• Les syndicats ouvriers, paysans, étudiants, la CFDT, le PSU, les associations pour les migrants... rien de tout cela n'aurait existé sans le fantastique engagement social des catholiques à partir de la révolution industrielle. C'est cette histoire que revivifie ce livre passionnant et militant. Une histoire de pleine actualité. La Doctrine sociale de l'Église, ce n'est pas seulement un discours, c'est une doctrine incarnée dans les réalités de terrain, une pratique par laquelle la charité devient action sociale. C'est parmi les premiers que les catholiques s'insurgent et prennent conscience des conséquences humaines de la révolution industrielle qui bouleversa le xixe siècle. Fondation d'oeuvres au service des plus jeunes, des plus humbles et des plus vulnérables : l'apport des catholiques européens est immense. Des laïcs s'engagent dans la bataille de la législation sociale, alors que le travail ne fait l'objet d'aucune réglementation et qu'aucune loi ne protège les travailleurs, et d'abord les ouvriers.
    Rerum novarum, la grande encyclique de Léon XIII, est le premier résultat de l'oeuvre salutaire de ces bienfaiteurs, dont elle salue aussi l'engagement. Ce texte fera date et les papes ultérieurs auront le souci de l'actualiser en l'adaptant aux évolutions de la société.
    Une étude claire et aboutie, à large spectre, menée par un spécialiste de l'engagement des catholiques dans l'action caritative et sociale, et qui étend son champ au-delà des seules réalités françaises en venant embrasser l'ensemble de la situation européenne. Une redécouverte de l'histoire et du sens de l'action sociale.

  • Ces dernières décennies, le chant liturgique a connu de profondes évolutions. Il a même suscité débats et tensions. Comment le chant liturgique, aujourd'hui en France, est-il révélateur des évolutions du langage théologique, des sensibilités spirituelles, des orientations pastorales ? Plus de cinquante ans après le concile Vatican II, ne devons-nous pas nous interroger et évaluer comment il répond à sa fonction ministérielle en liturgie et nous aide à mieux célébrer ?
    C'est pour approcher ces questions que les journées d'études organisées en juin 2017 par l'Institut pastoral d'études religieuses de Lyon et les Amis de Marcel Godard ont réuni différents acteurs, universitaires, professionnels, acteurs de terrain et pastoraux, de façon à conjoindre différentes approches de cette action d'Église, du point de vue de l'histoire et de l'ecclésiologie, certes, mais aussi en prenant largement en compte la pastorale et la technique vocale.
    Au terme, nous sommes invités à une réflexion sur la manière d'assurer la communion ecclésiale dans le contexte de la diversité actuelle des pratiques liturgiques. Par-delà cette variété des communautés qui prient et qui chantent, c'est le même Christ qui célèbre et se rend présent à notre monde.




  • Pour bon nombre de chrétiens, le concile Vatican II (1962-1965) a représenté un souffle extraordinaire, invitant à l'audace et à l'espérance : importance de l'Écriture, de sa lecture et de sa méditation, collaboration entre prêtres et laïcs, restauration du diaconat permanent, oecuménisme et dialogue interreligieux, ouverture au monde...


    Que s'est-il passé alors ? Cinquante ans après, qu'en reste-t-il ?


    De lecture aisée, allant à l'essentiel, l'ouvrage de Daniel Moulinet présente à ceux qui ne l'ont pas vécu, et aux autres, les grandes étapes et les textes essentiels du Concile. Il rappelle ainsi comment cet événement reste un réservoir d'énergies vivifiant pour l'Église et pour l'annonce de l'Évangile aux nouvelles générations, dans le monde entier.





    Daniel Moulinet, prêtre du diocèse de Moulins, est professeur d'histoire à la Faculté de théologie de Lyon. Il a publié une vingtaine d'ouvrages dont Le concile Vatican II (coll. Tout Simplement, 2002) et La Séparation de 1905 : les hommes et les lieux (coll. Patrimoine, 2005) aux Éditions de l'Atelier.

  • "Plus jamais la guerre, laissez tomber les armes de vos mains." Cet appel du pape Paul VI, prononcé à l'ONU en 1965, n'a perdu ni de sa force ni de son actualité. Mais comment l'Église a-t-elle réagi aux guerres du siècle dernier ? Quelles ont été ses pri

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