Editions Carpentier

  • Déclaré cause nationale par le Président de la République, le château de Lunéville vient de vivre, le 2 avril dernier, au cours d'une cérémonie symbolique, les premiers instants de sa reconstruction en présence du ministre de la Culture, du président de la Région Lorraine ainsi que du président du Conseil général de Meurthe-et-Moselle et d'un représentant du ministre de la Défense, tous deux propriétaires du monument.
    Ce second volume, au terme de deux années d'études supplémentaires, apparaît dès lors comme une contribution préalable indispensable à la restauration du palais des ducs de Lorraine en offrant, plus encore que le premier tome publié en 2003, une série d'études entièrement inédites.
    Pour la première fois, l'histoire des collections de meubles précieux, d'objets d'art, de tableaux qui faisaient autrefois l'orgueil de cette demeure princière sera retracée et illustrée par les nombreuses découvertes faites en ce domaine.
    Depuis plus d'un siècle, les chercheurs avaient repris, tour à tour, la thèse de la disparition complète du mobilier de la Maison héréditaire, emporté en 1737 par le duc François III. Rien n'est moins exact.
    De nombreux témoignages prouvant le contraire existent. Somptueux pour certains ou parfois plus modestes, ces objets d'art n'avaient jamais été identifiés ni localisés jusqu'à ce jour.
    Ce second tome du Lunéville, fastes du Versailles lorrain livre ainsi les résultats les plus spectaculaires de cette vaste enquête.
    Tirage limité et numéroté.

  • Plais des ducs de Lorraine, Lunéville n'est pas une résidence de plaisance construite à la campagne pour un prince désireux d'oublier, hors de Nancy sa capitale, les devoirs de sa charge.
    Emblème d'une autorité souveraine, le château, élevé au début du XVIIIe siècle par Germain Boffrand sur le modèle de Versailles, abrite une Cour brillante. La Maison de Lorraine, à travers Léopold et son fils François III, futur empereur du Saint-Empire, y cultive les Arts, la passion des bâtiments et des jardins. Les meilleurs artistes lorrains, les fournisseurs les plus raffinés, travaillent à la construction et à la décoration du monument, qui génère ainsi une intense activité économique.
    Lunéville vit ses heures de gloire. En plus des peintres, des sculpteurs, des maçons et des jardiniers, des ateliers de luxe s'implantent dans la petite cité : liciers rivalisant avec les meilleurs ouvriers des Gobelins, armuriers, doreurs, ébénistes, ferronniers... En 1737, sous la pression française, François III abandonne ses Etats pour laisser la place au propre beau-père de Louis XV, Stanislas Leszczynski, ancien roi de Pologne.
    Durant près de trente ans, Lunéville entre dans un tourbillon de fêtes. Sans autre ambition que de prodiguer un bonheur durable à ses sujets, Stanislas, surnommé " le Bienfaisant ", cherche à limiter, en vue d'une prochaine annexion, les effets de l'administration royale. S'il s'emploie à multiplier dans ses jardins, pavillons et jeux d'eau, il achève aussi la construction de l'église Saint-Rémy, fonde hôpitaux, missions et collèges, bibliothèque et académie.
    Il conçoit un ensemble de places, d'édifices et de palais et répand enfin, dans toute la Lorraine, une abondance de fondations caritatives. Les personnages les plus illustres de l'époque, comme Helvétius, Voltaire, Emilie du Châtelet, Maupertuis, La Condamine... s'arrêtent à Lunéville. Admirés par l'Europe entière, les fastes de la Cour de Lunéville sont le reflet d'un art de vivre où exubérance ne rime pas avec gaspillage, ni élégance avec suffisance.
    Pour la première fois, voici, rassemblée dans cet ouvrage par les meilleurs spécialistes, une évocation brillante du rayonnement du palais et de ses différents occupants, proposant au lecteur nombre d'oeuvres d'art inédites, dispersées depuis 1766.

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