• Le cavalier suédois

    Leo Perutz

    Dans l'Europe orientale au début du XVIIIe siècle, aux confins de la Prusse et de la Pologne, le jeune roi Charles XII de Suède rêve de se tailler un empire qui irait de la Baltique à la mer Noire. et y réussit presque. Un jeune officier de ses troupes, déserteur et pourchassé, prend la place d'un voleur de grand chemin pour échapper à la potence - lequel voleur prend sa place dans la vie. Et c'est l'histoire de ce dernier qui nous est contée : poursuite endiablée d'un bonheur qui toujours échappe, jusqu'à la chute finale, attendue et d'autant mieux pathétique, où la Mort reprend ironiquement ses droits. Perutz considérait Le Cavalier suédois - où il traite avec un sens très cinématographique du « suspense » le thème angoissant entre tous de la substitution d'identité - comme son roman le plus inspiré. Le fait est qu'avec le recul du temps ce récit mouvementé gouverné de bout en bout par l'Ange du Bizarre apparaît à nos yeux comme l'une des plus singulières réussites de la littérature allemande de l'époque. Surtout nous bouleverse ici l'aventure d'un homme qui joue systématiquement les meilleures cartes de l'existence. pour marcher finalement, libéré de tout (sauf de l'amour), vers le supplice ultime qui depuis toujours l'attendait. Peu de textes à ce point parviennent à impliquer leur lecteur dans le réseau charnel d'une destinée vécue pour le meilleur et pour le pire - si ces deux mots, au bout du compte, ont encore un sens. Reprise en collection « Libretto » du Cavalier suédois de Leo Perutz, l'un des plus grands romanciers de langue allemande de ce siècle (« Un Kafka picaresque »). Un récit de pure angoisse sur le thème de la substitution d'identité, qui ne pouvait pas ne pas inspirer un jour un film.

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  • Tout commence dans la bonne société de Vienne, en 1909. Au cours d'un récital privé, on découvre le corps sans vie du célèbre acteur Eugen Bischoff. Les circonstances de sa mort sont pour le moins mystérieuses - suicide provoqué ou meurtre maquillé ? Les soupçons se portent bientôt sur le baron von Yosh, un homme froidement calculateur, étrangement rêveur et notoirement amoureux de Dina, l'épouse de Bischoff.
    Mais l'enquête menée en secret par Solgrub, membre lui aussi du petit cercle, bascule soudain dans l'irrationnel le plus complet : le meurtrier, qui n'en est d'ailleurs qu'à ses débuts, ne serait pas un être de chair et de sang...

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  • En 1932, Georg Friedrich Amberg, jeune médecin engagé par le baron von Malchin, quitte Berlin pour le lointain village de Morwede. Afin de soigner les paysans ? Pas si évident, car dans le secret de son laboratoire le baron vient de découvrir la neige de saint Pierre, un champignon parasite du blé capable d'agir sur les esprits comme une drogue. Et dont il compte bien se servir pour restaurer la ferveur religieuse... et le Saint Empire romain germanique.
    Mais la drogue, expérimentée sur les paysans de Morwede et l'entourage du baron, les fera brandir le drapeau d'une tout autre religion...
    Sous forme d'une enquête aux allures de rêve hallucinatoire, la Neige de saint Pierre est le roman de la manipulation et du pouvoir, de la frontière fragile et confuse qui sépare la raison et la folie.

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  • La troisième balle

    Leo Perutz

    À la conquête du trésor des Aztèques, Cortez ouvre sans relâche pour la gloire de Charles Quint. Franz Grumbach, lui, voue une haine féroce aux conquistadors et à leurs inquisiteurs. Il choisit son camp : ce sera celui de Grand Roi Montezuma. Seul ou presque, rebelle sans arme, Grumbach s'en remet au Diable, qui le dote d'une arquebuse et de trois balles.
    Premier roman de Leo Perutz, la Troisième Balle est une ouvre baroque, savamment construite, où ne cessent de se télescoper le réel et l'imaginaire fantastique en un labyrinthe haletant, irrésistible.

    « Perutz est un prestidigitateur magnifique, un manipulateur de l'étrange, un maître du récit. » Olivier Cena, Télérama Roman traduit de l'allemand par Jean-Claude Capèle

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  • Le Judas de Léonard

    Leo Perutz

    • Libretto
    • 18 Janvier 2013
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  • Leo Perutz La Nuit sous le pont de pierre «La belle Esther, l'épouse de Mordechai Meisl, s'éveilla dans sa maison de la place des Trois-Fontaines. La lumière du soleil matinal tombait sur son visage et donnait à ses cheveux des reflets rougeâtres. C'était un rêve ! murmura-t-elle. Et nuit après nuit, c'est toujours le même ! Quel beau rêve ! Mais, loué soit le Créateur, ce n'est qu'un rêve. » Roman des amours irréelles, roman d'une ville disparue, roman d'une société enchanteresse : dans La Nuit sous le pont de pierre, Leo Perutz ressuscite, avec une maestria digne des kabbalistes qu'il met en scène, la Prague du xviie siècle. Quatorze tableaux pour peindre les amours merveilleuses de la belle Esther et de l'Empereur, et pour magnifier un monde extravagant, empli de bouffons, d'astrologues, d'alchimistes et de courtisans fébriles, où s'entrelacent les passions.

