Bnf Editions

  • L'année 2020 marque le centenaire de la publication des Champs magnétiques, « première oeuvre purement surréaliste » et moment de rupture majeur dans le domaine de la création littéraire. Ce texte d'André Breton et Philippe Soupault marque en effet la naissance de l'écriture automatique.
    Cette première exposition consacrée au surréalisme organisée à la BnF est centrée sur les années de jeunesse du mouvement, au moment où, sur les décombres de la Première Guerre mondiale, émerge un besoin radical de liquidation des valeurs passées et de renouvellement des formes d'expression.
    Le catalogue édité à cette occasion propose des éclairages inédits de ces pages fascinantes et révèle au grand public, avec des analyses neuves, certains des « trésors » de la BnF, comme le manuscrit de travail des Champs magnétiques (1919) ou celui de Nadja, réputé perdu, tout récemment retrouvé (l'une des plus importantes acquisitions patrimoniales de ces dernières années, jamais encore exposé).
    Si l'accent est mis sur le traitement novateur apporté par le surréalisme à l'écrit et au langage, la place est aussi faite à une grande diversité de supports, afin de rendre compte de la poétique surréaliste dans sa globalité. Les quatre sections - Guerre et esprit nouveau, Rêve et automatisme Manifestes et provocations, Amour et folie : Nadja, l'âme errante - qui rythment l'exposition structurent l'ouvrage, chacune organisée autour d'un document littéraire exceptionnel, auquel répondent tableaux, dessins, photographies, films, costumes, objets.
    Une vision kaléidoscopique pour restituer l'aventure de cette génération de poètes qui, au lendemain d'une expérience barbare, cria son dégoût pour le monde dans des éclats de rire sauvages.

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  • Cet opus de "L'Oeil curieux" vous donne rendez-vous dans le quartier des plaisirs de l'époque d'Edo, ce Tokyo du XVIIe au XIXe siècle où les beautés - hôtesses de maisons de thé, geishas et courtisanes - offrent les divertissements les plus raffinés et les plus fastueux. Un univers secret. A travers une quarantaine d'estampes exceptionnelles, le monde secret et voluptueux des geishas s'ouvre au lecteur et révèle les codes de la séduction et du libertinage.
    Une esthétique du plaisir. Le livre montre une époque où les artistes rivalisent d'imagination pour imposer leur idéal de beauté, mythifier la beauté féminine, créatrice du désir. Des portraits-énigmes. Regarder le portrait de ces beautés japonaises, c'est apprendre à déchiffrer une énigme. A travers l'ouvrage, l'oeil s'exerce et repère peu à peu le jeu subtil qui distingue chacune de ces belles...
    La grâce singulière d'une main, un éventail, un bouquet d'iris ou une coupe de saké deviennent autant d'indices... Au-delà des idées reçues. Le livre nous fait découvrir, aussi, que les beautés japonaises d'alors n'étaient pas seulement des courtisanes ou des "top modèles", mais également des jeunes femmes cultivées, danseuses et musiciennes de talent, créatrices de parfums, auteurs de poèmes et peintres à leurs heures.

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  • Publié au XVIIIe siècle, le catalogue du cabinet de curiosités d'Albertus Seba est l'un des ouvrages d'histoire naturelle les plus précieux de son temps, à la frontière entre l'art et la science. 22 planches de mammifères, oiseaux, serpents, insectes, coraux, ou encore coquillages, habilement disposés de manière à former de splendides motifs décoratifs...

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  • Cet opus de "L'Oeil curieux" offre au lecteur un regard croisé sur deux univers, les sciences naturelles et les beaux-arts, l'un et l'autre au service d'une description poétique de la nature. Une collaboration spectaculaire. Conçue à l'origine comme un simple catalogue des collections royales, l'Histoire naturelle des oiseaux du naturaliste Georges-Louis Buffon s'inscrit au coeur de son immense Histoire naturelle, aussi importante XVIIIe siècle que l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.
    Cette fresque scientifique majeure est ici magnifiée par le talent du dessinateur et graveur François-Nicolas Martinet, qui apporte à chacun de ses dessins d'oiseaux une talentueuse crédibilité. Des dessins éblouissants. 40 images sélectionnées entre mille restituent ainsi la richesse chromatique inouïe des plumages grâce à la virtuosité d'aquarellistes virtuoses, chargés de rehausser chaque dessin.
    Ces images nous montrent également l'immense diversité des oiseaux, des plus familiers aux plus exotiques, voire aux plus cocasses : pluviers, sternes, pies, faucons, hiboux et autres aigrettes de Cayenne... Un succès immédiat. Parce qu'ils révélèrent d'emblée un grand sérieux scientifique et d'admirables qualités esthétiques, les oiseaux de Buffon interprétés par Martinet connurent d'emblée un large succès, source d'inspiration au XIXe siècle et bien au-delà.

