le port a jauni prolonge avec cet ouvrage son travail d'hommage à l'oeuvre d'Ellabbad, avec la belle traduction d'Yves Gonzalez-Quijano.

    Sur commande
  • Sur commande
  • « En oiseau curieux ou garçon trop grand, je suis entré dans ces paysages secrets aux couleurs voyageuses, en pensant que les roches et les brumes nous parlent et qu'il faut seulement savoir les écouter. » Ainsi commencent les Poèmes de roches et de brumes où matières brutes et volutes se frottent, se frolent et se mêlent dans les poèmes de Carl Norac et les illustrations d'Arno Célérier, entre masses de papiers découpés et brumes de dentelles ajourées.

    Sur commande
  • Mo Abbas est un poète itinérant dans les villes où il observe et croque en détails et en jeux de mots les incongruités urbaines. Son écriture est fortement inspirée des poètes de l'Oulipo, l'Ouvroir de littérature potentielle, et l'on entend dans ses mots l'écho de Pérec ou de Calvino. Ses poèmes sur le macadam sont comme des regards d'enfants attentifs aux détails et cherchant les mots pour mieux les exprimer. Mo Abbas liste et consigne les panneaux de signalisation, les noms de rues insolites, les devantures de cafés, les cris des gabians et les cris des mamans, les bruits, les voix, les sons, les têtes, les bêtes, tout... Et tout cela ressurgit dans son écriture urbaine. À partir de ces chroniques poétiques, Julien Martinière a mis en scène un ours dans les rues de la ville, un ours avec un chapeau, des lunettes, une moto, un ours comme un homme, mais légèrement décalé... Un ours dans la ville avec la vie qui tourne autour de lui, tout cela est-il bien urbain ?

    Sur commande
  • Sur commande
  • Pomponpompon

    ,

    Pomponpompon est un recueil de poésies-comptines pour les tout-petits. La consigne donnée à Raphaële Frier était le jeu ! Jeux de mots, jeux d'enfants, comptines d'aujourd'hui qui jouent avec celles d'autrefois. Pour autant, la poète ne s'est pas cantonnée à compter sur les doigts ou énumérer les cris d'animaux. Au contraire, elle fait surgir de son imaginaire un monde à la fois magique et ludique, surprenant et émouvant, elle nous entraîne dans le monde inédit des mariés du fourbi, elle arrose son petit frère, devient méchantante et s'enmourêve, joue à la marelle jusqu'au ciel, compte les pompons et ron et ron petit fripon de pompon. Un autre monde existe. Une fois écrits, les poèmes ont rencontré une série de pompons dessinés par Catherine Chardonnay : pompons chat, pompons en chapeau, pompons oiseau ou pompons peur. Les dessins à la mine de plomb et crayons de couleur sont comme des masques qui peuplent notre imaginaire d'enfants, des masques avec des pompons !

  • Ce poème est issu et traduit de la production poétique contemporaine syrienne. Le Port a Jauni poursuit ainsi son exploration du champ poétique arabe, de la poésie du désert qui date d'avant l'islam (Mu'allaqa, un poème suspendu, mars 2019) à la poésie moderne dialectale (avec la série des Roubaiyat, 5 recueils publiés depuis 2015) et jusqu'à la poésie contemporaine syrienne, très belle et très triste en même temps (Tireurs sportifs, 2018). L'Arbre dont j'ignore le nom est une méditation du poète sur l'exil et l'oubli. L'exil et l'incapacité à dire dans une autre langue, les « mots sont pauvres, ils montent et descendent comme le hoquet d'un nourrisson dans le brouillard d'une autre langue ». L'exil et le souvenir d'histoires familiales qui permettent d'évoquer ce que l'on fut, là d'où l'on vient. L'exil et la violence subie, « l'épouvante devant la vengeance des serpents blessés ». L'exil et son attente, l'exil est son silence, au point que la peur est devenue tristesse.

    Sur commande
  • Les Roubaiyat sont des quatrains. Philosophiques, humoristiques, ludiques, ils s'achèvent toujours par une exclamation déconcertée « agabî ! » (que l'on a traduite par « bizarre, bizarre ! »). Les poèmes sont écrits en dialecte égyptien et jouent avec la truculence de cette langue. Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l'innocence, l'absurdité du monde, son origine, sa cruauté... Si les thèmes sont universels et peuvent interpeller tout un chacun, la formulation et les images sont typiques de l'humour égyptien, teinté d'un constant "maalich" (un concept fait de fatalisme et de nonchalance). Ainsi les Roubayiat sont tout à la fois une méditation existentialiste et une invitation au voyage qui peut emporter les petits et les grands. Après Roubaiyat - Quatrains égyptiens (2015), Plumes et poils de Roubaiyat (2016) dédié aux animaux, et Par la fenêtre des Roubaiyat consacré à la ville, ce quatrième et dernier recueil (quatre vers pour un poème quatre recueil pour cette série !) plonge dans le thème du printemps, entre joie, émerveillement du renouveau et questionnements sur la condition éphémère des êtres vivants.

