Littérature générale

  • La mégapole - Paris et Londres pour l'essentiel - focalise toutes les fascinations et les révulsions du XIXe siècle. Elle suscite en réaction l'exaltation mélancolique de villes englouties dans leur passé, telles Bruges ou Venise, à l'heure où le symbole paraît pouvoir incarner le secret de l'écriture et apporter une réponse idéaliste au naturalisme, expression de toute la démesure des grandes métropoles. Des Villes tentaculaires de Verhaeren à La Ville de Claudel, de Bruges-la-Morte de Rodenbach aux villes de D'Annunzio, c'est tout ce monde contrasté et tensionnel qui surgit des contributions rassemblées dans ce volume. Un ouvrage qui s'intéresse aussi bien à des auteurs moins célèbres tels Rachilde ou Rosny, Fogazzaro, Poictevin ou Goffin, qu'à des villes moins immédiatement liées à la mémoire symboliste, Anvers, Gand, ou à la ville coloniale par exemple. Mais aussi et surtout Rome, dont la présence constitue un singulier contrepoint à Venise ou à Bruges. Ce volume va de Hugo à Fargue. Comme le veut la tradition d'Italiques, il brasse Belgique, France et Italie - avec un crochet par l'Allemagne, Bayreuth oblige.

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  • L'invasion allemande d'août 1914 suscite en Belgique un véritable sentiment patriotique qui se manifeste par la résistance imprévue de l'armée belge. À Noël 1914, les troupes impériales sont enlisées dans les plaines de la rive droite de l'Yser. Le viol de la neutralité belge comme les violences de la soldatesque déchaînent un sentiment antiallemand qui anéantit du jour au lendemain l'admiration vouée jadis par les Belges à l'Allemagne. Ce rejet concerne dès lors tout ce qui touche à la culture germanique. Or, l'adoption du suffrage universel pour les hommes au sortir du conflit met progressivement fin à la « Belgique française ». Ce deuxième tome de la série Histoire, Forme et Sens en Littérature : La Belgique francophone aborde l'impact de ces événements sur les grands auteurs de la génération léopoldienne. Ensuite, il s'attache, à travers la nouvelle génération d'écrivains, à l'affirmation du fantastique réel chez un Hellens ou un Thiry, ainsi qu'aux novations langagières et formelles des Michaux, Nougé, Plisnier ou Crommelynck. Il dialectise ces esthétiques souvent remarquables avec l'hypostase de plus en plus exacerbée de la langue française et de la France, portée à son acmé par le Manifeste du lundi. Il rend également compte de la mise en place d'une historiographie littéraire bien plus complexe que les simplifications du Manifeste. Portée par les fourgons de la défaite de mai 1940, la reviviscence du mythique chez Maeterlinck, Ghelderode, Hergé ou Nothomb surgit comme une réponse très belge à la faillite du réel. Les contrepoints de Victor Serge à l'égard des deux conflits mondiaux le confirment à leur manière. Les deux premiers volumes de la série Histoire, Forme et Sens en Littérature : La Belgique francophone ont été récompensés en 2017 du prix Lucien Malpertuis. Le présent ouvrage, deuxième volet, s'est quant à lui vu décerner en 2018 le prix annuel de l'Académie des littératures 1900-1950.

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  • Espace notoirement pluriel et à forte dynamique tensionnelle du fait du centrage éditorial et symbolique parisien, les Francophonies se déploient de façon plus autonome à partir des indépendances africaines et du célèbre « Vive le Québec libre ! » du général de Gaulle. Au point d'en oublier parfois une autre singularité : le français vit le jour et se développa en Europe dans plusieurs pays - Belgique, France, Grand-Duché de Luxembourg, Suisse... Cet ouvrage, issu d'un colloque organisé par l'AEFECO, les Archives & Musée de la Littérature et l'Université Marc Bloch, rend compte de cette complexité. Il s'attache aux représentations francophones à partir de leur rapport à l'Universel français et à ses instances de consécration et de diffusion ; s'intéresse tout autant à la question de la langue, dans la tension entre version normative et variétés locales, mais aussi aux autres langues nationales des pays francophones ; se penche ensuite sur les Francophonies originaires et sur leurs histoires ; étudie enfin quelques exemples significatifs, africain ou américain, de rapports entre Europe et Francophonies intra-européennes.

