• L'égalité c'est bien, le vote c'est mieux ! En France, le femmes n'en obtiennent le droit qu'en 1944 ! Loin derrière d'autres pays, et après un siècle de combats. C'est cette révolution que raconte avec brio la grande spécialiste du féminisme hexagonal. Un livre à offrir un certain 8 mars...
    Les femmes, en France, n'ont pas reçu le droit de vote des mains d'un homme enfin éveillé et attentif à l'injustice de leur sort. Elles l'ont gagné de haute lutte après cent ans de revendications. Elles l'ont arraché au législateur. L'ordonnance promulguée en 1944 a été l'aboutissement d'un mouvement sans cesse recommencé de contestation initié au milieu du xixe siècle.
    C'est l'histoire de cette ère de débats et de combats que dresse ici, d'une plume ardente et vivante, Anne-Sarah Moalic, la spécialiste incontestée de cette question cruciale qui constitue aussi bien une épopée militante. Loin des images d'Épinal, recourant aux faits, aux portraits, aux archives, reprenant argument contre argument ce long cheminement, ce livre montre comment, face aux défenseurs d'un ordre inique assignant les femmes à un rôle secondaire, les pionnières de l'équité politique ont peu à peu structuré la conscience du féminisme.
    Passer derrière l'isoloir, glisser un bulletin dans l'urne, émarger les listes électorales : ces gestes devenus communs à toutes et à tous condensent une mémoire active qui détermine encore aujourd'hui la recherche de l'égalité réelle entre les sexes.
    Une lecture passionnante et tonifiante.

  • La rumeur

    Jean-Louis Debré

    Qui est à l'origine de la rumeur selon laquelle le chef de l'État, malgré son jeune âge, serait gravement malade et peut-être empêché de se représenter ? Le monde politique est en ébullition, où beaucoup ont intérêt à entretenir ce bruit à la veille de la nouvelle élection présidentielle.Tandis que médias et réseaux sociaux contribuent à propager la rumeur dans l'opinion, on découvre que les services du contre-espionnage, comme les services de police et de justice, s'intéressent de près à une autre affaire, apparemment sans rapport, l'assassinat commis au petit matin en plein coeur de Paris d'un mystérieux individu. La victime finit par être identifiée : il s'agit d'un agent russe qui aurait eu pour mission de faire battre le président sortant au profit de l'extrême droite.La rumeur serait-elle donc issue d'une manipulation étrangère ? Ou faut-il en chercher ailleurs la cause principale, parmi ceux qui, ayant aidé le chef de l'exécutif dans son ascension fulgurante, pourraient avoir quelque raison de se venger de lui ? À moins que les deux hypothèses ne soient intimement liées...Jean-Louis Debré signe ici une intrigue puisée aux meilleures sources. Fruit de son imagination fertile comme de sa connaissance approfondie des milieux du pouvoir.

  • Nous sommes en 2025, dans une France qui a politiquement tout essayé : la gauche, la droite, et même un jeune président venu du centre... Mais les échecs successifs des uns et des autres, le désordre qui s'est installé dans la rue et au coeur même du système ont fini par conduire les Français à un choix radical et sans précédent : c'est Charlotte Despenoux, la jeune dirigeante du parti d'extrême droite La France d'Abord, qu'ils ont installée à l'Élysée.D'abord alliée avec l'extrême gauche, la nouvelle présidente prend bientôt prétexte de l'assassinat de l'une de ses plus proches collaboratrices pour provoquer de nouvelles élections et s'arroger tous les pouvoirs. D'autoritaire, le régime devint policier et engage une implacable répression contre ce qu'il reste d'opposition.Partis politiques, syndicats et associations interdits ou asphyxiés par la suppression des aides d'État, presse muselée, arrestations massives... : ce roman raconte les trois années noires (2025-2028) d'une France qui, en quelques mois, a basculé dans le fascisme. Le drame à première vue improbable et pourtant totalement plausible d'un pays où s'opère la conjonction des extrêmes, tandis que s'organise la résistance protéiforme de militants issus des anciens partis et de milliers de jeunes auparavant peu politisés.Les lecteurs retrouveront ici les qualités qui ont fait le succès de Fake News en 2019 : sens de l'intrigue, art du suspense, connaissance intime de la chose politique et de ses acteurs. Si rien n'est sûr, tout est vraisemblable, tant l'hypothèse de l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir n'est plus seulement une fiction pour journalistes imaginatifs.

