• Le livre Sise au fin fond de la forêt, une cabane en rondins abrite deux êtres hallucinés : un colosse marqué par la folie et son fils. Orphelin de mère livré à lui-même, nourri dans ses premiers jours avec le lait d´une hérissonne trouvée morte, ce dernier se retrouve adulte devant un juge silencieux pour avouer des actes inqualifiables. Son témoignage l´amènera à révéler peu à peu, en toute ingénuité et dans une langue unique, l´incroyable histoire de sa vie comme le destin tragique de son père.
      L'auteur Né en 1960 à Drummondville, au Québec, Jean-François Beauchemin travaille d´abord comme rédacteur puis comme réalisateur à Radio-Canada, avant de publier des romans. En 2004 paraît Le Jour des corneilles, récompensé par le prix France-Québec. La même année, il est terrassé par une violente maladie qui le plonge dans le coma. À la suite de ce face-à-face avec la mort, il écrit La Fabrication de l´aube (prix des Libraires 2007 au Québec), récit autobiographique dans lequel il raconte ce qu´il considère comme une résurrection et sa conversion spirituelle.

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  • « Le plus extraordinaire ne fut pas de mourir, mais plutôt d'émerger finalement de ce sommeil d'outre-tombe, en somme de revenir à la vie, alors que tout annonçait ma perte. J'avais cru ne plus revoir ce monde. Voilà qu'il m'était redonné. » Sans complaisance ni apitoiement, Jean-François Beauchemin livre ici, dans la prose poétique qui est la sienne, son expérience de la maladie. Éloge de la vie plus que crainte de la mort, ce récit autobiographique est ni plus ni moins que l'histoire d'un retour. D'un retour imprévu et d'autant plus heureux.
    La Fabrication de l'aube est l'histoire d'une renaissance, du passage à une autre vie. Que changeriez-vous si on vous disait que demain est l'heure de votre mort ?
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  • Un homme vit paisiblement à la campagne avec sa femme Livia, son chien Pablo et le chat Lennon. Pour cet écrivain parvenu à l'aube de la vieillesse, l'essentiel n'est plus tant dans ses actions que dans sa façon d'habiter le Monde, et plus précisément dans la nécessité de l'amour. À intervalles réguliers, il reçoit la visite de son frère malheureux, éprouvé par la schizophrénie. Ici se révèlent, avec une indicible pudeur, les moments forts d'une relation fraternelle marquée par la peine, la solitude et l'inquiétude, mais sans cesse raffermie par la tendresse, la sollicitude. "À ce moment je me suis dit pour la première fois qu'il ressemblait, avec ses cheveux courts aux vifs reflets mordorés, à ce petit oiseau délicat, le roitelet, dont le dessus de la tête est éclaboussé d'une tache jaune. Oui, c'est ça : mon frère devenait peu à peu un roitelet, un oiseau fragile dont l'or et la lumière de l'esprit s'échappaient par le haut de la tête. Je me souvenais aussi que le mot roitelet désignait un roi au pouvoir très faible, voire nul, régnant sur un pays sans prestige, un pays de songes et de chimères, pourrait-on dire."

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  • Jean-François Beauchemin est emprisonne pour un crime grave, qui nous sera révélé... en temps et lieu. Voyant sa fin arriver avec la peine capitale qui l'attend, il ressent le besoin de mettre par écrit ses pensées, ses réflexions sur la vie et sur son histoire d'amour avec Manon. Il nous fait part de ses considérations sur la spiritualité et la religion, traite de la maladie qui l'a frappe et du deuil qu'il a du faire de ses parents. Avec le ton intimiste qu'on lui connaît et qui nous ravit, Jean-François Beauchemin pose une pierre de plus dans l'édifice de son oeuvre réflexive, poursuivant sa quête de compréhension du genre humain.

  • Laissée pour compte par un père pas très doué pour la communication, la tribu constituée de Jacques, Christiane, Pierre, Jean-François, Jean-Luc et Benoît, n'a d'autre choix que de chercher la vérité avec les moyens du bord et d'appréhender le réel en « masse compacte ». La force et la cohésion du groupe face à un homme seul crée chez ces êtres espiègles le goût de faire les choses autrement, à suivre d'autres chemins que celui qui leur est tracé. C'est grâce à l'un des membres de cette sympathique tribu - témoin on ne peut plus privilégié de la mécanique familiale - , qu'on a accès au processus de la «mue» de l'enfance à l'âge adulte par un regard à la fois rétrospectif, introspectif, mais surtout tendre sur la filiation.

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