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  • Cette première monographie consacrée à René Kalisky (1936-1981) plonge dans l'Histoire de l'Europe du XXe siècle, réverbérée et dénoncée avec violence et subtilité par l'oeuvre du dramaturge belge le plus novateur de l'après-guerre. Stalinisme, nazisme, fascisme, déclin de l'humanisme, sionisme, voire l'hypermédiatisation, s'y trouvent mis en scène avec une audace peu commune. La question de la répétition structure la forme même de l'oeuvre. Cette étude montre comment, dans les textes, la conception selon laquelle l'homme est condamné dans l'Histoire à affronter la répétition de ses tragédies peut ne point coïncider avec la notion fataliste d'un éternel retour. Fusion télescopique du présent, du passé et du futur, le temps dramaturgique de la répétition kaliskienne de l'Histoire donne lieu à un croisement de dimensions où la représentation artistique permet de multiplier les significations. Tour à tour moyen d'analyse et d'enquête sur la réalité des événements majeurs du XXe siècle, instrument de prise de conscience et de conservation de la mémoire, mais aussi de confrontation à l'abjection, elle débouche sur une nouvelle vision de l'engagement intellectuel contre la répétition possible des tragédies historiques.

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  • Un autre livre de cette collection, De la belgitude à la belgité, s'attachait à la fortune critique et au renouvellement foncier que la Belgitude apporta aux études consacrées aux lettres belges francophones. Celui-ci s'attache à la dynamique créatrice elle-même. Il le fait à travers des oeuvres qui précèdent, accompagnent ou font suite à ce mouvement de remises en cause et en perspective que fut la Belgitude. D'Hubert Juin et Henry Bauchau à Pierre Mertens, Thomas Gunzig, Nicole Malinconi, Françoise Mallet-Joris et bien d'autres, le lecteur peut ainsi se colleter à une dynamique littéraire féconde, riche de mille et un jeux d'affirmation/travestissement identitaires. Origine historique et spécificités de ce mouvement sans véritable équivalent européen sont ainsi mises en exergue au travers d'une plongée qui est à la fois celle de la fin de la modernité en Europe et, pour la Belgique, de l'entrée définitive dans le fédéralisme étatique. Le texte éclaire tout autant le perpétuel jeu de rapports belgo-français que l'empreinte du silence d'Auschwitz sur la dynamique de cette génération.

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  • La Belgique ? Une entité pas comme les autres en Europe. La révolution de 1830 accouche d'un pays moderne. Il ne correspond pas à l'équation Langue/État/Nation.De cette particularité surgit, en un demi-siècle seulement, la première littérature francophone consciente d'elle-même et porteuse de chefs-d'oeuvre dans lesquels s'inventent des Formes issues de cette Histoire singulière.Cette jeune littérature, qui émerge dès les années suivant la bataille de Waterloo et le Congrès de Vienne, se révèle très vite d'une grande richesse.Dans ce premier tome d'une série de cinq, on comprendra combien les textes littéraires belges du XIXe siècle se démarquent subtilement ou ouvertement des modèles français : transgénérique et carnavalesque chez De Coster, mais aussi première fiction coloniale chez Nirep ; hantise du pictural chez Verhaeren ; questionnement de la langue chez Maeterlinck ; persistance du mythe nordique dans le dernier Eekhoud, dix ans après l'armistice de 1918 ; recours à la science-fiction chez Rosny.Les mythes, les hantises, les singularités de cette littérature trament une cohérence que ce livre restitue ; une plongée nouvelle dans l'Histoire et l'historiographie littéraire, au-delà de l'approche canonique traditionnelle. Les deux premiers volumes de la série Histoire, Forme et Sens en Littérature : La Belgique francophone ont été récompensés en 2017 du prix Lucien Malpertuis.