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  • Leo Perutz Le Marquis de Bolibar Publié en 1930, quelques années avant l'exil de Perutz, Le Marquis de Bolibar est le récit d'une inéluctable autodestruction. Nous sommes dans le voisinage de Macbeth et des « esprits qui assistent les pensées meurtrières ». Le spectre du marquis de Bolibar, comme le fantôme du roi Duncan, plane sur la ville de La Bisbal, et conduit une poignée d'officiers à causer leur propre perte et à anéantir leur régiment pour l'amour d'une renoncule bleue tatouée sur le sein d'une morte. Avec le marquis espion comme passeur, Leo Perutz nous introduit dans l'arrière-monde, où les réprouvés se rangent sous la bannière de l'Antéchrist, où les hommes à la dérive n'ont de choix qu'entre la superstition et un pacte avec le Diable, où la liberté n'engendre que l'autodestruction, où les morts règnent sur les vivants, où les voies du Démon, autant que celles du Seigneur, sont impénétrables.

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  • Turlupin

    Leo Perutz

    • Fayard
    • 14 Janvier 1987

    Paris, novembre 1642. Le cardinal de Richelieu, dont les adversaires sont plus résolus que jamais, s'apprête à frapper un coup qui devrait pour longtemps briser l'arrogance de la noblesse: il n'est bruit que du " grand jeu de volant de M. de Saint-Chéron " _ et des dix-sept mille têtes qui vont tomber ce jour-là. Mais le destin, qui suit son propre chemin, en décidera autrement. Grâce à un bouffon, le perruquier Turlupin, qu'un jeu de circonstances cocasse mènera à une fin tragique, la vieille France vouée à la mort triomphera une fois de plus des idées d'un temps nouveau.

    Roman picaresque, burlesque, fantaisie historique obéissant aux règles du feuilleton, Turlupin (1923) arbore les couleurs de genres bien innocents. Mais qu'on ne s'y trompe pas: à l'instar d'Arthur Schnitzler, l'un de ses maîtres, Perutz, écrivain constructiviste, ne déploie tant d'attraits _ humour, suspense, jeux de style _ que pour mener le lecteur au coeur de sa réflexion _ en l'occurence une méditation désabusée sur le sens, ou plutôt le non-sens, de l'histoire.

    Leo Perutz (1882-1957) naquit à Prague dans une famille juive d'origine espagnole. Actuaire (il travailla dans la même compagnie que Kafka), il s'installa très tôt à Vienne, qu'il ne quitta qu'après l'Anschluss pour émigrer en Palestine. Ecrivain fantastique admiré de Borges, il fut très populaire dans les années 20 et 30. Citons, parmi ses oeuvres, le Cavalier suédois, La nuit sous le pont de pierre, la Troisième Balle et le Maître du Jugement dernier.

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  • Stanislas Demba est étudiant à Vienne. Après avoir volé trois livres à la bibliothèque, il décide de les revendre. Lors de la vente du troisième, l'acheteur, suspicieux, appelle la police. Demba leur échappe de justesse en sautant par la fenêtre mais avait déjà été menotté. Au fil des vingt-quatre heures et des vingt chapitres qui composent le roman, Stanislas Demba erre dans Vienne, engoncé dans sa pèlerine afin de cacher ces menottes, en quête de secours et d'argent. L'imbroglio dans lequel il se trouve plongé donne lieu à des situations à la fois grotesques et dramatiques tant Demba doit redoubler d'inventivité et d'intelligence tandis que l'urgence et le suspense se densifient. En effet, la police est toujours à ses trousses et le temps passe, symbolisé par le cadran dont le tour aura bientôt été effectué.
    Au fil des chapitres, Demba se rapproche d'une issue irrémédiablement tragique. Thème cher à Perutz, la fatalité, symbolisée par la thématique de la course vers le néant encadrée d'un faisceau de contraintes, prend le dessus, inéluctable.