  • Démocratie

    Samuel Hayat

    À quoi sert le mot démocratie - ou plutôt à qui sert-il ? Dans cet essai incisif, il s'agit de redonner toute sa force au mot, en mettant en lumière les différents plans sur lesquels se joue le combat autour de la démocratie entre les puissants et le peuple, afin d'éclairer ce qui fait démocratie.
    À quoi sert le mot démocratie - ou plutôt à qui sert-il ? Dans cet essai incisif, il s'agit de redonner toute sa force au mot, en mettant en lumière les différents plans sur lesquels se joue le combat autour de la démocratie entre les puissants et le peuple, afin d'éclairer ce qui fait démocratie.
    " Le parti, le syndicat, le mouvement, l'organisation, le groupe affinitaire, l'association, aucune forme n'est prémunie de la captation oligarchique, mais aucune n'y est non plus condamnée. La démocratie est le pouvoir d'un peuple qui ne cesse de se reconstruire dans l'expérience collective d'un refus d'être gouverné. Ce refus préfigure un temps nouveau, celui du gouvernement du peuple et de la fin de la domination sociale. Adhérer à la démocratie au sens fort suppose de l'effectuer, c'est-à-dire de prendre parti, sans garantie de victoire. Là est le sujet collectif que cette compréhension de la démocratie construit : un nous partisan, fondé sur un commun attachement à la démocratie réelle, cette forme de gouvernement et de société qui repose sur la capacité de n'importe qui à prendre parti, pour mettre en échec collectivement les relations de pouvoir qui nous enserrent. Là est le pari de la démocratie, la condition pour que s'effectue, de manière toujours différente et inattendue, le pouvoir du peuple."

  • Bien qu'âgé, Joe Biden a su s'imposer lors des primaires démocrates : il affrontera Donald Trump à la présidence des États-Unis, en novembre prochain. Jean-Bernard Cadier, correspondant à Washington, nous raconte le parcours et la campagne électorale, des premiers caucus à la convention démocrate de juillet 2020, de celui qui sera peut-être le prochain président américain.
    Comme la tortue de la fable, Joe Biden a fini par supplanter tous ses concurrents lors de la primaire démocrate. Nonchalant, gaffeur, il a amorcé un spectaculaire redressement lors du Super Tuesday du 3 mars 2020. Au terme d'une campagne fantôme, marquée par la pandémie, il affrontera donc Donald Trump, qui ne le désigne que par " Sleepy Joe ", à la présidentielle de novembre. L'enquête de Jean-Bernard Cadier retrace le parcours de Joe Biden, de son enfance typique de l'Amérique d'avant, en Pennsylvanie, jusqu'à ses huit années de vice-présidence dans l'ombre de Barack Obama. Une vie ponctuée de drames (la mort de sa femme et de sa fille dans un accident de voiture, celle de son fils aîné emporté par le cancer), de casseroles (le vote de la guerre en Irak, ses tergiversations sur la question raciale) et de scandales - les affaires de son fils Hunter en Ukraine. À 77 ans, Joe Biden se dit prêt à rejoindre une dernière fois la Maison Blanche, persuadé que son âge est un atout pour apaiser une Amérique traumatisée par le chaos de l'ère Trump. Et, à défaut de l'enthousiasmer, la rassurer. Le voici au pied du mur...