    Sur commande
  • Les herbes folles est une promenade comme la vivent les enfants, en portant attention aux détails d'un épi de blé, à une flaque d'eau, au chant d'un oiseau, au déplacement d'un colimaçon, par les chemins. La poésie d'Angélique Villeneuve suit les sensations du corps, une paille entre les dents. La marche, le sol, le ciel, elle sautille et elle roule, alors le chemin deviendrait rivière, elle explore les éléments.
    La poésie est épurée et enfantine, elle a été écrite à partir d'un cahier de dessin d'Eugénie Rambaud, qui a tracé un fil continu, de page en page. Un fil dessiné, cousu, collé, pour accompagner peu à peu le lecteur parmi Les herbes folles.

    Sur commande
  • Tireurs sportifs est un long poème écrit par Golan Haji dans les premières années de la révolte syrienne, après 2011. Les vers s'égrènent, chapelet d'observations minutieuses du quotidien, de scènes, d'images, d'instants vécus qui nous plongent dans un monde en lutte, dans un monde en guerre. L'écriture n'est jamais sinistre, jamais obscène, elle donne seulement à voir, et à entendre par le truchement d'une magnifique langue poétique. Ici, il n'est pas question de dénonciation, d'engagement ou de voyeurisme, mais d'un constat réhumanisé par la poésie. Ce long poème peut être lu dès les dernières années de l'enfance et dès l'adolescence, il permettra de ressentir ce qui nous est souvent inaccessible, sans morale ni injonction. Les illustrations de Thomas Azuelos ont été réalisées indépendamment du poème, lors d'un voyage en Israël et en Palestine, là où les frontières se frottent et les barbelés enferment. Réalisés en deux temps distincts et en deux lieux différents, poème et illustrations semblent issus d'une même argile.

    Sur commande
  • Ce poème est une réécriture de la Mu'allaqa d'Imru al-Qays, texte phare de la littérature arabe du désert (un siècle avant l'islam). L'objectif est de l'adapter pour le rendre accessible aux jeunes lecteurs contemporains. La matière principale de ce travail est donc l'original arabe dans ses différentes versions et les deux traductions de référence de Jacques Berque et de Pierre Larcher. Le texte final puise assez librement dans l'original arabe et ses traductions, respectant la progression et les thèmes du poème. Par moments, il reprend strictement la beauté visuelle de certaines images, par d'autres, il adapte d'autres images de façon à les rendre sensibles aujourd'hui. L'original arabe est une mine d'images poétiques que les traductions françaises ne sauraient épuiser et qui représentent pour nous une source d'inspiration. De tous les thèmes présents dans l'ode, nous privilégions la cosmogonie développée par le poète et les correspondances entre tous les éléments, qui constituent son univers : la nuit vue comme une étoffe, l'étoffe des vêtements effaçant les traces dans le sable comme l'aube efface les étoiles dans le ciel, l'humain partageant des caractéristiques animales et végétales, les animaux partageant des caractéristiques humaines... La vie nomade englobe nature et créatures, d'un seul tenant.

    Sur commande
  • «Toutes les chaises sur lesquelles je me suis assises, toutes les chaises qui ont compté... les chaises de ma vie». À partir de cette proposition, Raphaële Frier a écrit et Clothilde Staës a gravé, puis nous avons assemblé leurs deux mondes en un recueil de poèmes. Raphaële Frier égrène : sa première chaise haute comme le toit du monde, la chaise d'attente, les chaises longues qui occultent les courtes, car «il y a beaucoup plus de chaises courtes que de chaises longues, on ne dit jamais «chaise courte», on parle volontiers de courte échelle, de courte paille, de jupe courte, de courte-queue et même de court bouillon, mais la chaise courte, on l'oublie !», la chaise de cuisine qui côtoie la farine et les odeurs de graille, la chaise cassée, ou la pliante, des chaises tristes comme celle de l'absent à laquelle elle écrit «Tu es le squelette, l'empreinte de celui qui ne viendra pas, ce soir, Tu es un gouffre hébergeant le néant qui pèse et courbe sa paille, Tu es la trace qu'il a laissée ici» ou des chaises loufoques comme les chaises volantes. Clothilde Staës a gravé neuf fois le même motif et, à l'intérieur, a peint des mondes différents, comme si la même chaise pouvait avoir plusieurs vies. Et votre chaise à vous, quelle serait-elle ?