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  • Cette cartographie de la production littéraire brésilienne actuelle révèle des dynamiques spatiales originales, en rapport avec l'émergence de nouveaux acteurs et mouvements sociaux, et donne une vision panoramique des tendances de cette production tout en scrutant chacun des éléments qui participent à la définition de ses contours. Les différentes études visent à préciser les mutations thématiques et formelles qui inaugurent de nouveaux enjeux esthétiques et repositionnent le discours littéraire dans ses façons de voir, d'évoquer et d'interpréter des espaces, des acteurs et des mouvements sociaux. De quel(s) Brésil(s) cette production parle-t-elle ? Quelles images du Brésil saisit-elle et engendre-t-elle ? Quels paysages réels et imaginaires privilégie-t-elle du Brésil ? À quelles modalités thématiques et formelles a-t-elle recours pour dire et (re)signifier le présent ? De quelles stratégies particulières la littérature brésilienne dispose-t-elle pour intervenir dans le discours social de son temps (inscription, dialogue, transgression de la convention sociale) ? Centrée sur les rapports entre faits sociaux et pratiques discursives d'une part et l'imaginaire de l'espace brésilien d'autre part, cette cartographie littéraire du Brésil offre ainsi au public de langue française un témoignage de la diversité et du bouillonnement qui caractérisent aussi bien le domaine de la création que celui de la critique littéraire brésilienne.

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  • L'écrit d'artiste se cristallise historiquement à la Renaissance pour constituer ce qui, avec les périodes moderne et contemporaine, apparaît aujourd'hui comme une tradition féconde. En Belgique, où la proximité entre peintres et écrivains a toujours été particulièrement intense, nombreux sont les artistes qui ont prolongé le geste du pinceau par la plume. Souvent envisagée sous l'angle de l'analyse des « écrits d'art » (critique d'art ou transposition littéraire d'oeuvres picturales) et des pratiques « mixtes » où mots et images se partagent le même espace (logogrammes et poèmes visuels), l'étude des rapports solidaires qu'entretiennent champs littéraire et artistique en Belgique depuis le XIXe siècle n'avait pas, jusqu'ici, suscité de recherches systématiques sur la question des écrits d'artistes. C'est donc au départ de ce constat que le projet d'un colloque consacré aux Écrit(ure)s de peintres belges a vu le jour aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur. Le présent volume réunit les contributions des spécialistes de la littérature, historiens et historiens de l'art, venus, à l'occasion de cette manifestation, confronter leurs approches respectives. Au travers d'une grande diversité de formes, et dans des textes parfois inédits - journaux, lettres, écrits de voyage, récit, théâtre, poésie -, des artistes tels que Wiertz, Stevens, Ensor, Degouve de Nuncques, Elskamp, Michaux, Dotremont révèlent ainsi le talent de l'autre main, pour reprendre le titre d'un livre de Pierre Alechinsky, ou les complexités d'une double pratique. Ce parcours est complété par la parole d'un artiste contemporain, Patrick Corillon, pour qui la littérature est plus qu'un simple mot.

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  • Parfaitement contemporains l'un de l'autre, Marguerite Yourcenar et Alejo Carpentier ne se sont jamais lus. Ils ont pourtant interrogé avec la même passion les modalités poétiques d'écriture de l'histoire, tant dans leurs récits de fiction que dans leurs essais. Sur la foi d'une approche résolument comparatiste, ce livre veut faire dialoguer le « roman à histoire » yourcenarien et la novela con historia latino-américaine. Les yeux grands ouverts sur le passé, nos deux romanciers historiens mettent à l'épreuve les historiographies traditionnelles pour proposer un mentir-vrai romanesque plus authentique que tous les livres d'histoire, qui ont pourtant nourri leur imagination. Par le truchement d'écoles de pensée contemporaines, telle que les Annales et la Nouvelle Histoire, cette confrontation inédite se propose de repenser les rapports entre le roman et l'histoire, et d'aborder le territoire périmétré d'un grand auteur, non pour le soumettre à l'impérialisme d'un autre, mais pour que de la rencontre naisse de nouvelles perspectives culturelles.