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  • Cet opus de "L'Oeil curieux" montre à travers les gouaches du Florilège de Nassau-Idstein, à la fois un extraordinaire recueil de vélins du Grand Siècle, l'immortalisation d'un merveilleux jardin, et l'insigne trace d'une rencontre et d'un rêve. Un recueil exceptionnel Né de la rencontre entre le collectionneur Jean de Nassau et le peintre strasbourgeois, Johann Walter, le Florilège représente un ensemble unique de gouaches sur vélin du XVIIe siècle.
    Avec ses représentations de jardin, de grottes et de fontaines, ses portraits, ses planches extrêmement délicates de fleurs et de fruits, il constitue un des trésors de la Bibliothèque nationale de France. Passion de la collection Sans le désastre de la Guerre de Trente Ans qui déchire l'Europe et contraint le prince de Nassau à l'exil, le Florilège ne serait peut-être pas né. C'est à Strasbourg que le prince acquiert en effet le goût de la collection et des belles choses, et qu'il rencontre Johann Walter.
    Son retour d'exil dans sa propriété d'Allemagne dévastée conduit Jean de Nassau à reconstruire, réorganiser, faire revivre ses terres, nourrir sa collection, et à choisir plus que jamais l'art et le beau contre la guerre et la destruction. Un magnifique jardin. La plus belle partie de sa collection est directement liée à l'aménagement d'un jardin, qui célèbre le goût qu'on a alors pour la botanique et les curiosités naturelles.
    Le peintre Walter, convié à peindre le jardin, traduit sur la toile les innombrables surprises et richesses de ce lieu incomparable : tulipes, oiseaux, citronniers, fruits, libellules et coquillages deviennent autant de délicats et précieux petits tableaux naturalistes.

  • L'édition française de Vogue a 100 ans.
    Fondée en 1892 par Arthur Baldwin Turnure, et rachetée en 1909 par Condé Nast, Vogue est devenue au fil des années la revue américaine de mode incontournable. Prônant élégance et modernité, elle s'adresse aux classes les plus aisées de la société, friandes des dernières tendances mais aussi d'art moderne et de chroniques mondaines. Homme d'affaire avisé, Condé Nast a très tôt l'idée d'internationaliser Vogue et d'en décliner des éditions étrangères. En juin 1920, il lance l'édition française, Vogue Paris, qui trouve rapidement son public en exaltant élégance et bon goût, grâce notamment aux pages illustrées en couleurs mettant en lumière les dernières créations de grands couturiers.

    Vogue, magazine de mode.
    Feuilleter les anciens numéros de Vogue, c'est donc d'abord remonter le cours du temps, retrouver sur les couvertures tenues et accessoires emblématiques comme le fume-cigarette, ou encore les robes dites charleston des années folles.
    Bien plus qu'une simple revue de mode, Vogue est aussi un miroir de la société de l'entre-deux-guerres. L'esprit de l'époque ainsi que certains changements s'y révèlent. Sur les couvertures, la représentation de la femme évolue : glamour et très féminine, garçonne aux cheveux courts, sportive en pantalon...

    Vogue, magazine illustré.
    Cette sélection de couvertures montre aussi quelle place Vogue accorde à l'illustration dès son lancement. Parmi les grands dessinateurs de Vogue, mentionnons Helen Dryden, qui a illustré la couverture du premier numéro de l'édition française, George Wolfe Plank, Georges Lepape, Eduardo Garcia Benito, Christian Bérard, René Bouët-Willaumez ou encore Carl Erickson. La grande variété de styles des illustrations à travers les décennies a largement contribué à la renommée de la revue.
    À partir des années 30, les dessins à l'intérieur du magazine sont peu à peu remplacés par des photographies artistiques, encore en noir et blanc, qui feront bientôt aussi les couvertures, se substituant définitivement à l'illustration.
    Ce livre-poster dévoile l'âge d'or des couvertures illustrées de Vogue. Sa parution coïncidera avec l'exposition que le palais Galliera consacre au centenaire du magazine iconique au printemps 2021, « Vogue, 1920-2020 ».