  • Durant son enfance au Caire, Mohieddine Ellabbad fouine et glane dans la bibliothèque paternelle, chez le marchand de journaux, au souk des soldeurs, les « petites choses » graphiques qui nourrirent sa vie durant, une culture visuelle sans frontière, et sans pareille.
    Petite histoire de la calligraphie arabe est le dernier ouvrage de Mohieddine Ellabbad, publié de manière posthume. On y découvre l'histoire des lettres arabes, de l'écriture arabe, des styles de calligraphies, des vies de calligraphes, du rapport à l'écrit dans le monde arabo-musulman en partant de l'époque de la poésie du désert jusqu'à l'époque contemporaine, et en passant par le temps des Abbassides, des Ayyubides, des Ottomans, etc. D'une érudition vertigineuse, ce recueil destiné aux jeunes lecteurs est rempli d'anecdotes et d'humour. On devine au fil des pages le collectionneur passionné et génial que fut Mohieddine Ellabbad. Le port a jauni a publié en 2018 un premier volume de cette oeuvre majeure, Le carnet du dessinateur, et poursuit un travail de valorisation de l'image arabe et de son histoire avec ce nouveau recueil.

    Sur commande
  • Les danseurs

    Walid Taher

    Les Danseurs est une déclinaison graphique dédiée au mouvement, au rythme, au croisement des lignes, des masses et des couleurs. Walid Taher a tenté de donner une forme visuelle au mouvement, dans la filiation du travail des calligraphes arabes. La narration, quant à elle, cherche une réponse à la question "Qu'est-ce que la danse ? Qui danse ? Pourquoi est-ce que l'on danse". Je danse parce que je voyage...
    Je danse même si je suis pieds et points liés... Je danse comme j'aime respirer, écrit l'auteur et illustrateur, poursuivant ainsi sa réflexion artistique et ludique autour de ce qui anime notre existence.

    Sur commande
  • Les Roubayiat de Sayed Hegab sont des quatrains à l'image de ceux d'Omar Khayyam : philosophiques, humoristiques, ludiques. Les poèmes sont écrits en dialecte égyptien et jouent avec toute la truculence de cette langue populaire.
    Les Roubaiyat de la mer font suite à une série de Roubaiyat de Salah Jahine publiée par Le port a jauni (quatre volumes entre 2015 et 2018).
    Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l'innocence, l'absurdité du monde, sa fatalité, son origine, sa raison d'être et de tourner, la cruauté... Si les thèmes sont universels et nous paraissent tout à fait pouvoir interpeller l'Orient et l'Occident, la formulation et les images de la poésie est typique de l'humour égyptien, teinté d'un constant maalich (un concept fait de fatalisme et de nonchalance). Ainsi les Roubayiât sont tout à la fois une méditation existentialiste et une invitation au voyage dans l'Egypte populaire.
    Les Roubayiat n'ont jamais été traduites en français.
    Nous poursuivons notre adaptation et traduction de cette oeuvre majeure du patrimoine populaire arabe. Elle respecte la forme poétique du quatrain et dans la mesure du possible le principe de la rime. Il s'agit aussi de traduire les allitérations et jeux de mots de l'auteur... quand une équivalence en français peut exister..

    Sur commande
  • Les Poèmes pour affronter le beau temps & profiter du mauvais sont des considérations humoristiques sur le temps qui passe et la scansion des saisons. La forme répond au fonds du texte : ainsi, le mot tunnel devient graphique grâce à ses deux -nn- agrandis. Le mauvais temps, quant à lui, s'écrit en gouttes de pluies. Les illustrations sont des gravures rehaussées à l'encre. Ces poèmes peuvent être lus par tous les temps, en toutes saisons et à partir de 7 ans.

    Sur commande
  • Le train

    Salah Elmour

    Cet album est l'histoire d'un voyage, un train, une nuit, un rêve. Qui sait quand il commence, qui sait quand il finit ? Le voyage est annoncé par maman Bakhita, un grand voyage pour Mansour qui n'a jamais rencontré sa grand-mère Jidda de la ville de Halfa, au Soudan. Le voyage commencera demain, il faut aller se coucher. Le voyage débute, merveilleux, peuplé d'oiseaux étranges et d'être magnifiques.
    Au petit matin, maman Bakhita éveille son garçon car il faut partir à la gare ! De beaux rêves (d'autres rêves !) l'attendent par la fenêtre du train. Les scènes du rêve de Mansour sont profondément inspirées par la vie quotidienne des bords du Nil, lorsqu'on le remonte vers le Soudan. L'illustration de Salah Elmour est marquée par ses sources d'inspiration : la photographie et la peinture murale du Soudan, l'art d'Afrique de l'Est plus généralement.

