• La vie mode d'emploi
    " J'ai lutté à mains nues quasiment toute ma vie. [...] Je suis un écrivain ambitieux. J'ai essayé d'échapper à l'idée selon laquelle les femmes écrivent toujours sur "l'expérience" – dans les limites de ce qu'elles savent – contrairement aux hommes qui écrivent sur ce qui est grand et audacieux. Pourquoi une femme devrait-elle être cantonnée à quoi que ce soit par qui que ce soit ? "
    Dans Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?, sorti en Angleterre il y a quelques mois, le personnage n'en est plus un. Il s'agit de l'auteur, Jeanette Winterson. Elle écrit sans fard le " roman vrai " d'une vie : la rigueur mystique d'une mère adoptive à l'esprit étroit, l'Angleterre des années 60, les démons de la dépression. Comment devient-on écrivain alors qu'on se destinait à entrer dans les ordres ? Winterson nous raconte sa trajectoire hors du commun. Dans une maison interdite aux livres, elle a su malgré tout nourrir et préserver la toute-puissance de l'imaginaire.
    Ce texte exceptionnel est surtout le récit d'une quête d'identité, celle de Jeanette et, à travers elle, de toutes les femmes engagées dans la bataille pour leur liberté. Mères, amantes, amies, écrivains, modèles, adorées ou honnies, Winterson leur rend hommage dans ces mémoires d'une jeune fille issue du prolétariat de Manchester.

  • " Ma mère n'avait pas d'opinions nuancées. Il y avait ses amis et ses ennemis.
    Ses ennemis étaient : le Diable (sous toutes ses formes), les Voisins d'à côté, le sexe (sous toutes ses formes), les limaces. Ses amis étaient : Dieu, notre chienne, tante Madge, les romans de Charlotte Brontë, les granulés antilimaces, et moi, au début. "
    Les oranges ne sont pas les seuls fruits recrée sur le mode de la fable l'enfance de Jeanette, double fictionnel de l'auteur. À la maison, les livres sont interdits, le bonheur est suspect. Seul Dieu bénéficie d'un traitement de faveur. Ce premier roman nourri par les légendes arthuriennes ou la Bible célèbre la puissance de l'imaginaire. Tout semble vrai dans ce récit personnel mais tout est inventé, réécrit, passé au tamis de la poésie et de l'humour. Publié en 1985 en Angleterre, Les oranges ne sont pas les seuls fruits a connu un immense succès, devenant rapidement un classique de la littérature contemporaine et un symbole du mouvement féministe.
    Née en Angleterre en 1959, Jeanette Winterson est romancière et essayiste. Elle a publié notamment Écrit sur le corps, Le Sexe des cerises (Plon, 1993 et 1995) et Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? (Éditions de l'Olivier, 2012).
    " Les livres de Jeanette Winterson, apatrides et sans visage, brillent des multiples reflets de la grande Albion : la majesté de Shakespeare, l'absolutisme de Lawrence, le calme de Woolf ou la farce de Chaucer. C'est une magicienne. "
    Ali Smith, The Scotsman

  • Henri est l'aide-cuisinier de Napoléon Bonaparte, chargé de préparer son met préféré : les volailles, que l'empereur dévore. Il devient ensuite soldat, et vit la guerre de l'intérieur. Mais lorsque les troupes françaises s'acheminent péniblement vers la Russie, son adoration pour Napoléon s'effrite.
    Pendant ce temps, à Venise, Villanelle, fille d'un batelier, mène une vie bien mystérieuse. Elle se travestit en homme, travaille au Casino et connaît une histoire d'amour secrète qui tourne au drame quand elle perd littéralement son cœur – son amante le lui a volé.
    Les chemins de Villanelle et Henri se croisent à Moscou : c'est là-bas qu'elle a fui l'Italie, et qu'il a déserté son régiment. Entre eux se nouent les fils de la passion, et les deux jeunes gens n'ont désormais qu'un seul but : retrouver le cœur de la jeune femme, pour enfin devenir amants.

  • Par une nuit de tempête à La Nouvelle-Bohême, une ville du sud des États-Unis, un Afro-Américain et son fils sont témoins d'un terrible crime. Sur les lieux gisent un corps et une mallette remplie de billets. Quelques mètres plus loin, à l'abri, un nourrisson. Abasourdis, craignant la police, ils décident de fuir avec l'argent et le bébé. Mais que s'est-il passé avant leur intervention ? Que faisait là cette toute petite fille ? Qui est-elle ?
    C'est ce que Jeanette Winterson s'attache à démêler dans cette libre adaptation du Conte d'hiver de Shakespeare. Sous sa plume unique, chacun des personnages de la tragédie prend vie à travers son double contemporain : financier londonien avide, créateur de jeux vidéo, chanteuse à succès, tenancier de club de jazz...
    Superbe réflexion sur le pouvoir destructeur de la jalousie et de l'avidité, La Faille du temps rappelle l'intemporalité du génie shakespearien et donne à voir l'immense talent et le prodigieux savoir-faire de la romancière.
    « Une des plus talentueuses romancières contemporaines, Jeanette Winterson, reprend Le Conte d'hiver, et le résultat est un roman dont la lecture est un plaisir radieux. »
    The New York Times
    « Captivant, addictif à la manière d'une bonne série télé. »
    The Independent
    Jeanette Winterson est née en 1959 à Manchester et a grandi dans le nord de la Grande-Bretagne. Elle relatera ces années de formation dans Les oranges ne sont pas les seuls fruits (L'Olivier, 2012). Traduite dans près de trente pays, elle connaît depuis Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? (L'Olivier, 2012) un immense succès en France.

empty