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  • Que peut-on attendre d'un « citoyen du monde » dans l'espace européen à venir ? Que représente le cosmopolitisme en Europe ? Voici quelques-unes des questions posées par cet ouvrage qui présente les réflexions de chercheurs européens et non européens sur le cosmopolitisme. Les regards des spécialistes sur la question sont variés et la réalité est analysée à partir de différentes disciplines. Ainsi, science politique, histoire, droit, langues, littérature et civilisation se conjuguent pour présenter une vision toujours évolutive, parfois idéale, du cosmopolitisme. On considère souvent le cosmopolitisme comme obsolète. N'est-ce pas, au contraire, une des réponses possibles à la crise que traverse l'Union européenne en ce début de XXIe siècle ?

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  • Que serait le territoire de l'errance lorsqu'il perd ses frontières au coeur du langage ? Une plongée extatique dans la violence et l'indicible ? Un geste poétique qui délivre les chairs et les êtres pour mieux les oublier ? Une mémoire sans cesse revendiquée qui inscrit son exigence dans les amnésies du passé ? Ou le chant désespéré d'une écriture qui fouille et écartèle les sources de la voix et les origines de la création ? Architecture de la composition et de la décomposition, rétive à toute soumission, l'oeuvre de Raharimanana puise dans les formes esthétiques malgaches, les textes sacrés et les traditions orales pour les conjuguer aux inventions langagières les plus vivifiantes. L'oeuvre littéraire permet ainsi une appropriation unique de la déchirure, la transgression ouvrant à l'hypothèse d'une union. Si les corps sont meurtris, si les enfants se jettent sur les rochers et si les mères sont violées, c'est dans la volonté d'interroger la littérature quand elle échappe aux classifications et aux normes pour proposer en hallucinations les vérités de la misère et de la domination. N'hésitant pas à plonger dans les pages les plus noires de l'histoire coloniale, le livre de Jean-Christophe Delmeule met en exergue une des écritures francophones parmi les plus singulières et les plus audacieuses.

  • Cet ouvrage propose une lecture critique et traductologique d'un vaste corpus de littérature de jeunesse, allant des contes créoles, persans et roumains jusqu'aux textes ludiques contemporains, en passant par des textes classiques de Charles Perrault, Carlo Collodi ou Hector Malot. Dans un premier temps, l'ouvrage se développe à partir des concepts de lecture, de relecture, de réécriture, avant de se pencher ensuite sur ceux d'adaptation, de remaniement, de retraduction, en accordant une place privilégiée aux stratégies traductives visant à rendre la dimension culturelle d'un texte pour enfants. Cet ouvrage, à travers la triple expérience de l'auteur comme enseignante, traductrice et traductologue, témoigne d'une ouverture vers des littératures moins connues et explorées, ainsi que d'un intérêt constant pour le dialogue interculturel.
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  • Tour d'horizon pluriel des questionnements identitaires à l'oeuvre ou sous-jacents dans les littératures africaines francophones ou lusophones - et, à un moindre égard, anglophones -, les contributions de ce volume explorent des problématiques transversales à ces champs littéraires. Elles analysent notamment la complexité des images que les littératures européennes (tout particulièrement celles des anciennes puissances coloniales) se font ou entretiennent de l'Autre africain ; et vice versa, celles que les littératures africaines projettent ou véhiculent de l'Europe et des Européens - spécialement des anciennes puissances coloniales. Quelque cinquante ans après la vague de décolonisation de l'Union française, des territoires africains de la Couronne britannique, des colonie et protectorats belges, et du début des insurrections dans les colonies portugaises, cet ouvrage laisse voir comment des littératures africaines et européennes inscrivent des identités africaines dans une plongée complexe et nuancée. Un processus postcolonial loin d'être arrivé à son terme. Un livre charnière.

