Jeunesse

  • Andersen Contes Hans Christian Andersen (1805-1875) est passé à la postérité comme l'un des grands classiques de la littérature pour la jeunesse. Pourtant, si ßatteuse qu'elle soit, cette image est nettement réductrice. La présente anthologie se propose de la compléter, voire de la corriger. On y trouvera bien sûr les contes les plus célèbres - La Petite Sirène, Le Vilain Petit Canard, La Princesse sur le pois, par exemple - qui, depuis plus d'un siècle et demi, enchantent les enfants du monde entier par leur ironie légère et par leur sens du merveilleux. Mais on y trouvera également des récits plus intimes où, sous le voile de la fiction, Andersen révèle sa conception de l'existence (Une histoire des dunes, Le vent raconte l'histoire de Valdemar Daae et de ses filles), développe ses réßexions personnelles sur la « question sociale » (Chaque chose à sa place, Le Jardinier et ses maîtres) ou dit son admiration pour le Progrès (Le Grand Serpent de mer, La Goutte d'eau). Quelle que soit la gravité du sujet, on y retrouve la même vivacité et le même humour. La présente traduction s'efforce de restituer la simplicité enjouée comme le naturel d'un style aussi proche que possible de la langue parlée.

    Traduction nouvelle, préface et notes de Marc Auchet, professeur à la Sorbonne.

  • Un soir d'octobre 1892, au château du glandier, peu après minuit, tandis que le professeur stangerson travaille dans son laboratoire en compagnie de son serviteur, il entend, dans la chambre attenante, les appels au secours de sa fille.
    Tous les deux se précipitent, mais la porte est fermée de l'intérieur, comme les volets de l'unique fenêtre. lorsqu'ils découvrent finalement la jeune fille qui râle sur le plancher, il ne reste de l'assassin que la marque, sur les murs, d'une main ensanglantée - et le revolver du serviteur : meurtre incompréhensible, dont le reporter joseph rouletabille va pourtant percer le mystère. de ce roman paru en feuilleton en 1907, hercule poirot, en connaisseur, dira que c'est " un véritable chef-d'oeuvre ", et peut-être d'abord parce que la fascination pour l'horreur rejoint ici un sens aigu du drame aussi bien que du fantastique.
    Mais ce qui pour nous, aujourd'hui, fait également la singularité du livre, c'est sa manière de mêler au roman policier les ressources du feuilleton et le charme du roman d'aventures. dans cette enquête sur " un crime surnaturel ", c'est bien en tout cas le mystère qui domine.

  • Tout le monde a gardé en mémoire la bande de garçons courant nus dans la forêt :
    Tigibus et son béret, son frère Grangibus, Lebrac, la Crique, Tintin, Gambette et Tétard qui déclarent la guerre entre les Longeverne et les Velrans. Les embuscades posées à Zéphirin le garde-chasse, les lancers de cailloux à la fronde, les boutons de culotte coupés net au couteau... Avec l'entrée des oeuvres de Louis Pergaud dans le domaine public et l'arrivée sur les écrans de deux adaptations dont on parlera beaucoup, c'est l'occasion de découvrir que La Guerre des boutons est aussi un ouvrage savoureux, l'évocation d'un monde aujourd'hui disparu où les enfants vivent à l'écart des adultes, à construire des cabanes en forêt : toute la magie et la nostalgie d'une enfance à la campagne.

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  • Tandis qu'elle s'ennuie sur la berge d'un fleuve, Alice voit tout à coup passer un lapin blanc, ce qui n'a rien d'exceptionnel, mais, chose plus surprenante, elle le voit également tirer une montre de la poche de son gilet. Intriguée, la voilà qui se lance à sa poursuite. Le lapin disparaît dans un grand terrier : elle décide d'y descendre à son tour. C'est à la demande d'une vraie petite fille, justement prénommée Alice, que Charles Dodgson, professeur de mathématiques à Oxford, couche sur le papier l'histoire qu'il lui a racontée, en promenade, un jour de l'été 1862. Trois ans plus tard, sous le pseudonyme de Lewis Carroll, il la fait paraître et, encouragé par l'accueil de la presse, lui donne pour suite La Traversée du Miroir dont le succès, en 1871, est encore plus considérable. C'est que l'auteur sait prendre l'enfant au sérieux, et du coup toucher les adultes, comme il sait se dégager assez de l'Angleterre victorienne pour ouvrir à son livre l'avenir d'une oeuvre classique.

  • Tandis qu'elle s'ennuie sur la berge d'un fleuve, Alice voit tout à coup passer un lapin blanc, ce qui n'a rien d'exceptionnel, mais, chose plus surprenante, elle le voit également tirer une montre de la poche de son gilet. Intriguée, la voilà qui se lance à sa poursuite. Le lapin disparaît dans un grand terrier : elle décide d'y descendre à son tour.
    C'est à la demande d'une vraie petite fille, justement prénommée Alice, que Charles Dodgson, professeur de mathématiques à Oxford, couche sur le papier l'histoire qu'il lui a racontée, en promenade, un jour de l'été 1862. Trois ans plus tard, sous le pseudonyme de Lewis Carroll, il la fait paraître et, encouragé par l'accueil de la presse, lui donne pour suite la traversée du miroir dont le succès, en 1871, est encore plus considérable. C'est que l'auteur sait prendre l'enfant au sérieux, et du coup toucher les adultes, comme il sait se dégager assez de l'Angleterre victorienne pour ouvrir à son livre l'avenir d'une oeuvre classique.

  • Collodi Les Aventures de Pinocchio Depuis leur publication en 1883, Les Aventures de Pinocchio ont poursuivi une carrière triomphale. Traduites dans toutes les langues de l'Europe mais aussi en swahili, en assamais, en papiamento, leurs tirages rivalisent sans doute avec ceux de la Bible ou du Coran.
    A l'heure de la globalisation, le qualificatif d'universel leur convient comme un gant.
    Comme Peter Pan, son frère cadet, Pinocchio possède une double nature qui lui permet d'évoluer aux confins de la fable et de la réalité - mais, à la différence du lutin de Kensington, il ne cherche pas refuge au pays des rêves. Il affronte avec une infinie curiosité tous les dangers du vaste monde, qu'ils revêtent l'aspect de deux aigrefins patibulaires, d'un insatiable serpent, voire d'un piège à loups. Il possède tous les traits d'une nature exubérante et débridée avec l'impertinence et l'anarchisme foncier de l'enfance.
    Ce chef-d'oeuvre de la « littérature pour la jeunesse » est aussi héritier d'une prestigieuse tradition qui n'est guère éloignée d'Orwell ou de Kafka.
    La brillante adaptation cinématographique de Roberto Benigni vient opportunément nous le rappeler.

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  • à paris, le narrateur lit la gazette des tribunaux en compagnie de son ami charles auguste dupin : on y rend compte d'un double assassinat fort mystérieux et dupin, assuré que la police travaille sans méthode, décide de mener lui-même l'enquête. et il résout l'énigme de manière si brillante que le préfet de police ne manque pas de le consulter lorsqu'un document des plus importants - une lettre - est dérobé dans les appartements royaux.
    Analyste de premier ordre, mais lui-même personnage mystérieux, dupin est au coeur de ces deux nouvelles publiées aux états-unis en 1841 et en 1845 - et avec lui se trouve inventé le personnage moderne du détective. mais ce que edgar poe invente aussi sans le savoir, c'est le genre du roman policier.

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