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  • Cet opus de "L'Oeil curieux", conçu autour de portraits de femmes nues photographiées par les pionniers de la photographie jusqu'à Man Ray, donne à voir les rencontres les plus accomplies entre un artiste et son modèle. Un art et une école. L'étude du nu est primordiale dans la formation artistique des peintres et des dessinateurs depuis la Renaissance. Ce petit livre prend le parti, lui, de montrer le travail de grands photographes, tous inventifs et magistraux dans l'interprétation de leur sujet.
    Des collections prestigieuses. 40 images ont été soigneusement sélectionnées parmi les milliers que compte la collection de photographies de la BnF, l'une des plus importantes au monde. Toutes montrent combien l'art du nu a pu produire de chefs-d'oeuvre à une époque où le corps érotique est encore banni des discours et des manifestations officiels. Des images puissamment sensuelles. Belloc, Pierre Louÿs, Nadar ou Man Ray, d'autres encore et avec eux de talentueux anonymes, offrent une diversité éblouissante de poses et de mises en scène où l'académisme lui-même peut devenir sensuel, lascif, érotique...

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  • Cet opus de "L'Oeil curieux" propose 40 images de cycles et de cyclistes de la fin du XIXe prises par un fou du vélo, premier reporter sportif et photographe étonnant. Deux roues couleur sépia. Des véhicules propulsés par les pieds, au vélo sans guidon, en passant par les fantasques vélocipèdes et jusqu'aux premiers vélos de course... L'ancêtre de votre vélo était plus acrobatique ! La sélection de 40 images de vélos en tout genre et couleur sépia nous plonge dans la plus délicieuse nostalgie et de rêve...
    Une machine à rêver A travers ces images, le vélo demeure en effet ce qu'il a toujours été. "Bicloune" de nos enfances, "Petite reine" pour "Grande boucle", tandem amoureux ou bicyclette des congés payés, le vélo n'est-il pas avant tout un prodigieux engin de rêve ? Un pionnier du reportage sportif Toutes les images de cet opus sont de Jules Beau, actuellement considéré comme le premier reporter sportif de l'histoire.
    Il a laissé une oeuvre photographique aussi importante qu'étendue : photographies de sportifs, solitaires ou en groupes, en pleine action ou en pleine pause dans son atelier. Un régal drôle et nostalgique.

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  • Cet opus de "L'Oeil curieux" propose une trentaine de photographies de l'Exposition universelle de 1900, issues d'un des plus grands ateliers de l'époque, celui des frères Neurdein. Gigantisme et exubérance Visitée par cinquante millions de visiteurs venus du monde entier, l'Exposition de 1900 a éclipsé toutes les autres en raison de son gigantisme et de son exubérance. Déployée sur trois arrondissements, elle prétend contenir tous les accomplissements du génie humain et satisfaire jusqu'à l'ivresse toutes ses aspirations ! Plus d'un siècle après, son immense aura qui a ébloui en son temps la Belle Epoque, semble encore flotter sur la ville.
    Délire architectural De la place de la Concorde au Champ-de-Mars en passant par le Grand et le Petit Palais, le palais de Chaillot et l'Ecole militaire, ce ne sont que fastes gothiques reconstitués, emphase de palais et de manufactures, salles de spectacle, fééries lumineuses, cités exotiques et manèges... Découvertes Entre rétrospective du siècle passé et célébration enthousiaste de la modernité technique, l'Exposition de 1900 est à la fois scientifique et artistique, artisanale et industrielle, didactique et ludique, nationaliste et universaliste.
    Mais, plus que tout cela, elle est pour beaucoup de visiteurs le lieu des premières rencontres avec le cinématographe, les ascenseurs, le téléphone, l'automobile, les trottoirs roulants, le métropolitain et les bateaux-mouches... Grâce de l'éphémère Faite pour l'essentiel de matériaux périssables, l'Exposition de 1900, doit peut-être sa gloire à son caractère éphémère. Comme l'électricité à laquelle elle était dédiée, elle fut éblouissante et fugace.
    Les Neurdein, comme les millions de ses visiteurs, étaient alors conscients que cette cité fabuleuse s'évanouirait bientôt. Leurs clichés retracent la gloire de l'exposition et puisent dans cette magie de l'éphémère leur durable pouvoir de fascination.