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  • « Le Suisse trait sa vache et vit paisiblement », disait Victor Hugo. Au tournant du XXe siècle, de jeunes écrivains romands mettent en question leur adhésion aux mythes officiels et aux clichés romantiques sur le pays des Alpes. Face au tourisme et au folklore, dans la confrontation aux mutations politiques et sociales de la modernité, un contemporain de Ch. F. Ramuz, Gonzague de Reynold (1880-1970), exprime sa propre vision de la Suisse. Dans une série de textes publiés de 1909 à 1920, Cités et pays suisses, la diversité helvétique s'exprime par la multiplication des genres, des registres et des points de vue : le livre est tour à tour essai, page d'histoire ou d'archive, poème en prose et récit de voyage. En promenant son lecteur de villages en châteaux, des collines du Plateau au Jura bâlois, de l'Albula à Genève, le poète-promeneur cherche à promouvoir de nouvelles valeurs helvétiques. « Passéistes », aristocratiques, anti-modernes ? Tant que l'on voudra. Sans pour autant que ce livre, considéré parfois comme « bréviaire de la conscience nationale », sacrifie de manière univoque aux mythes helvétiques de l'Alpe, de l'âge d'or et de l'insularité. Dans le prolongement, la confirmation et parfois la correction des travaux classiques sur l'identité suisse et les intellectuels en Suisse, la présente étude examine le traitement du mythe helvétique dans Cités et pays suisses ; elle souligne à son tour la mise à distance de l'helvétisme traditionnel opérée par Reynold. Au travers d'une lecture serrée des textes, elle s'interroge en particulier sur la portée inextricablement poétique et politique d'une quête d'identité qui devient pour son auteur une édification de soi et une vocation littéraire.

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  • La notion de Francographie est essentiellement contestataire, polémique. Elle affirme une autonomie idéologique et une certaine distance critique vis-à-vis de ce que l'on nomme alors « littérature (s) francophone (s) » d'Afrique ou d'ailleurs. Elle ne se réclame ni du centre ni de la périphérie, mais laisse en avant-garde l'idée d'une diversité dépouillée de toute connotation politiste et hégémoniste. L'on peut y voir une littérature « d'un monde » parmi « des mondes», qui ne se mesure ni ne s'épanouit qu'au gré des tensions autour et sur le sens. Les francographies africaines actuelles sont donc des lieux où se mettent en place les schèmes révélateurs d'une reconfiguration non seulement des systèmes de relation au monde et au sein de l'espace francophone, mais surtout des reconstructions identitaires. Au-delà des problèmes d'ordre épistémologique, ces francographies soulèvent de grandes préoccupations au plan de l'esthétique ; signe de la prégnance de motifs d'une multi-culturalité bientôt rebelle et dissidente au détriment d'une perspective interculturelle.

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  • C'est le premier ouvrage d'une sémantique du coréen qui s'inscrit dans le cadre des théories modernes de l'énonciation. L'auteur a en particulier recours aux notions de marqueur discursif, de polyphonie, de stéréotype, de généricité, et les applique à différents problèmes du coréen contemporain avec une grande rigueur. Cet ouvrage recense l'essentiel des articles qu'il a publiés et des conférences qu'il a données.