  • En prenant à bras-le-corps l'expérience sensible du politique, ce numéro souhaite interroger la question de la légitimité politique : la dimension affective, et même charnelle, du champ politique et la légitimité de chacun à occuper ce champ, l'expérience sensible pouvant contribuer à une requalification politique de ce qui était jusque-là conçu comme échappant au politique.
    Peur, haine, indignation, passion, enthousiasme, confiance : loin d'être extérieurs au domaine du politique, les affects y prennent pleinement leur part - mais laquelle et comment ?
    En prenant à bras-le-corps l'expérience sensible du politique, ce numéro fait singulièrement écho à l'actualité la plus récente, française et mondiale. Des places et des ronds-points aux marches collectives puis au confinement, c'est tout notre présent qui invite à repenser les intensités du politique, comme les logiques émotionnelles et les affects communs qui le structurent. Ce volume s'efforce par conséquent d'appréhender la fabrique du politique à l'endroit même, parfois le plus quotidien, où les rapports de pouvoir s'élaborent, s'exaspèrent ou offrent prise aussi à la contestation radicale. Et s'il met en exergue les élans du présent, les soulèvements, clivages et slogans de notre époque, il vise également à les réinscrire dans leurs ancrages historiques, à arrimer les luttes sociales et les solidarités de groupe à la longue chaîne des générations. Ainsi révèle-t-il les infinies vibrations et incandescences qui font toute la chair du politique.
    Avec : Ludivine Bantigny, Déborah Cohen, Stéphanie Dechézelles, Serge D'Ignazio, Emmanuel Fureix, Boris Gobille, Alban Jacquemart, Antoine Lilti, Piroska Nagy, Julie Pagis, Nathalie Quintane, Federico Tarragoni et Sophie Wahnich.

  • Voter ou ne pas voter, telle est la question qu'on n'ose pas poser dans nos régimes parlementaires, où les élections sont des rituels sacrés. En défendant la légitimité de l'abstention, cet essai attaque de front la conviction selon laquelle le vote serait un devoir, et le refus de voter une dangereuse hérésie. Bien plus qu'une simple apologie de l'abstention, cet ouvrage propose ainsi une critique radicale du système électoral.

    En plus de rappeler les raisons qu'évoquent des abstentionnistes issus de toutes les couches de la société, l'auteur décrit les stratégies souvent amusantes imaginées pour subvertir le jeu électoral : appel au boycott ou au vote nul, candidatures loufoques et satiriques de plantes, d'animaux, d'humoristes, de punks ou de gnomes anarchistes. Cette galerie des figures de la résistance au vote révèle également les nombreux et puissants mécanismes d'autodéfense du système électoral, qui réussit toujours à imposer ses propres règles, même aux plus contestataires. Aussi, l'abstention n'est féconde que si elle va de pair avec un engagement et des mobilisations autonomes, populaires et solidaires.

  • À travers le portrait d'une femme en quête d'elle-même et la musique d'une adolescence tourmentée, Jérôme Chantreau nous invite à passer la porte du 26, rue de Naples et réenchante Paris.
    Changer la vie. Trois mots pour s'inventer un destin. Trois mots que Françoise, fraîchement divorcée, a décidé de faire siens, elle qui, pour la première fois, a voté à gauche le 10 mai 1981.
    Au 26, rue de Naples, un appartement ouvert aux quatre vents, Françoise tente de changer la vie - sa vie. Elle métamorphosera surtout celle de ses enfants en les plongeant dans un tourbillon aussi fantasque que brutal. Tandis que son fils Laurent crée un groupe de rock dans les caves parisiennes, Françoise recueille chez elle des gamins du quartier, fracassés par la drogue, les mauvais coups et l'exil. Mais à trop s'occuper des enfants des autres, ne risque-t-elle pas d'en oublier les siens ? Laurent est là, qui se tient au bord de l'abîme, hypnotisé par Victor - le plus beau, le plus brillant de la bande.
    Dans ce roman où Paris se fait personnage, Jérôme Chantreau nous offre un portrait sans complaisance de la France mitterrandienne, aux accents violents et poétiques.
    " Jérôme Chantreau a parfaitement brossé le portrait d'une époque [la France des années 1980] et l'air de son temps. " - Thierry Clermont, Le Figaro
    - Prix François Augiéras
    - Prix Cultura/Femme actuelle
    - Prix de la plume d'or du premier roman
    - Sélections : Prix du Style 2016, Prix Régine Deforges, Prix de la fondation Prince de Monaco

  • Macron des sources

    Laurent Gerra


    Le meilleur et le pire de l'année 2019 par Laurent Gerra.