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  • Cet opus de " L'Oeil curieux " dévoile la veine fantastique du XIXe siècle dans un florilège de monstres et de chimères nés de l'imagination de graveurs, stimulée par le pouvoir suggestif du noir et de l'encre. L'encre du diable Goya, Gustave Doré, Delacroix, Odilon Redon... autant d'artistes pour traduire la fièvre d'atmosphères nocturnes et activer avec génie la verve saturnienne de l'étrange et du maléfique.
    On découvre ou redécouvre avec délices, entre autres : les monstres des Caprices de Goya, le Méphistophélès de Delacroix, les créatures de L'Enfer de Gustave Doré ou les étranges rêves d'Odilon Redon. Effrayant comique Dans la noirceur de leur encre, ces maîtres de l'estampe excellent à la multiplication infinie des combinaisons homme/animal susceptibles de forger d'étranges hybrides et nous livrent tels quels : monstres anthropomorphes volants, facétieux gnomes, vampires hideux, insecte en redingote et araignée souriante... Que leur registre soit effrayant ou comique, plus ces créatures sont vraisemblables et plus elles sont crédibles - à l'instar de celles qui peuplent nos cauchemars.
    Et plus nous nous amusons, aussi, à évaluer secrètement l'épaisseur de la membrane qui sépare l'humain du monstrueux !

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  • Cet opus de "L'Oeil curieux" propose, à travers ces anciennes et très précieuses cartes marines, une traversée des océans à l'époque des grands explorateurs et des grandes découvertes. Portulans Issu de l'italien portolano, le mot "portulan" désigne à l'origine un texte décrivant les côtes, les ports et les conditions de la navigation dans un espace maritime donné. Etendu à la cartographie, le terme a dénommé ensuite un recueil de plans de ports, avant de devenir, dans l'usage courant, une carte marine ancienne.
    Cartographier l'oce?an Roses des vents, lignes de rhumbs, points cardinaux, îles, ports et littoraux... ces cartes anciennes sont d'incomparables outils pour comprendre et contempler la diversité du monde. Enluminées sur parchemin, souvent rehaussées d'or et minutieusement enrichies de d'évocations pittoresques dues à de vrais artistes, elles constituent aujourd'hui un des fleurons de la Bibliothèque nationale de France.
    Voyages au long cours Ces trésors de la navigation invitent au voyage et au rêve, dans le sillage de Christophe Colomb, Balboa, Magellan ou Cook. Nouveau Monde, America, Indes occidentales, Terre de Feu, Méditerranée, mers Rouge ou Noire, océans Indien et Pacifique, et même inhospitalier Antarctique... ces mots recèlent une infinie variation de rêves. A l'image de ces cartes marines qui nous disent combien ces explorateurs, héros des temps anciens, ont franchi d'étapes, tracé de routes, osé de choix véritables et de risques majeurs pour nous permettre la découverte d'une altérité et d'un " ailleurs ".

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  • De François Ier à Napoléon III, en passant par Louis XIV et Bonaparte, Palais royal invite les gourmands d'images et d'histoire à découvrir la cour de France sous un autre jour : quand elle passe à table. Au fil des siècles et des règnes, la culture culinaire évolue. Les voyages et leur cortège de découvertes viennent métisser les repas, au gré des échanges diplomatiques, des mariages princiers et du commerce. Mais toujours la gastronomie est affaire de plaisir. Comme l'écrit Guy Martin qui signe ici la préface, le palais naît d'une sensibilité, à la fois personnelle et collective, qui se cultive. À l'origine de la « cuisine française », les tables royales de France posaient les bases de ce qui allait faire sa renommée.

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  • « Travailler comme un peintre, éléments de rythme, densité, répétition essentiellement photographique. Le singulier à répéter jusqu'à la danse, jusqu'au chant. » Alix Cléo Roubaud.
    Jusqu'en 2009, l'oeuvre d'Alix Cléo Roubaud a été presque entièrement oubliée. Jacques Roubaud disposait des six cent cinquante-deux photographies laissées pêle-mêle après sa mort. Ces images ont aujourd'hui rejoint les prestigieuses collections de différentes institutions (BnF, Musée national d'art moderne, Maison européenne de la photographie, etc.). La BnF a reçu deux ensembles, qui constituent un fonds de 148 épreuves uniques. Le présent ouvrage présente des photographies issues de ces différents fonds, afin de donner une vision exhaustive du travail de la photographe : une oeuvre à la fois intime, arrimée à sa biographie - elle-même, ses proches, ses objets familiers, ses médicaments, ses addictions - et profondément expérimentale. Alix Cléo considérait en effet le négatif comme « la palette du peintre » : une fois obtenu le tirage souhaité, le négatif était détruit. Il existe donc très peu de tirages, tous réalisés de sa main.

