Livres en VO

  • Les Roubaiyât de Salah Jahine sont des quatrains à l'image de ceux d'Omar Khayyam : philosophiques, humoristiques, ludiques, ils s'achèvent toujours par une exclamation déconcertée : 'agabî ! (que l'on pourrait traduire par « bizarre, bizarre !», ou encore « étonnant, non ? »). Les poèmes sont écrits en dialecte égyptien et jouent avec toute la truculence de cette langue populaire. Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l'innocence, l'absurdité du monde, sa fatalité, son origine, sa raison d'être et de tourner, la cruauté... Si les thèmes sont universels et nous paraissent tout à fait pouvoir interpeller l'Orient et l'Occident, la formulation et les images de la poésie est typique de l'humour égyptien, teinté d'un constant « maalich » (un concept fait de fatalisme et de nonchalance).
    Ainsi les Roubaiyât sont tout à la fois une méditation existentialiste et une invitation au voyage dans l'Egypte populaire. Le recueil proposé ici est une sélection de neuf poèmes parmi les deux cent vingt que contient l'oeuvre de Salah Jahine.

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  • Le chant du berger est un poème bilingue en français et en arabe, profondément inspiré et imprégné des codes et des images de la poésie arabe du désert. Il décrit la journée d'un berger au cours de laquelle rien ne se passe, aucun événement, seul le temps continu d'une journée qui s'égraine et d'un enfant berger dont le corps se confond avec les éléments.
    Les illustrations préexistent au texte. Le poème a été inspiré par les dessins, puis traduit en arabe. Le livre se lit à double sens, le début de l'un est la fin de l'autre. La traduction en arabe veille à conserver les images initialement présentes dans le texte, tout en recherchant une musicalité et un respect des codes de la métrique arabe. Les illustrations sont inspirées des paysages de la région volcanique du Sud de la Syrie, aux paysages arides mêlant les roches noires et chaotiques, les oliviers et la terre rouge brique d'argile.

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  • Les Roubaiyât de Salah Jahine sont des quatrains à l'image de ceux d'Omar Khayyam : philosophiques, humoristiques, ludiques, ils s'achèvent toujours par une exclamation déconcertée : 'agabî ! (que l'on pourrait traduire par « bizarre, bizarre !», ou encore « étonnant, non ? »). Les poèmes sont écrits en dialecte égyptien et jouent avec toute la truculence de cette langue populaire. Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l'innocence, l'absurdité du monde, sa fatalité, son origine, sa raison d'être et de tourner, la cruauté... L'oeuvre de Salah Jahine est prolifique puisqu'il a écrit plus de 240 roubaiyat qui peuvent être classées par thèmes : chaque année, Le port a jauni publiera un recueil de dix quatrains environ (entre neuf et quinze par recueil), classés par thèmes. Après un premier recueil générique publié en septembre 2015, "Plumes et poils de Roubaiyat" paraîtront en mars 2016, un recueil consacré aux bêtes et aux métaphores animales. Walid Taher illustrera cette série de recueils de poèmes avec pour consignes de s'essayer à diverses techniques graphiques, exercice qui lui est très familier et jeu qu'il aime jouer comme il l'a fait dans son album Sept vies (qui donne à voir autant de déclinaisons graphiques qu'il y a d'état d'âmes d'un chat).

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  • Poèmes en paysages est un recueil de poèmes pour enfants écrits à partir de gravures et de gravures écrites à partir de poèmes. La commande passée à l'illustratrice et à la poète a pour coeur « le chant du monde », la sensation des corps dans la nature, la représentation du corps comme d'un élément naturel, la mise en mots de sensations corporelles... À l'origine se trouvent des gravures, puis les mots, puis de nouvelles gravures, comme il advint peut-être pour l'humanité.

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  • Les Poèmes du soir sont une ritournelle dédiée à ce qui nous fait peur, ce que l'on ne connaît pas, le minuscule qui grouille sous la terre ou qui farfouille dans le noir quand la nuit est venue, les inquiétudes qui se glissent en nous... Ce sont des poèmes autour du thème du crépuscule et du mystère, de la nuit à la fois effrayante et attirante, avec pour consigne la comptine, le jeu de mots, les allitérations en -oir et en -uit.

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  • Tout comme dans Poèmes en paysages (Le port a jauni, 2015), c'est une nouvelle fois à partir de gravures que l'idée du livre a germé. La série Les arbres réalisée par Zeynep Perinçek (Alifbata, Couleurs) visite l'âme des arbres en toutes saisons grâce à des monotypes épurés. Nous avons confié ces arbres de toutes formes et de toutes couleurs à Raphaële Frier, auteure d'albums (Pedro à 100 à l'heure, L'ogre et Marguerite) et de romans pour adolescents, qui en a conçu comme une chanson de tous ces arbres qui comptent et ont compté dans notre vie : J'ai eu affaire à beaucoup d'autres pour fabriquer ma guitare et mes sabots, garder mon vin, le faire vieillir, construire mon bateau, ma cabane dans les bois, un pont vers les autres, la maison des oiseaux, et le cercueil de l'aïeul... Ainsi page après page, les arbres égrènent souvenirs et émotions. Le livre peut se lire du début à la fin ou de la fin au début, du premier au dernier et inversement pour des sentiers différenciés. Ainsi, le poème peut-il se lire aussi dans les deux langues comme un palindrome linguistique.

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