    L'année a été chaude. Caniculaire. Nous dirions même : accablante.
    Entre l'affaire Benalla, les gilets jaunes, les démissions de ministres, les gilets jaunes, les emportements de Jean-Luc Mélenchon, les Européennes, les gilets jaunes, l'incendie de Notre-Dame, les disparitions de Jean-Pierre Marielle et de Dick Rivers, le Festival de Cannes, les gilets jaunes, l'effondrement des Républicains, le Mondial de foot féminin et - nous avions failli les oublier - les gilets jaunes, l'actualité a été en surchauffe.
    Ajoutons-y les agacements de Gérard Depardieu, les embêtements du pape François, les analyses de François Lenglet, les lectures de Fabrice Luchini, les interventions de François Hollande et celles de Nicolas Sarkozy, qui ont ponctué cette année de chroniques matinales sur RTL.
    Sans oublier que, pendant ce temps-là, dans le vallon des Darmanin, au fond de la garrigue baignée du chant lancinant des cigales, Ugolin et le Papet n'ont cessé de garder un oeil sur le petit de la ville, ce Macron des sources qui pourrait bien prélever leur oseille...
    " Avec Laurent, la chronique politique du quinquennat Macron devient une vaste fresque provençale... et c'est délicieux. "
    Yves Calvi

  • L'ambigu monsieur Macron

    Marc Endeweld

    ENQUÊTE SUR UN MINISTRE QUI DÉRANGE Marqué au fer rouge par son passage à la banque Rothschild, « Monsieur Macron » - comme l'appelle froidement Martine Aubry - symbolise le grand quiproquo entre François Hollande et les Français. Pourquoi le président socialiste, élu par le peuple de gauche en 2012, a-t-il choisi comme ministre de l'Économie ce jeune homme adulé des grands patrons pour ses penchants libéraux ? Les amis d'Emmanuel Macron soulignent que ce pianiste émérite n'est pas du sérail et qu'il a enchaîné les grandes écoles de la République. Ils rappellent à l'envi son mariage avec sa prof de français, Brigitte Trogneux, de vingt ans son aînée. Un homme atypique, nous dit-on ! Ses ennemis insistent sur sa proximité avec Jacques Attali et Alain Minc, et citent ses nombreuses bourdes politiques, notamment contre les fonctionnaires ou les 35 heures. Au Parti socialiste, les « frondeurs » honnissent cet héritier de la « deuxième gauche », en pleine crise de la social-démocratie. « Monsieur Macron » ne laisse, en tout cas, personne indifférent. Cette enquête fouillée reconstitue l'énigme de ce ministre qui crée la zizanie jusqu'au sommet de l'État.

  • Berg s'est réfugié à Shanghaï depuis qu'un scandale a mis fin à sa vie politique. Mais nous sommes à l'heure de la course acharnée aux matières premières, de la surpopulation, du réchauffement climatique, des mouvements de populations incontrôlés. Et dans ce contexte, le retour de Berg pourrait devenir une option envisageable. Févril est envoyé à Shanghaï pour étudier la situation du politicien, la fiabilité de ses convictions écologiques, explorer ses limites, mesurer ses failles. Mais au fil de l'entretien, le jeune homme se trouve de plus en plus fasciné par son interlocuteur et comprend que les enjeux à l'oeuvre ne sont probablement pas ce qu'il paraît. Roman troublant et hypnotique, Les Hiérarchies invisibles met en scène le parcours d'un homme politique exilé et peut-être visionnaire.

  • Découvrir et s'initier à la politique en 200 notions illustrées !
    Élections, démocratie, république... la collection "pour les Nuls" propose un tour d'horizon de la politique à travers 200 notions clés illustrées, pour s'initier à la citoyenneté ou s'approprier notre héritage républicain, devenir un "pro" de la politique ou juste s'informer, le tout en un clin d'oeil !


  • Grand Prix de l'humour politique.