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  • La notion d'histoire littéraire, dans sa double acception de discours critique sur les oeuvres et de réflexion sur la formation des structures et des catégories de l'historiographie littéraire moderne, est au coeur de ce recueil, qui réunit des articles parus dans des ouvrages collectifs (revues, actes de colloques, mélanges) sur une quarantaine d'années, en italien ou en français.La littérature italienne contemporaine d'un côté (Gabriele d'Annunzio, Luigi Pirandello, Alessandro Bonsanti, Italo Calvino, etc.), et les grandes questions posées par l'histoire de l'histoire littéraire entre la seconde moitié du XVIIIe siècle (de Ludovico Antonio Muratori à Carlo Denina, de Francesco Saverio Quadrio à Girolamo Tiraboschi) et le début du siècle suivant (Simonde de Sismondi et surtout Pierre-Louis Ginguené) de l'autre, sont les deux centres d'intérêts sur lesquels sont axées ces études, qui trouvent un point de jonction dans les pages consacrées à l'analyse des histoires littéraires du Novecento italien et à l'évolution, au cours des dernières décennies, de la codification historiographique de la littérature italienne du XXe siècle.

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  • À partir de la figure centrale d'Anna Akhmatova, emblématique de l'âge d'argent russe, à travers les complexes rapports d'opposition et de filiation que la poésie russe entretient avec l'Europe depuis le début du XIXe siècle, des chercheurs, des poètes, des traducteurs s'interrogent sur l'existence d'une « poésie européenne », unifiée par le regard de celle qui, de son pays à la frontière de deux continents, y est à la fois extérieure et en est très profondément l'héritière. Les notions comparatistes traditionnelles d'analogie, de parenté et d'influence se laissent préciser et affiner au regard d'une oeuvre composée comme un immense choeur accordé selon de nouvelles lois et faisant de la parole poétique une source, voire la seule, de l'existence, dépassant peut-être ainsi toute notion de poésie nationale pour toucher à l'universel. Les contributions de chercheurs comparatistes ou slavisants, français et russes, s'organisent selon plusieurs axes - Akhmatova en dialogue avec les poètes européens ; Akhmatova comme poète européen ; les questions de traduction et de transmission - mais l'ouvrage inclut également les témoignages de poètes et d'intellectuels au sujet de leur rencontre avec Akhmatova ou à travers la lecture de ses vers. Il propose également de nouvelles traductions d'Akhmatova en français. Enfin, des poèmes inédits d'auteurs européens contemporains qui ont composé sous l'inspiration akhmatovienne témoignent de l'écho européen d'une voix contre laquelle la censure s'est acharnée sans l'étouffer et qui reste un surgeon toujours fécond dans la lignée de la poésie la plus existentielle.

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  • Dans le champ de la linguistique française, Olga Galatanu est de ceux qui ont muni l'analyse du discours et des interactions verbales d'un modèle sémantique de description. La Sémantique des Possibles Argumentatifs qu'elle développe depuis une vingtaine d'années adhère aux visions argumentative, stéréotypique, référentielle, cognitiviste de la langue, et s'attache à rendre compte de la construction des représentations en langue et en discours. Les articles que ses collaborateurs et amis lui offrent dans ce volume se rapportent de près ou de loin à la SPA. Certains en partagent les postulats : sens référentiel et dénomination, interfaces sémantique-syntaxe et sémantique-pragmatique, construction discursive du sens, valeurs ; d'autres reprennent et développent des éléments spécifiques de la SPA : possibles argumentatifs, déploiements argumentatifs, modalités ; d'autres encore montrent les convergences et complémentarités entre la SPA et des théories voisines. Les analyses portent notamment sur l'attitude métalinguistique des locuteurs, la malléabilité sémantique des mots, la négociation des sens et des valeurs, les principes et stratégies discursives qui régulent la communication, l'hétérogénéité discursive, la présentation de soi, la construction d'objets discursifs, les actes de langage indirects, etc.