    Sur commande
  • Il est au bord de l'eau, les mouettes rient dans le ciel, il a une pelle et un seau l'enfant ne parle pas, le ciel ne dit rien, les nuages passent, il ne sait pas les compter.
    Sur une plage, l'enfant déplace son regard, s'arrête aux algues, aux flots et aux animaux qui l'entourent, observe un gros monsieur qui ronfle, se bat avec d'autres enfants qui marchent sur son sable, puis joue avec eux à bâtir des châteaux... L'enfant bleu est une ode à l'enfance, à la temporalité suspendue, au regard sur le monde, à dire le réel, dans ses moindres détails.
    À partir du poème de Vincent Calvet, nous avons proposé à Zeynep Perinçek de peindre, sur un grand format, autour des sensations, des sons et des couleurs qu'elle relie à l'enfance et au bord de mer.
    Puis, dans sa grande peinture de deux mètres sur deux, nous avons découpé des morceaux, comme autant de détails qui retiennent notre attention d'enfant.

    Sur commande
  • Sauvage est l'histoire d'un tigre lassé de sa vie publique glorieuse, de sa vie « réussie », un tigre qui aspire à la tranquillité du chat. L'album est construit comme un dialogue entre les deux bêtes : le chat énumère les avantages de la puissance, de la réussite sociale et de la célébrité du tigre; le tigre fait l'éloge de la sagesse du chat nourrie de calme, de solitude. L'histoire n'est en aucun cas moraliste, elle ressemble aux contes anciens de Kalila et Dimna, miroir aux princes écrit dans l'Irak du 10ème siècle ayant inspiré les fables de La Fontaine. En arabe, le mot sauvage se dit « wahch », il est composé sur la même racine que le mot « wahachtini » qui signifie « tu me manques ». L'album de Salah Elmour est une réflexion sur notre part sauvage, le frottement entre nature et culture, la perte de l'instinct.

    Sur commande
  • Dans la continuité de recueils parus au Port a jauni (Poèmes en paysages, 2015 ; Poèmes du soir, 2016), Poèmes sur un fil a pour point de départ des gravures.
    L'illustratrice Clothilde Staës a été circacienne avant de choisir le monde des images et ce bout de vie s'entend dans les thématiques qu'elle explore en dessin. L'idée de ce recueil repose sur une série de gravures qu'elle a peintes dans les années passées.
    Puis Clothilde Staës et Géraldine Hérédia sont allées de cirque en cirque pour s'inspirer, durant une année. L'une a dessinée une nouvelle série de gravures et l'autre a écrit des poèmes sur les thèmes de l'équilibre, la magie, la surprise, mais aussi la déambulation, les migrations et l'errance. Poèmes sur un fil est un recueil entièrement dédié au monde du cirque et à la bohème.

  • Ce recueil de poèmes est le fruit d'une résidence artistique à Dar Ben Jelloun dans la vieille ville de Tétouan, dans le cadre d'un partenariat entre Le port a jauni et l'Institut français de Tétouan. Ramona Badescu et Benoît Guillaume sont partis en résidence ensemble durant trois semaines au mois de mai 2018, l'une pour écrire, l'autre pour dessiner.
    Jour après jour, ils se sont installés au même endroit, l'un dessinait, l'autre écrivait. Jour après jour, au gré du hasard, ils ont relaté le monde qui les entourait, chacun de leur point de vue, les mêmes lieux, les mêmes gens, les mêmes scènes : un concert de musique, la terrasse d'un café, l'orage menace, un cortège funéraire passe, un chat dort, près du four à pain... Les poèmes répondent aux dessins qui parlent aux poèmes, par hasard.

    Sur commande
  • Le pou du ciel est un court roman adressé aux enfants au sortir de l'enfance, dont la narratrice prénommée Nour est une enfant du même âge qu'eux. La narration est portée par sa voix intérieure. Le lecteur est au coeur de l'être, en Nour qui a le sentiment « d'être un pou » que seul son grand-père aime et emporte en voyage dans le ciel.
    Au fil des pages, ce qui relève au début d'un sentiment de douleur diffuse prend sens. Nour accepte le départ et l'histoire nous révèle que le grand-père est mort. Le texte est écrit dans un style très oral, celui de l'enfant qui parle à lui-même, et par le truchement de l'écriture, Nour parle aux autres, ses lecteurs.

    Sur commande
empty