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  • Cet ouvrage, riche de 270 reproductions, présente les travaux de plus d'une centaine de photographes sur le paysage français et donne les clés pour comprendre les évolutions de la France des années 1980 à nos jours, mais aussi et surtout celles de sa mise en image.
    Il propose une sélection de photographies issues de différentes commandes institutionnelles, la mission photographique de la DATAR, celle de France(s) territoire liquide, du Conservatoire du littoral ou de l'Observatoire photographique du paysage, ainsi que des initiatives personnelles ou indépendantes, et présente ainsi les visages d'une France multiple en mutation.
    A noter les photogaphies de : Robert Doisneau, Lewis Baltz, Valérie Jouve, Thibaut Cuisset, Raymond Depardon, Dolorès Marat, Stéphane Couturier, Gabriele Basilico, Bernard Plossu, Thibault Brunet, Elina Brotherus, Michaël Kenna.

    Ecrits de Raphaële Bertho, Bruce Bégout, François Bon et Héloïse Conésa.

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  • Agenda 2021

    Collectif

    « De la variété dans les modèles, de la variété dans les couleurs, de la variété dans les formes ».

    L'envolée colorée des colombes, des écureuils dissimulés dans le feuillage, des cacatoès rieurs... : l'agenda 2021 de la Bibliothèque nationale de France tire son iconographie de L'Animal dans la décoration de Maurice Pillard-Verneuil, élève d'Eugène Grasset, pilier de l'Art nouveau en France. Ouvrage salué en 1897 comme novateur et audacieux car il ne se limite pas, dans ses compositions, aux animaux consacrés de la décoration jugés « aimables », tels que le paon ou le cygne, parce qu'ils n'ont pas « de trop gros yeux, un trop gros bec, de trop grosses pattes ; [...] qu'il[s] ne rappelle[nt] rien de rampant, de visqueux ou de ces choses qui sautent ou courent vite avec beaucoup de pattes ! Horreur !! ».

    Ainsi l'agenda fait-il place aux brochets, aux chèvres, aux lézards et grenouilles, aux escargots ou même aux chauves-souris, ces animaux généralement bannis des arts ornementaux, pour renouer ! avec les mystères et la beauté du monde animal à travers une stylisation ornementale particulièrement raffinée.

  • La Bibliothèque nationale de France célèbre dans cet ouvrage les contes issus de la grande tradition orale scandinave. Inspirée de l'édition Piazza de 1919 conservée à la Réserve des livres rares, cette publication offre au lecteur de tout âge un choix de textes qui racontent l'amour, le désir, l'interdit, la transgression, la quête initiatique, en un mot, l'universalité de l'aventure humaine.

    Les illustrations de l'artiste danois Kay Nielsen (1886-1957) renforcent encore la puissance de cet univers fantastique peuplé de trolls, de fées, de princes et de princesses du « Pays blanc ». Ces images semblent d'autant plus fascinantes que chacune d'elles convie, en même temps que l'effroi, la sensualité la plus raffinée, la plus délicate. La palette de l'artiste décline les passions en magnifiant les bleus, les gris et les blancs évocateurs du givre, de la neige et du froid. Mais qu'on ne s'y trompe pas ! Ici, le feu couve sous la glace.


    Ouvrage enrichi d'une préface du romancier et essayiste Pierre Péju et d'une introduction de Carine Picaud, conservateur à la Réserve des livres rares de la Bibliothèque nationale de France.

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  • « Je crois que les mots ne sont pas sans importance. Je crois qu'ils sont notre cirque et notre dignité. » Cette épigraphe, tirée du livre Croquis de Jean-Pierre Cescosse, ouvre l'introduction du catalogue de l'exposition « Manuscrits de l'extrême ».
    L'usage des mots dans une situation extrême - détention, mission périlleuse, tournant critique, amour passionnel, deuil, aliénation mentale - prend souvent la forme d'un acte nécessaire, mais se heurte aussi à l'impasse du langage, à la difficulté à exprimer et à transmettre les émotions ou les tourments les plus vifs qui nous animent, sans les dévoyer, les amplifier ou au contraire les subvertir.
    Cet ouvrage présente une centaine de manuscrits touchants, bouleversants et parfois glaçants : les lettres de Sade écrite lors de son emprisonnement à la Bastille, le Livre d'heures de Marie-Antoinette annoté avant son exécution, les notes prises par Victor Hugo sous la dictée des esprits lors de séances de spiritisme, les fragments du Journal de Marie Curie à la mort de Pierre, les dessins des enfants d'Izieu, un billet d'Alice Mangin, arrêtée en 1942, écrit avec son sang, les derniers mots de Pierre Guyotat alors qu'il sombre dans le coma,...
    Il s'organise en quatre sections.
    - « Prison » : ce sont les manuscrits écrits dans des conditions de détention (prisons, camps, interrogatoire, isolement, déportation).
    - « Passion » : les manuscrits écrits dans des états émotionnels extrêmes (transport amoureux, délire mystique, deuil).
    - « Péril » : les manuscrits écrits dans des situations particulièrement périlleuses ou face à un danger de mort imminent (expédition, veille d'exécution, évasion, aventure incertaine).
    - « Possession » : les manuscrits écrits sous emprise, qu'elle soit liée à la prise de psychotropes ou à un état psychique particulier (folie, drogue, délire, transe).