    " Ce qui est inimitable dans l'enfance, c'est sa capacité d'émerveillement. C'est cet étonnement relayé plus tard par l'émotion, la colère et l'enthousiasme de l'adolescence qui constituent notre feu magique, celui que l'on ne doit à aucun prix laisser s'éteindre ", déclara un jour François Hollande.
    On connaît bien les " petites phrases " humoristiques de l'homme public, son sens fulgurant de la répartie.
    On connaît moins l'homme d'esprit, subtil, témoin lucide de son temps et observateur curieux de la nature humaine.
    Tout au long de sa carrière politique, François Hollande a fait preuve d'une extrême pudeur, s'efforçant de ne jamais montrer ses états d'âme.
    Dans ces Pensées et répliques réunies par Bernard Combes, on retrouve les meilleures phrases du septième président de la Ve République, ses commentaires précis et ses analyses éclairées sur le pouvoir, les institutions, la vie politique nationale et internationale.
    On approche aussi, peut-être pour la première fois, l'intimité d'un homme charismatique et secret qui nous livre un peu de son humaine vérité. Un homme d'État, guidé par un destin exceptionnel, et qui restera, malgré les obstacles, au plus près de la réalité des choses et des êtres.

  • Alors que l'extrême droite gagne du terrain en France, Nicolas Lebourg s'adresse à une dizaine de personnages fictifs dont le parcours et les idées les amènent à se tourner vers le vote FN. Du professeur d'histoire-géographie d'Albi à l'étudiant gay nouvellement arrivé à Paris, en passant par l'ouvrier agricole de Senlis, tous sont confrontés à la globalisation, économique et culturelle, à la perte de légitimité des grands partis de droite et de gauche. Écouter ces voix-là, entendre les déceptions politiques, le sentiment de déclin et de déclassement social, et comprendre comment le FN a su s'adresser à eux ouvre l'espace de dialogue indispensable à la vie démocratique. En adressant à chacun de ces électeurs une lettre dédiée, Nicolas Lebourg nous éclaire sur la stratégie de communication sophistiquée dont use le FN pour gagner une grande part de l'électorat. Dans un livre courageux qui combine parcours de vie et réflexions sur l'islam, celui qui se définit à juste titre comme le fils d'un mariage heureux, et donc possible, entre Marianne et Mahomet, pose sur l'islam un regard aussi nouveau que nécessaire.

  • Lorsque l'UMP est créée en 2002, après le choc du 21 avril, beaucoup doutent de sa longévité. Cette refondation en forme de fusion va pourtant transformer la droite française en l'espace de dix ans. L'organisation du nouveau parti, très indexée aux cycles électoraux, s'appuie sur une forte professionnalisation et sur la mobilisation des outils marketing.Ces transformations calquées sur le modèle de l'entreprise n'ont pas conduit à l'effacement des cultures et des idéologies partisanes. Bien au contraire, le peuple de droite existe toujours et l'UMP en constitue un creuset où prime un ordre social traditionnel fondé sur une hiérarchie des genres et des générations et où s'exprime aussi une fibre populaire.Avec le sarkozysme, la droite partisane française a opéré une radicalisation idéologique qui s'explique autant par les stratégies nationales déployées à l'égard du FN que par l'existence de certaines cultures politiques locales proches de l'univers de l'extrême droite.Une approche sociologique, historique et européenne, du phénomène partisan appliqué à la droite française.