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  • Nuit de Mai à vienne

    Leo Perutz

    • Fayard
    • 5 Mai 1999

    Les cinq récits en prose, les deux romans inachevés et les chroniques de voyage qui composent ce recueil ont été écrits entre 1906 et 1938, et publiés à titre posthume. qu'il esquisse une réflexion sur l'art et l'artiste (le frère de léonard), sur l'inéluctabilité du destin et du mal (la chasse à la lune, le sergent-chef schramek, la mort de messer lorenzo bardi, pauvre guignol !), leo perutz garde toujours le souci du "minimalisme narratif", de l'économie de moyens, que l'on retrouve dans ses chroniques de voyage, où il met au service de ses observations le regard acéré du nouvelliste. les quatre chapitres qui nous sont restés de l'oiseau solitaire contiennent en germe toute la poétique singulière du roman historique pérutzien, déconstruction ironique de l'historiographie traditionnelle, fondée sur la dramatisation, l'héroïsation rétrospective de l'événement. nuit de mai à vienne, qui narre les vicissitudes d'un journaliste juif viennois tentant de fuir son pays après l'invasion hitlérienne, offre un résonnance autobiographique tout à fait inédite dans l'oeuvre de leo perutz.
    Quelle que soit la forme choisie, leo perutz s'emploie à relever la contingence de la vie et à souligner la fragilité de la destinée humaine. en ce sens, les textes qui sont rassemblés ici présentent une remarquable unité de ton.
    Né à prague dans une famille juive, leo perutz (1882-1957) s'installe très tôt à vienne, où il entre dans une compagnie d'assurances. mais dès 1915, après le succès de la troisième balle, son premier roman, il se consacre à la littérature. au moment de l'anschluss, il émigre en palestine, où il reprend son métier d'actuaire. la nuit sous le pont de pierre (1953) est sa dernière oeuvre publiée de son vivant.

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  • Leo Perutz Où roules-tu, petite pomme oe Sur la plaque, il lut un nom étranger qui ne lui disait rien. Une terrible frayeur s'empara de lui : peut-être arrivait-il trop tard. « Selioukov n'est plus là, se dit-il, il a quitté 1'appartement hier et personne ne sait où il est parti... » Mais pendant qu'il réßéchissait, il sentit une odeur délicate et étrange qui passait sous la porte. Il connaissait cette odeur ; il l'avait sentie en Sibérie, au camp de Tchernaviensk : c'était l'arôme du tabac chinois, des cigarettes que fumait Selioukov. Il ferma les yeux et aspira avec une satisfaction indicible le parfum d'une journée du passé.
    Puis il sonna. Derrière cette porte, il le savait à présent, il trouverait Selioukov.
    Leo Perutz Georg Vittorin est un ancien officier de l'armée autrichienne. Libéré, après plusieurs mois passés dans un camp russe de Sibérie, il décide de rechercher l'un des gardiens dont il veut se venger, le capitaine Selioukov. S'engage alors une formidable course-poursuite à travers I'Europe des années 20. Constantinople, Milan, Paris, l'Union soviétique... Univers troubles sur fond de crise. Vittorin finira par retrouver son geôlier...
    Où roules-tu, petite pomme ? est l'un des romans les plus célèbres de Perutz. Près de trois millions de lecteurs le découvrirent en 1928.

  • Avec Franz Kafka, Stefan Zweig et Arthur Schnitzler, Leo Perutz appartient à cette génération d'écrivains austro-hongrois qui a fait l'âge d'or littéraire, de l'Europe d'avant-guerre. Conteur éblouissant, mêlant les ressorts du fantastique à une verve inimitable, l'auteur du Marquis de Bolibar est rapidement devenu l'un des écrivains de langue allemande les plus lus. Aussi la publication du Cosaque et le rossignol comme celle du Miracle du manguier, publiés dans les années 20 mais restés inédits depuis en français, sont-elles de vraies découvertes.
    Jouant avec bonheur d'une intrigue policière et amoureuse loufoque, Leo Perutz nous entraîne ici dans les aventures rocambolesques d'un prince russe à la poursuite d'une cantatrice qui court théâtres et amants. Entre Athènes, Le Caire et Monte-Carlo, en passant par la Russie révolutionnaire et l'Ukraine où l'écrivain avait voyagé quelque temps plus tôt, ce "divertissement" multiplie les rebondissements et les mystères avec une virtuosité et une fantaisie toutes pérutziennes.

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    Leo Perutz

    • Elkar
    • 4 Novembre 2003
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  • Le Cavalier suédois est l'adaptation en bande dessinée par Jean-Pierre Mourey d'un récit de Léo Perutz.. Histoire fantastique se passant au tout début du XVIIIe siècle, l'album met en scène la rencontre entre un déserteur suédois de l'armée polonaise et un voleur dans les plaines de Silésie, non loin de la frontière de Pologne. Les deux fuyards trouvent refuge dans un moulin abandonné et hanté. Par un concours de circonstances ainsi qu'un pacte avec un revenant, un plan machiavélique va germer dans l'esprit du voleur qui l'amènera à usurper l'identité de son compagnon d'infortune, et ainsi devenir le «.Cavalier suédois.». Jusqu'au jour où le destin va le rattraper.

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