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  • L'oeuvre d'Henri Rivière est voué à restituer les « aspects de la nature » au fil des saisons. Ses séries aux titres évocateurs, témoignent de sa vision poétique de la nature, nourrie par les paysages urbains de la capitale où il habite et les sites intemporels des côtes bretonnes qu'il arpente à la belle saison. Cet ouvrage, qui présente la diversité des modes d'expression de l'artiste (gravures sur bois, lithographies, aquarelles...), témoigne de l'ampleur de ses recherches dans le domaine des arts graphiques.

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  • La franc-maçonnerie

    Collectif

    Depuis le XVIIIe siècle, les francs-maçons ont joué un rôle important dans notre pays, et, régulièrement, la franc-maçonnerie fait la une des magazines. Mais la connaît-on vraiment ? Les origines de la franc-maçonnerie. Des origines légendaires à la franc-maçonnerie moderne, dite spéculative, qui, née en Angleterre au début du XVIIIe siècle, s'implante en France quelques années plus tard, cet ouvrage fait la part du fantasme et de la réalité en retraçant l'histoire de la franc-maçonnerie.
    Rites, initiation et symboles. Il présente également le corpus symbolique et rituel de la franc-maçonnerie, et explique la notion d'initiation. Accompagnant des articles rédigés par les plus éminents spécialistes, des manuscrits richement illustrés, des tabliers ornés de symboles, des tapis de loges, des bijoux maçonniques ou d'autres objets d'exception présentés dans ce catalogue sont autant de clés pour comprendre l'organisation et le fonctionnement de la franc-maçonnerie.
    Au service des idées nouvelles. En France, la maçonnerie a activement soutenu les mouvements émancipateurs qui ont marqué l'Histoire : les lois fondatrices sur la liberté de la presse, la liberté d'association, la laïcité, l'école gratuite et obligatoire ou encore les premières bases de la protection sociale puisent leurs sources dans l'engagement philanthropique des frères détaillé ici. Franc-maçonnerie et société.
    Depuis trois siècles, la franc-maçonnerie suscite un imaginaire multiforme : tandis que la " légende noire " façonne un antimaçonnisme parfois virulent et souvent pittoresque, un imaginaire maçonnique lumineux irrigue les arts et les lettres, de La Flûte enchantée de Mozart à Léon Tolstoï ou Rudyard Kipling, en passant, aujourd'hui, par la bande dessinée ou le roman policier. Un fonds maçonnique et une iconographie uniques.
    Le département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France conserve un des plus importants fonds maçonniques du monde. Ce catalogue présente des documents uniques, tels les très beaux manuscrits ésotériques aquarellés de François-Nicolas Noël, maçon sous le Premier Empire, les rapports de police sur les tous débuts de la franc-maçonnerie en France, des rituels aquarellés du XVIIIe siècle, le " manuscrit Francken " (qui fait partie d'une série de 4 manuscrits éparpillés aux 4 coins du monde), ou encore les archives des loges militaires (Ancien Régime et Premier Empire) et le fonds de la Revue internationale des sociétés secrètes, pour l'antimaçonnisme.