  • La campagne de Barack Obama lors de la dernière présidentielle américaine a révélé le rôle d'internet comme arme politique : sites, blogs, mondes virtuels et réseaux sociaux servent désormais à mobiliser et à débattre politiquement.
    Internet permet aux partis d'étendre leur champ d'action. Non seulement leurs "vitrines" se composent et recomposent désormais sur le web, mais c'est aussi là que peuvent naître de nouvelles modalités d'engagement et d'expression qui débordent les stratégies de communication ; parallèlement, forums de discussion et d'expression donnent la parole aux citoyens - qui se les approprient, voire les détournent.
    Ces usages du web s''inscrivent dans des cultures et des trajectoires spécifiques. Ainsi, en Grande-Bretagne, le caractère local des élections législatives limite l''extension de l''outil ; aux Etats-Unis, au contraire, Internet est perçu comme un moyen de réduire les distances géographiques. En France, chaque parti s''approprie internet différemment, selon sa tradition et sa sociologie.
    Ce panorama français et international ne manquera pas d''intéresser tous ceux qui restent attentifs à la présence des technologies dans la vie politique et, plus largement, aux évolutions de la communication politique et aux transformations que connaissent les partis.
    Ont contribué à cet ouvrage : Marc Abélès - Dominique Andolfatto - Thierry Barboni - Lucie Bargel - Gersende Blanchard - Franck Bousquet - Nicolas Bué - Dominique Cardon - Stéphanie Dechézelles - Nicolas Desquinabo - Alexandre Dézé - Guilhem Fouetillou - Rachel K. Gibson - Clémence Lerondeau - Djamel Mermat - Anne-Laure Nicot - Anne-Sophie Petitfils - Christophe Prieur - Éric Treille - Thierry Vedel - François Vergniolle de Chantal - Stephen J. Ward.

  • Ce livre se veut une invitation à redécouvrir les savoirs et les pratiques qui façonnent notre expérience du vote. N'en déplaise aux commentateurs de nos soirées électorales, l'élection n'est pas seulement le moyen de faire valoir une opinion, c'est aussi un rituel social, une mise en scène codifiée en fonction de multiples enjeux.
    Bulletin, scanner optique, carte électorale, urne, machine à voter : notre rapport aux instruments de la vie électorale se métamorphose. De nouvelles interrogations sur la façon d'élire et de se faire élire émergent, et l'histoire matérielle de la démocratie représentative ouvre a la réflexion de stimulantes pistes. Cet ouvrage de synthèse sur la dimension matérielle et socio-historique des opérations électorales rassemble les résultats de plusieurs enquêtes menées depuis une quinzaine d'années. Une histoire qui révèle les défis de l'acte de vote, entre technique et politique, mises en scène et mobilisation, archaisme et modernité.

  • " Toute femme est une énigme. Une femme publique peut dire d'elle ce que l'on désire entendre, elle restera toujours un mystère que sa notoriété, sa surexposition médiatique ne pourront dévoiler. Ce que je sais d'elle : Carla est drôle comme Woody Allen pour qui elle a vaguement joué ; elle a de bonnes manières et jure comme Depardieu ; elle est touchante et généreuse, amicale et paranoïaque. En clair, elle est italienne et française. Il y a en elle du Machiavel en jupon et de l'abbé Pierre défroqué. "
    Sa vie est un roman mais ce livre n'en est pas un. Fillette italienne exilée à Paris, top model, chanteuse populaire, première dame : le destin de Carla épouse une époque qui voit l'avènement du people et le basculement de notre société. Parce qu'elle a vécu trop de vies en une seule vie, aimanté trop d'hommes pour une seule femme, Carla Bruni-Sarkozy fascine, qu'on l'aime ou pas.
    Marc Dolisi l'a rencontrée pour la première fois lors d'une séance photo pour le magazine Max, en 1996. Liés par leur passion commune pour la musique et leur petit coin de paradis sur la Côte d'Azur, ils n'ont jamais perdu le contact depuis. De leurs discussions, baignées par la lumière de l'après-midi, l'auteur a tiré le portrait d'une personnalité qui ne se livre pas si facilement, tour à tour femme fatale, amoureuse engagée et artiste authentique.

  • Comment être efficace lorsqu'il s'agit de joindre la population pour parler de santé publique ?. C'est dans la perspective de soutenir les campagnes sociales que l'auteure démontre, à partir d'exemples concrets, comment et pourquoi la recherche scientifique devrait faire partie intégrante du processus de création et d'évaluation des campagnes sociales.