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  • Travailler la question des Francophonies autour des pays concernés de ce que fut le Mare Nostrum des Romains et interroger les chemins des littératures francophones comme espace potentiel d'invention des libertés sont à l'origine de ce livre, conçu dans le cadre des festivités du quarantième anniversaire de la création du Parlement des Francophones de Belgique. Si ces questions avaient été abordées foncièrement plus tôt, ceux qui, dans les pays du Maghreb et du Machrek, se sont levés pour leur liberté et leur dignité eussent peut-être disposé d'armes plus affûtées. Ce volume, qui s'attache aux analyses des situations sociopolitiques du Maghreb et du Machrek, comporte en outre des témoignages d'écrivains pris dans leurs complexités linguistiques et culturelles. Il développe enfin des réflexions sur les questions posées par l'enseignement et la prise en compte réelle des littératures francophones des pays concernés. Tout sauf exhaustif, ce volume, qui relaie les propos d'un colloque conçu avant les « Printemps arabes », entrouvre des perspectives sur un contexte historique en mouvement, qui est notamment le fruit du fait francophone. Ce que racontent, à partir de leur entre-deux (trois) langues et cultures, les écrivains, rappelle les ressorts profonds et toujours non univoques de la création. Chacun montre bien pourquoi les littératures francophones sont aujourd'hui porteuses de nombreux possibles de la langue française.

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  • Jusqu'à présent, les études nabokoviennes ont tendance à ignorer l'influence de la culture allemande sur l'oeuvre de Vladimir Nabokov. Ce faisant, elles se conforment aux propos de l'écrivain qui a fréquemment déclaré que, malgré ses quinze années passées en Allemagne (1922-1937), il a toujours évité tout contact avec la langue et l'univers allemands. Pourtant, bien que l'émigration russe à Berlin vive en vase clos, les frontières entre les mondes russe et allemand ne sont pas si étanches, ce qui apparaît nettement dans les fréquentes allusions littéraires de l'écrivain à des oeuvres de littérature, de cinéma et de peinture allemandes. Le présent ouvrage a donc pour objectif de lire l'oeuvre de Nabokov dans le contexte de l'art allemand de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, notamment de l'esthétique expressionniste et de trois de ses grands thèmes majeurs, à savoir l'altération du psychisme humain, l'ambivalence de la figure féminine et la représentation de la grande ville. Il vise ainsi à proposer une nouvelle interprétation des oeuvres russes de Nabokov, à reconstruire le contexte culturel berlinois (cinéma et peinture) dans lequel ces dernières furent créées et à montrer que l'écrivain n'était pas si hermétique à la culture allemande qu'il voulait bien le laisser entendre.

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  • La littérature européenne d'expression française offre une image de l'Europe perçue en tant que fondatrice d'une société qui, depuis le XVIIIe siècle, s'établit au-delà des barrières nationales. Il s'agit de définir l'historique, les contours et les composantes de cette représentation, qui rejoint des préoccupations contemporaines. Les écrits en question concernent plusieurs domaines de la production écrite : poésie, romans, théâtre, mémoires, journaux personnels, correspondances, ouvrages philosophiques et historiques, périodiques. Ouvrant vers une perspective transnationale qui se développe sur une longue période et favorise le rapprochement et l'entente entre différentes cultures, ces textes manifestent et concrétisent l'influence, souvent déterminante, qu'ont exercé et qu'exercent encore dans l'Europe du XXIe siècle la langue et la culture françaises.

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  • Une idée particulière de littérature est née au cours des XVIIIe et XIXe siècles, période qui coïncide avec la naissance du genre romanesque moderne. L'émergence d'un roman moderne, issu des transformations de l'époque, configure un champ virtuel de caractéristiques qui a marqué aussi bien la théorie littéraire du XXe siècle que la production de textes. Cet ouvrage présente une étude comparative des poétiques de Juan José Saer, Ricardo Piglia et Roberto Bolano afin de questionner, d'un point de vue théorique, la vitalité de cette idée de roman moderne et, par voie de conséquence, de la notion même de littérature qu'elle suppose. Puisant dans le contenu des essais et des entretiens de ces auteurs hispanoaméricains majeurs, l'analyse des formes narratives, réflexives et hybrides de trois de leurs romans (La grande, La ciudad ausente et 2666) révèle chez eux la présence des traits principaux du roman moderne que le présent ouvrage examine en profondeur : l'indétermination, la réflexivité et l'expérience.

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