  • Hans Hartung ; estampes

    Collectif

    Ces dernières années, les grandes expositions consacrées à Hans Hartung ont célébré le peintre et le dessinateur mais aussi le photographe, nous permettant, en quelque sorte, de le redécouvrir. On a toutefois facilement oublié que Hartung avait aussi réalisé un ensemble de six cents estampes. Ainsi manquait-il une publication qui rendît justice à son oeuvre gravé en montrant sa diversité et en retraçant son évolution. Ce manque était d'autant plus étonnant que le travail gestuel expérimental était particulièrement important pour l'artiste chez qui gravure et la peinture se sont nourries mutuellement. Le présent ouvrage est né de circonstances multiples. En 2009 et 2010, la Fondation Hartung-Bergman a procédé à trois importantes donations d'estampes respectivement au Cabinet des estampes des musées nationaux de Berlin, au Cabinet d'arts graphiques des Musées d'art et d'histoire de la ville de Genève, et au département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France. Dans ce contexte, les trois institutions ont décidé de présenter ces donations non seulement par trois expositions selon des thématiques originales, mais aussi par un ouvrage qui rende compte de l'ensemble. S'ajoute à cette initiative, depuis l'été 2010, la mise en ligne par la Fondation Hartung-Bergman de sa banque de données, consultable par tous sur la page d'accueil de son site ;
    Celle-ci comprend le catalogue raisonné des estampes de Hartung, qui a été constitué de 1979 à avril 2005 par Rainer Michael Mason, alors directeur du Cabinet des estampes de Genève, avec l'appui de Geneviève Laplanche et en collaboration avec la Fondation Hartung-Bergman. La présente publication accompagne et illustre cet outil en ligne. Outre trois essais, une présentation de la banque de données en ligne et une bibliographie complète, le volume contient une biographie détaillée qui, pour la première fois, met en lumière la place centrale de la gravure dans la vie et l'oeuvre de Hartung.

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  • « Le sommeil de la raison engendre des monstres » : la légende de la célèbre planche des Caprices, dans laquelle Goya se représente assoupi à sa table de travail et entouré d'animaux nocturnes, pourrait servir d'épigraphe à cet ouvrage comme à l'exposition qu'il accompagne. Profondément endormie ou veillant à demi, la raison s'abandonne aux forces obscures ou simplement inconscientes dans les estampes fantastiques qui dévoilent la face sombre de l'art graphique du XIXe siècle. De Goya à Redon, la veine fantastique traverse le siècle du positivisme et du matérialisme bourgeois grâce à un mode d'expression privilégié : l'estampe. Le répertoire fantastique, d'inspiration littéraire, macabre, diabolique ou cauchemardesque, investit l'art du noir et blanc, langue par excellence des visionnaires. Les maîtres de l'estampe, Eugène Delacroix, J.-J. Grandville, Gustave Doré, Rodolphe Bresdin, Charles Meryon, Odilon Redon ou Félicien Rops, mais aussi des artistes moins connus que l'exposition permet de découvrir tels Alphonse Legros, François Chifflart, Félix Buhot, Eugène Viala ou encore Marcel Roux, partagent une virtuosité à manier les noirs, au service d'un romantisme qui se nourrit de la matière même de l'encre d'impression.
    Les cimaises du Petit Palais accueillent cent soixante-dix oeuvres issues des collections du département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France, présentées suivant un parcours chronologique qui suit les trois mouvements du romantisme : celui, historique, de la génération de Delacroix ; le néoromantisme du Second Empire incarné, entre autres, par Doré ; et enfin le post-romantisme fin de siècle, terreau du symbolisme, marqué par les noirs de Redon. L'ouvrage publié par la BnF à l'occasion de cette exposition reproduit une centaine de pièces choisies parmi les plus emblématiques et accompagnées de textes qui en relèvent l'intérêt esthétique, historique ou encore biographique. Gageons que ce catalogue permette ainsi au lecteur de prolonger durablement le plaisir de la visite en lui octroyant le moyen d'approfondir sa vision et sa connaissance de ces estampes à tous égards fantastiques.

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  • " vivre uniquement le moment présent, se livrer tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier et de la feuille d'érable.
    Ne pas se laisser abattre par la pauvreté. mais dériver comme une calebasse sur la rivière, c'est ce qui s'appelle ukiyo. " à cette définition du terme ukiyo, par l'écrivain asai ryôi (1612-1691), il a suffi d'ajouter le mot image, " e " en japonais, pour désigner un nouvel art qui bouleversa la conception de l'espace et du modelé, celui de l'estampe japonaise. c'est cet art apparu durant l'époque d'edo (1603.
    1868) que le présent ouvrage révèle en puisant dans le fonds prodigieux de la bibliothèque nationale de france. issues de la nouvelle culture civile et populaire qui s'est développée autour de la ville d'edo, capitale shogunale et ancienne tôkyô, les estampes des xviiie et xixe siècles illustrent avec une grande expressivité un large éventail de thèmes liés à l'écoulement de la vie terrestre éphémère : le théâtre et le sumo, la beauté féminine, la parodie, la faune, la flore, le paysage.
    Au fil de ces thèmes les å'uvres des grands maîtres, de harunobu à hiroshige, en passant par utamaro et hokusai, sont ici reproduites et commentées. leur modernisme, l'audace de leurs compositions et de leurs formats étonnent à travers leur style d'un raffinement extrême, c'est la vision hédoniste d'une société qui s'exprime, son mode de vie, ses aspirations et jusqu'à ses fantasmes les plus intimes dans les estampes érotiques ou " images de printemps ".