  • Anne Fulda brosse un portrait intime et inédit de ce don Juan atypique pour lequel l'esprit de conquête s'apparente à un besoin de plaire et de convaincre, quitte à rêver sa vie. Depuis qu'il est enfant, Emmanuel Macron - ce candidat aux allures de Petit Prince virtuel - a toujours été désigné et reconnu comme le meilleur. Il a trouvé dans le regard des autres, et plus spécifiquement de ses aînés, l'admiration, l'encouragement, la bienveillance. Il y a eu, longtemps, le regard de sa grand-mère, fondateur et essentiel, avec laquelle il a entretenu des liens exclusifs, presque passionnels, qui ont même influé sur sa relation avec François Hollande. Il y a eu le regard de ses professeurs, puis de tous ses " parrains ", qui, tout au long de sa carrière, l'ont toujours épaulé et qu'il a souvent subjugués par son intelligence et son empathie. Il y a bien sûr le regard de Brigitte, son épouse, avec qui il forme un couple dont la singularité ne tient pas à leur différence d'âge mais au fait qu'elle est l'unique femme qu'il aime depuis qu'il a seize ans. Et il y a maintenant le regard des Français, qu'il entend séduire avec la même détermination, en bousculant les convenances et en leur déclarant qu'il les aime...

  • La politique reste t-elle une affaire de spécialiste ? Bon nombre d'électeurs peinent se repérer dans ce flot de débats idéologiques, de petites phrases pour initiés et de controverses d'experts. Et si la crise de confiance l'égard du politique tenait aussi cette incapacité des responsables politiques de dire le monde dans des termes accessibles ? l'approche des élections présidentielles de 2007 et aprs le séisme de 2002, le débat sur la capacité des Français s'intéresser et se mobiliser sur les questions politiques reste ouvert.
    Ce livre propose dans un langage accessible une centaine de mots clés du discours politique récurrent, sous forme de notices synthétiques, claires et pédagogiques, classées par ordre alphabétique et systme de renvois. Chaque entrée propose une définition et des exemples, resitue le terme dans le débat des enjeux de l'élection présidentielle de 2007 et permet l'électeur de comprendre son rôle.
    Spécialistes en sociologie électorale, les auteurs font également le point sur l'état de la démocratie en France et rendent compte des débats qui aujourd'hui la traversent.
    Véritable boîte outils démocratique, Les Mots des présidentielles permet chacun de disposer des clés de lecture nécessaires la compréhension des débats venir et de se réapproprier la politique.

  • Etudie les mécanismes de la démocratie semi-directe en vigueur dans les Etats démocratiques par la présentation des textes qui organisent les référendums.

  • Mitterrand l'a façonnée, Hollande l'a enterrée : la gauche française est morte ! Les cassures idéologiques sont irrémédiables, les différents clans sont irréconciliables et nul ne sait plus ce qu'est le "socialisme". Cette fois, c'est la fin. Avec un humour dévastateur, Christophe Barbier raconte les derniers jours de la gauche, la faillite des idées et la guerre des hommes. Comme un point final à quarante-cinq ans d'histoire politique française. Dans ce récit implacable, il dépeint également l'émergence de nouvelles gauches : celle qui développe une utopie, avec Benoît Hamon ; celle qui espère la révolution, avec Jean-Luc Mélenchon ; celle qui construit le réformisme du XXIe siècle, avec Emmanuel Macron. Vont-elles s'entretuer ? À moins que la social-démocratie ne renaisse de ses cendres, avec Manuel Valls... Un quinquennat effroyable, une primaire pitoyable, des sondages épouvantables : et si le pire pour la gauche était encore à venir ?

  • Comment se fait un vote ? Quand et comment l'électeur décide-t-il de son choix ? Quels critres va-t-il retenir et privilégier ? Réalisé par les plus éminents spécialistes des études électorales en France, le Panel électoral français étudie les différents aspects du processus de formation et de construction de la décision électorale : moment du choix, hésitation, influence des images, mobilité électorale, abstention, rebipolarisation, reclassements des électorats du Front national et du MoDem.
    Deux ans aprs l'élection de Nicolas Sarkozy, ce livre présente une lecture nouvelle et détaillée des élections présidentielles et législatives, et restitue, au plus prs de leur vécu et de leurs choix, le parcours de vote des Français.
    Le Panel électoral français a été réalisé auprs d'un échantillon de 1 846 électeurs interrogés quatre reprises au cours d'une période prenant en compte l'élection présidentielle et les élections législatives du printemps 2007.

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