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  • " Je suis un peintre qui vient de l'imprimerie" et "Cobra, c'est mon école" : ces deux phrases prononcées par Pierre Alechinsky ne peuvent manquer d'être rappelées quand il s'agit d'évoquer le parcours de ce peintre internationalement connu, né à Bruxelles en 1927 et dont l'oeuvre imprimé compte plus de deux mille images gravées ou lithographiées, isolées ou dans des livres, réalisées entre 1946 et 2005.
    Sa formation à La Cambre, l'Ecole nationale supérieure d'architecture et des arts décoratifs de Bruxelles, l'amena à étudier la typographie, la photographie et l'illustration du livre. Le rôle capital que joua pour lui le mouvement Cobra tient autant aux personnes, le poète Christian Dotremont, le peintre Asger Jorn, qu'aux idées défendues : spontanéité dans l'art, d'où rejet de l'abstraction pure et du "réalisme socialiste", refus de la spécialisation.
    A l'inverse de la peinture et du dessin où l'artiste travaille en solitaire, les livres et les estampes font l'objet d'un travail en collaboration. Le présent ouvrage privilégie cette relation établie pour les livres avec les éditeurs comme Le Daily-Bul, Maeght, Pierre-André Benoît, Yves Rivière ou encore Fata Morgana, avec les auteurs aussi. De Christian Dotremont, Amos Kenan, Joyce Mansour à Pierre Michon et Gérard Macé, en passant par Michel Butor, Eugène Ionesco, Michel Sicard, Jean Tardieu et Cioran, près de deux cents livres illustrés de lithographies, d'eaux-fortes, de dessins reproduits mécaniquement marquent un territoire aussi vaste que l'imaginaire d'Alechinsky.
    Quant aux estampes, monumentales, en suite ou insérées dans des livres, le travail avec l'imprimeur et son équipe est essentiel : Maurice Beaudet, Peter Bramsen, Franck Bordas pour les lithographies; Jean Clerté, Valter Rossi, Piero Crommelynck, Robert Dutrou et Michel Issenlor pour les gravures. Ainsi dans cet ouvrage distribué en deux tableaux, l'un consacré aux livres, l'autre plus spécifiquement aux estampes, Gérard Macé fait de Pierre Alechinsky un lecteur, le crayon à la main; Marie-Françoise Quignard voit l'artiste comme un homme de la conversation; Antoine Coron relate la connivence du peintre avec l'éditeur " de petits livres majuscules " que fut Pierre-André Benoit (PAB).
    La moindre des choses était qu'Alechinsky parle de ses impressions. Ce qu'il fait dans un entretien avec Céline Chicha suivi par le témoignage d'un homme de métier, l'éditeur et lithographe Franck Bordas.

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  • Piaf

    Collectif

    En 2015, elle aurait eu cent ans. Par sa voix, son répertoire, par le roman de sa vie, la petite chanteuse des rues est devenue l'une des figures emblématiques de la culture populaire française. Lorsque, à chaque anniversaire, le souvenir de Piaf est ravivé, l'émotion qu'elle suscite demeure inaltérée. Cet ouvrage célèbre une icône nationale faisant désormais partie du patrimoine mondial de la chanson : fille de saltimbanques, artiste à la carrière exceptionnelle, amoureuse à vif, rieuse infatigable, véritable légende. Croisant admirablement éléments biographiques et analyse, les contributions des grands spécialistes rassemblées dans ce catalogue permettent de comprendre quelle femme fut Édith Piaf et les moyens par lesquels elle a gagné le cour des foules en même temps que sa place au panthéon de la chanson. Cet album-souvenir puise son iconographie riche, variée et souvent inédite principalement dans les collections de la Bibliothèque nationale de France, grenier parfois méconnu de l'histoire de la chanson. Parmi les archives les plus précieuses confiées à la Bibliothèque sont ici dévoilées celles de son confident Jacques Bourgeat et celles de Danielle et Marc Bonel (sa secrétaire et son accordéoniste). Grâce à ces témoignages résonne la voix bouleversante et inimitable de l'interprète de l'Hymne à l'amour et de tant d'autres succès.

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